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ReliefWeb - Updates

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    Source: World Food Programme
    Country: Burkina Faso, Cameroon, Chad, Gambia, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, Senegal

    ROME – A year after the international community launched a massive humanitarian response to the food and nutritional crisis affecting millions of people across the Sahel region of Africa, leaders of humanitarian agencies, government representatives from countries affected and major donors met today to review the effectiveness of their assistance.

    The large-scale response – providing US$1.2 billion in assistance to around 10 million people across eight countries – helped to avert a humanitarian catastrophe. However, millions of people in the region are still affected by drought, with close to 1.5 million children under the age of five at risk of severe acute malnutrition.

    “This year, some nine million people across the Sahel will still require food assistance from WFP, through emergency food assistance, rural development, nutrition and education activities,” said Ertharin Cousin, WFP Executive Director, host of the high-level event. “Boosting food security and building resilience lies at the heart of our collective efforts to change the pattern of recurring drought and continue on the path towards a better future.”

    While crop prospects are currently encouraging, there is a high risk of future shocks, due to increased rates of poverty and undernourishment, extreme weather, environmental degradation, low investment in agriculture, high prices and vulnerability to market volatility. Conflict in Mali has triggered widespread displacement in the region, uprooting half a million people and placing pressure on communities still recovering from drought.

    “Even if overall we got the emergency response right last year, our long-term agenda needs to be focused on strengthening the coping capacity of communities and countries,” said Kristalina Georgieva, European Commissioner for International Cooperation, Humanitarian Aid and Crisis Response, ECHO. She highlighted four key points in the response: early action taken by governments in the region, agencies and donors; a multi-sectoral response; targeting of the most vulnerable; building resilience.

    “The focus of the United Nations strategy for the Sahel is on the people of the region, to help them address the root causes of instability, with special emphasis on marginalised communities,” said Romano Prodi, the UN Secretary General’s Special Envoy for the Sahel. “My role is to bring the best minds and all the resources possible around key long-term development issues that critically affect the peoples of the region.”

    A short documentary film, “The Human Chain,” produced by WFP and ECHO, was given its first public screening at the Rome meeting. The film, which chronicles the humanitarian response to last year’s Sahel crisis, illustrates various forms of assistance – including cash and vouchers, special nutrition programmes to prevent severe cases of malnutrition as well as support for smallholder farmers to improve their self-reliance in the face of difficult climatic and economic conditions.

    Participants included: senior leadership of the UN World Food Programme (WFP), the Food and Agriculture Organization (FAO), the International Fund for Agricultural Development (IFAD), the UN Development Programme (UNDP), the UN Children’s Fund (UNICEF), the Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA), the European Commission’s Humanitarian Aid and Civil Protection department, joined by senior representatives from the United States Agency for International Development (USAID) , the French Ministry of Foreign Affairs, the Executive Director of Action Contre la Faim (ACF), representatives of the African Union (AU), Economic Community Of West African States (ECOWAS), a broad representation of donor governments and WFP Board members.

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    For broadcast quality footage of the Sahel, contact Marco Frattini marco.frattini@wfp.org Office: +39066513 2275 Mobile: +39 340 224 3140 Links to video and shotlist: http://www.yousendit.com/download/UW13c2ZObThUMFA0WjlVaghttps://rcpt.yousendit.com/1312853030/e2fc7879f9d3d97fcdd02c867141dde8

    For photos in High Resolution together with caption material and terms of use, please contact Rein Skullerud Office: +39066513 2687 Mobile: +393465034101

    WFP is the world's largest humanitarian agency fighting hunger worldwide. Each year, on average, WFP feeds more than 90 million people in more than 70 countries. Follow us on Twitter: @wfp_media

    For more information please contact (email address: firstname.lastname@wfp.org): Emilia Casella, WFP/Rome, Tel. +39 06 6513 3854, Mob. +39 347 9450634 Gregory Barrow, WFP/London, Tel. +44 20 72409001, Mob. +44 7968 008474 Elisabeth Byrs, WFP/Geneva, Tel. +41 22 917 8564, Mob. +41 79 473 4570


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    Source: Terre des hommes Foundation Child Relief
    Country: Mali

    Préoccupée par la situation des populations vivant à proximité immédiate des zones de conflit et afin soutenir les structures gouvernementales dans leur réponse à l'urgence, Tdh a ouvert une base opérationnelle à Ségou, à 200 km au Nord de Bamako. La priorité pour Tdh est d’apporter de l’aide aux centres de santé dans cette région, la plus touchée du pays par la malnutrition. Tdh s’engage à améliorer les conditions d'accès à l'eau potable, à l'assainissement et à l'hygiène dans ces centres et dans les villages alentours, qui ont vu affluer des milliers de déplacés provenant des villes du nord aux prises avec le conflit. Une attention particulière est portée aux enfants séparés de leurs parents ou victimes de violence.

    Dans un pays déjà affecté par une crise nutritionnelle qui a touché toute la région du Sahel en 2012, la situation actuelle dans le nord et le centre du pays ne fait qu'empirer les conditions de vie des populations vivant à proximité des zones de conflit. La fragilité des structures étatiques rend encore plus précaire l’accès à des services de bases (santé, eau, abris, éducation) déjà limités. Au Burkina Faso et en Mauritanie où Terre des hommes est présente depuis des décennies, les équipes viennent en aide aux familles maliennes réfugiées dans des camps. Terre des hommes craint qu'une escalade du conflit au nord provoque l'exode de nouvelles familles en quête de nourriture ou de soins, ainsi que les risques de violences, notamment à l'encontre des femmes et jeunes filles.

    Deux crises: des conséquences dramatiques

    Au Mali, et notamment dans la région de Ségou, l'agriculture tient une place primordiale. Ce mode de vie, lorsqu’il est menacé par la sécheresse, fragilise les familles et les enfants. Habitant l'un des quinze pays les plus pauvres du monde, les communautés ne peuvent en effet se rattacher à quelque autre source de revenu et d'alimentation. Même avant la forte sécheresse de 2011-2012, l'insécurité alimentaire et la dénutrition étaient déjà chroniques dans le pays.

    Dans les régions rurales, les populations sans ressources perdent accès aux services de base: eau potable, scolarité, soins de santé, matériel agricole, crédit et emploi. A Ségou, plus de 900'000 enfants travaillent, parfois dès leurs 5 ans, dans l’agriculture, la pêche ou l’élevage. Les jeunes filles sont souvent contraintes de migrer vers les grandes villes en quête de travail domestique. Certaines sont alors victimes d'abus et de grossesses précoces. Une fois rentrée chez elles, ces enfants sont généralement rejetées par la famille, puis soit abandonnées soit confiées à d'autres familles.

    Depuis plus d'un an, cette situation s'aggrave avec le conflit armé qui touche le nord du pays. Selon le décompte des Nations Unies, plus de 230'000 personnes se seraient déplacées dans le sud du Mali et dans les pays voisins, soit en s’installant auprès de familles élargies ou en s’isolant dans des camps aux abords des villes (source: OCHA). A Ségou, sur l’axe conduisant de Bamako au nord du pays, l'afflux des déplacés est particulièrement important. En raisons des incertitudes sécuritaires provoquées par le conflit, les mouvements de denrées alimentaires se font plus rares, les services fonctionnent au ralenti et les opportunités de travail diminuent. Les enfants sont également confrontés à des risques plus importants d'abus et de mauvaise alimentation. Certains enfants séparés de leur famille se retrouvent sans attache dans les régions du sud.

    Veiller à la santé et à la protection des enfants

    Terre des hommes intervient dans deux districts sanitaires de la région de Ségou (Macina et Markala). Elle s'emploie à améliorer les capacités des services publics existants à offrir soins et protection aux communautés. Au niveau des services de santé, Tdh améliore la qualité et l’accessibilité aux soins, principalement en faveur des enfants atteints de malnutrition sévère, donc exposés à des risques de retards sérieux dans leur développement physique, voire à des risques mortels. Tdh soutient également les centres de santé de la région dans la prise en charge des enfants, la réponse aux maladies infectieuses et parasitaires, les carences nutritionnelles et la vaccination et améliore les infrastructures en matière d’assainissement et d'hygiène. Les formations données au personnel de ces centres de santé et aux agents de santé communautaires améliorent le dépistage et la prise en charge des enfants malnutris.

