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ReliefWeb - Updates

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    Source: Government of Norway
    Country: Mali, Norway

    The Norwegian Government is to contribute NOK 30 million to the UN trust funds for Mali. The Government is also willing to consider a contribution if the proposed UN-led peacekeeping operation to Mali is established.

    “Norway will contribute NOK 20 million to the UN Trust Fund for Mali. This funding is earmarked for human rights efforts and for preparations for the election,” said Minister of International Development Heikki Eidsvoll Holmås.

    A further NOK 10 million will go to the UN Trust Fund for AFISMA, the African-led International Support Mission to Mali, and will be earmarked for civilian police units and human rights observers.

    “This funding will be additional to the annual Norwegian contribution of NOK 80 million to Mali. Norway has been working in Mali since the 1980s. We will consider allocating further funding on an ongoing basis, in a close dialogue with the authorities, the UN and other donors,” continued Mr Holmås.

    “Administrative structures and the rule of law need to be re-established as quickly as possible in the areas that have been retaken from the rebels. Unless the local population can see progress, there is a risk that the Islamists will be able to regain control. There is an acute need for immediate action,” explained Foreign Minister Espen Barth Eide.

    “Norway supports the proposal to establish a UN peacekeeping mission in Mali. The Government will consider a contribution if the Security Council acts on this proposal,” said the Foreign Minister.

    Norwegian contributions to UN-led operations in Africa are in line with the Government’s policy platform.

    The plan is to incorporate the African force that is now being built up into the proposed UN mission. The Security Council is discussing the matter. A UN mandate would simplify funding for the operation, logistics and the command structure. It is expected that a UN mission would consist mainly of African troops, but possibly with contributions from other parts of the world.

    The EU has decided to send up to 500 military instructors to train the Malian army. At this stage, Norway will give priority to the proposed UN-led operation, and will not contribute to the EU force.

    Norway is a substantial donor of humanitarian and development assistance through the UN and through NGOs that are already active in Mali. Norway’s contribution to the UN Central Emergency Response Fund will help to meet some of the immediate needs. Norway is also prepared allocating additional funding.


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    Source: MSF
    Country: Mali

    Depuis cinq mois, le Dr. Jose Bafoa est à Gao en tant que chef d’équipe médicale pour Médecins Sans Frontières. Ces derniers jours, le contexte sécuritaire volatile autour de Gao a provoqué une diminution du nombre de patients se rendant dans les structures de soins MSF. Pour nos équipes, la priorité demeure de pouvoir fournir un accès aux soins à la population.

    Depuis le 11 janvier 2013, les armées française et malienne ont lancé une offensive militaire contre les groupes islamistes qui contrôlaient les principales villes du Nord. D’intenses bombardements aériens ont eu lieu au mois de janvier dans la région de Gao, au Mali. Ces derniers jours, des attaques et des combats ont eu lieu à nouveau dans la ville et ses environs.

    « Depuis le mois de septembre, nous recevons en moyenne 120 patients par jour. Mais dès que la situation se tend, les gens n’osent plus sortir de chez eux. Ainsi mi-janvier, durant les raids aériens, le nombre de patients que nous recevions a nettement diminué. Et à la fin de la semaine dernière, quand les combats ont repris, nous avons reçu moins de 10 patients par jour, explique leDr. Bafoa. Nous avons conscience que certaines personnes n’ont toujours pas accès à des soins de santé. Dans ce climat d’insécurité, les gens sont contraints de se déplacer et n’ont que peu de moyens. Il est donc encore plus important de leur garantir un accès aux soins ».

    Depuis le mois de septembre, MSF a fourni des soins à environ 16 000 personnes. Bien que travaillant dans un contexte de guerre, c’est en premier lieu au paludisme que les équipes médicales font face. 70% des patients souffrent de la maladie, qui demeure la principale cause de décès dans le pays.

    « Les gens ont fui par peur des raids aériens et des représailles. Certains se sont rendus dans les pays voisins, d’autres ont trouvé refuge dans de petits villages ou dans la brousse, où les conditions de vie sont précaires. En plus des cas de paludisme, nous avons donc vu une augmentation du nombre de cas de diarrhée ou d’infections cutanées, souvent causées par le manque d’hygiène. Nous avons aussi constaté une augmentation des cas d’infections respiratoires aiguës, causées par le vent et la poussière », poursuit le Dr. Bafoa.

    Le principal objectif pour les équipes MSF est de réduire le nombre de décès, en augmentant l’accès aux soins pour la population. Mais dans la vaste région désertique qu’est le Nord du Mali, atteindre des populations souvent dispersées représente un défi. Depuis quatre mois, des équipes mobiles se déplacent dans des zones reculées afin d’y prêter des soins : soins ambulatoires, mais aussi consultations de routine pour les femmes enceintes, entre autres. Cependant, MSF a été récemment obligée de suspendre les activités des cliniques mobiles à cause des risques que pose la présence de mines terrestres sur les routes.

    MSF soutient aussi d’autres centres de santé en leur fournissant des médicaments et du matériel médical. Comme le Dr. Bafoa l’explique : « en plus de former et d’appuyer le personnel local, nous avons aussi beaucoup travaillé à la réhabilitation des structures existantes. Au centre de santé de référence d’Ansongo par exemple, nous avons rétabli l’électricité et l’eau courante. Nous travaillons actuellement à remettre la salle d’opération en état. »

    Les équipes sont arrivées à Ansongo en décembre pour soutenir l’hôpital local. Elles y reçoivent à l’heure actuelle une centaine de patients par jour. En plus des deux chirurgiens maliens qui travaillaient déjà dans l’hôpital, un chirurgien MSF spécialiste des blessures de guerre est aujourd’hui également présent..

    « Nos patients nous disent qu’ils n’espèrent qu’une chose : la paix. Nous espérons la même chose ; nous espérons également que le système de santé va se relever et nous remplacer par la suite. Mais d’ici là, nous allons rester et travailler pour que les habitants de Gao et d’Ansongo continuent d’avoir accès à des soins gratuits et de qualité. »

    Le Dr. Jose Bafoa travaille pour MSF depuis 1999. Avant sa mission au Mali, il a pris part à des missions en Ouganda, au Tchad, en République centrafricaine ainsi que dans son pays d’origine, la République démocratique du Congo.

