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ReliefWeb - Updates

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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Burkina Faso
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    Source: Assessment Capacities Project
    Country: Afghanistan, Bangladesh, Bolivia (Plurinational State of), Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroon, Central African Republic, Chad, Democratic People's Republic of Korea, Democratic Republic of the Congo, Eritrea, Ethiopia, Gambia, Guinea, Haiti, Iraq, Jordan, Kenya, Lebanon, Lesotho, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritania, Myanmar, Namibia, Niger, Nigeria, occupied Palestinian territory, Pakistan, Philippines, Senegal, Somalia, Sudan, Swaziland, Syrian Arab Republic, United Republic of Tanzania, World, Yemen, Zambia, Zimbabwe, South Sudan
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    Syria: Tensions continue to run high across the country, with Government forces retaking control of a key rebel supply route in the southwest, and insurgents from the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL) moving eastward after months of infighting between rival opposition groups in the northwest. Over nine million people have been uprooted from their home since the start of the crisis three years ago, and the international community continues to push for humanitarian access in conflict-affected areas, notably in the northeast of the country.

    Sudan: Renewed clashes between rebel groups, militias, and the Sudanese army in the Darfur region have caused the displacement of an estimated 120,000 people since late February. One person was killed and over 100 people were arrested following peace demonstrations in Khartoum. Thousands of protesters reportedly demonstrated against renewed violence in the Darfur and South Kordofan regions.

    South Sudan: Renewed violence in the northeastern states is causing further displacement and insecurity continues to constrain humanitarian access. An estimated 931,000 people have now been displaced since mid-December, 222,000 of whom have crossed to neighbouring countries. Meanwhile, the Government approved the deployment of an East African force to support the existing 10,000-strong UN peacekeeping force. The regional contingent will be tasked with the protection of oil fields in the northeast, in areas which are considered rebel strongholds.

    Mauritania: Lingering effects of the 2012 food crisis combined with chronic poverty have resulted in high levels of vulnerability. Nearly 800,000 people, a fifth of the total population, are considered food insecure. Additionally, half of the country records malnutrition rates above the emergency threshold, and humanitarian partners indicate that a third of the country’s population requires humanitarian assistance.

    Updated: 18/03/2014 Next Update: 25/03/2014

    Global Emergency Overview Web Interface


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    Source: IRIN
    Country: Cabo Verde, Ghana, Guinea, Mauritania, Niger, Nigeria, Senegal, Sierra Leone, World

    DAKAR, 18 mars 2014 (IRIN) - Des chercheurs de DARA, une organisation de recherche humanitaire à but non lucratif basée à Madrid, ont développé une nouvelle méthodologie : l'indice de réduction des risques (RRI, selon le sigle anglais). Selon eux, cet indice pourrait aider davantage de pays à évaluer et à réduire les risques d'aléas et de catastrophes naturelles. Une évaluation réalisée dans six pays d'Afrique de l'Ouest avec cet indice a cependant mis en lumière des risques omniprésents et une capacité limitée à réduire la vulnérabilité.

    L'indice évalue les conditions et les capacités disponibles pour réduire les risques de catastrophes - les ressources humaines, les lois et les normes sociales, par exemple. « En gros, l'indice de réduction des risques s'intéresse aux perceptions des communautés locales par rapport aux risques sous-jacents », a dit Belén Paley, responsable du plaidoyer chez DARA. « Il tient compte des aléas naturels auxquels la région est vulnérable ou exposée, ainsi que d'autres aspects en lien avec les infrastructures de cette communauté, le développement socio-économique, la gouvernance et d'autres facteurs. »

    L'indice a été utilisé pour créer une carte des risques pour différentes régions de l'Afrique de l'Ouest. La Guinée, la Mauritanie, le Nigeria et la Sierra Leone ont tous obtenu moins de 4.0, ce qui signifie qu'ils ne sont pas préparés à gérer les risques d'aléas naturels. Le Cap-Vert, le Ghana et le Sénégal ont obtenu des scores situés entre 5 et 5.9, ce qui témoigne d'un certain progrès en matière de réduction des risques de catastrophes (RRC). Le Sénégal, par exemple, a créé une direction de la protection civile pour travailler sur la RRC et une plate-forme nationale de RRC, mais, selon les chercheurs de DARA, la coordination entre ces groupes est mauvaise, en particulier au niveau local, et le financement demeure inadéquat.

    Aucun pays de la région n'a obtenu un score supérieur à 6.0, ce qui signifie que les gouvernements ne mettent pas suffisamment l'accent sur les activités de RRC.

    Les statistiques vont dans le même sens. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), le nombre de personnes affectées par les inondations en Afrique centrale et de l'Ouest a augmenté de manière constante entre 2007 et 2012. En 2012, plus de 3 millions d'habitants de la région ont été affectés par des inondations, près de la moitié d'entre eux au Nigeria. Pendant ce temps, les sécheresses sont devenues chroniques dans le Sahel. Selon l'OCHA, on estime à 18 millions le nombre de personnes risquant de souffrir de la faim cette année.

    Selon les données les plus récentes de la Stratégie internationale des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR), les aléas climatiques comme les sécheresses et les inondations ont affecté plus de 34 millions d'Africains en 2012 et entraîné des pertes économiques supérieures à 1,3 milliard de dollars entre 2011 et 2012. Ces chiffres risquent d'augmenter avec la multiplication des événements météorologiques extrêmes causée par le changement climatique.

    « Il est prouvé que des vies peuvent être épargnées lorsque les gens sont prêts et préparés », a dit Sarah Lumsdon, spécialiste humanitaire auprès de l'ONG Oxfam. « Il ne faut donc pas seulement utiliser les systèmes météorologiques pour avertir les citoyens, mais aussi construire des structures et prévoir des endroits où ils pourront se mettre en sécurité. »

    La capacité à gérer et à réduire le risque demeure cependant faible, en particulier dans les pays en développement, selon DARA et l'UNISDR. De nombreux pays africains ont très peu de ressources à consacrer à la gestion des risques. Par ailleurs, dans les pays où des interventions en matière de réduction des risques sont mises en ouvre, les efforts sont souvent mal coordonnés ou mal dirigés.

    Absence de mise en ouvre

    En 2005, 168 pays ont signé le Cadre d'action de Hyogo (CAH) et se sont entendus pour établir des plans d'action afin de réduire les risques de catastrophes naturelles d'ici 2015. Selon l'UNISDR, plus de la moitié des pays africains ont établi des cadres, mais rares sont ceux qui ont réellement mis en ouvre des politiques et des plans de réduction des risques.

    « En général, la RRC exige un certain niveau de développement de la part du gouvernement national, en particulier en ce qui concerne la gouvernance », a dit Mme Paley.

    De nombreux facteurs, notamment les conditions environnementales, les ressources économiques et les structures organisationnelles, peuvent également affecter la capacité d'un pays à gérer efficacement les risques, a-t-elle ajouté.

    Selon les experts, les pays doivent d'abord, pour réduire le risque de catastrophes naturelles, s'attaquer aux facteurs de risque sous-jacents, comme la gestion des terres et les menaces en matière de santé, et ensuite développer des stratégies de réduction des risques plus complètes. L'identification de ces facteurs de risque sous-jacents et la recherche de mesures efficaces pour y répondre peuvent cependant constituer des tâches complexes pour les gouvernements nationaux.

    L'indice de réduction des risques a d'abord été introduit en 2009 en Amérique centrale dans le cadre d'une étude pilote d'un an. En 2011, DARA a lancé l'indice de réduction des risques en Afrique de l'Ouest en établissant des partenariats avec la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), des gouvernements locaux, des bailleurs de fonds, des ONG, des organisations de la société civile et des agences des Nations Unies.

    Les chercheurs ont évalué les perceptions des risques des communautés au Cap-Vert, en Gambie, au Ghana, en Guinée, au Niger et au Sénégal et présenté leurs résultats à l'occasion d'ateliers nationaux. Ils ont aussi, dans le cadre de ces ateliers, proposé des moyens de promouvoir et d'améliorer les stratégies et les interventions en matière de RRC. Quelque 60 facteurs de risque ont été abordés, notamment la pollution de l'air, la déforestation, la rareté de l'eau, la prévalence élevée des maladies, l'accès limité aux services de santé, la pauvreté, l'insécurité alimentaire, l'inégalité entre les sexes, la faible qualité des logements, la censure des médias, les conflits et la corruption.