    Dans les mois à venir, ces mêmes agents de santé seront également formés à référer les enfants victimes de violences, d’abus, d’exploitation et de négligence aux agents de protection de Tdh et aux agents des services sociaux étatiques qui seront soutenus en formation et en moyens matériels. Les travailleurs sociaux pourront alors suivre la situation de ces enfants et venir en aide aux familles les plus démunies. Les enfants recevront un soutien adapté selon leurs besoins: sanitaire, scolaire ou psychosocial. Les familles trop affectées par la pauvreté bénéficieront d'un appui socio-économique grâce auquel elles pourront redémarrer une activité économique et répondre ainsi aux besoins de leurs enfants. Les enfants subissant les problèmes les plus graves seront référés vers un réseau de professionnels qui leur offriront une aide sociale, médicale, éducative ou encore juridique.

    Grâce à ce projet, Terre des hommes s'engage à soigner 8000 enfants de moins de 5 ans atteints de malnutrition; d’améliorer les compétences du personnel soignant travaillant dans 31 centres de santé; d’améliorer l’accès à l’eau potable pour 40'000 personnes et de mettre en place un mécanisme de protection des enfants dans les deux districts de Macina et Markala pour protéger 500 enfants victimes de violence, abus, exploitation et négligence.

    Ce projet est soutenu par La Chaine du bonheur et le Service de la Solidarité Internationale du Canton de Genève.


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    Source: Terre des hommes Foundation Child Relief
    Country: Mali

    Worried by the situation of the people living close to the war areas, and also to support the governmental organizations in their response to the emergency, Tdh has opened an operational base in Segou, 200 km to the north of Bamako. Tdh’s priority is to bring aid to the health centres in this region, the worst hit by malnutrition. Tdh has undertaken to improve the conditions of access to drinking water, sanitation and hygiene in these centres and the neighbouring villages, all of which have seen the influx of thousands of displaced persons from the towns in the north, fleeing from the armed conflict. Particular attention is being paid to the children who have been separated from their parents or become victims of the violence.

    In a country already suffering from the food crisis that hit the whole Sahel region in 2012, the present situation in the north and centre only worsens the living conditions of people living in close proximity to the zones of conflict. The instability of State structures makes access to basic services (healthcare, water, shelter, education) even more precarious. In Burkina Faso and in Mauritania, where Terre des hommes has been working for decades, its teams help Mali refugees in the camps. Terre des hommes believes that an escalation of the war in the north will provoke the exodus of additional families seeking food or medical treatment, as well as all the dangers connected with violence, especially against women and young girls.

    Two crises: dramatic consequences

    In Mali, and particularly in the Segou area, agriculture plays a crucial role. This way of life, when threatened by drought, weakens families and children. Living in one of the fifteen most poverty-stricken countries in the world, communities cannot really relate to any other source of revenue and food. Even prior to the terrible drought of 2011-2012, food insecurity and malnutrition were already chronic in the country.

    In rural areas, populations without resources lose their access to basic services: drinking water, schooling, health care, farming materials, credit and employment. In Segou, over 90,000 children work, sometimes from the tender age of 5, in agriculture, fishing or livestock farming. The young girls are often obliged to migrate to the large towns to seek domestic work. Some of them there become victims of abuse or early pregnancy. If they go back home, these girls are generally rejected by their families, either sent away or placed in other families.

    For over a year this situation has been deteriorating due to the armed conflict in the north of the country. According to a statement made by the United Nations, more than 230,000 people are displaced in the south of Mali and neighbouring countries, either moving in with extended families or becoming separated in the camps around the towns (source: OCHA). In Segou, on the major trunk route to Bamako in the north, the influx of displaced people is especially significant. Owing to a lack of security caused by the conflict, transportation of foodstuffs is carried out less frequently, services function at half-speed and the opportunities for work are reduced. The children are also at a greater risk of abuse and the consequences of a poor diet. Some of them are separated from their families and find themselves in the south without homes to go to.

    Watching over healthcare and child protection

    Terre des hommes intervenes in two health districts in the Segou area (Macina and Markala). It is working to improve the capacity of the existing public services by offering healthcare and protection in the communities. For the health services, Tdh improves the quality and accessibility to medical treatment, principally for children with severe malnutrition who are exposed to the danger of serious retardation in their physical development, or even life-threatening risks. Tdh also supports the region’s health centres by taking care of children, responding to infectious and parasitic diseases, nutritional deficiencies, vaccination, and by improving the infrastructure in matters of sanitation and hygiene. Training courses given to the staff of the health centres and to community health workers further the identification of and care for the children suffering from malnutrition.

    In the coming months, these same health workers will also be given training in how and when to refer young victims of violence, abuse, exploitation and negligence to Tdh’s protection agents and to State social service workers who will be supported with training and material means. These social workers will thus be able to follow-up the situation of such children and come to the aid of the poorest families. The children will get the help appropriate to their needs, whether health, school or psychosocial. The most poverty-stricken families will benefit from socio-economic support by which they will be able to restart economic activity and so meet the needs of their children. The youngsters suffering from the most serious problems will be referred to a network of professionals who will give them social, medical, educational or even legal aid.

    With this project, Terre des hommes has undertaken to care for 8,000 children under 5 suffering from malnutrition, to improve the capabilities of the nursing staff in 31 health centres, to improve access to drinking water for 40,000 people and to set up a system for child protection in the two districts of Macina and Markala, in order to safeguard 500 children who have become the victims of violence, abuse, exploitation and negligence.

    This project is backed by Swiss Solidarity and the International Solidarity Service of the Canton of Geneva. Swiss Foundation of the International Social Service Chaine du bonheur et le Service de la Solidarité Internationale du Canton de Genève.


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    Source: World Food Programme
    Country: Burkina Faso, Cameroon, Chad, Gambia, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, Senegal

    ROME – Un an après la réponse humanitaire lancée à grande échelle par la communauté internationale four faire face à la crise alimentaire et nutritionnelle touchant des millions de personnes à travers la région sahélienne de l’Afrique, des représentants gouvernementaux des pays affectés et des pays donateurs se sont réunis aujourd’hui à Rome pour revoir l’efficacité de leur action.

    La réponse massive – s’élèvant à 1, 2 milliards de dollars d’aide pour environ 10 million de personnes à travers huit pays – a permis d’éviter une catastrophe humanitaire. Cependant, des millions de personnes dans la région demeurent encore frappés par la sécheresse, dont 1,5 million d’enfants de moins de cinq ans risquant la malnutrition aiguë sévère.

    “Cette année, environ neuf million de personnes dans le Sahel auront encore besoin de l’assistance alimentaire du PAM, sous forme d’assistance alimentaire d’urgence, de développement rural, et de programmes de nutrition et d’éducation”, a déclaré Ertharin Cousin, la Directrice exécutive du PAM, l’hôte de cette réunion de haut niveau. “Le renforcement de la sécurité alimentaire et le développement de la résilience sont au cœur de nos efforts collectifs visant à renverser la tendance des sécheresses à répétition et à poursuivre sur le chemin d’un avenir meilleur”, a-t-elle ajouté.

    Bien que les perspectives de la campagne agricole soient à présent encourageantes, le risque d’autres chocs à venir n’en est pas moins fort, en raison de l’augmentation des taux de pauvreté et de sous-nutrition, les excès du climat, la dégradation de l’environnement, le manque d’investissement dans le secteur agricole, les prix élevés et la vulnérabilité à la volatilité des marchés. Le conflit au Mali a provoqué une grande vague de déplacements dans la région, déracinant un demi-million de personnes et accablant davantage des communautés qui n’arrivent pas encore à se remettre des effets de la sécheresse.

    “Même si notre réponse d’urgence l’année dernière a été à la hauteur, notre plan à long terme devra se focaliser sur le renforcement des capacités d’endurance des communautés et pays concernés”, a déclaré Kristalina Georgieva, Commissaire européenne chargée de la coopération internationale, de l'aide humanitaire et de la réaction aux crises, ECHO. Elle a mis en exergue quatre points principaux dans cette réponse: l’action immédiate engagée par les gouvernements de la région, les agences et les donateurs; la réponse multi-sectorielle; le ciblage des communautés les plus vulnérables; et le développement de la résilience.

    “La stratégie des Nations unies pour le Sahel se focalise sur les gens de la région afin de les aider à traiter les causes originelles de l’instabilité, mettant un accent particulier sur les communautés et groupes marginalisés”, a dit Romano Prodi, l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahel. “Mon rôle consiste à mobiliser les meilleurs cerveaux et toutes les ressources possibles autour des enjeux-clés de développement à long terme qui ont un impact critique sur les gens de la région”, a-t-il expliqué.