    Dans le Nord du Mali, les équipes MSF travaillent à Gao, Ansongo, Konna, Mopti, Douentza et Tombouctou où elles prodiguent des soins de santé primaires et secondaires, y compris des interventions chirurgicales. MSF travaille aussi dans le sud du Mali. Dans la région de Sikasso, elle a notamment mis en œuvre un programme complet de pédiatrie comprenant des soins préventifs et curatifs, primaires et secondaires.

    MSF fournit également des soins aux réfugiés maliens présents au Burkina Faso, en Mauritanie et au Niger.


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    Source: International Medical Corps
    Country: Mali
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    Résumé

    Dans le contexte de crise actuelle dans le nord du Mali, International Medical Corps a lancé une évaluation multisectorielle dans la région de Tombouctou du 1er au 4 février 2013, dont les principaux éléments sont résumés ci‐dessous :

    Santé

    La période de contrôle par les groupes rebelles de la région Nord a entraîné de graves dysfonctionnements du système de santé pour les raisons suivantes :

    • Pillage de la direction régionale de la santé et fuite des personnels de santé et des membres des associations de santé communautaires (ASACOs) ;

    • Rupture de la chaîne d’approvisionnement en médicaments, intrants nutritionnels et carburant ;

    • Rupture de la chaîne du froid ;

    • Pillage des bâtiments et des équipements (ambulances, panneaux solaires).

    L’accès aux services de santé a été profondément compromis pour les habitants des cercles de Tombouctou, Goundam, Gourma Rharous et Niafunké. Trois partenaires soutiennent les services de santé : MSF (depuis le mois de février 2012), Alima (principalement dans le cercle de Diré) et le CICR. Cependant, ils ne couvrent pas l’ensemble des besoins, et l’accès aux soins reste problématique pour les populations en raison des distances et difficultés d’accès.

    Recommandations:

    1. Soutenir les centres de santé qui ne reçoivent actuellement aucun support des partenaires dans les cercles de Tombouctou, Niafunké, Goundam et Gourma Rharous : réhabiliter les infrastructures (bâtiments, équipements WASH) ; rétablir la chaîne d’approvisionnement en médicaments et en intrants nutritionnels ; rétablir la chaîne du froid ; recruter/redéployer des personnels qualifiés ; verser les salaires des personnels de santé actifs (et qui n’ont pas reçu leurs salaires) ; former et superviser les personnels ;
    2. Renforcer les ASACOs et redéployer les relais communautaires ;
    3. Assurer des stratégies mobiles au niveau des postes de santé ;
    4. Réhabiliter et rééquiper la Direction Régionale de la Santé ; redéployer les personnels ; rétablir les capacités en termes de surveillance épidémiologique ;
    5. Restaurer une capacité de réponse aux épidémies (surveillance, formation des personnels, prépositionnement de stocks).

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    Source: IRIN
    Country: Mali

    DAKAR, 13 février 2013 (IRIN) - L'offensive militaire française au Mali a permis de stopper l'avancée des militants islamistes vers le Sud et de les déloger de certaines régions du Nord, mais la lutte est loin d'être terminée et l'avenir du pays demeure incertain.

    IRIN a demandé à quatre analystes ce que le gouvernement de Bamako devrait faire pour réconcilier le peuple et restaurer la sécurité : Peter Pham (PP), du Conseil de l'Atlantique, un groupe de réflexion basé aux États-Unis ; Andy Morgan (AM), écrivain et journaliste spécialiste de l'Afrique de l'Ouest et du Sahel ; Abdoulaye Sall (AS), du Cercle de réflexion et d'information pour la consolidation de la démocratie au Mali ; et Magnus Taylor (MT), éditeur d'African Arguments, un site internet d'analyse politique.

    Q : Quelles seront les prochaines étapes si les combattants islamistes sont éventuellement délogés du nord du Mali ?

    PP : Nous assistons au début d'une insurrection bien particulière. Tout était prévu. Afin de gérer efficacement l'extrémisme, de le contenir dans le nord du Mali et de l'éradiquer, il faut consacrer du temps au développement d'un gouvernement légitime à Bamako et d'une force dirigée par les pays africains et intégrant une armée malienne capable de mener une campagne contre-insurrectionnelle.

    AM : L'accent devrait être mis sur une vaste consultation des leaders traditionnels, de l'élite politique et de toutes les parties prenantes de la société malienne au sujet du fonctionnement futur du Mali et de la relation entre les différentes régions et cultures du pays. Cette consultation devrait être menée en parallèle avec le processus de réconciliation et de justice.

    AS : Il est peut-être un peu trop tôt pour parler de la prochaine étape, sachant que la première n'est pas encore terminée. Il faut d'abord rétablir l'intégrité territoriale. [Il faudra ensuite procéder au] rapatriement des personnes forcées de trouver refuge dans les pays voisins de manière professionnelle et impliquer les leaders locaux, traditionnels et religieux ainsi que les groupes de la société civile. Cela concerne aussi les personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays (PDIP).

    MT : Il faut maintenant déterminer qui est dans quel camp ; quel est le statut des islamistes qui ont été chassés ; et quel est le risque d'insurrection maintenant qu'une intervention militaire est lancée. Le gouvernement malien doit évaluer sa politique envers les Touaregs et décider quel type d'accord il souhaite négocier dans le nord du pays.

    Q : Quelles devraient être les priorités du Mali, des pays voisins et de la communauté internationale pour assurer la stabilité de la région à long terme ?

    PP : Ce n'est peut-être pas la solution optimale, mais il faut d'abord cibler et neutraliser les individus [liés à Al-Qaida] afin de créer la confusion chez les insurgés et de gagner du temps pour trouver une solution politique. C'est ce que les stratèges américains recommandent depuis un certain temps déjà, mais les Français préconisaient une intervention rapide. S'il est une leçon que l'on doit tirer de l'Irak et de l'Afghanistan, c'est qu'il s'agit de la meilleure façon de mener une opération de contre-insurrection à long terme.

    Nous devons répondre à une situation très complexe avec des forces africaines qui, pour le moment du moins, sont mal équipées, sans entraînement et ne forment pas un tout homogène. Il faut tenter de gagner du temps afin de pouvoir les entraîner et les équiper adéquatement. Puisque l'intervention française a rendu nécessaire la présence de garnisons et de patrouilles dans le Nord, l'ancienne métropole devrait augmenter, et non pas diminuer, la taille de ses troupes sur le terrain.