    Gouvernance

    En évaluant l'empressement des pays à gérer le risque, les chercheurs ont découvert que les facteurs de risque liés à la gouvernance - comme les perceptions par rapport à la démocratie, à l'efficacité du gouvernement et à l'État de droit - avaient une certaine importance.

    « Ce n'est pas un hasard si les systèmes de gouvernance et les niveaux de développement socio-économique [des pays ayant obtenu des scores élevés] ont aussi enregistré des progrès importants en termes de transparence et de redevabilité au cours des dernières années », a dit Mme Paley.

    La Guinée n'a pas obtenu un bon score en matière de gouvernance. Les citoyens ont parlé d'un niveau élevé de corruption, de l'inefficacité de la bureaucratie, des taux élevés de pauvreté et de chômage et des faibles niveaux d'alphabétisation dans le pays. Cette combinaison de facteurs limite la capacité des citoyens à faire face aux aléas naturels et peut entraîner leur exclusion des processus décisionnels, tout en réduisant la capacité du gouvernement à répondre aux crises.

    Plus de 25 000 personnes ont été affectées par une épidémie de choléra en Guinée et en Sierra Leone en 2012. Le nombre de cas enregistrés était plus élevé dans les bidonvilles des capitales.

    Plusieurs pays de la bande du Sahel - le Mali, la Mauritanie, le Niger et le nord du Sénégal - ont obtenu de mauvais résultats en ce qui concerne la capacité à gérer les risques en lien avec l'environnement et les ressources naturelles. Cela s'explique surtout par la rareté de l'eau et la désertification, qui sont des problèmes omniprésents.

    Les pluies ont changé dans la région du Sahel, a dit Malo Niang, un agriculteur de 55 ans de Thiedy, dans le nord du Sénégal. « Les pluies sont maintenant anormales. Elles commencent tard et s'arrêtent tôt. Elles ne sont pas constantes comme par le passé et nos cultures ne peuvent donc pas pousser. »

    Dans les pays du littoral, comme la Guinée et la Sierra Leone, les principales menaces perçues étaient l'érosion des sols et la dégradation des terres.

    Clivage urbain-rural

    Les chercheurs ont également constaté un clivage marqué entre les perceptions du risque des habitants des zones urbaines et celles des habitants des régions rurales, a dit Mme Paley.

    « Par exemple, l'utilisation des sols et l'environnement bâti étaient au cour des préoccupations des habitants des zones urbaines, car ceux-ci considèrent ces questions [comme étant] beaucoup plus directement liées à l'accroissement de leur vulnérabilité aux aléas naturels. »

    Cela inclut les questions d'infrastructures (comme les systèmes de gestion des eaux usées), les lieux choisis pour la construction des logements et les conditions des routes.

    Les habitants des régions rurales étaient quant à eux beaucoup plus préoccupés par des sujets tels que les changements dans les régimes de précipitation, la dégradation des sols et la déforestation.

    Les risques en lien avec l'urbanisation doivent orienter les décisions en matière de politiques à l'avenir, ont dit des travailleurs humanitaires ayant une expertise dans les zones urbaines.

    « Les villes d'Afrique de l'Ouest, les petites comme les grandes, se développent rapidement et sont confrontées à des problèmes spécifiques en lien avec les infrastructures, le zonage et l'aménagement du territoire, des problèmes qui contribuent directement à l'accroissement des risques encourus en cas d'inondations », a dit Mme Paley.

    De tels risques sont appelés à augmenter avec la croissance démographique. La population de l'Afrique de l'Ouest devrait dépasser les 400 millions d'habitants d'ici 2020, contre 305 millions en 2010. On s'attend par ailleurs à ce que plus de la moitié de la population africaine vive dans des environnements urbains d'ici 2050, selon un rapport d'UN-Habitat [lien?].

    Près de 70 pour cent des habitants des campagnes qui migrent vers les villes finissent par s'installer dans des bidonvilles, où les codes et les normes du bâtiment sont rarement respectés.

    L'espoir est permis

    Au lieu de considérer les catastrophes comme inévitables, les gouvernements et les communautés devraient utiliser ces résultats pour fixer leurs priorités et adopter les mesures nécessaires, a dit Mme Paley.

    En faisant de la RRC une priorité nationale et locale, les pays peuvent améliorer les systèmes d'alerte précoce, développer la résilience, renforcer la préparation aux catastrophes et réduire les pertes humaines et économiques.

    D'après Mme Paley, les pays doivent également s'assurer de mettre en place des systèmes de redevabilité et de transparence afin de permettre l'application des politiques.

    À ce stade-ci, l'indice de réduction des risques est à la fois un outil pour le plaidoyer et pour la pratique.

    « Nous espérons simplement qu'ils [la communauté internationale et les bailleurs de fonds] considéreront le degré d'engagement des pays en matière de RRC et à quel rang se trouve la RRC dans les priorités de leurs programmes de développement, et qu'ils les encourageront à en faire la promotion et à l'intégrer davantage... dans leurs programmes de développement [et leurs stratégies de réduction de la pauvreté] », a dit Mme Paley.

    jl/aj/rz- gd/amz
    [FIN]


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    Source: Famine Early Warning System Network
    Country: Afghanistan, Angola, Burkina Faso, Burundi, Central African Republic, Chad, Djibouti, El Salvador, Ethiopia, Guatemala, Guinea, Haiti, Honduras, Kenya, Lesotho, Liberia, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritania, Mozambique, Nicaragua, Niger, Nigeria, Rwanda, Senegal, Sierra Leone, Somalia, Sudan, Tajikistan, Uganda, United Republic of Tanzania, World, Yemen, Zambia, Zimbabwe, South Sudan
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    PROJECTED FOOD ASSISTANCE NEEDS FOR SEPTEMBER 2014

    This brief summarizes FEWS NET’s most forward-looking analysis of projected emergency food assistance needs in FEWS NET coverage countries. The projected size of each country’s acutely food insecure population (IPC Phase 3 and higher) is compared to last year and the recent five-year average and categorized as Higher, Similar, or Lower. Countries where external emergency food assistance needs are anticipated are identified. Projected lean season months highlighted in red indicate either an early start or an extension to the typical lean season. Additional information is provided for coutries with large food insecure populations, an expectation of high severity, or where other key issues warrant additional discussion. Analytical confidence is lower in remote monitoring countries, denoted by “RM”. Visit www.fews.net for detailed country reports.


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    Source: US Agency for International Development
    Country: Algeria, Botswana, Burundi, Chad, Djibouti, Eritrea, Ethiopia, India, Iran (Islamic Republic of), Kenya, Libya, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritania, Mozambique, Niger, Oman, Pakistan, Rwanda, Saudi Arabia, Senegal, Somalia, Sudan, Uganda, United Republic of Tanzania, Yemen, Zambia, Zimbabwe
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    Summary

    The Desert Locust (SGR1) situation remained active in February in the central outbreak region on the Red Sea coasts and the Horn of Africa. Aerial and/or ground control treated hoppers and swarms on some 50,000 ha in Saudi Arabia, Eritrea, Sudan, Yemen and northern Somalia. Other countries in the region remained calm during this month (DLCO-EA2 , DLMCC/Yemen, FAO-DLIS,
    LCC/Oman, PPD/Sudan).

    No major activities were reported in the western and eastern outbreak regions during this period and only a few scattered solitary adults were present in a few places in Mauritania and Niger (CNLA/Mauritania, CNLA/Tunisia, CNLAA/Morocco, DPPQS/India, NCLC/Libya, FAO-DLIS,).


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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Burkina Faso, Mali, Mauritania, Niger
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    APERÇU DE LA SITUATION

    Le conflit armé affectant le nord du Mali depuis 2012 a subi une escalade en janvier 2013. Ce conflit a provoqué le déplacement de 369 500 personnes dont 199 500 Personnes Déplacées Internes (PDIs) et 170 000 réfugiés (Février 2014) en Mauritanie, au Burkina Faso, au Niger et dans d'autres pays. Sur le plan de la sécurité alimentaire, 800 000 personnes ont besoin d’une assistance alimentaire immédiate et d’ici la fin de l’année 2 360 000 personnes seront sous pression, 496 000 enfants de moins de 6 à 59 mois souffriront de malnutrition aigüe, dont 136 000 de malnutrition aiguë sévère (MAS) et 360 000 enfants seront à risque de malnutrition aigüe modérée (MAM)


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    Source: IRIN
    Country: Mali

    BAMAKO, 19 mars 2014 (IRIN) - Alors que le Mali amorce une période difficile de réconciliation nationale et de reconstruction d'un État divisé, deux figures clés de l'histoire récente - l'ancien président Amadou Toumani Touré et le général Amadou Haya Sanogo, auteur d'un coup d'État en 2012 - sont appelées à rendre des comptes.