    “La chaîne humaine”, un court métrage réalisé par le PAM et ECHO, a été projeté en première durant la réunion de Rome. Le documentaire – une chronique de la réponse à la crise de l’année dernière au Sahel – illustre des formes d’assistance diverses, y compris les transferts monétaires et les bons d’achat alimentaire, les programmes spéciaux de nutrition pour prévenir les cas de malnutrition sévère ainsi que le soutien aux petits cultivateurs agricoles pour améliorer leur réactivité et capacité d’action autonome face à des conditions climatiques et économiques ardues. Des projections simultanées ont également été organisées dans d'autres villes européennes notamment à Paris et à Londres.

    Les participants comprenaient: la haute direction du Programme alimentaire mondial (PAM), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole (FIDA), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH), le Service d’aide humanitaire et de protection civile de la Commission européenne (ECHO), l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), le Ministère français des Affaires étrangères, le Directeur exécutif de l’Action Contre la Faim (ACF), des représentants de l’Union Africaine (UA), la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), plusieurs représentants des gouvernements des pays donateurs et des membres du bureau exécutif du PAM.


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    Source: Famine Early Warning System Network
    Country: Nigeria
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    Elevated acute food insecurity likely following flooding and civil insecurity

    Several months after unusually widespread flooding (July to October) caused substantial population displacement and crop damage; flood‐affected households have yet to fully recover their livelihoods. A recent joint assessment with FEWS NET, OCHA, WFP, CILSS, and NEMA to three areas (zones 1, 2, and 3 in Figure 1) revealed that flood damage was more severe than initially anticipated. Resulting declines in crop production and cash income, combined with high food prices and civil insecurity are likely to result in atypical levels of acute food insecurity through September. Stressed (IPC Phase 2) food security outcomes have already been observed in the worst‐affected areas and localized Crisis (IPC Phase 3) outcomes are likely. Food insecurity, as well as any requests for external emergency assistance, should be monitored.


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    Source: UN Children's Fund
    Country: Nigeria
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    1. Sahel Food and Nutrition Crisis

    UNICEF and partners projected that 208,000 children will be treated for Severe Acute Malnutrition (SAM) and approximately 794,225 for Moderate Acute Malnutrition (MAM) by the end of 2012.

    2. Flooding disaster in Nigeria

    According to NEMA and Nigeria Metrological Agency, it was reported that until the end of the year 2012, water receded throughout the country. However the situation in affected communities remains critical due to loss of livelihood, poor access to water, hygiene and sanitation and health services.

    3. Cholera

    A total of 597 suspected cholera cases with no laboratory confirmation and 18 deaths (CFR 3.02%) were reported between weeks 1 - 52 2012. The extreme rise in numbers of reported Cholera in December 2012 (134 new cases, including 14 deaths) resulted from an outbreak in Osun state reported on 29th of November 2012. On the whole, 29 LGAs (in 11 States) have reported at least 1 case of suspected cholera since the beginning of 2012. As depicted below, despite unforeseen flooding in Nigeria in 2012 and the cholera outbreak in Osun State, the annual reported suspected cases of cholera have drastically dropped between 2011 and 2012.

    The Nigerian Federal Ministry of Health (FMoH) established Early Warning Alert and Response Network on Floods (EWARN) until the end of year, covering 298,592 flood affected population.
    Mubi LGA, Adamawa State reported on 14th Dec an outbreak of viral infection affecting 235 people. The outbreak reported initially as Cholera, was a Hepatitis A viral infection, not related to the floods. FMoH, WHO and UNICEF are working closely to monitor the situation.

    4. Inter-Agency Collaboration and Partnerships

    The Inter-agency Post Disaster Needs Assessment (PDNA) measuring the damage and impact of the floods on WASH sector is planned to be completed in mid-January. Post Disaster Needs Assessment for Education Sector has been completed below are the findings:

    • In many states, schools were closed for two to three months. According to the data submitted by the 10 states concerned the floods affected 4199 schools.

    • A total of 644 primary and 200 secondary schools are totally destroyed, while 2367 primary and 721 secondary schools are partially damaged. Most of the damaged and destroyed schools also lost most of their furniture, equipment, teaching and learning materials being submerged under water for too long.

    • Few communities put in place catch-up classes for the children not to lose out on schooling either through longer hours per day or prolonged school year/less holidays. In others, academic activities should resume in January. Parents who wanted to ensure continuous schooling for their children enrolled them in private schools non-affected by the flood however the vast majority of the local communities could not afford financially to do so.

    • Floods had impacted on the quality of education as well. The new learning environment in rented buildings or tents is not conducive to learning, as conditions often are cramped. Many of the schools that have reopened lost all their furniture and materials, which makes it difficult for both teachers and learners to resume their normal teaching routines. The quality of education is also affected by the fact that the floods and the consequent displacement have been a distressing experience for many teachers and learners. Also the quality of results of the exams will most probably be affected since pupils missed several months of teaching lessons.

    • On other activities, UNICEF participated in the preparation of joint UN proposal to the CERF application to flood response. The process was led by UN OCHA. CERF Flood response proposal included the following sectors: Health, WASH, Non Food Items and Food Security and Agriculture.


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    Source: Famine Early Warning System Network
    Country: Malawi
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    Favorable harvest prospects if rainfall distribution remains good through March

    KEY MESSAGES

    • Average national retail maize prices continued to be high in January and were 89 percent above the five-year average and 58 percent higher than last year’s price levels. FEWS NET expects these price increases to continue through the lean season. When the harvest arrives in April, prices will decrease but are expected to remain above both the five-year average and the previous year’s level throughout the remainder of the outlook period.

    • With nearly all resources secured, humanitarian assistance is currently reaching 1.97 million food insecure people and is expected to continue as planned through March. Households in 15 of the 16 districts receiving assistance are expected to remain Stressed (IPC Phase 2) through March, while households in Chikhwawa district are expected to remain in Crisis (IPC Phase 3) due to high levels of mandatory sharing of rations and extremely limited migratory labor.
      Between April and June, all households will experience Minimal (IPC Phase 1) food insecurity outcomes as harvests become available for consumption.

    • The Department of Climate Change and Meteorological Services (DoCCMS) reported that since the start of the season through early February, normal to above normal rainfall has been achieved across the country and this is likely to continue throughout February, increasing chances of flooding in flood-prone areas.


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    Source: Food and Agriculture Organization
    Country: Burkina Faso, Cameroon, Chad, Gambia, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, Senegal

    HIGHLIGHTS

    • Despite good agricultural production in 2012 and good conditions for pastoralists, the situation in the Sahel remains critical, mostly due to the impact of the 2012 crisis and previous recent crises. Approximately 10.3 million people remain food insecure in 2013 and over 1.4 million children are at risk of severe acute malnutrition.

    • Following the military intervention on 11 January 2013, an additional 14 242 people in Mali are internally displaced (IDP) and 21 986 new refugees arrived in Burkina Faso, Mauritania and the Niger. This adds to the estimated 227 206 IDPs in Mali and 144 439 refugees registered at the end of 2012.

    • The risk of food insecurity is growing in the north where it is estimated that 585 000 people are food insecure and 1.2 million are at risk of food insecurity.

    • In 2012, FAO requested USD 122 million to address the crisis (including the locust threat). Overall,
      USD 58 million (48 percent) were mobilized. While these funds have enabled supporting almost 5.2 million people, important livelihood needs were left unattended.

    • Based on current estimates, for 2013 FAO is requesting a total of USD 135.3 million to support almost 6 million people with livelihood interventions in the Sahel, including those related to the Malian conflict.

    • Aggravated by existing chronic vulnerabilities, the negative effects of the recent crises in 2005, 2008, 2010 and 2012 remain. Vulnerable people have eroded their capacities to withstand external shocks, many are heavily indebted and have been unable to restore their productive capacity. Time is of the essence for building resilience to strengthen the livelihoods of the most vulnerable people.


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    Source: Famine Early Warning System Network
    Country: Djibouti
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    Persistent Stressed and Crisis levels of food insecurity in spite of seasonal improvements

    KEY MESSAGES

    • Most households in northwestern pastoral areas (livelihood zone 1) and southeastern border areas (livelihood zone 3B) are still in Stressed (IPC Phase 2) or Crisis (IPC Phase 3) levels of acute food insecurity due to the poor performance of the current season (October through February) and low levels of Heys/Dada rains.