    Il n'y a qu'un seul leader stratégique pour plusieurs centaines de militants. Or, des drones et des équipements de surveillance électronique sont nécessaires pour cibler ces individus. Les États-Unis disposent probablement de la capacité technologique nécessaire, mais l'administration [malienne] doit décider si elle veut les autoriser à les déployer en toutes circonstances.

    AM : Il faut tout d'abord rétablir la sécurité et organiser le retour de ceux qui vivent dans des camps de réfugiés. La réconciliation et l'adoption d'un modèle politique sont aussi des priorités. Les élections [prévues en juillet] arrivent trop tôt. Le processus électoral peut en effet [uniquement] fonctionner dans un pays qui jouit d'une certaine stabilité. Il est plus réaliste d'espérer tenir des élections au printemps 2015.

    AS : Les Maliens ne comprennent pas bien le rôle des Nations Unies, de l'Union africaine (UA) et de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) dans la résolution des conflits et le maintien de la paix. Une vigoureuse campagne d'information est nécessaire. Il faut aussi, dans le même temps, prévenir et gérer les conflits en favorisant la décentralisation. Les 761 administrations locales maliennes doivent être impliquées dans la résolution du conflit. Les autorités locales sont les mieux à même de résoudre ce genre de conflit.

    MT : Un déploiement efficace des troupes de la CEDEAO. L'idée est aussi de gagner du temps pour les négociations et de parvenir à un certain accord politique avec les Touaregs. Il faut adopter les bonnes politiques. Ce n'est pas en déclarant la guerre qu'on obtient la sécurité. Le problème du trafic de drogue [en Afrique de l'Ouest] ne concerne pas seulement le Mali. Il faut privilégier une approche différente et s'attaquer aux causes. Il s'agit en effet d'un problème de corruption qui peut être résolu en développant des institutions qui sont à l'abri de la corruption liée à la drogue.

    Q : Comment réagir face aux demandes des séparatistes du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et du tout nouveau Mouvement islamique de l'Azawad (MIA) ?

    PP : Les Touaregs se sont retournés contre les islamistes. Ce qui n'est pas encore clair pour eux, c'est qu'ils ont un partenaire avec qui traiter à Bamako. Ils doivent pouvoir compter sur un gouvernement légitime avec qui ils peuvent conclure une entente. C'est le seul moyen de mener une guerre contre-insurrectionnelle. Les Touaregs sont les seuls à disposer d'une connaissance suffisante du terrain et des populations du Nord pour mener la lutte contre-insurrectionnelle et repérer les éléments étrangers. Les Touaregs ont, par le passé, signé trois accords légitimes avec le gouvernement malien, mais ils ont tous été relégués aux oubliettes de l'histoire. Et ils n'ont aucune raison de croire qu'il en sera autrement cette fois-ci.

    AM : Il faut trouver un médiateur qui bénéficie de la confiance des deux camps. Le MNLA ne peut pas entreprendre des négociations constructives avec le gouvernement malien pour l'instant. Le seul pays qui puisse jouer le rôle de médiateur est la France. Le MNLA doit aussi entendre certaines vérités : il a en effet commis de graves erreurs, notamment en décidant de se battre aux côtés d'Ansar Dine [l'un des trois groupes militants qui se sont emparés du Nord]. L'Azawad ne peut pas être indépendant. Ni maintenant, ni dans 150 ans. En effet, l'Algérie ne veut pas d'un État berbère [groupe ethnique indigène d'Afrique du Nord] indépendant à sa frontière sud. Le pays compte une importante population berbère et les autorités croient sincèrement que la création d'un tel État aurait un effet domino. Ce n'est pas tout le monde dans la région qui est prêt à accepter cela et le MNLA doit en être conscient. La communauté internationale envisage de négocier avec le MIA, un nouveau mouvement composé de modérés qui ont fait sécession d'Ansar Dine.

    AS : Le MNLA, qui représente une minorité des Touaregs et n'a pas de mandat électoral, ne peut pas et ne doit pas se substituer aux conseils national et régionaux, aux élus des régions de Kidal, de Gao et de Tombouctou et à l'ensemble du peuple touareg malien. Ses membres doivent être désarmés, accepter de respecter la constitution et demander pardon au peuple malien pour avoir servi de cheval de Troie aux djihadistes et aux narcotrafiquants.

    MT : Dans les faits, le MNLA se bat dans le camp du gouvernement depuis que les islamistes l'ont détourné de sa mission initiale. Il est en position de faiblesse parce qu'il a dû être tiré d'affaire non seulement par l'armée malienne, mais aussi par les puissances internationales. L'autre groupe avec lequel il faut négocier est Ansar Dine. Le MIA semble vouloir négocier, et je pense qu'il recevra l'attention qu'il souhaite.

    Q : Que peuvent faire les pays voisins du Mali pour éviter la progression de l'islam radical ?

    PP : On assiste depuis quelque temps à une radicalisation [de l'islam] dans l'ensemble du Sahel. La solution est d'ordre politique. Pourquoi l'islam radical a-t-il prospéré dans le Maghreb ? Il faut, pour comprendre, se pencher sur l'annulation des élections algériennes, il y a plusieurs années, et sur la guerre civile qui s'est ensuivie. L'Algérie est l'un des pays qui n'a pas connu de « printemps arabe » - il s'agit là d'une cause indirecte de la radicalisation. De façon générale, celle-ci constitue une menace, mais les islamistes radicaux ne sont pas tous aussi dangereux les uns que les autres. Certains sont plus dangereux que d'autres.

    AM : Le djihad violent est un peu comme un furoncle. Le mauvais médecin l'ouvre au scalpel et le presse, tandis que le bon médecin s'interroge sur les raisons de son apparition. Les gouvernements doivent s'assurer que ceux qui sont au bas de l'échelle mangent à leur faim et calmer leur colère afin qu'ils ne soient pas tentés de rejoindre le djihad. Al-Qaida est présent dans le nord du Mali depuis 10 ans. Il y est à cause de la corruption. Certains politiciens, leaders et hommes d'affaires locaux ont en effet profité de la présence d'AQMI [Al-Qaida au Maghreb islamique]. Le djihad violent naît du désespoir : il a quelque chose d'attrayant pour le jeune Malien moyen qui ne voit aucune autre solution à ses problèmes.