    Retour à la case départ

    Amadou Toumani Touré, 65 ans, est connu de tous par ses initiales, ATT. Souvent décrit comme « le bon soldat », il était chef de la garde présidentielle et des bérets rouges, un régiment de parachutistes d'élite. ATT prit le pouvoir le 26 mars 1991, destituant le président Moussa Traoré après une période de manifestations de masse férocement réprimées par les forces de sécurité.

    Vingt-deux ans plus tard, en 2012, ATT fut chassé du palais présidentiel par un coup d'État improvisé par des officiers subalternes appartenant aux bérets verts de l'armée malienne. Les officiers étaient affligés par ce qu'ils considéraient comme une débâcle de l'armée nationale et une série de défaites humiliantes face aux insurgés du Nord.

    Malgré les élections et le rétablissement d'un gouvernement civil, ATT se trouve toujours en exil au Sénégal et est accusé de « haute trahison » pour n'avoir pas réussi à défendre le Mali contre les séparatistes touaregs et les djihadistes.

    Dans les années 1990, ATT était souvent qualifié de modèle pour les dirigeants africains. Il présida le pays pendant les 14 mois décisifs de transition au cours desquels se tint au Mali la première conférence nationale visant à planifier l'avenir du pays, les autorités et les Touaregs signèrent un pacte national pour résoudre les problèmes du Nord et le pays organisa les élections de 1992, gagnées par Alpha Oumar Konaré, ATT ayant ostensiblement refusé de se présenter.

    À l'extérieur du Mali, la réputation d'ATT fut rehaussée par ses efforts de médiation dans la région des Grands Lacs et en République centrafricaine. On l'associe également à des campagnes d'éradication du ver de Guinée et de promotion des droits des enfants qui eurent un grand retentissement.

    ATT devint président en 2002, après quelques sérieuses difficultés. Mais les élections de 2007 furent bien plus mouvementées. Selon les observateurs politiques au Mali, lors du coup d'État de mars 2012, l'assise électorale d'ATT était sensiblement fragilisée.

    Réputation contre réalité

    Selon Kadidia Sangaré Coulibaly, président de la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH), la réputation d'ATT à l'étranger était exagérée.

    « J'assistais à des conférences et je repartais embarrassé », a dit M. Sangaré à IRIN. « On me disait tout le temps que notre pays était un modèle de démocratie, très fort dans le domaine des droits de l'homme. Mais ATT ne voulait même pas rencontrer notre organisation. Il voulait que les gens ne lui apportent que de bonnes nouvelles. »

    M. Sangaré considère avec mépris la politique « consensuelle » associée à la présidence d'ATT. « Cela signifiait qu'il n'y avait aucune opposition, aucune critique, aucun débat et cela ne peut pas être bon dans une démocratie ».

    « Le pouvoir n'est pas quelque chose que l'on peut couper comme un gâteau et distribuer aux personnes que l'on aime bien. [ATT] a oublié que c'est la compétence qui compte au moment de choisir quelqu'un. Nous nous sommes retrouvés avec un clan qui dirigeait les choses. »

    Pour M. Sangaré, le coup d'État n'était pas une surprise. « J'avais envie de dire à ceux qui admiraient le Mali : "Ha ! Voyez donc votre modèle de démocratie." Je dois dire que le coup d'État était une mauvaise chose en soi, mais nécessaire pour le bien de tous. »

    Selon Mamadou Samaké, universitaire rattaché au ministère de l'Environnement, le népotisme et la corruption de masse ne représentaient cependant qu'une partie de la réalité.

    « Il est légitime de parler de "haute trahison"», a-t-il affirmé. « En 53 ans de souveraineté, le Mali n'était jamais tombé aussi bas. »

    Selon M. Samaké l'incapacité d'ATT à protéger le Nord en raison de sa négligence pourrait être qualifiée de complicité avec l'ennemi. « Il est certain qu'à un certain niveau des accords ont été conclus avec les islamistes au sujet de la libération d'otages, de la répartition des rançons et de la cocaïne. Il faut enquêter sur tous ces points. »

    « Ingratitude et hypocrisie »

    Pour Bouba Fané, qui dirige une entreprise promouvant des évènements culturels et sportifs à Bamako, la capitale, la campagne contre ATT est toutefois injuste et motivée par des intérêts politiques. M. Fané est maintenant impliqué dans le groupe de la société civile « Mouvement Lumière », qui a fermement mis en garde contre l'extradition et la poursuite en justice d'ATT.

    « ATT a été la première victime de notre crise politique et il faudrait l'entendre en tant que tel », a affirmé M. Fané. « Le coup d'État à son encontre n'était pas justifié et c'est un évènement qui a entaché l'image de notre pays. Il y a beaucoup d'ingratitude et d'hypocrisie. »

    M. Fané estime que les réalisations d'ATT devraient être prises en considération face à la stagnation et la répression dont ont été victimes les Maliens pendant les 23 ans durant lesquels Moussa Traoré était au pouvoir. « C'est à ce moment-là que la corruption est devenue monnaie courante au Mali. C'est à ce moment-là que les entreprises ont fermé, qu'il fallait trois jours pour aller de Bamako à Dakar par la route. Avec ATT, on pense aux routes qui ont été construites, aux logements à des prix abordables, aux campagnes contre le paludisme et la polio. »

    Selon M. Fané, le rôle de protecteur de la démocratie malienne tenu par ATT a clairement été démontré en mars 1991 et justifié par son refus en avril 2012 d'être impliqué dans un contre-coup d'État. « Tous les journalistes qui écrivent du mal de lui devraient se souvenir qu'il a aidé à créer les libertés dont ils jouissent maintenant. »

    M. Fané rejette les accusations de négligences militaires. Selon lui, « ATT n'aurait jamais laissé un ennemi armé entrer au Mali ».

    M. Fané estime que les rivaux politiques d'ATT on conspiré avec les insurgés sur le calendrier de la rébellion et accuse Nicolas Sarkozy, alors président de la France, d'avoir donné son feu vert au Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), le mouvement rebelle touareg, et fourni des armes dans le nord du Mali à ses membres venus de Libye. Plusieurs analystes ont étayé ces arguments. M. Fané croit également qu'ATT a payé le prix du soutien qu'il a apporté par le passé à l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

    Selon M. Fané, la volonté de l'Assemblée nationale à faire comparaître ATT en justice n'est pas justifié. « Les députés jouent aux juges », leur a-t-il reproché.

    Selon des observateurs juridiques, le Mali ne dispose pas de mécanismes adaptés pour organiser un tel procès et toute action en justice de ce genre ne pourrait avoir lieu qu'après la mise en place d'une commission d'enquête.

    M. Fané estime qu'une action en justice ne serait pas utile et que la meilleure façon de progresser est de mettre sur pied un dialogue ouvert et exhaustif auquel participeraient les présidents encore vivants. Il faudrait également selon lui réaliser un examen complet des évènements qui se sont produits depuis l'ère de Modibo Keita, président dans les années 1960.

    Le capitaine venu de nulle part

    Le général Amadou Haya Sanogo était un parfait inconnu avant de devenir le visage public du coup d'État de mars 2012. Il occupa brièvement, en tant que dirigeant de la junte, la fonction de chef de l'État, mais fut rapidement obligé par la pression internationale à partager le pouvoir avec le président par intérim Dioncounda Traoré.

    M. Sanogo a été promu au rang de général de corps d'armée en août 2013, mais à peine 100 jours plus tard, il a été placé en détention, accusé d'avoir participé à l'enlèvement de bérets rouges, qui avaient été détenus et qui auraient, dans certains cas, été torturés et tués après avoir tenté de mener un contre-coup d'État en avril 2012.

    La presse a souvent attiré l'attention sur la prétendue richesse de M. Sanogo et sur ses tentatives d'obtenir des pots-de-vin généreux pour des services rendus à la nation ou en échange de son silence. Selon certaines rumeurs, il aurait même proposé de s'exiler volontairement à Cuba.

    M. Sanogo et ses associés sont maintenant accusés d'avoir alimenté de brutales disputes au sein de l'armée.

    Le président actuel, Ibrahima Boubacar Keita, connu par ses initiales IBK, et son ministre de la défense, Soumeylou Boubèye Maïga, ont souligné que pour mettre fin au climat d'impunité au Mali, il fallait mener des enquêtes et prendre en compte les éléments de preuves mises au jour, quelle que soit l'influence des personnes mises en cause.