    • With virtually no Heys/Dada rains and the poor outlook for the Diraac/Soughoum rains (March through June), households in southeastern pastoral border areas will continue to face Crisis levels of food insecurity for the entire outlook period.
      Households in these areas have exhausted their livelihoods and are barely able to meet their minimum food needs.

    • With the high levels of joblessness and limited employment opportunities in Djibouti City, poor households are still coping with the effects of large seasonal expenses that deplete their resources and put them in debt. Thus, they will continue to face Crisis levels of food insecurity through the end of February, before transitioning back down into Stressed (IPC Phase 2) between March and June, once they have rebuilt their savings.

    • With virtually no rainfall whatsoever, the Obock region is also facing high levels of food insecurity. Regional officials are reporting high rates of malnutrition and animal mortality rates, both of which make the population especially vulnerable to food insecurity. Rural areas of this region are currently in Crisis (IPC Phase 3) and could remain there throughout the outlook period.


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    02/21/2013 03:06 GMT

    GAO, Mali, Feb 21, 2013 (AFP) - In northern Mali, the country's army frequently turns to torture and murder against people suspected of backing armed Islamist groups, according to doctors, Malian and French troops and an AFP journalist.

    The scale of the phenomenon is difficult to assess. Are such rights abuses the outcome of a deliberate counter-insurgency strategy in desert territory where people are more favourable to the Islamists than in the south, or is torture the work of a few hotheads?

    Colonel Saliou Maiga heads the paramilitary police in Gao, 1,200 kilometres (750 miles) northeast of the capital Bamako. He has recorded several cases of torture and believes that "soldiers, if they are not controlled by their officers, can do what they like."

    Some of these troops, often badly led, resort to alcohol and even to drugs. And while the Islamists have committed many atrocities -- including amputations and stoning to death -- in the name of strict Sharia law, these soldiers appear to have equally little respect for human life.

    Several soldiers fired on unarmed people who were close to a clash with a small group of Islamists on February 10 in the centre of Gao, one of the three main towns in the north, an AFP journalist saw.

    The Malian and French military consider that civilian casualties that day, who included at least three dead and 15 wounded, were mainly victims of Mali's ramshackle army, which is due to receive military training in coming months by a European Union mission of 500 troops.

    Allegations of abuses by the army have increased since the beginning of French military intervention in the divided country on January 11, according to the media and non-governmental organisations such as Human Rights Watch, Amnesty International and the International Federation for Human Rights, as well as representatives of Mali's Arab and Tuareg communities.

    Tuaregs and Arabs are sometimes known as "pale skins" by the majority black population. Their most prejudiced foes describe them as "all terrorists" and carry out, in some places, indiscriminate ethnic reprisals.

    -- 'They treat their prisoners like dogs' --

    NGOs report "serious abuses", including murders, in and around the western town of Biono, and a "series of summary executions" near the central towns of Mopti and Sevare, where there have also been reports of "sexual violence against women". Witnesses also report similar actions near conflict zones.

    An AFP journalist saw four "pale skins" in Gao and Timbuktu, 900 kilometres northeast of Bamako, who bore marks of torture, such as cigarette burns, traces of electric shock treatment and the use of acid, broken bones, bruises, bullet wounds and signs of strangulation, as well as sexual abuse.

    In one town, which cannot be named at the request of the victims, who also asked for anonymity, one man said that after he was beaten up and burned with cigarettes, soldiers poured acid down his nostrils.

    "It's perhaps because I am Tamashek (Tuareg), I don't see any other reason," he told AFP.

    "I know that he is not an Islamist," said his doctor, who added that the victim was gravely ill because "the acid will lead to a shrinking of the oesophagus, perhaps cancer."

    Elsewhere, a young pale-skinned woman lay on her sickbed with broken bones and several bullets in her body. She told AFP that soldiers had assaulted her. Her doctor said she had also been raped.

    In Timbuktu, journalists of the US news agency Associated Press (AP) said that they had found two Arabs buried in the sand, close to the town. The family of one of the victims said he had been arrested by Malian soldiers two weeks earlier.

    Since then, Malian troops several times went to see the AP correspondents, according to a French military source and a journalist. These sources said the soldiers made no physical threats, but used strong psychological pressure. The news agency has declined to comment.

    In Gao and Timbuktu, several French soldiers expressed disgust at what they had seen done by their Malian counterparts. "They treat their prisoners like dogs," one said.

    "The hierarchy (of the French army) seemed to be worried, but decisions will be taken in Paris," said another.

    The spokesman for the French military operation in Bamako, Lieutenant-Colonel Emmanuel Dosseur, declined to comment on the matter.

    mba/stb/jlb/nb/bm/pvh

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: Médecins du Monde
    Country: Mali
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    A. CONTEXTE ET JUSTIFICATION

    Depuis le mois de janvier 2012, le Mali est touché par une crise sécuritaire, politique et humanitaire d’une ampleur et d’une complexité sans précèdent qui affecte un total de 5.010.000 de personnes1. Cette crise a touché aussi bien le nord que le sud du sud du pays.
    Au nord, un conflit armé a scellé la partition du territoire malien avec le départ de toutes les autorités institutionnellement reconnues et au sud le coup d’Etat qui a eu pour effet d’entrainer une instabilité constitutionnelle.
    La crise sécuritaire au nord a eu pour effet d’une part, d’entrainer des déplacements massifs de populations des grandes agglomérations vers les zones rurales ou vers les pays limitrophes tels que la Mauritanie, l’Algérie, le Burkina et le Niger. En date du 26 juin, le nombre de déplacés internes était estimé à 158.857 et le nombre de réfugiés dans les pays limitrophes à 181.742. Et d’autre part, la destruction et/ou le pillage des infrastructures étatiques en particuliers les centres de santé et le départ du personnel de santé a entrainé une réduction considérable de l’accès aux soins de santé de base pour les populations restées en place. Il faut noter qu’historiquement les régions du nord Mali connaissaient le plus faible taux de couverture vaccinal du Mali en particulier dans les zones de vaste étendue tels que les cercles de Ménaka et de Tessalit.
    Les populations restées sur place ont connu une diminution de leurs revenus et de leurs pouvoirs d’achat. Le rapport d’évaluation conjointe du PAM/SAP EFSA conduite en septembre 2012 révélait un niveau d’insécurité alimentaire de plus de 30% dans les trois régions occupées (supérieur à 40% à Kidal), un déficit important de consommations alimentaires combinées à un épuisement accéléré ou une perte totale de leurs moyens de subsistance.
    L’enquête SMART de 2011 a révélé pour l’année 2012 dans la région de Tombouctou une prévalence de 16% chez les enfants de moins de 5 ans ; à Gao, ce taux s’élevait à 15.2% tandis qu’il était de 6% pour la région de Kidal. Au total donc, dans les trois régions nord du Mali, 45.517 enfants de moins de 5 ans risquaient de faire un épisode de malnutrition aiguë durant l’année, sur lesquels 13.718 étaient à risque de malnutrition aiguë sévère.
    C’est dans ce contexte que Médecins du Monde Belgique (MdM-B) a entrepris d’organiser du 30 Septembre au 06 octobre 2012 une campagne de vaccination financée par l’UNICEF contre la rougeole et la poliomyélite couplée à la supplémentation en vitamine A, du dépistage de la malnutrition aiguë et du déparasitage organisée dans le District Sanitaire de Ménaka.


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    Source: Médecins du Monde
    Country: Mali
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    I/ Contexte et justification

    Depuis janvier 2012, le Mali est touché par une crise sécuritaire, politique, alimentaire et humanitaire d’une ampleur et d’une complexité sans précèdent dans l’histoire du pays. Selon les Nations Unies, cette crise affecte un total de 5.010.000 maliens. Plus de 60% du territoire malien en particulier toute la zone Nord est hors de contrôle des services gouvernementaux avec pour corollaire l’absence de services sociaux de base notamment la santé. En effet au plus fort de la crise, de nombreux centres de santé ont été pillés et le personnel de santé s’est déplacé rendant l’accès plus difficile aux soins de santé primaires à savoir les consultations curatives, les consultations pré natales et la vaccination.