    AS : Prendre part à l'opération militaire au Mali... et encourager la participation des leaders locaux, traditionnels et religieux dans la démocratie et la décentralisation.

    MT : Les [islamistes extrémistes] ne sont pas si nombreux dans cette région et la menace islamiste a été exagérée. Ce n'est pas comme si l'islam radical y bénéficiait d'un vaste soutien. La principale menace islamiste est née en Algérie dans les années 1990. Le problème n'a pas été résolu : il a simplement été contenu. Le Mali n'a pas la capacité de combattre les islamistes. Le gouvernement algérien est plus à même de le faire. Il faut aussi recueillir davantage de renseignements afin de mieux comprendre cette menace.

    ob/aj/cb -gd/amz

    [FIN]


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    Source: World Food Programme
    Country: Mali

    Contexte, objectif et méthodologie

    La région de Mopti a été le théâtre d'affrontements entre les groupes armés, d'une part, et les forces armées maliennes, soutenus par une coalition internationale à partir du 9 janvier. En particulier, la ville de Konna, situées à 55 kilomètres au nord de Sevaré, était l’épicentre des combats qui ont causé le déplacement massif de sa population vers le Sud, en traversant le fleuve Niger.

    Ces combats font craindre une dégradation des conditions de vie des populations présentes dans cette zone, et en particulier des populations vivante dans la zone précédemment sous contrôle des groupes islamistes armés, des populations déplacés (récentes ou non) et des communautés hôtes. Ces populations connaissent d’ores et déjà nombreux difficultés qui résultent de la perturbation de certaines activités économiques et d’une forte pression sur des disponibilités alimentaires déjà raréfiées.

    Compte tenu des impacts de ces phénomènes sur les activités économiques et les circuits d’approvisionnement, on s’interroge sur le devenir du commerce céréalier et de la sécurité alimentaire dans cet espace situé sur la ligne de front, qui est un carrefour très important du commerce routier et fluvial entre le Sud et le nord du Mali.

    C’est afin de mieux cerner les perspectives de la sécurité alimentaire et des moyens de subsistance de ces populations que le PAM a effectué une revue des informations disponibles dans la zone.


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    Source: World Food Programme
    Country: Eritrea, Ethiopia, Somalia, Yemen

    The Republic of Yemen faces a continuing humanitarian crisis following internal conflict and political instability, a breakdown of social services, the impact of high food and fuel prices, and rising poverty. Volatility in the Horn of Africa continues to add to Yemen’s complex humanitarian crisis, with 236,000 registered refugees currently in Yemen. Many refugees arrive with the expectation of passing through Yemen to the neighbouring oil-rich states. While the most vulnerable are accommodated in the isolated Kharaz refugee camp, many choose to settle in Yemen’s urban centres


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    Source: Catholic Relief Services
    Country: Mali

    While French and Malian troops have regained most of northern Mali’s territory from extremist rebels who seized it last year, thousands who fled the violence are in dire need of assistance. CRS has helped those who fled to the country’s capital, Bamako, with monthly cash distributions so they can meet their most immediate needs.

    Eighteen-year-old Djélika Haïdara was pregnant when she left Mali’s storied city of Timbuktu after the rebels arrived. Her son Ousame is now 5 months old. They live in rented rooms in Bamako with 20 other family members. CRS helps her, and thousands of others in Bamako, by giving them debit cards that provide with $16 per person per month, used to pay for food, rent and medical expenses.

    As of February 2013, more than 227,000 people have been displaced within Mali due to the conflict. Another 143,000 more have fled to neighboring countries like Burkina Faso and Niger, where CRS assist them with food, shelter and clothes


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    Source: CDAC Network
    Country: Kenya, Somalia, World

    During humanitarian crises people have an urgent need for information. From earthquakes to armed conflicts, affected communities need to know the answers to a number of questions: Is it safe to go home? What is the extent of the damage? Where can I get clean water and food?

    Information and communication is vital and can be life-saving to communities affected by crisis. “Poor information flow is undoubtedly the biggest source of dissatisfaction, anger and frustration among affected people” was one of the conclusions of a report on the Indian Ocean Tsunami of 2004.

    Radio can save lives at these times by providing critical information to affected communities, as well as offering a forum for discussion and dialogue. With its ability to reach local and international audiences, shortwave (SW) radio has an important role in delivering news to the most remote communities and providing emergency information and relief during emergencies.

    Some of the key advantages of SW radio include the fact that no local license is required to broadcast to the affected community. A broadcaster that already has a contract can easily and quickly add additional hours and the SW transmission sites are often outside the affected area, meaning infrastructure may not be damaged.

    Many members of the Communicating with Disaster Affected Communities Network (CDAC) highlight the importance of radio in emergency response through their projects as well as advocating for the need to distribute radios. On World Radio Day (February 13th), we highlight a few of these projects.

    Importance of Radio in Emergency Response

    The Dadaab Refugee Radio Service is a collaborative project, by Internews Europe and Internews, with Star FM and local young journalists, which services more than 444,000 refugees in Dadaab, Kenya. The service provides crucial community and humanitarian information and enables two-way communication between local communities and humanitarians through regular broadcasts.

    In Kenya and Somalia, IMS was involved in establishing the humanitarian radio service Radio Ergo. With daily one-hour broadcasts, the service provides listeners in Somalia and in refugee camps in Kenya with valuable and life-saving information on issues such as health and HIV/AIDS, education, conflict prevention, and emergencies, such as droughts and floods..

    BBC Media Action help people affected by humanitarian emergencies cope with the situation and voice their opinions on relief and recovery effort. They support community radio stations around the world as well as providing lifeline programming. BBC Media action recently ran a training in Nepal, about how lifeline radio programming can save lives.

    Listen to Ko Ko Aung, from BBC Burmese Yangon, speak about the role of SW radio in response Cyclone Nargis, Burma on the World Radio Day SoundCloud.

    FIRST Response Radio is a network of radio broadcasters, NGOs and Government partners that delivers critical information to affected communities in the immediate aftermath of an emergency, using a portable “radio in a suitcase”. Directly after the 2012 floods in Assam, India, the local FIRST Response Radio team had programmes on the air on SW in three days. Where local teams are prepared and licenses are available, a FIRST Response “suitcase radio” team can be on the air in less than 72 hours.