    Le juge d'instruction Yaya Karambé, chargé d'enquêter sur les assassinats de bérets rouges, a engagé des poursuites contre, entre autres, le général Yamoussa Camara, ancien ministre de la Défense, et le général Sidi Alhassane Touré, ancien directeur général de la Sécurité d'État.

    Des fosses communes et autres lieux d'inhumation ont été signalés à M. Karambé et aux autorités locales. Dans ces tombes reposeraient non seulement les corps de bérets rouges, mais également de dissident des bérets verts qui avaient manifesté le 30 septembre 2013 pour obtenir les hausses de salaire et les promotions que leurs auraient promis M. Sanogo et son entourage.

    Pour la défense du général

    Étienne Sissoko, commissaire politique chargé des relations extérieures du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (SADI), fait partie des défenseurs de M. Sanogo, même s'il dit ne l'avoir jamais rencontré en personne. Si certains partis se sont opposés au coup d'État et d'autres ont trouvé un modus vivendi inconfortable avec le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'État (CNRDRE) de M. Sanogo, le SADI y était explicitement favorable.

    « Le coup d'État était nécessaire », a souligné M. Sissoko. « Il visait le bien-être de notre population. Avaient-ils à manger ? Leur sécurité était-elle garantie ? Avaient-ils les moyens d'éduquer leurs enfants ? Non. »

    M. Sissoko a dit que la condamnation internationale qui a suivi le coup d'État ne le dérange pas. « Le coup d'État nous a ouvert les yeux. »

    Il a également accusé ATT d'avoir détruit l'armée et fait passer à tort le Mali pour une démocratie viable auprès de bailleurs de fonds naïfs ou cyniques. M. Sissoko critique cependant tout autant la nouvelle administration, reprochant à IBK d'avoir ramené dans son giron des politiciens discrédités et de s'être lancé dans une chasse aux sorcières politiques.

    M. Sissoko est d'avis qu'il est normal que les meneurs de coups d'État commettent des erreurs, mais selon lui, le coup d'État en soi était un accident. Il estime que l'histoire des bérets verts contre les bérets rouges a été exagérée et que M. Sanogo souhaitait avant tout rétablir la cohésion au sein de l'armée nationale.

    M. Sissoko a reconnu que si des atrocités avaient été commises, il fallait enquêter à leur sujet. Mais il a ajouté que la tentative de contre-coup d'État était soutenue par certains hommes politiques et que des membres des élites politiques ancienne et actuelle avaient également des comptes à rendre.

    « S'ils veulent que Sanogo soit traduit en justice, qu'en est-il d'IBK, de Dioncounda et d'ATT ? » a demandé M. Sissoko. « Chacun a des choses à expliquer. »

    cs/aj/rz-ld/amz


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    Source: Kenya Daily Nation
    Country: Kenya, Somalia

    In Summary

    • The sprawling settlements that dot the landscape of Dadaab area, and the ever-burgeoning number of refugee communities that populate them, has over the years, negatively affected the host communities.

    • The UNHCR has shown great irresponsibility by keeping quiet as the destruction has been going on. Ironically, it has one of the biggest offices at Dadaab.

    By Abdullahi Diriye

    Kenya’s continued support for humanitarian efforts in the Horn of Africa is both anchored in, and justified by, our international obligations and the spirit of solidarity with fellow Africans displaced from their homelands by wars.

    However, along with these noble efforts, the Kenyan State must also ensure that the lives, security, interest and well-being of its own citizens, who suffer from the refugees’ presence, are safeguarded.

    As host to the world’s largest refugee camp, Dadaab, in which over 500,000 refugees, mostly from Somalia, have lived there for well over two decades now, the neighbouring Kenyan communities continue to suffer serious socio-economic, environmental and security challenges, which call for urgent intervention.

    The sprawling settlements that dot the landscape of Dadaab area, and the ever-burgeoning number of refugee communities that populate them, has over the years, negatively affected the host communities.

    The already scarce resources, fragile nomadic-pastoral lifestyle and the often volatile security situation in the region, have all been made worse by a refugee population whose continued presence is increasingly burdensome, and whose basic needs are largely un-met by a donor community that is, apparently, fatigued and under-resourced.

    Two key concerns in this regard are security and environmental degradation through deforestation.

    Over the years, sections of the refugee population have been engaging in unrestricted harvesting of trees and shrubs. This they do, not only to meet their energy needs, but also for construction of shelter and for sale.

    This has been happening for more than two decades. Unmitigated destruction of the already scanty vegetation has led to catastrophic consequences. The worst affected areas are the three host constituencies — Fafi, Dadaab and Wajir South — whose land is fast transforming into a desert.

    GREAT IRRESPONSBILITY

    Sadly, successive governments have turned a blind eye to the problem. Interestingly, the forestry department that is mandated to save the ecosystem has offices in each of the counties affected.

    Equally blameworthy is the United Nations High Commissioner for Refugees, whose responsibility it is to care for refugees. The UNHCR has shown great irresponsibility by keeping quiet as the destruction has been going on. Ironically, it has one of the biggest offices at Dadaab.

    The main reason that drives the refugee community to destroy our environment is because UNHCR is not providing enough to cater for their basic needs. It appears its senior staff are comfortable with the refugees staying in Kenya forever. How else do you explain their casual handling of the crisis?

    As an elected representative of a huge population whose lives and livelihoods have been adversely affected by the refugee presence, I am demanding that the environmental destruction cease immediately, and appropriate measures be taken to remedy the situation.

    In the short term, the UNHCR must urgently institute alternative sources of energy for refugees.

    The more than 50 boreholes drilled in the refugee camps by the UN High Commissioner for Refugees and its partner agencies, are depleting the water resource as the aquifer is not recharged at the same rate as the amount of water extracted daily.

    Mr Diriye is the MP for Wajir South.


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    Source: World Vision
    Country: Mali

    In Mali, rains are scarce, and droughts that repeatedly hit the Sahel region of Africa work against the main source of income for many families – rain fed crops.

    In such a situation, Oumou Coulibaly, 37, a mother of five children, as well as several women in her community of Nonsombougou, Mali, have to seek other work to support their families.

    At first, Oumou tried washing clothes in the homes of wealthier people in her community, but work became scarce because other women were doing the same thing.

    Together with other women in the village, she decided to grow vegetables. They sought World Vision’s support in finding solutions to the challenges they faced – developing vegetable farming skills and finding water for irrigation.

    "We are 32 women who work here. When we started this garden, it was difficult because there was no water and the land is barren. We were able to collect 150,000 FCFA (300 US dollars) to dig a well and World Vision supported us with a pump, and in spite of that it was always difficult to work the garden because the water is still not enough," explained Oumou.

    In 2010, World Vision fenced the garden and installed a solar irrigation system with a water tower and basins, making the women’s work much easier with constant water availability. The garden has become greener and more interesting with crop productions that go beyond consumption, and the women are now able to sell the excess vegetables at the market.

    With the water flowing constantly, Oumou and her fellow gardeners devoted themselves to working in the garden, and World Vision continued to support them with training on gardening techniques and the use of fertilisers and making of manure to help them maximize their production.

    "Since I started growing vegetables, our worries about getting food come to an end and we get to meet our needs in clothes, purchase of medicines and also school supplies for our children," says Oumou.

    The theme of World Water Day 2014, on March 22, is water and energy. This story is just one way in which World Vision works with communities to co-create solutions that will last – making communities stronger and more resilient. We believe every child deserves clean water.


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    Source: US Agency for International Development
    Country: Nigeria

    Posted by Alex Thier, Assistant to the Administrator, Bureau for Policy Planning and Learning on Wednesday, March 19th 2014

    Standing at the gates to the Nigerian cassava processing plant, Thai Farms, we held our breath while watching a local farmer anxiously weigh a sack of his latest cassava crop. Cassava, a starchy local staple crop, takes 12 to 24 months to grow, but begins to rot after only 48 hours out of the ground. So for this local farmer, transporting and being able to quickly sell his crop is essential to getting a good price.

    To determine purchase prices, cassava is weighed and then tested for starch content through a simple, yet ingenious method of submersing the cassava tubers in water to test buoyancy. The higher the starch content, the more cassava flour is produced and the more money the farmer earns per kilo. The farmer breathed a sigh of relief when the starch content turned out to be high enough for the factory to buy his produce, but not high enough to fetch the best price. The farmer left relieved, but somewhat disappointed and hopefully inspired to plant improved varieties next season.