    C’est dans ce contexte que Médecins du Monde – Belgique (MdM-B), Organisation Non Gouvernementale (ONG) médicale et humanitaire, a entrepris de restaurer l’accès aux soins des populations affectées dans les régions de Kidal et de Gao, au travers d’un soutien au retour du personnel de santé, la réhabilitation et l’équipement des centres de santé pillés, le renforcement des capacités du personnel sur la prise en charge de la malnutrition aiguë et enfin la surveillance des maladies à potentielles épidémique.

    C’est dans ce contexte que le 18 Novembre 2012, une alerte de rougeole nous a été mentionnée par les populations de l’aire de santé de Diouhane dans le district sanitaire de Kidal. Le lendemain, une de nos équipes a été envoyée pour des investigations, ce qui a permis de découvrir 12 cas suspects qui ont été pris en charges médicalement et des échantillons de sang ont été prélevés pour analyse. L’analyse réalisée à l’institut national de recherche en santé publique de Bamako (INRSP) a confirmé l’épidémie de rougeole, (6 prélèvements positif sur 10).

    La riposte avait donc pour objectif de circonscrire cette épidémie en intensifiant les activités de vaccination dans l’aire de santé de Diouhane et les aires voisines.


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    Source: Human Rights Watch
    Country: Mali

    International Partners Should Address Urgent Protection Needs in North

    (Nairobi) – The Malian government should urgently investigate and prosecute soldiers responsible for torture, summary executions, and enforced disappearances of suspected Islamist rebels and alleged collaborators since the fighting in northern Mali resumed in January 2013, Human Rights Watch said today. Mali’s international partners should bolster accountability efforts and civilian protection in the north to help prevent further abuses.

    Human Rights Watch investigations since the French-led offensive in January helped the Malian army to retake most of the north found that government soldiers appeared to be targeting members of the Peuhl, Tuareg, and Arab ethnic groups in the Timbuktu, Douentza, Gao, Sévaré, Boni, and Konna areas. The soldiers accused members of these communities of supporting the armed Islamist groups that had earlier occupied the areas.

    “The Malian government needs to act now to put a stop to these abuses by their soldiers and appropriately punish those responsible,” said Corinne Dufka, senior West Africa researcher at Human Rights Watch. “Restoring security in the north means providing protection for everybody, regardless of their ethnicity.”

    Witnesses to recent abuses told Human Rights Watch both in Mali and by phone that government soldiers tortured two men, summarily executed two, and forcibly disappeared at least six others. Human Rights Watch had earlier documented the summary execution of at least 13 men and enforced disappearance of five others by government soldiers from Sévaré and in Konna during January 2013.

    Extrajudicial Executions, Forced Disappearance, and Torture by Malian Soldiers Several witnesses from a small village south of Boni (93 kilometers from Douentza) told Human Rights Watch that on February 9 at about 11 a.m., Malian soldiers patrolling the area detained two young ethnic Peuhl men whom they accused of being fighters for the MUJAO, an armed Islamist group. The witnesses said that the soldiers seemed to have been looking specifically for the two men, who were in their 20’s.

    The soldiers forced the men into an army vehicle and drove them to the outskirts of the village, where they were still visible to villagers. Some minutes later, villagers heard several gunshots. Two witnesses went to a deep crevice in front of where the army truck had parked; they said that the odor of decomposing remains could be detected. The two men have not been heard from since.

    In the Abaradjou neighborhood of Timbuktu on February 14, Malian soldiers detained four Arab men and a Songhai man, who have been missing ever since and are feared forcibly disappeared, relatives and neighbors told Human Rights Watch. Military and gendarme officials told Human Rights Watch on February 18 that they did not detain the five men. International law defines an enforced disappearance as thearrest or detention of a person by government officials or their agents followed by a refusal to acknowledge the deprivation of liberty, or to reveal the person’s fate or whereabouts.

    One family member told Human Rights Watch: “The soldiers broke down the door and smashed and kicked around the house, destroying a lot of things. One of the men grabbed my relative and took him away…. He is a merchant…. Everyone knows he has nothing to do with the Jihadists. If he did, wouldn’t he have fled long ago?”

    A woman who lives nearby said that the Songhai man was a neighbor who tried to speak up for one of the Arab men and who was similarly thrown into the back of the soldiers’ pickup truck: “When he saw him [the Arab man] being detained, he said, ‘No…he was never involved with those people, leave him.’ Instead, the soldiers threw him into the back of their pickup.”

    Another relative said, “All we want is a sign that he is alive…. One phone call so I can hear his voice.”

    The men feared “disappeared” are Ali Ould Mohamed Kobad, 65; Danna Ould Dahama, 38; Mohamaed Ould Dahama, 40; Maouloud Fassoukoye, 40; and Mohamed Oud Sidi Ali, 68.

    Family members of a 50-year-old Peuhl man detained on January 22 by soldiers in Douentza described their futile efforts to find him: “Every time we go to the military in Douentza they tell us he is not there, that we should look for him in Sévaré. When our family goes to the camp in Sévaré they say they’ve never heard of him. We don’t know if he is dead or alive; what we do know is that it is the soldiers who took him from us.”

    Residents of other towns described two cases of torture. In early February, shortly after Islamist rebels attacked a local military outpost, soldiers allegedly detained a 43-year-old Tuareg man at a checkpoint. He was taken to a building adjacent to the checkpoint and severely beaten, burned on his abdomen and genitals with cigarettes, partially strangled, and then forced to ingest through his nose a toxic substance that severely burned his esophagus.

    A Peuhl man held for one week in early February by the military in Douentza was allegedly burned with candles and cigarettes and severely beaten. His wife told Human Rights Watch: “We didn’t know where he was for a week. When he returned he told me he’d been held by the soldiers in Douentza…when he took off his shirt I saw that his back was full of terrible burns and wounds.” A friend of his added: “He said he was detained in a room with many others and that they took them out one by one to question them until they got the information they wanted. He was in bad shape.” The victim has since fled to Burkina Faso.

    Five other men, whose detentions by soldiers in Sévaré, Konna, and around Konna were earlier documented by Human Rights Watch, remain disappeared.

    “All officials need to act in accordance with human rights law if security and law and order are to be restored to areas recently recovered by the government,” Dufka said. “This means providing basic due process rights for anyone taken into custody, and making sure they are treated humanely. Commanders who fail to stop abuses by their troops can themselves be prosecuted.”

    Exodus of Tuareg and Arab Populations The resumption of hostilities in the north in January was accompanied by an exodus of about 22,000 Malian civilians, the vast majority ethnic Tuareg and Arabs, who are believed to have fled the area out of fear of reprisals by the army and, to a lesser extent, by civilians. Civilians from numerous villages said their towns and villages were now “practically empty” of Tuaregs and Arabs.

    Tuareg and Arab civilians who have remained in Mali told Human Rights Watch that they were terrified of being detained and abused under suspicion of having supported armed Islamist groups. One Tuareg woman in Timbuktu told Human Rights Watch: “I go to work, I come back but don’t dare to go out. I feel like a prisoner in my own country.” Another said: “I am fearful for my family. When in the street, I hear people saying they want to rid Timbuktu of us…only a few of us remain…but who knows for how long.”

    Several other Arab civilians told Human Rights Watch they wanted to leave, but fear being stopped and detained at military checkpoints along the way. One Arab man described being “too afraid to stay, but too afraid to leave.” An Arab man who said his father was forcibly disappeared by the Malian army said he wanted to evacuate all remaining members of his family but, “I don’t know how to do it…I’m afraid for them to move.”

    Civilian Protection Gap The military offensive to recapture the north took place within a context of dangerously elevated ethnic tensions, Human Rights Watch said. The state institutions that could mitigate, respond to, and ultimately prevent violence – the police, gendarmes, the judiciary – withdrew in early 2012, when the north fell to the armed Islamist groups. Mali’s civil servants have only recently begun to return. Plans by United Nations agencies, the European Union, and the African Union to provide human rights training to the military and deploy human rights monitors and possibly peacekeepers may eventually improve civilian protection. But they do not address the pressing security vacuum and protection needs.