    These CDAC Network members support local radio stations in order to encourage communication in affected communities. Local FM can broadcast 24 hours a day, providing a great volume of information to the community. Local studios allow direct access to officials for interviews while operating in the center of the disaster zone. A local station also encourages and allows more feedback from the affected community – which is then passed on to Government and humanitarian groups. Used together, both SW and FM radio can provide critical information to affected community and create two-way communication with the responding community.

    Tell us about the role of radio in disaster response on Twitter, using hashtags #commisaid and #worldradioday


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    Source: NATO Civil-Military Fusion Centre
    Country: Iraq, Lebanon, Mali, occupied Palestinian territory, Syrian Arab Republic
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    INSIDE THIS ISSUE

    Iraq 1

    Mali 2

    Syria 3

    IED/Demining 4


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    Source: Save the Children
    Country: Mali

    Washington, D.C. (Feb. 13, 2013)—Save the Children is warning that thousands of children displaced by the conflict in Mali face food shortages. These children were already suffering from the devastating food crisis even before being displaced, and require urgent humanitarian aid as their families cannot afford to buy enough food.

    Save the Children estimates that 203,500 children fled their homes in the northern regions of Gao, Timbuktu and Kidal since the outset of the conflict over a year ago. More than half of them have been displaced within the country, while the rest have sought refuge in neighboring countries.

    "Thousands of children have had to flee their homes in terror after suffering months of extreme hunger and are now at risk," said Tom McCormack, Save the Children’s Country Director in Mali. "Children are still going hungry, with many cutting down on meals and some reduced to eating only rice. They need urgent help."

    Displaced families have told Save the Children staff about their daily struggle to get by:

    • "Food is a problem. We don’t have money so we don’t have food. I only eat rice and gruel and am hungry," Amada, 13-year-old boy [Koutiala].

    • "The children tell me all the time they’re still hungry. We only have rice to eat, we can’t afford vegetables, we urgently need food," Zeinabou, 44, mother of seven children [Sikasso].

    • "It was really hard in Niger, especially because of the hunger. I was eating rice, only rice. It was expensive, and there wasn’t enough money to buy anything more," Maimouna, 15-year-old-girl [former refugee in Niger, recently displaced to Koutiala]. As the conflict begins to abate in some parts of the north, tens of thousands of displaced families are now faced with the difficult decision of whether to return home. But without assistance, Save the Children says that they face the prospect of returning completely destitute, many to houses and shops that have been destroyed and pillaged during the fighting.

    Many will be forced to rebuild and replace what was stolen or damaged with no income or savings to do so. Making matters worse, the northern region is still affected by the food crisis, which has an impact on hundreds of thousands of children.

    "While fighting dies down in some areas, the situation is far from stabilized and many families will remain displaced for weeks or even months to come. Those who do return home will face extreme difficulties in rebuilding their lives, and for all those affected by both the food crisis and the conflict, it is clear the road to recovery will be a long one," McCormack said. "We need to remember that even before the recent conflict or food crisis, Mali was already one of the poorest countries in the world."

    Save the Children has been in Mali for 25 years and is now working to expand its existing protection, livelihoods and nutrition programs to meet the needs of displaced children who have arrived in Mopti, south of Gao and Kidal, as well as southern areas of the country such as Sikasso.


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    Source: AlertNet
    Country: Burkina Faso, Cameroon, Chad, Gambia, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, Senegal

    Wed, 13 Feb 2013 14:41 GMT

    Source: alertnet // Katie Nguyen

    LONDON (AlertNet) - Up to 10 million people across the Sahel region are at risk of food insecurity in 2013 and 1 million children are at risk of severe acute malnutrition, according to the United Nations.

    View full report and video on AlertNet.


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    Source: US Agency for International Development
    Country: Bangladesh, Colombia, Georgia, Haiti, Kenya, Malawi, Nepal, Niger, Rwanda, Senegal, Somalia, Timor-Leste, Uganda, Viet Nam

    About FrontLines

    Insights from Administrator Rajiv Shah

    RISK & RECONCILIATION

    • Insuring the Most Vulnerable Against a World of Risk
    • Second Time Around, Bangladesh Finds Success in Preparing for the Worst
    • For Colombians Displaced by Conflict, New Land Laws May Line a Path Home
    • Relief for Georgian Growers When the Skies Open
    • In Drought-Prone Malawi, Shining Lights of Hope
    • Turning the Page on Rwanda's Genocide
    • The Days of the Big Fish: Changing Reefs Mean Conservation Is Key for Coastal Timorese
    • Vietnam Tightens Noose on Emerging Disease Threats
    • Calling the Shots: Women Mend Fault Lines of Conflict in Uganda

    RESILIENCE

    • For Nepal’s Bursting Lakes, Help from Halfway Around the World
    • East Africa’s Dryland Herders Take Out a Policy for Survival
    • Niger’s ‘Tree of Life’
    • Worth More than Peanuts
    • Surplus in Senegal, Even Without the Rains

    MEDIA

    • When Information Is a Lifeline: the Role of Local Media in Humanitarian Crises
    • Hero Hacker Inspires Kenya’s Comic Book Fans to Action
    • Better Reporters, Less HIV?

    Read the full issue


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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Mali
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    Source: MSF
    Country: Burkina Faso, Mali, Mauritania, Niger

    Conflict in northern Mali is still forcing large numbers of people to flee their homeland and seek sanctuary elsewhere in the countries of the Sahel region, but the conditions in the camps where they are living are themselves leading to disease and suffering.

    According to UNHCR, approximately 150,000 Malian refugees are living in camps in Burkina Faso (Ferrerio, Dibissi, Ngatourou-niénié, and Gandafabou camps), Mauritania (Mbera camp), and Niger (Abala, Mangaize, and Ayorou camps). Doctors Without Borders/Médecins Sans Frontières (MSF) has been working in these eight camps since March 2012, providing primary and maternal health care and treating malnutrition. MSF is also vaccinating children between six months and fifteen years old for measles. Nearly 12,000 consultations and 5,000 vaccinations have been carried out since the beginning of the year.

    Nearly 67,000 refugees—mainly women and children—have arrived in the border town of Fassala, Mauritania, since January 2012. “At the border crossing at Fassala, Mauritania, people are arriving thirsty and showing signs of fatigue,” explains Karl Nawezi, MSF project manager in Mauritania. After being registered by the authorities, refugees wait in a transit camp before being transferred to Mbera, a small, isolated village in the Mauritanian desert, just 30 kilometers [about 19 miles] from the Mali border.