    In Nigeria, more than 70 percent of the population earns their livelihood from agriculture and 70 percent of the MARKETS II farmers live on less than $1.25 each day. By giving these farmers the tools to improve their harvest and connecting them with buyers, USAID is helping the farmers earn a higher selling price that is essential to increasing their household income and lifting their families out of extreme poverty.

    Thai Farms exemplifies the MARKETS II model of connecting local farmers to new markets and technologies. However, there are several other local agri-business enterprises boosting the economy in Nigeria. Timmod Farms, for example, is a Nigerian success story. The farm was established in November 2004 with just four ponds of fish and is now one of the leading fish processors in Nigeria. Timmod Farms produces a smoked catfish that is well-known in the local Nigerian market and has been recognized by the Federal Department of Fisheries in Nigeria. The extremely entrepreneurial owner, Rotimi Omodehin, keeps adding new parts to the business, but is also concerned about the potential for further growth. Every step on the value chain suffers from some fundamental constraints, especially reliable access to energy and credit. These producers pay three to five times the price of energy from the grid to power their enterprises with expensive diesel generators. This is necessary as the power supply from the utility is unreliable and surges can damage expensive equipment. Credit, meanwhile, is hard to get at all and often costs 20 to 25 percent annual interest making loans hard to get, very expensive and very risky. To really enable small famers and small enterprises to drive inclusive economic growth, these problems will have to be addressed.

    USAID has the opportunity to pull farmers out of poverty by sharing best practices in agriculture activities and focusing on value chains as a whole. Let us know what programs have been most successful for you or share your local stories of success.


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    Source: International Committee of the Red Cross
    Country: Burkina Faso, Mali, Niger

    Communiqué de presse 14/45

    Genève / Niamey (CICR) – Plus de deux millions de têtes de bétail appartenant à près de 140 000 familles des régions d'Agadez et de Tillabéry, dans le nord et l’ouest du Niger, ont été traitées dans le cadre d’une vaste campagne de vaccination et de déparasitage. Lancée en janvier dernier par les autorités vétérinaires nigériennes et soutenue par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Croix-Rouge nigérienne, cette campagne vient de s’achever.

    « En réduisant les risques d’épidémie, nous contribuons à préserver la principale source de revenus de communautés qui dépendent essentiellement de l’élevage», explique Jean-Nicolas Marti, chef de la délégation du CICR au Niger.

    Dans ces zones arides touchées par le passé par des conflits, où persiste l’insécurité et qui subissent les conséquences de situations conflictuelles prévalant dans certains pays limitrophes, les équilibres économiques restent fragiles. Le conflit et de récentes tensions intercommunautaires au Mali voisin ont par exemple poussé de nombreux éleveurs à traverser la frontière vers le Niger et aller faire paître leurs troupeaux dans la région de Tillabéry, accroissant ainsi la tension sur les ressources.

    « Ces régions sont également soumises aux aléas climatiques. Cette année, les pluies ont encore été insuffisantes, ce qui rend plus difficile l’accès aux pâturages et aux points d’eau. Ces vaccinations permettent de préserver la santé des animaux et, partant, leur valeur marchande, donnant ainsi aux éleveurs la possibilité de les troquer contre des céréales », indique Mathew Kenyanjui, responsable du programme vétérinaire du CICR au Niger.

    C’est la troisième année consécutive qu’une telle campagne est menée au Niger. L'appui du CICR englobe la fourniture de médicaments, de matériel et d’équipements vétérinaires, la formation, le paiement d’indemnités à 155 agents de santé animale, la location d'une cinquantaine de véhicules et la mise à disposition du carburant nécessaire.

    Ce programme s’étend à d’autres pays de la région comme le Mali et le Burkina Faso. En 2013, il a concerné plus de 4 millions d’animaux au Niger, 3,5 millions dans le nord du Mali et près de 200 000 dans le nord du Burkina Faso.

    Informations complémentaires : Oumarou Daddy Rabiou, CICR Niamey, tél. : +227 96 66 99 12 Wolde-Gabriel Saugeron, CICR Genève, tél. : +41 22 730 31 49 ou +41 79 244 64 05


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    Source: IRIN
    Country: Burkina Faso, Cameroon, Mali

    By Otto Bakano

    DAKAR, 20 March 2014 (IRIN) - Severe food shortages in the Sahel and West Africa are often the result of droughts and poor harvests. But inefficient intra-regional trade also places significant strain on food availability, exacerbating hunger.

    Poor roads and railways, high transaction costs, lack of sufficient market information, incoherent trade policies by governments and bureaucratic hurdles are among limitations to free trade in West Africa. Import and export procedures are more costly and more time consuming in West Africa than any region of the world, experts say.

    For instance, according to a 2010 study by the UN Economic Commission for Africa (UNECA), there were 47 checkpoints on the 500km road between Douala and Bertua in Cameroon, 19 on the 910km road between Ouagadougou and Bamako, and 34 on the 1,036km-long Cotonou-Niamey highway, resulting in losses of time and money - in bribes - as well as revenue.

    In addition, lack of reliable bank-based transactions means that trade within West Africa mostly depends on personal relationships that have been built over time. “Such informal networks of traders lack the flexibility to diversify traded commodities [and] do [not] have the flexibility to move larger amounts of commodities to meet changing and evolving market demand and conditions,” said Aziz Elbehri, a senior economist with the Food and Agriculture Organization (FAO).

    “Consequently, the prevailing informal, relationship-based transactions are inefficient, rigid and ensure that much smaller trade actually takes place than is possible given the trade potential, as reflected indirectly by the often huge price gap between centres of production and large urban centres of consumption,” he told IRIN.

    Elbehri pointed out that the demand for maize in deficit areas, such as Mali and Burkina Faso, is poorly met due to these trade constrains. Sorghum and millet, mainly grown in the Sahel belt countries, are also not efficiently supplied to food processors within the region. Therefore, prices and productivity remain low.

    “Expanding intra-regional trade can have a substantial positive impact on food security for the region given the similarity in the types of food consumed by the population.”

    Hunger and harvest

    This year, some 20 million people in the Sahel face food shortages, the UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs estimates.

    The region is only emerging from the 2011-2012 food crisis that affected around 18 million people. That drought caused a 26 percent slump in cereal production compared to the preceding season.

    Yields were better in the 2012-2013 season. Maize production in the Sahel and West Africa was 30 percent higher than the average output over the previous five years, and 16 percent above the preceding season. Nonetheless, millions still face food shortages, having depleted their seed stocks. Widespread poverty and the 2012 Mali conflict, which forced millions from their homes, worsened the food crisis. In any case, it will take more than one good harvest to turn around food deficits and cut malnutrition.

    Between 2005 and 2009, only 3 percent of the maize produced in West Africa was traded within the Economic Community of West African States (ECOWAS), according to a book by Elbehri and others that assesses West Africa’s staple food systems.

    “Even within a country, despite availability of food, food security remains a problem. Transportation is already difficult from a surplus area to an area of deficit within a country, and much worse on a regional level,” said Al Hassan Cissé of Oxfam’s West African bureau.

    Not only does ample production in one area fail to compensate for underproduction elsewhere, it can also cause problems at home. In 2012, Niger experienced an overproduction of onions, its second highest export earner after uranium, causing prices to slump by 60 to 80 percent. “If intra-regional trade was working well, this surplus could have been sold on other West Africa markets and contributed to food security by raising the revenues of the producers,” Cissé said.

    Trade flows and policy

    ECOWAS exports 68.6 percent of produce outside the economic zone and just 9.2 percent to member states. Imports are equally in favour of external markets.

    “For a customs union that is almost becoming a common market, this volume is still very low to allow member states to withstand external shocks,” said UNECA’s West Africa bureau in an email response to IRIN.

    The ECOWAS free trade policy works on two levels. It enables the free movement of raw and artisanal products and the progressive dismantling of custom duties and taxes for industrial products from within the community.

    The elimination of custom duties for industrial products should go hand-in-hand with the total removal of non-tariff barriers and other administrative hurdles to the free exchange of products manufactured within the economic community, experts say.

    “In reality, however, administrative hurdles to the entry of the agreed products seem to persist. Moreover, lack of clear directives at the national level, in certain member countries, for their customs department to implement free trade remains an obstacle to intra-regional trade,” UNECA said.

    In 2005, ECOWAS members agreed to an agricultural policy to boost investment in agriculture at the national and regional level. But Oxfam’s Cissé said that little progress has been achieved.

    “Agricultural policies are strategic guidelines. They lack legal backing. What needs to be done is that a legal framework that countries must respect should be set up, which they must follow while crafting common agricultural policies,” he told IRIN.