    The public information campaign started by the government, religious leaders, and community groups is an important measure to address ethnic tensions, Human Rights Watch said. The government should increase the reach of this important program, including the “Recotrad du Nord” (Network of Traditional Communicators from the North, Réseau des Communicateurs Traditionnels du Nord). To address abuses by the military and address urgent civilian protection needs within the current security vacuum, Human Rights Watch also recommends the following:

    Recommendations

    To the Malian government:

    • Ensure that everyone taken into custody during military operations is treated humanely, is promptly brought before a judicial authority to ensure the legality of their detention, and is able to contact their families.
    • Investigate and prosecute in accordance with international fair trial standards members of the security forces implicated in recent serious abuses regardless of position or rank – including those liable under command responsibility for their failure to prevent or prosecute these crimes.
    • Accelerate redeployment of police, gendarmes, and Justice Ministry personnel to towns and villages in the north.
    • Establish a 24-hour telephone hotline, staffed by relevant Malian authorities and personnel from the African-led International Support Mission to Mali (AFISMA) for victims and witnesses to report complaints about violations, including by members of the security services.
    • Ensure effective and rapid communication between hotline staff and Malian authorities mandated with civilian protection as well as AFISMA personnel.
    • Direct the Malian National Human Rights Commission to monitor and report on hate speech that incites ethnic violence. For instance, an article published on February 4, 2013, in L’Express de Bamako (“La liste des membres du MNLA: Des traitres à abattre pour la République,” List of MNLA members: Traitors to kill in the name of the Republic) contained language that could be considered incitement to violence.

    To the United Nations, African Union, and Economic Community of West African States (ECOWAS):

    • Call upon the government to conduct prompt, credible investigations into allegations of killings, enforced disappearances, and other abuses by Malian armed forces.
    • Urgently deploy countrywide, international human rights monitors from the United Nations, African Union, and ECOWAS to document current and past abuses and visit places of detention.

    To the French government, African-led International Support Mission to Mali (AFISMA), and European Union:

    • Increase the presence of French and AFISMA troops alongside patrols by the Malian army to deter abuses against civilians.
    • Carry out any redeployment of French and AFISMA troops in ways that do not leave civilians at unnecessary risk of abuses.
    • Incorporate in the EU Training Mission (EUTM Mali) mandated to train and advise the Malian military a meaningful mentoring component that would place instructors in the field alongside Malian forces.

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    Source: IRIN
    Country: Mali

    GAO/BAMAKO/DAKAR, 21 février 2013 (IRIN) - Coupée des principaux marchés depuis le début de l'intervention militaire dans le nord du Mali il y a un peu plus d'un mois, la ville de Gao connait une pénurie de produits de base et une envolée des prix alimentaires, et dépend de l'eau et de l'électricité fournies par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). L'ouverture de la route de Mopti - une ville située au centre du pays - il y a deux jours soulève l'espoir d'une amélioration de la situation.

    « Le retour des habitants est presque aussi important que la reprise des échanges commerciaux entre le Nord et le Sud », a dit Abba Haidara, un habitant de Gao. « Nous avons besoin des produits qui viennent de Bamako, Sikasso et Ségou. La vie est hors de prix ici ».

    Attahar Maïga*, un habitant de Gao, a dit à IRIN : « Nous commençons à étouffer. Il n'y a rien à manger . Il n'y a plus d'échanges commerciaux . Je me demande ce qu'il va se passer quand nos magasins seront vides ».

    Le mois dernier, les prix des produits alimentaires - déjà élevés à Gao - se sont envolés : le kilogramme de riz coûtait 2 dollars - contre 60 cents auparavant - et le kilogramme de sucre - un produit de base - 1,50 dollar.

    Malgré la réouverture de la route, une grande partie des magasins appartenant aux communautés arabes et touaregs restent fermés, car la plupart des Arabes et des Touaregs ont fui la ville de crainte d'être arrêtés ou passés à tabac par les forces maliennes.

    Un climat de crainte et de suspicion s'est installé après les deux attentats-suicides survenus à un point de contrôle sur la route qui relie Gao à Bourem, située au nord du pays, et le raid surprise lancé par les insurgés sur Gao. Les habitants de Gao ont indiqué que des rebelles se sont mêlés à la population et occupent les maisons abandonnées.

    « Après neuf mois sous le régime islamiste, Gao compte autant d'ennemis que d'habitants », a dit Boubacar Cissé, médecin à l'hôpital régional.

    Les enfants avaient appris à coopérer avec les commandants du Mouvement pour l'unité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO), qui ont contrôlé Gao pendant 10 mois, et certains jeunes de la ville ont été régulièrement aperçus parmi les combattants coiffés d'un turban.

    Avant, le port fluvial de Gao et la route qui longe le fleuve étaient très animés, mais, aujourd'hui « le marché est quasiment fermé - il n'y a plus rien » a dit à IRIN Adiza Maïga, un habitant de la ville. Il possède quelques animaux qu'il tue les uns après les autres pour nourrir sa famille, car il n'a plus de céréales.

    Les prix de la viande sont passés de 1,40 dollar pour les meilleurs morceaux à 2 dollars, selon Mohammed Maïga, un commerçant local, car les éleveurs des villages voisins n'ont pas réussi à transporter leurs animaux jusqu'au marché de Gao. Les commerçants espèrent que l'ouverture de la route va changer la donne.

    Attahar Maïga, chef de la sous-délégation du CICR à Gao, a dit à IRIN : « L'économie était paralysée. Les gens paniquaient ».

    La semaine dernière, le Programme alimentaire mondial (PAM) a acheminé de la nourriture à Gao par camion, mais un regain de violence l'a forcé à suspendre ses opérations.

    Assistance du CICR

    Le CICR essaye de relancer l'économie locale : il achète du bétail, des légumes, du riz et des haricots aux éleveurs et producteurs locaux, et distribue de la nourriture et des animaux aux plus pauvres. L'argent gagné permet d'acheter de la nourriture ou des semences. « Nous essayons de soulager la population, au moins pour le moment », a dit M. Maïga.

    Les représentants de l'État - le gouverneur, le maire et quelques directeurs régionaux - reviennent progressivement à leur poste.

    Les autorités comptent néanmoins toujours sur le CICR pour fournir de l'eau et de l'électricité aux habitants de Gao, comme c'est le cas depuis dix mois. Dès que les services publics fonctionneront, ils se retireront, a dit Amadou Fadiga, un délégué du CICR.

    Abdraman Cissé, président de la commission de l'eau et de l'électricité de Gao, a demandé à chaque ménage de payer 1500 francs CFA (3 dollars) par mois pour l'eau et l'électricité, mais il a dit à IRIN : « Les gens refusent de payer, ils disent que c'était gratuit sous le règne du MUJAO ; le MUJAO avait l'argent sale des enlèvements et de la drogue ». « Je pense que nous devons contribuer aux efforts du CICR et fournir un service minimum ».

    Depuis dix mois, l'hôpital de Gao fonctionne grâce aux efforts du CICR, qui indique que l'établissement fonctionne à 90 pour cent de ses capacités, même s'il manque de spécialistes.

    MSF se prépare à soigner les rapatriés

    L'organisation non gouvernementale (ONG) Médecins Sans Frontières (MSF) intervient dans les cliniques de soins de santé de Wabaria, de Sossokoira, de Gao et de ses environs, mais elle a été obligée de suspendre ses opérations temporairement dans le reste du pays en raison de problèmes de sécurité, notamment posés par la présence de mines.

    Depuis la réouverture de la route, l'organisation se prépare à soigner les rapatriés. Elle dispose pour cela d'une liste de noms de patients déplacés à Sévaré, Mopti et Bamako.

    Mariam Touré et ses collègues de la clinique de MSF de Sossokoira à Gao soignent plus de 100 patients par jour ; la majorité d'entre eux souffrent de diarrhée, de malnutrition et de paludisme, alors que les médicaments antipaludiques commencent à manquer. Les médecins ont également soigné des patients souffrant de maladies de la peau liées au manque d'eau, a dit Mme Touré.

    Les bailleurs de fonds étrangers ont octroyé des fonds au Mali - l'Union européenne a débloqué 333 millions d'aide et 29 millions de fonds humanitaires ; la France a relancé son aide bilatérale au développement ; et le Fonds monétaire international prépare un plan économique de transition. L'appel des Nations Unies d'un montant de 373 millions de dollars a été financé à hauteur de 3 pour cent.

    La priorité devrait être donnée à des programmes à impact rapide afin de rétablir l'eau, l'électricité et d'autres services de base dans le Nord, selon les analystes. Cela « permettrait à la population de voir le bénéfice pratique que représente l'expulsion des djihadistes », indique Africa Confidential.