    Poor Living Conditions in the Camps

    The refugees in Mbera are totally dependent on humanitarian aid. An insufficient number of tents has been distributed, however. Families are assembled under large tents called “meeting points” that leave them exposed to the elements. Fed up with waiting, some construct their own makeshift shelters out of straw mats and pieces of fabric to protect themselves from sand and dust storms. “In Mauritania, as is the case elsewhere [in the Sahel refugee camps], people are suffering from diarrhea, respiratory infections, and skin infections because of the poor conditions in the camps,” says Nawezi.

    Families Fleeing in Panic

    Last year the movements of people across the Malian border were organized, but a recent increase in military activity in Mali caused about 14,000 refugees to flee in panic from Timbuktu, Léré, Goundam, Larnab, and Nianfuke. Many arrived in Mbera with almost nothing after traveling for several days. “Recent developments in the conflict have caused panic,” says Nawezi. “People have just fled, fearful of getting caught in the crossfire.”

    Malnutrition a Constant Concern

    In November 2012, a nutritional survey taken in Mbera revealed that nearly one in five children (17 percent) was malnourished and that 4.6 percent of children were suffering from the most severe form of malnutrition upon arriving at the camp. MSF medical teams have expanded their activities to prevent and treat cases of severe malnutrition. “The main challenges are to ensure that children are vaccinated against disease, protected from malaria, and have access to food that’s appropriate to their needs,” says Nawezi.

    MSF has set up therapeutic feeding centers to care for the most malnourished children. These facilities have already admitted 1,000 children across Mauritania, Burkina Faso, and Niger. Once admitted, patients are given special milk and nutrient-rich therapeutic food. As malnourished children are more susceptible to illnesses like measles, malaria, and diarrhea, their health must be monitored closely.

    MSF is an independent medical humanitarian organization that provides health care while observing the principles of impartiality and neutrality. MSF does not receive any government funding for its activities in Mali, which are financed entirely by private donations. The organization is working in Timbuktu, Gao, Ansongo, Douentza, Konna, and Mopti. MSF has also managed a 350-bed pediatric hospital in Koutiala, southern Mali, since 2009. MSF has been working in Mali since 1992.


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    Source: UN Security Council
    Country: Mali, Somalia, World

    CS/10916 Conseil de sécurité 6919e séance – matin

    Au cours d’un débat tenu ce matin sur le thème de la « coopération entre l’Organisation des Nations Unies et les organisations régionales et sous-régionales aux fins du maintien de la paix et de la sécurité internationales », les membres du Conseil de sécurité se sont félicités du rôle que l’Union européenne joue à travers le monde, en partenariat avec les Nations Unies et d’autres organisations, pour préserver la paix et la sécurité mondiales. Au cours de cette séance de travail, le Conseil de sécurité a entendu une présentation de Mme Catherine Ashton, Haute-Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

    Mme Ashton a présenté au Conseil quelques exemples de l’implication de l’Union européenne dans la préservation de la paix mondiale. Elle a notamment indiqué qu’en Somalie, l’opération navale européenne « Atalante » avait permis en 2012, de réduire de 97% le nombre d’actes de piraterie maritime commis par rapport à l’année précédente. Parlant de la situation au Mali, Mme Ashton a indiqué que l’Union européenne vient de fournir un appui financier de 50 millions d’euros à la mise en place de la logistique de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), créée par une résolution du Conseil de sécurité, afin de la rendre bientôt opérationnelle.

    Abondant dans la même veine, la représentante du Luxembourg a rappelé que l’Union européenne avait déjà déboursé 400 millions d’euros de financement afin de soutenir la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). Le représentant de la France a quant à lui annoncé le déploiement à partir de la mi-mars, de la mission de formation de l’Union européenne qui fournira un entrainement aux troupes africaines engagées dans la MISMA pour leur permettre de restaurer et maintenir la souveraineté territoriale du Mali.

    Ces actions, jugées louables pour le maintien de la paix par de nombreuses délégations, ont fait dire au représentant du Maroc que l’Union européenne est un partenaire privilégié des Nations Unies, et un acteur majeur de la paix et de la sécurité à travers le monde. Ceci a été illustré par l’attribution du prix Nobel de la paix à l’Union européenne en 2012, a rappelé le représentant.

    Au-delà des actions multiformes menées par l’Union européenne dans le cadre du maintien de la paix, le représentant de l’Azerbaïdjan a cependant souhaité qu’il y ait plus de cohérence dans la manière dont l’Union européenne déploie ses interventions, notamment en ce qui concerne le Mali. Les droits de l’homme ne doivent pas être utilisés comme un moyen de pression politique sur les autres partenaires de la communauté internationale, a quant à lui souligné le représentant de la Fédération de Russie en mentionnant l’intervention de l’Union européenne dans le différend opposant la Serbie au Kosovo. Appelant ensuite l’Union européenne à respecter l’esprit et la lettre du statut qui est celui de l’Union européenne vis-à-vis de l’Organisation des Nations Unies, il a invité l’Union européenne à ne pas se servir de ce statut pour agir de manière unilatérale en prenant des mesures contre certains États tiers. Le représentant du Togo a, quant à lui, estimé que les voix discordantes qui se font parfois entendre entre les membres de l’Union européenne sont parfois un frein à la coopération de l’Union européenne avec les Nations Unies.


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    Source: Refugees International
    Country: Mali

    By Katia Gibergues-Newton, Refugees International Intern The French intervention in Mali has attracted international support primarily because of its regional implications. The fear – shared in the U.S., Europe, and throughout West Africa – is that if left unchecked, Al-Qaeda inspired groups like Ansar Dine and MUJAO could turn northern Mali into a safe haven for terrorist operations across north and western Africa. Indeed, many regard the recent hostage crisis at In Amenas, Algeria, as just the tip of the iceberg. The Obama administration, at first reticent to engage in a new war, has now pledged $96 million to support the French and African military operations there.

    The U.S. House Committee on Foreign Affairs will hold a hearing tomorrow to press the Obama administration on its plans “to work with African forces to rid the region of militants,” in the words of the committee’s chairman, Ed Royce. The hearing will most likely focus on security and counter-terrorism, but there are humanitarian concerns that must not be neglected.