    Cissé noted, for instance, that because many West Africa and Sahel countries have between 10,000 and 100,000 tons of food in reserve, they do not have proper policies for the regulation and redistribution of surplus harvests.

    Beyond free trade

    Breaking down trade barriers alone will not open the way for robust economic growth. Countries must also make efforts to diversify and add value to their produce.

    Improving infrastructure and the skills of workers, encouraging entrepreneurship, and boosting industrial output for a larger market are some of the strategies that complement open commerce, the UN Conference on Trade and Development said in a 2013 report.

    But barriers along the value chain widen the gap between producer and consumer prices. In landlocked African countries, transport costs average about 14 percent of the value of exports, compared to 8.6 percent for all developing countries, according to UNECA.

    “We are seeing more and more crises of accessibility than availability because many poor people are depending more and more on markets for food than their own production. This is where trade becomes more important in food security,” said Oxfam’s Cissé.

    “Expanding trade between production-surplus zones and consumer-deficit zones should be a top priority for food policy in the region, as it allows smoothing out of supply-demand balances, evening out prices across regions [therefore lowering price volatility]… [This will] create a much larger demand-pull for stimulating supply, develop agro-processing, and improve the food quality overall,” Elbehri explained.

    ob/rz


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    Source: World Food Programme, Government of Senegal
    Country: Senegal
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    FAITS SAILLANTS ET PERSPECTIVES

    • Le niveau d’approvisionnement des marchés est moyen à abondant en produits locaux (mil, maïs, riz local décortiqué, arachide coque).
      Toutefois, il est à noter un dynamisme modéré dans les marchés ruraux de collecte. Ce ralentissement s’explique par les dysfonctionnements constatés dans la commercialisation de l’arachide (principale culture de rente).

    • Le stock de régulation de riz importé, en fin février 2014, qui s’élève à 80 623 tonnes, cumulé aux stocks commerçants illustre les importantes disponibilités de cette céréale sur l’ensemble du territoire national.

    • Les prix des céréales locales sèches ont connu de légères hausses par rapport à leurs moyennes mensuelles de janvier 2014 avec toutefois, des écarts à la baisse par rapport à leur niveau de février 2013. Cependant, ils restent supérieurs aux moyennes des cinq dernières années (2008/2009 – 2012/2013).

    • Dans les marchés ruraux de collecte, le prix de l’arachide coque a légèrement augmenté par rapport au mois de janvier (3 à 12%), mais a chuté par rapport à son niveau de février 2013 (-18 à -92%). Cette légère amélioration s’explique par le fonctionnement de certains points de collecte sous l’impulsion de l’Etat.

    • Le prix du riz ordinaire importé poursuit sa tendance baissière par rapport à toutes les périodes de référence du fait du fléchissement du cours international et des disponibilités importantes au niveau des importateurs.

    • Le marché du bétail est correctement approvisionné, mais reste sous la menace de perturbations relatives au déficit fourrager et aux feux de brousses récurrents dans les zones d’élevage. Les prix des sujets sont à des niveaux moyens et n’ont pas connu de variations notables par rapport au mois précédent.

    • Le marché de légumes est suffisamment approvisionné en produits locaux (oignon, carottes, manioc, choux pommés, patate douce) et en produits importés (oignon, pomme de terre). Il convient de souligner que l’oignon local est présent dans toutes les régions, à l’exception de celle de Ziguinchor.


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    Source: Integrated Food Security Phase Classification
    Country: Afghanistan, Bangladesh, Burkina Faso, Burundi, Cabo Verde, Central African Republic, Chad, Côte d'Ivoire, Democratic Republic of the Congo, El Salvador, Gambia, Ghana, Guatemala, Guinea, Haiti, Honduras, Kenya, Lesotho, Malawi, Mali, Mauritania, Nicaragua, Pakistan, Senegal, Thailand, Togo, Uganda, United Republic of Tanzania, World, South Sudan
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    The third issue of the new IPC Newsletter highlights important initiatives and technical developments undertaken at Global Level, among them the Launch of the IPC Global Strategic Programme and Vision (2014-2016), the 3rd Chronic Scale Synthesis Meeting, and the ISS Pilots in Tanzania and Honduras. It also features recent IPC impacts, results and progress achieved at Regional and Country Level in Africa, Asia and Latin America.


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    Source: World Food Programme, Government of Mauritania
    Country: Mauritania
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    FAITS SAILLANTS

    Au début du mois de janvier 2014, 18,5% des ménages mauritaniens sont en insécurité alimentaire contre 16,5% à la même période en 2012. De plus, cet indicateur est légèrement plus élevé que son niveau de décembre 2011 au début de la crise de sécheresse de 2012. De fait, les conditions d’une dégradation plus forte de la situation alimentaire des ménages sont remplies dans plusieurs régions du pays;

    La tendance à l’aggravation de l’insécurité alimentaire en milieu urbain se poursuit. A Nouakchott, les quartiers affectés par les inondations de septembre 2013 enregistrent des taux d’insécurité alimentaire anormalement élevés de plus de 30%. Sur l’ensemble de la capitale, 15,5% des ménages sont affectés alors qu’en décembre 2012, seuls 9,8% des ménages étaient en insécurité alimentaire (soit une hausse de 58% en un an). La situation alimentaire dans les chefs-lieux de wilayas suit la même tendance. L’aggravation de l’insécurité alimentaire en zone urbaine se poursuit sous l’influence conjuguée de l’exode rural et de la dégradation continue du pouvoir d’achat des catégories de ménages les plus vulnérables et ce à cause, entre autres, du niveau des prix des denrées alimentaires resté trop longtemps élevé (depuis juillet 2010 : + 40% sur le blé et +35% sur le riz importé) et d’autres facteurs divers;

    Néanmoins, le milieu rural, avec un taux de 22,5% et un effectif de 391 000 personnes affectées, continue à être plus touché que le milieu urbain. Au total, plus de 635 000 personnes dans l’ensemble du pays sont en insécurité alimentaire en janvier 2014, dont plus de 182 000 personnes en insécurité alimentaire sévère et 453 000 en insécurité alimentaire modérée;


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    Source: World Vision
    Country: Chad

    Press Release

    Ndjamena, 13 March 2014

    Malnutrition is an important factor globally in the deaths of 45% of children under five (WHO Factsheet 178, 2013). In Chad, the rates of child mortality remain perennially high, with more than one in six children dying by the age of five (UNICEF Chad Country Profile 2012). The rates are even higher, year after year, in certain regions of Chad that are particularly vulnerable to shocks such as epidemics and food insecurity. Even children who survive malnutrition suffer lifelong impacts on brain development.

    World Vision, in a joint publication with Save the Children entitled Ending Everyday Emergency, declares that reducing child under-nutrition must be central to resilience-building efforts in the Sahel. For these reasons, nutrition should be a highest priority of food security programs in Chad.

    To address this problem, World Vision (WV) and the World Food Program (WFP), with support from the Chad Ministry of Public Health, signed a partnership in 2013 to reduce child malnutrition in 14 health centers of the Abtouyour department in the Guera region. Approximately 5,000 beneficiaries were served each month in October, November, and December 2013, which included children under 5 and pregnant and lactating women. Despite the successful outcomes of the program, it was suspended in February 2014 due to lack of resources.

    These children and women in Guera are among the most vulnerable in Chad, and World Vision therefore calls upon all donors and humanitarian agencies to ensure that child nutrition remains a priority for all food security programs. WFP in Chad has reduced its projected number of beneficiaries of supplementary feeding programs by over 150,000, while increasing general food distributions to adult populations (WFP Budget Revision #04).

    Guera has the highest population in severe food insecurity, as well as the lowest coping strategies index (poorest resilience) in all of Chad, according to the National Food Security Assessment conducted jointly by WFP, FAO, and Government of Chad in November 2013.

    For more information please contact:
    John S. Scicchitano, World Vision Chad National Director – +235 22 51 75 99


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    Source: Fédération Internationale des Ligues des Droits de I'Homme
    Country: Mali
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    La FIDH et l’AMDH publient un rapport intitulé « Mali : la justice en marche » qui analyse les avancées de la justice malienne dans les procédures judiciaires à l’encontre des responsables présumés des crimes perpétrés pendant la crise malienne de 2012-2013.