    (Les Maïga mentionnés dans l'article ne font pas partie de la même famille).

    kh/sd/aj/cb-mg/amz

    [FIN]


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    Source: Human Rights Watch
    Country: Mali

    Les partenaires internationaux devraient répondre aux besoins urgents en matière de protection dans le nord du pays

    21 FÉVRIER 2013

    (Nairobi, le 21 février 2013) – Le gouvernement malien devrait mener des enquêtes et poursuivre, et ce, de manière urgente, les soldats qui se sont livrés à des actes de torture, des exécutions sommaires et des disparitions forcées de rebelles islamistes présumés ainsi que de prétendus collaborateurs depuis la reprise des combats dans le nord du Mali en janvier 2013, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Les partenaires internationaux du Mali devraient soutenir les efforts déployés en matière d’obligation de rendre compte et de protection civile dans le Nord afin de contribuer à empêcher la perpétration de nouvelles exactions.

    Les enquêtes menées par Human Rights Watch depuis le début de l’offensive française en janvier qui a aidé le peuple malien à reprendre une grande partie du nord du pays ont établi que les soldats du gouvernement semblaient viser des membres appartenant aux groupes ethniques peuls, touaregs et arabes dans les régions de Tombouctou, Douentza, Gao, Sévaré, Boni et Konna. Les soldats ont accusé des membres de ces communautés de soutenir les groupes islamistes armés qui avaient précédemment occupé ces territoires.

    « Le gouvernement malien doit agir maintenant afin de mettre un terme aux violations commises par ses soldats, et punir comme il se doit les personnes responsables de ces actes », a déclaré Corinne Dufka, chercheuse senior sur l’Afrique de l’Ouest à Human Rights Watch. « Rétablir la sécurité dans le Nord signifie assurer la protection de tout un chacun, indépendamment de son appartenance ethnique ».

    Des témoins de récentes exactions interrogés au Mali et par téléphone ont déclaré à Human Rights Watch que des soldats du gouvernement avaient torturé deux hommes, en avaient sommairement exécuté deux autres et avaient soumis à des disparitions forcées au moins six autres. Human Rights Watch a précédemment documenté l’exécution sommaire d’au moins treize hommes et la disparition forcée de cinq autres perpétrées par des soldats du gouvernement originaires de Sévaré à Konna en janvier 2013.

    Exécutions extrajudiciaires, disparitions forcées et actes de torture perpétrés par des soldats maliens

    Plusieurs témoins originaires d’un petit village situé au sud de Boni (à 93 kilomètres de Douentza) ont déclaré à Human Rights Watch qu’en date du 9 février, aux environs de 11 heures le matin, des soldats maliens qui patrouillaient dans la région ont arrêté deux jeunes hommes issus de l’ethnie peule accusés d’être des combattants du MUJAO, un groupe islamiste armé. Les témoins ont ajouté que les soldats avaient eu l’air de rechercher ces deux hommes, âgés d’une vingtaine d’années environ, en particulier.

    Les soldats ont fait monter ces hommes de force dans un véhicule militaire et les ont emmenés à la sortie du village, à un endroit où ils demeuraient visibles pour les villageois. Quelques minutes plus tard, les villageois ont entendu plusieurs coups de feu. Deux témoins sont allés vers la tranchée creusée devant l’emplacement où le véhicule militaire était garé. Ils ont dit qu’il y régnait une odeur de corps en décomposition. On est sans nouvelles de ces deux hommes depuis lors.

    Dans le quartier d’Abaradjou situé en périphérie de Tombouctou, des soldats maliens ont procédé à l’arrestation de quatre hommes arabes et d’un autre, Songhaï. Aucun d’eux n’est réapparu depuis, faisant craindre à leurs proches et voisins interrogés par Human Rights Watch qu’ils n’aient été victimes de disparitions forcées. Des responsables militaires et de la gendarmerie ont affirmé à Human Rights Watch le 18 février qu’ils n’avaient pas procédé à l’arrestation de ces cinq hommes. Le droit international définit une disparition forcée comme l’arrestation ou la détention d’un individu par des fonctionnaires du gouvernement ou leurs agents, suivie du déni de la reconnaissance de la privation de liberté ou de la dissimulation du sort réservé à la personne disparue.

    L’un des membres des familles de disparus a déclaré à Human Rights Watch : « Les soldats ont enfoncé la porte et tout cassé dans la maison à coups de pied, notamment. Ils ont provoqué beaucoup de dégâts. L’un d’entre eux a attrapé un membre de ma famille par le bras et l’a emmené avec lui... C’est un commerçant... Tout le monde sait qu’il n’a rien à voir avec les djihadistes. Si c’était le cas, vous ne croyez pas qu’il aurait fui il y a longtemps ? »

    Une femme qui habite à proximité a déclaré que l’homme songhaï, voisin lui aussi, avait essayé de prendre la défense de l’un des Arabes arrêtés, et qu’il avait également été jeté à l’arrière du pick-up des militaires : « En voyant l’arrestation [de l’Arabe], il a dit : ‘Non, laissez-le, il n’a rien à voir avec tout ça.’ Mais au lieu de l’écouter, les soldats l’ont jeté à l’arrière du véhicule ».

    Un autre membre de la famille a déclaré : « Ce que nous demandons, c’est juste un signe pour savoir qu’il est en vie... Un coup de téléphone, que je puisse entendre sa voix ».

    Les hommes présumés « disparus » sont Ali Ould Mohamed Kobad, 65 ans, Danna Ould Dahama, 38 ans, Mohamaed Ould Dahama, 40 ans, Maouloud Fassoukoye, 40 ans et Mohamed Oud Sidi Ali, 68 ans.

    Des membres de la famille d’un Peul âgé de 50 ans arrêté le 22 janvier par des soldats à Douentza ont fait part de leurs futiles efforts pour tenter de le retrouver. « À chaque fois que nous nous rendons chez les militaires à Douentza, ils nous disent qu’il n’est pas là, que nous devrions le chercher à Sévaré. Lorsque nous allons à Sévaré, ils disent qu’ils n’ont jamais entendu parler de lui. Nous ignorons s’il est mort ou vif, tout ce que nous savons, c’est qu’il a été emmené par les soldats ».

    Les habitants d’autres villes ont décrit deux cas de torture. Début février, peu de temps après que des rebelles islamistes ont attaqué un avant-poste militaire des environs, des soldats auraient arrêté un Touareg âgé de 43 ans à un poste de contrôle. Ils l’ont emmené dans un bâtiment à proximité du poste de contrôle où il a été passé à tabac, où il a été brûlé à la cigarette au ventre et sur les parties génitales et à moitié étranglé avant d’être forcé à inhaler une substance toxique qui lui a brûlé l’œsophage.

    Un homme, d’appartenance peule, retenu par des militaires à Douentza pendant une semaine début février, aurait été brûlé à la bougie et à la cigarette et roué de coups. Voici ce que son épouse a déclaré à Human Rights Watch : « Pendant une semaine, nous ignorions où il était. Quand il est revenu, il m’a dit qu’il avait été retenu par les soldats à Douentza... lorsqu’il a enlevé sa chemise, j’ai vu que son dos était couvert d’horribles brûlures et de blessures ». L’un de ses amis a ajouté : « Il a raconté qu’il était prisonnier dans une pièce avec de nombreux autres, et qu’on venait les chercher un par un, à tour de rôle, pour être interrogé jusqu’à ce que les soldats obtiennent les renseignements qu’ils voulaient. Il était vraiment mal en point ». Depuis, la victime a fui au Burkina Faso.

    Cinq autres hommes, dont la détention par des soldats à Sévaré, Konna et dans la région de Konna a précédemment été documentée par Human Rights Watch, demeurent introuvables.

    « L’ensemble des responsables doit agir conformément aux législations relatives aux droits humains si l’on veut rétablir la sécurité, la loi et l’ordre dans les régions reprises récemment par le gouvernement », a déclaré Corinne Dufka. « Cela signifie le droit à une procédure régulière pour quiconque est maintenu en détention, et l’assurance d’être traité avec humanité. Les commandants qui échouent dans l’arrêt des exactions commises par leurs troupes pourront eux-mêmes être poursuivis ».

    Exode des populations touarègues et arabes

    La reprise des hostilités dans le Nord en janvier s’est accompagnée de l’exode d’environ 22 000 civils maliens, pour la grande majorité d’entre eux des ethnies touarègues et arabes, suspectés d’avoir fui la région par peur des représailles par l’armée, et, dans une moindre mesure, par les civils. Des civils habitant plusieurs localités ont déclaré que villes et villages étaient désormais « pratiquement vides » de Touaregs et d’Arabes.