    The recent conflict has a major impact on the humanitarian situation in Mali. Since the onset of the crisis a year ago, more than 400,000 Malians have fled their homes. Worse yet, at the time the crisis erupted, Mali and its neighbors were struggling to cope with a food crisis that affected 18 million people – 5 million of whom were Malian – and placed one million children at risk of starvation. The conflict in the north has significantly hindered humanitarian access to food-insecure populations that remain in the north. At the same time, Malian refugees have fled to areas of neighboring countries that are among those hardest hit by the food crisis, and where local populations themselves lack sufficient food, water, and animal fodder. Malian civilians have also been subjected to other hardships and atrocities, including torture, mutilation, rape, and mass killings, for which there has been little aid and limited accountability. In the face of this escalating emergency, it is imperative that the U.S. not overlook the unmet humanitarian needs of the Malian people.

    To date, only a fraction of the humanitarian needs in Mali have been funded. Out of the $373 million sought by the UN’s 2013 Consolidated Appeal Process (CAP) for Mali, only $10 million has been committed. The European Union recently committed $26 million for humanitarian aid in Mali, but not to fund projects listed in the CAP. American humanitarian aid to Mali is also limited, and it could be cut further if sequestration kicks in later this year.

    This significant funding shortfall is having severe repercussions on the ground, especially for Malian women and children. In some refugee camps, malnutrition rates among children are above 20 percent; the threshold to qualify as an emergency is 15 percent. The majority of Malian refugee children have been without education for close to a year, while women and children who suffered physical and emotional trauma lack sufficient care. Assistance to internally displaced Malians now living in the country’s south has also been very limited. At tomorrow’s hearing, Committee members should ask why these needs have not been met, and also make clear their support for additional humanitarian aid.


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    Source: US Agency for International Development
    Country: Senegal

    By Zack Taylor

    In the drought-prone Sahel, USAID trains extension agents to share conservation farming techniques with village cultivators, allowing them to thrive where hardship is the norm.

    MATAM, Senegal—Hamidou Ly looked up at the sky and shook his head. For weeks, the year’s anticipated rain hadn’t arrived. Finally, one day he felt a drop, then several more, and raised his arms to the heavens. The rainy season had come, albeit late and ultimately infrequent, but Ly wasn’t worried.

    At harvest time, he and his fellow “lead farmers” in this remote village in Senegal’s extreme north region of Matam had a surprise for their fellow cultivators: an increase in production despite the substandard precipitation.

    “Only a little rain came this year, but we’ll still have enough food!” Ly exclaimed, expressing hope despite the grim outlook for cereal harvests debated across Matam at the outset of the growing season.

    Ly is one of a small group of farmers in the district who piloted conservation farming techniques in their sorghum fields this year. Conservation farming involves minimally disturbing the soil, which is essential to maintaining minerals, stopping erosion and preventing water loss. Tilling, once thought to increase soil fertility, is now understood to have the opposite effect, while also increasing erosion. By tilling less soil, the farmer saves time and labor while retaining more organic matter by disturbing less top soil.

    Another tenet of the method is to rotate crops yearly. Crop varieties are unique in the nutrients they require and the pests they attract. Rotation keeps populations of insects down and nutrient levels more balanced.

    Conservation farming can help communities survive and even prosper in the face of fickle growing conditions, and was introduced by USAID in Senegal under the U.S. Government’s flagship food security initiative, Feed the Future.

    For USAID, focusing on resilience in vulnerable areas of Senegal and in other countries in the Sahel promises to help households, communities and systems to manage and recover from drought or other shocks without suffering lasting negative impacts—in ways that encourage economic growth.

    Conservation farming forms one part of a climate-smart agriculture strategy, which also includes developing improved seed strains and micro-dosing fertilizers with nutrients to promote stronger growth. Such innovations not only provide an economic boon in vulnerable areas, but taken together with initiatives to strengthen local governance, civic institutions, and health practices will help lift entire communities out of poverty.

    An Agent of Progress

    Sokhna Gueye Thiam, a USAID facilitator for the village, found the 44-year-old Ly to be a dynamic, rigorous and skilled cultivator with an outstanding commitment to his community, and chose him as an extension agent of the Federation of Fouta Development, a union of producer organizations supported by USAID.

    In this capacity, Ly covers the entire rural community of about 1,200 people and ensures regular monitoring of farms in two villages, where 11 pilot producers who have applied conservation agriculture techniques this year have seen similar results.

    Up at dawn, Ly tends his own fields before making daily rounds to the other farmers’ plots, where he assesses the progress of his colleagues’ cultivations, offers comments and counsel, and provides critical monitoring information to USAID as it follows the progress of the dozen experimental fields. “Ly is a great asset to his fellow farmers,” said Thiam. “We have helped him become a specialized trainer in income generation, and he encourages his colleagues to approach their agricultural activities more like a business by tracking their input expenditures and calculating their potential production.”

    With the able help of his 13-year-old son Mamadou, Ly tills about a hectare and a half of okra, hibiscus, rice, sorghum, cowpea and melon. Having scrupulously applied all the conservation farming techniques he learned from USAID training, he has witnessed a remarkable increase in yield on the third of his plot cultivated using the new resilience-based approach.

    “Conservation agriculture training convinced me of the importance of being ready for planting in time for the first rainfall,” Ly said. “That first rain is like the first feeding of a newborn baby, it’s that essential for rapid growth of all my crops.”

    Despite having used the technique on just a third of his land, Ly estimates he will harvest enough grain to feed his family of six throughout the next year without having to purchase additional food during next year’s rainy season.

    Next season, Ly said, he will practice conservation farming on all his land and he’s already preparing, looking to buy a “ripper.” The ripper helps producers dig lines through the soil with little to no till. Targeting organic matter on the line reduces fertilizer use and retains moisture in the soil, helping plants to survive climactic stresses.

    Using the technique on all his land, Ly estimates he can grow enough sorghum for his family while having a significant surplus to sell at the market. Eliminating Chance

    Introduced in Senegal by USAID back in 2009, conservation farming has proved a boon to producers who previously succeeded by chance, depending on capricious rainfall of any given growing season.

    Although the Sahel region is experiencing drought so bad that the United States recently declared a disaster in Senegal and several neighboring countries, farmers employing the technique across the country nonetheless saw even greater yields than usual last year, ensuring the food security of their communities and earning higher profits as well.