    Nos organisations se félicitent que l’une de leurs principales recommandations vient d’être mise en œuvre, à savoir l’ouverture d’une instruction judiciaire, le 14 mars 2014, sur la « mutinerie du 30 septembre 2013 » à la suite d’une plainte déposée par la FIDH et l’AMDH. L’inculpation de 28 militaires dont 4 généraux dans l’affaire dite des « bérets rouges disparus » constitue également une avancée importante contre l’impunité au Mali. Cependant, beaucoup reste à faire, en particulier dans le dossier des « crimes du Nord » qui regroupe des dizaines de procédures judiciaires distinctes. Nos organisations appellent à renforcer les enquêtes sur le terrain ainsi qu’à une plus grande participation des victimes qui, ne sont à ce jour, qu’une quinzaine à s’être constituées parties civiles dans ces procédures accompagnées dans leurs quête de justice par l’AMDH et la FIDH.

    « La volonté de faire avancer la justice pour juger les auteurs des crimes commis lors de la crise malienne est manifeste mais devrait inclure davantage de victimes du Nord qui ont été les premiers témoins de ces crimes » a déclaré Me Moctar Mariko, président de l’AMDH et avocat des victimes.

    Un an après le déclenchement des premières enquêtes, ce rapport est l’occasion de faire un bilan d’étape de la lutte contre l’impunité menée par les autorités maliennes et par la Cour pénale internationale, sur les crimes commis au cours de la crise malienne en 2012 et 2013, tant par les groupes armés qui ont occupés le Nord du Mali, que par certains militaires des Forces armées maliennes en 2013, et les hommes d’Haya Sanogo, l’ex-chef de la junte du CNDRE.

    Sur les crimes de la junte, nos organisations se félicitent de l’ouverture, le 14 mars 2014 d’une information judiciaire dans l’affaire dite de la « mutinerie du 30 septembre 2013 » pour « assassinat, enlèvement, séquestrations et torture » contre des proches du général Haya Sanogo et qui fait suite à la plainte déposée par la FIDH et l’AMDH et au nom des 8 familles de victimes, qu’elles représentent dans cette affaire. L’ouverture de cette instruction était l’une des principales recommandations de ce rapport et une demande réitérée de la FIDH et de l’AMDH en particulier depuis la découverte en février et mars 2014 de 6 corps dans 3 fosses communes de Kati qui s’avéreraient être selon nos informations des militaires exécutés par les proches du général Haya Sanogo à la suite de la mutinerie du 30 septembre 2013.

    Dans l’affaire dite « des Bérets rouges disparus » au cours de la tentative de contre-coup d’État d’avril 2012, le juge d’instruction a procédé à l’inculpation, pour « assassinat et complicité d’assassinat », de 28 personnes dont 4 généraux parmi lesquels Haya Sanogo. Six d’entre eux ont été placés sous contrôle judiciaire dont le dernier en date, le général Dahirou Dembélé, ex-chef d’État major des Armés, a été entendu et inculpé le 14 mars 2014. L’AMDH et la FIDH sont parties civiles et accompagnent 23 familles de victimes dans cette affaire.

    « La justice malienne a accompli dans les six derniers mois des actes positifs et hautement symboliques qui constituent les signaux d’une réelle volonté politique de ne pas laisser les auteurs de ces crimes impunis » a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH.

    Concernant les dossiers des « crimes du Nord » au moins 201 personnes sont aujourd’hui inculpées . Les récentes arrestations d’importantes figures des groupes armés djihadistes au Nord [1] démontrent l’actualité et la pertinence de ces dossiers. Pourtant l’action de la justice malienne sur les crimes du Nord demeure caractérisée par un très grand nombre de procédures judiciaires distinctes, dont certaines sont déjà clôturées, et par la faible participation des victimes à ces procédures à l’exception d’une quinzaine de victimes constituées parties civiles et représentées par le pool d’avocats du Groupe d’action judiciaire de la FIDH et de l’AMDH depuis novembre 2013. Compte tenu du nombre d’informations judiciaires ouvertes sur ces faits, la FIDH et l’AMDH recommandent à la justice malienne, d’une part d’approfondir les enquêtes de terrain et d’autre part de renforcer la communication autour de ces dossiers afin de favoriser la perception de l’action de la justice malienne ainsi que la participation des victimes dans ces procédures. Enfin, nous déplorons que malgré les annonces de sanctions, d’enquête et d’ouverture d’instructions judiciaires par le parquet militaire en 2013, aucune instruction judiciaire ne semble avoir été effectivement diligenter à ce jour contre les auteurs présumés d’exactions au sein des Forces armés maliennes (FAMA).

    « La volonté de lutter contre l’impunité manifestée ces derniers mois devrait guider les autorités maliennes à réaliser des progrès dans les dossiers des crimes du Nord, notamment en créant les conditions d’une réelle participation des victimes aux procédures judiciaires, et en engageant des poursuites contre les militaires qui se seraient rendus responsables d’exactions pendant le conflit. Autant d’actions nécessaires à la tenue d’un véritable processus de réconciliation nationale basé sur une justice impartiale », a déclaré a déclaré Me Patrick Baudouin, coordinateur du Groupe d’action judiciaire (GAJ) de la FIDH et avocat des victimes.

    Nos organisations appellent également le Bureau du Procureur de la CPI à renforcer sa coopération avec les autorités judiciaires maliennes et à lancer ses poursuites à l’égard des plus hauts responsables des crimes les plus graves qui ne seraient pas poursuivi au niveau national, dans les meilleurs délais.


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    03/20/2014 18:30 GMT

    OUAGADOUGOU, 20 mars 2014 (AFP) - La Coalition du peuple pour l'Azawad (CPA), une nouvelle organisation regroupant "toutes les communautés du nord du Mali", a été créée cette semaine par un ex-cadre du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, touareg), a annoncé jeudi son fondateur.

    La CPA, mise en place mardi, est consacrée à la défense des "droits légitimes" du peuple de l'Azawad (nord du Mali) dans le processus de négociations prévues avec Bamako, a indiqué son président Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, ancien haut cadre du MNLA.

    Elle mène le "même combat politique" que le MNLA, mais dans un esprit moins "va-t-en guerre", a observé M. Assaleh.

    Plusieurs membres du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) et du Haut conseil pour l'Unité de l'Azawad (HCUA), deux autres organisations arabe et touareg, ont déjà rallié la CPA, ainsi que la grande majorité des "militaires" du MNLA, soit 8.000 hommes, a-t-il assuré.

    "Notre combat reste le même, mais nous restons dans le processus de paix et nous nous battrons sur la base des accords du 18 juin 2013", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse.

    L'Azawad, un vaste territoire dans le nord du Mali, est considéré comme le berceau des touareg, dont des représentants rebelles réclament l'autodétermination.

    "Nous voulons la paix, nous voulons discuter sur la base de l'accord de Ouagadougou et nous voulons regrouper tous les mouvements de l'Azawad pour qu'ensemble nous parlions le même langage", a insisté M. Assaleh, qui est considéré comme un modéré.

    Le gouvernement malien a signé le 18 juin les accords de Ouagadougou avec les groupes armés du nord du Mali, qui ont permis l'organisation de l'élection présidentielle sur tout le territoire, mais qui tardent à être appliqués.

    Les rebelles touareg ont été des alliés des islamistes armés qui ont occupé le nord du Mali pendant plusieurs mois en 2012, avant qu'une intervention internationale, dirigée par la France et toujours en cours, ne chasse les jihadistes des grandes villes de cette partie du pays.

    str-jf/aub

    © 1994-2014 Agence France-Presse


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    Source: Human Rights Watch
    Country: Mali

    Hold All Sides to Account to Break Cycle of Violence

    The victims of abuses committed during Mali’s recent armed conflict and their families await and deserve justice for their suffering, regardless of who was responsible. The government’s progress on the ‘Red Berets’ case should encourage investigations into the many other cases demanding much-needed accountability.

    Corinne Dufka, senior West Africa researcher

    (Nairobi) – [Mali}(https://www.hrw.org/africa/mali)’s government should step up efforts to investigate and prosecute serious rights abuses committed by all sides during Mali’s recent armed conflict. On March 17, 2014, Human Rights Watch sent a letter to President Ibrahim Boubacar Keita expressing concern about the lack of justice for abuses during the armed conflict.

    After assuming office last year, President Keita pledged to address long-standing impunity. The arrests in late 2013 and early 2014 of over 20 soldiers, including former coup leader General Amadou Haya Sanogo, for the torture and enforced disappearance of 21 elite “Red Berets” in 2012, represents meaningful progress in this area. However, there have been scant efforts to hold accountable those involved in serious abuses committed during the 2012-2013 armed conflict in the north involving ethnic Tuareg separatists and Islamist armed groups.