    Les civils touaregs et arabes qui sont restés au Mali ont affirmé à Human Rights Watch être terrifiés à l’idée d’être arrêtés et brutalisés au motif d’être soupçonnés d’avoir soutenu les groupes islamistes armés. Une femme touarègue de Tombouctou a dit à Human Rights Watch : « Je vais au travail, je rentre chez moi, mais sinon, je ne vais nulle part. J’ai trop peur de sortir. J’ai l’impression d’être prisonnière dans mon propre pays ». Une autre a déclaré : « J’ai peur pour ma famille. Lorsque je suis dans la rue, j’entends certaines personnes dire qu’elles veulent débarrasser Tombouctou de notre présence... nous ne sommes plus qu’une poignée... mais pour combien de temps encore ? Nul ne peut le dire ».

    Plusieurs autres civils arabes ont fait part à Human Rights Watch de leur désir de partir, mais de leur crainte d’être arrêtés et détenus aux postes de contrôle en cours de route. Un homme arabe a affirmé avoir « trop peur de rester, mais trop peur de partir ». Un autre dont le père a visiblement été victime d’une disparition forcée par l’armée malienne a dit qu’il voulait procéder à l’évacuation de tous les membres restants de sa famille, mais « je ne sais pas comment m’y prendre... j’ai peur de les déplacer ».

    Lacunes en matière de protection civile

    L’offensive militaire pour reconquérir le Nord s’est déroulée sur fond de tensions ethniques exacerbées, a déclaré Human Rights Watch. Les institutions de l’État susceptibles d’atténuer, de répondre et, en, dernier ressort, d’empêcher les violences – autrement dit la police, les gendarmes et le pouvoir judiciaire – se sont retirés début 2012 lorsque le Nord est tombé dans l’escarcelle des groupes islamistes armés. Ce n’est que récemment que les fonctionnaires maliens ont commencé à revenir. Des plans élaborés par les agences des Nations Unies, l’Union européenne et l’Union africaine afin de doter les militaires d’une formation en matière de droits humains et de déployer des observateurs et, éventuellement, des forces de maintien de la paix des droits humains pourraient – à terme – améliorer la protection civile. Ils ne répondent cependant pas aux besoins pressants laissés par le vide sécuritaire et les impératifs en matière de protection.

    La campagne d’information du public lancée par le gouvernement, les chefs de file religieux et les groupes communautaires constitue une mesure d’importance pour répondre aux tensions ethniques, a estimé Human Rights Watch. Le gouvernement devrait étendre la portée de ce programme fondamental, notamment le « Recotrad du Nord », le Réseau des Communicateurs Traditionnels du Nord. Afin de remédier aux exactions commises par les militaires et de combler les besoins urgents en matière de protection de la population civile sur fond de vide sécuritaire actuel, Human Rights Watch recommande l’adoption des mesures suivantes :

    Recommandations

    À l’attention du gouvernement malien :

    • Garantir le traitement humain de quiconque est maintenu en détention dans le cadre d’opérations militaires, faire en sorte qu’il ou elle soit rapidement traduit devant une instance judiciaire afin d’assurer la légalité de la détention et lui permettre de contacter sa famille ;

    • Mener des enquêtes et poursuivre, dans le cadre du respect des normes internationales d’équité des procès, les membres des forces de sécurité impliqués dans des affaires récentes de graves violations des droits humains, et ce, indépendamment de leur fonction ou de leur rang, y compris les responsables ayant fait preuve de leur incapacité à empêcher les exactions perpétrées ou à en punir leurs auteurs, en vertu du principe de la responsabilité du commandement ;

    • Accélérer le redéploiement des fonctionnaires de police, de gendarmerie et du ministère de la Justice dans les villes et villages du nord du pays ;

    • Mettre en place une permanence téléphonique 24 heures sur 24 assurée par les autorités maliennes compétentes et du personnel de la mission de soutien international au Mali (AFISMA) à destination des victimes et des témoins d’exactions, y compris celles commises par les membres des forces de sécurité ;

    • Garantir la rapidité et la qualité des communications entre le personnel dédié à la permanence téléphonique, les autorités maliennes mandatées pour assurer la protection des civils et les collaborateurs de l’AFISMA ;

    • Enjoindre la Commission nationale malienne des droits humains de surveiller et de signaler tout discours haineux qui exhorte les violences ethniques. Par exemple, un article publié le 4 février 2013 dans L’Express de Bamako (« La liste des membres du MNLA : Des traitres à abattre pour la République ») incluait des propos que l’on pourrait qualifier d’incitation à la violence.

    À l’attention des Nations Unies, de l’Union africaine et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) :

    • Exhorter le gouvernement malien à mener rapidement des enquêtes efficaces et crédibles sur les allégations d’homicides, les disparitions forcées et autres violations des droits humains perpétrées par les forces armées maliennes ;

    • Déployer de manière urgente et dans tout le pays des observateurs internationaux des droits humains issus des Nations Unies, de l’Union africaine et de la CEDEAO aux fins de documenter les exactions commises actuellement ou dans le passé et de visiter les lieux de détention.

    À l’attention du gouvernement français, de la mission de soutien international au Mali (AFISMA) et de l’Union européenne :

    • Renforcer la présence des troupes françaises et de l’AFISMA aux côtés des patrouilles menées par l’armée malienne afin de dissuader la perpétration d’exactions commises à l’encontre des civils ;

    • Procéder au redéploiement des troupes françaises et de l’AFISMA de telles sortes que les civils ne soient pas exposés inutilement au risque d’exactions ;

    • Intégrer à la mission de formation de l’UE au Mali (EUTM Mali), dont le mandat est de former et de conseiller les militaires maliens, une composante significative en termes de mentorat qui placerait les instructeurs sur le terrain aux côtés des forces maliennes.


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    Source: Guardian
    Country: Mali

    Despite the rapid withdrawal of militants after the arrival of French troops, there are signs that the crisis is far from over

    Wednesday 20 February 2013 09.29 EST

    Retaking the north was the easy part. Now Mali faces guerrilla attacks, reportedly increasing cooperation between rebel groups, "the Tuareg problem", and a divided government.

    Read the full report on the Guardian.


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    Source: UN Radio
    Country: Mali

    Listen

    Hundreds of thousands of people were displaced in Mali following a military coup in March last year and the occupation of the northern part of the country by armed rebels. Malians became refugees in neighbouring countries creating a humanitarian crisis.

    In this report prepared by UNHCR's Edith Champagne, she says Malians who fled Timbuktu, in particular the women and children, are suffering the brunt of the conflict and are trying to make ends meet in Mopti.

    Duration: 2'13"


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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Cameroon, Central African Republic, Chad, Democratic Republic of the Congo, Malawi, Mali

    LES TITRES

    • Tchad : 34 millions USD pour fournir de l'eau potable et des services d'assainissement à 8 villes secondaires (Xinhua, 20 fév.)
    • Excision : un « non » onusien... à l’unanimité (Le Monde, 19 fév.)
    • Why the Sahel needs $1.6 billion again this year (IRIN, 19 Feb.)
    • Cinq problèmes alimentaires à surveiller (IRIN, 19 fév.)
    • RCA : plus de 800 000 personnes affectées par les hostilités depuis la crise déclenchée par la Fièvre jaune au Tchad (OMS, 14 fév.)
    • France: le Tchad et le Cameroun déconseillés par le MAE (JDT, 21 fév.) 
    • La nouvelle Communauté des Etats Sahélo-Sahariens face à ses problèmes politico-sécuritaires (Xinhua, 17 fév.) Séléka (Xinhua, 15 fév.)

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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Mali
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    Source: Famine Early Warning System Network
    Country: Mali, Mauritania
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    KEY MESSAGES

    • With nationwide cereal production expected to surpass the five-year average by 25 percent, and adequate domestic and cross-border trade flows, food availability should be average to above-average through the end of June.

    • Good pastoral conditions, higher levels of seasonal income, food resources earned from farming activities, and favorable terms of trade will keep most poor households in IPC Phase 1: Minimal food insecurity between January and March.

    • Poor agro-dominant agropastoral households in northwestern agropastoral areas and southeastern rainfed agriculture zones will move into IPC Phase 2: Stress between March/April and June, along with northern households impacted by the protracted drought in that area since last year.

    • The resumption of fighting in northern Mali has triggered a new wave of refugees and has, to some extent, slowed trade in affected border areas. Monitoring market and cross-border trade disruptions will be important in determining the impact of security threats on pastoral systems, particularly in southeastern rainfed farming areas.


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