    “All through the region, village farmers have seen yields superior to those obtained using traditional methods,” said Falilou Faye, regional director of rural development in Kaolack. “Despite the low rainfall, they have actually risen, dramatically in places.”

    In the 2011 season, yields increased 49 to 71 percent for rain-fed millet and maize grown using conservation farming techniques in Kaolack, according to data gathered by the Rural Development Agency. In other regions of Senegal where the techniques were applied, the same trend appears. In the Tambacounda and Kédougou regions, annual yields rose around a quarter for the 2011 rainy season.

    As for young Mamadou Ly, a new world of farming is opening up just as he begins to learn the art of cultivation. “I can’t believe farmers haven’t been doing this for years. It’s so easy, and it makes such a difference.”

    JOINT PLANNING CELL

    In May 2012, USAID introduced a new way of doing business through a “joint planning cell” that brings together humanitarian and development experts from across the Agency to develop and implement a multi-sectoral approach toward increasing food security, reducing malnutrition and building resilience among vulnerable populations in this region. In addition to climate-smart agriculture, the approach focuses on health and nutrition, micro-credit and savings, local governance, disaster preparation, conflict mitigation, improved access to markets, and more effective methods of irrigation.


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    Source: Famine Early Warning System Network
    Country: Mali
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    The resumption of fighting affects food security

    The resumption of fighting in the north is heightening food insecurity, particularly in areas dependent on the market systems disrupted by insecurity. Continued uncertainty over future developments in the rapidly changing and dynamic situation makes it difficult to project the most likely future direction of the conflict. Thus, the following analysis assumes a continuation of the current situation and will be updated as new data is made availabl

    KEY MESSAGES

    • Following an outbreak of new conflict in northern Mali, the closure of the Algerian border and the rupture of the Mopti-Timbuktu-Gao trade corridor pose immediate constraints to the regular flow of food supplies, particularly in the Gao and Kidal regions. The absence and/or restricted access of traders to these markets could rapidly erode food security, particularly for pastoralists in these areas who are completely dependent on the market to meet their food needs.

    • Food insecurity levels in northern agropastoral areas will reach IPC Phase 2: Stress earlier than expected, by February instead of March, with the socio-economic problems created by the new outbreak of fighting and restrictions on the free circulation of people and goods.
      The normalization of food security drivers in the south is helping to maintain IPC Phase 1 (minimal food insecurity) in this part of the country.

    • Based on currently available information, and assuming that market disruptions and constraints to humanitarian assistance delivery persist, IPC Phase 3 (crisis) is expected by the beginning of April in pastoral areas due to the shut down of key markets, restrictions on the movement of people and goods, and the beginning of the lean season.

    • Preliminary estimates put nationwide crop production at more than 20 percent above the five-year average, which is improving overall cereal availability. However, the approximate 60 percent decline in average output in livelihood zones 3 (Fluvial rice and transhumant livestock rearing) and zone 6 (the Niger River Delta area of Djenné) will prolong the lean season in these areas, quickly propelling them into IPC Phase 2, particularly in the case of the municipalities of Gourma Rharous, Bourem, and Gao.


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    Source: Famine Early Warning System Network
    Country: Chad, Libya, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria
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    Cereal prices in the Sahel continue to stabilize, approaching seasonal averages

    KEY MESSAGES

    • Food insecurity across the region is stable at IPC Phase 1: Minimal levels, except in flood-affected areas of northern Nigeria, poor-performing agropastoral zones in North-Central Mali and western Niger, and localized pockets in southern Mauritania, where very poor and poor households are classified in IPC Phase 2: Stress. These populations will require well-targeted and technically appropriate assistance to build resilience before seasonal price increases during the lean season.

    • Food security continues to steadily improve off-season harvests and cereal price stability. In general, cereal prices (millet, sorghum, and corn) are unchanged or decreasing from last month, though still above the seasonal average (by 37 to 60 percent) on certain markets, particularly in the case of millet.

    • Restrictions on travel and trade following the closing of Libya’s borders with Chad and Niger, escalating conflict in northern Mali, and the evolution of Nigerian market response to both flooding and heightened unrest require monitoring, with specific attention to the impact of these factors on commercial flows and pastoral systems.

    • Malian markets, which had gradually been rebounding, have been further disrupted by the resumption of hostilities in the north. The impact of insecurity on regional flows of trade and labor is a key factor to monitor in the coming weeks.


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    Source: Famine Early Warning System Network, Food Security and Nutrition Analysis Unit
    Country: Somalia

    1 February 2013, Nairobi/Washington – While the number of people in need of humanitarian assistance in Somalia has halved to 1.05 million since August 2012, malnutrition rates remain among the highest in the world, according to the latest data released today. Humanitarian assistance to protect livelihoods, reduce acute malnutrition, and help the most food insecure populations is needed over the next six months.

    The underlying vulnerability of poor households also requires actions to address the causes and reduce the risks of food and nutrition insecurity by increasing the resilience of existing livelihoods.
    A new report by the Food Security and Nutrition Analysis Unit (FSNAU) of the UN’s Food and Agriculture Organization (FAO) with the Famine Early Warning Systems Network (FEWS NET) warned that although average rains in Somalia boosted food production and livestock farming, these gains could easily be reversed. Following two consecutive seasons of extreme drought, the UN declared famine in parts of southern Somalia in August 2011. During the 2011 Gu season, the harvest only reached an estimated 26 percent of average, and 4 million people required humanitarian assistance.

    Food security conditions improve The recent improvements in food security are attributed to continued humanitarian interventions, improving food stocks at the household and market levels from the ongoing 2013 Deyr harvest, sustained high livestock prices, and improved milk availability during the October to December Deyr rainy season across many pastoral areas of Somalia. Following the famine declaration in 2011, sustained humanitarian response and multiple seasons of below average to good rainfall in most parts of the country increased agricultural and livestock production and household purchasing power.

    The average October to December Deyr rains boosted maize and sorghum production, yielding what may be the largest cereal harvest in nearly ten years. Substantial cash crop production also occurred as some farmers shifted from cereals to more profitable sesame. The recent multi-agency assessment found high production in Bay Region, which contributes more than half of Somalia’s sorghum production, as well as in Lower and Middle Shabelle Regions. However, a few areas in the South are likely to have a poor harvest in January and February due to late and erratic Deyr rainfall.


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