    “The victims of abuses committed during Mali’s recent armed conflict and their families await and deserve justice for their suffering, regardless of who was responsible,” said Corinne Dufka, senior West Africa researcher at Human Rights Watch. “The government’s progress on the ‘Red Berets’ case should encourage investigations into the many other cases demanding much-needed accountability.”

    Human Rights Watch and other international and domestic organizations documented hundreds of alleged war crimes and other serious abuses committed during the armed conflict. These include summary executions of up to 153 Malian soldiers in Aguelhok by armed groups that occupied the north; widespread looting and pillage, and sexual violence by the Tuareg National Movement for the Liberation of Azawad (MNLA); and the recruitment and use of child combatants, amputations, and destruction of shrines by Islamist armed groups. Malian soldiers were also implicated in numerous abuses during the 2013 offensive to take back the north, including 26 extrajudicial executions, 11 enforced disappearances, and over 70 cases of torture or ill-treatment of suspected Islamist rebels, all documented by Human Rights Watch.

    Numerous families of victims told Human Rights Watch that they have pursued justice for the loss or injury of their loved ones, with the help of local lawyers. More than 30 families have filed complaints and missing person reports with the police and gendarmerie, as well as written letters to prosecutors detailing crimes. Many of these victims and families are being assisted by the Malian Association of Human Rights, the International Federation for Human Rights, and the Malian Association of Jurists.

    Almost none of their cases have been investigated, and none of those allegedly responsible brought to justice, Human Rights Watch said. Judicial officers told Human Rights Watch that their requests to the gendarmerie to investigate certain conflict-related crimes have been ignored; similarly, some family members said that complaints filed with the courts were not acted upon.

    Mali’s judiciary faces many challenges, including the absence of adequate judicial authorities in the north and elsewhere; severe logistical constraints; and ongoing insecurity in northern areas where the majority of abuses occurred. However, these challenges should not be used to justify inaction, Human Rights Watch said. The government should act on complaints filed and proceed with investigations by interviewing witnesses, building dossiers, and collecting forensic evidence.

    The government should also develop a strategy to ensure the investigation and prosecution of those from all sides in the conflict who are responsible for serious crimes; address, with international donor assistance,the deficiencies in its criminal justice system; ensure counsel for the accused; and provide adequate security for judicial personnel handling sensitive cases. The government should oppose any amnesty for serious crimes in any future negotiated settlement among the warring factions, Human Rights Watch said.

    “This government has the opportunity to break from a past where victims had no hope for justice and perpetrators no fear of being investigated much less held accountable for their crimes,” Dufka said. “Ensuring impartial justice, case by case, is hugely important not only for victims but also for the hope it represents in breaking the cycle of violence, fear, and impunity that has blighted the lives of Malians for many years.”


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    Source: Human Rights Watch
    Country: Mali

    Toutes les parties doivent être amenées à rendre des comptes afin de briser le cycle de la violence

    21 MARS 2014

    (Nairobi) – Le gouvernement malien devrait intensifier ses efforts en vue d'enquêter sur les graves violations des droits humains commises par toutes les parties lors du récent conflit armé au Mali et traduire leurs auteurs en justice. Le 17 mars 2014, Human Rights Watch a adressé au président malien Ibrahim Boubacar Keita une lettre exprimant sa préoccupation au sujet de l'absence de justice pour les crimes commis pendant le conflit.

    Suite à son entrée en fonction l'année dernière, le président Keita a promis de mettre fin à cette impunité qui perdure. Les arrestations, fin 2013 et début 2014, de plus de 20 militaires, dont le principal instigateur du coup d'État, le général Amadou Haya Sanogo, pour les disparitions forcées et les tortures perpétrées en 2012 contre 21 militaires membres de l’unité d’élite des Bérets rouges, représentent des progrès significatifs dans ce domaine. Cependant, très peu d'efforts ont été accomplis pour faire rendre des comptes aux responsables de graves exactions commises pendant le conflit armé de 2012-2013 dans le nord du Mali, et dans lesquelles des séparatistes touaregs et des groupes islamistes armés étaient impliqués.

    « Les victimes des crimes commis lors du récent conflit armé au Mali et leurs familles attendent et méritent que justice leur soit rendue pour les souffrances qu'elles ont endurées, quels qu'en soient les responsables», a déclaré Corinne Dufka, chercheuse senior sur l'Afrique de l'Ouest à Human Rights Watch.« Les progrès effectués par le gouvernement dans l'affaire des Bérets rouges devraient inciter à l'ouverture d'enquêtes sur les nombreuses autres affaires dans lesquelles justice doit être rendue.»

    Human Rights Watch et d'autres organisations internationales et nationales ont documenté des centaines de crimes de guerre présumés et d'autres violations graves des droits humains commis lors du conflit armé. Parmi ces exactions figurent l’exécution sommaire de jusqu’à 153 militaires maliens à Aguelhok par des groupes armés qui occupaient le nord du pays; des actes de pillage et saccage généralisés et des violences sexuelles commis par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), un groupe touareg; ainsi que le recrutement et l’utilisation d’enfants comme combattants, des amputations et des destructions de sanctuaires par des groupes islamistes armés. Les militaires maliens ont également été impliqués dans de nombreux crimes lors de leur offensive de 2013 pour reprendre le nord du pays, notamment dans 26 exécutions extrajudiciaires, 11 disparitions forcées et plus de 70 instances de torture ou de mauvais traitements de personnes soupçonnées d’être des rebelles islamistes, toutes documentées par Human Rights Watch.

    De nombreuses familles de victimes ont indiqué à Human Rights Watch qu'elles ont essayé d’obtenir justice pour la perte de leurs proches ou pour les blessures subies par eux, avec l'aide d'avocats locaux. Plus de 30 familles ont dûment porté plainte et rempli des déclarations faisant état de la disparition de personnes auprès de la police et de la gendarmerie, et ont écrit des lettres aux procureurs décrivant en détail des crimes. Beaucoup de ces victimes et leurs familles sont actuellement accompagnées dans ce processus par l’Association Malienne des Droits de l'Homme (AMDH), la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), et l’Association des Juristes Maliens.

    Pratiquement aucun de ces dossiers n’a toutefois fait l’objet d’une enquête, et aucune des personnes présumées responsables des crimes n’a été traduite en justice, a souligné Human Rights Watch. Des autorités judiciaires ont affirmé à Human Rights Watch que lorsqu’elles demandent aux gendarmes d’enquêter sur certains crimes liés au conflit, leur requête est souvent ignorée; de même, certaines familles ont affirmé que les plaintes déposées auprès des tribunaux n'ont pas été suivies d'action.

    Le système judiciaire malien est confronté à de nombreux défis, notamment au manque de personnel qualifié dans le nord et dans d'autres régions; à d’importantes difficultés sur le plan logistique; et à la persistance de l’insécurité dans le nord du pays, où la majorité des abus ont été commis lors du récent conflit armé. Cependant, ces défis ne devraient pas servir de prétexte à l’inaction, a déclaré Human Rights Watch. Le gouvernement devrait agir lorsque des plaintes sont déposées et lancer des enquêtes en interrogeant les témoins, en consolidant les dossiers et en recueillant des éléments de preuve matériels.

    Le gouvernement devrait également mettre au point une stratégie globale visant à assurer l’ouverture d’enquêtes et, s’il y a lieu, de poursuites judiciaires à l’encontre des individus responsables de crimes graves quel que soit le camp auquel ils appartenait lors du récent conflit armé au Mali ; rectifier, avec l'aide des bailleurs de fonds internationaux, les déficiences du système de justice criminelle malien; faire en sorte que tous les accusés puissent être assistés d'un avocat; et assurer une sécurité adéquate aux personnels judiciaires chargés de dossiers sensibles. Le gouvernement devrait enfin s’opposer à l’octroi d’amnisties pour les crimes graves dans tout futur accord négocié de règlement entre les factions belligérantes, a ajouté Human Rights Watch.

    « Ce gouvernement a aujourd'hui l'occasion de rompre avec un passé lors duquel les victimes n'avaient aucun espoir d'obtenir justice et les auteurs de crimes n'avaient aucune crainte de faire l'objet d'une enquête, et encore moins d'être amenés à répondre de leurs actes», a conclu Corinne Dufka. « Assurer une justice impartiale, dossier par dossier, est fondamental non seulement pour les victimes, mais aussi pour l'espoir que cela représente de briser enfin le cycle de la violence, de la peur et de l'impunité qui a dévasté la vie des Maliens pendant de nombreuses années.»


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