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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    02/08/2013 22:06 GMT

    by Marc Bastian

    GAO, Mali, Feb 08, 2013 (AFP) - An Islamist suicide bomber blew himself up in Mali on Friday, the country's first such attack, as the rebels' turn toward guerrilla tactics and clashes between rival soldiers showed that the war is far from won.

    An attacker rode a motorcycle up to an army checkpoint in Gao, the largest town in the north, and detonated an explosive belt, wounding one soldier, an officer said.

    The young Tuareg was dressed as a paramilitary officer and also carried a larger bomb that failed to detonate.

    The attack was claimed by the Movement for Oneness and Jihad in West Africa (MUJAO), one of a trio of Islamist groups that occupied northern Mali for 10 months before France sent in fighter jets, attack helicopters and 4,000 troops to drive them out.

    "We claim today's attack against the Malian soldiers who chose the side of the miscreants, the enemies of Islam," MUJAO spokesman Abou Walid Sahraoui told AFP, vowing further attacks.

    The turn to guerrilla warfare comes after French-led forces ousted extremist fighters from the towns under their control, sending many fleeing into the remote northeast, where troops Friday seized the strategic oasis town of Tessalit.

    Despite the successes of France's offensive, the Malian state and military remain weak and divided, a situation highlighted by a gunfight in Bamako between rival troops.

    The firefight erupted after paratroopers loyal to ex-president Amadou Toumani Toure -- who was ousted in a March 2012 coup -- shot into the air in protest at an order absorbing them into other units to be sent to the frontline.

    Two adolescents were killed and another 13 people wounded in the clash at the paratroopers' camp, state media said. One of the paratroopers said some of their wives and children were present at the time.

    Interim president Dioncounda Traore reprimanded the military over the "sad spectacle", saying: "The Malian army no doubt has better things to do than what they were involved in today."

    The fighting overshadowed the arrival of 70 EU military trainers, the first of an eventual 500-strong mission tasked with whipping the Malian army into shape.

    French General Francois Lecointre, who is leading the mission, said there was "a real need to recreate the Malian army, which is in a state of advanced disrepair".

    The once stable nation imploded last year after the coup, carried out by soldiers stung by their humiliation at the hands of fighters from the nomadic Tuareg waging a separatist rebellion in the north.

    A month later, paratroopers launched a failed counter-coup. Fighting between feuding factions left 20 people dead.

    With Bamako in disarray, Al-Qaeda-linked fighters hijacked the Tuareg rebellion and took control of the north, imposing a brutal form of Islamic law.

    France launched a surprise intervention in its former colony on January 11 as Islamist insurgents advanced towards the capital, raising fears the entire country could become a sanctuary for Al-Qaeda-linked groups.

    France is now anxious to hand over the operation to UN peacekeepers amid fears of a prolonged insurgency.

    Two Malian soldiers and four civilians have already been killed by landmines, and French troops are still fighting off what Paris called "residual jihadists" in reclaimed territory.

    -- Arrest warrants for rebel leaders--

    After announcing plans to start withdrawing in March, France on Wednesday called for a UN peacekeeping force to take over, incorporating some 6,000 African troops slowly being deployed.

    But UN chief Ban Ki-moon voiced alarm at the growing insurgency and warned it would take weeks for the Security Council to decide the next move.

    Malian prosecutors issued international arrest warrants Friday for 26 Tuareg and Islamist rebel leaders on charges including terrorism, war crimes and drug trafficking.

    The warrants come after the International Criminal Court announced on January 16 it had opened an investigation into war crimes in Mali.

    Continuing their advance Friday, French special forces parachuted into the airport at Tessalit, near the Algerian border in the far northeast, the army said.

    Along with Chadian troops, they sought to flush the Islamists out of hiding in the Adrar des Ifoghas mountains, where they are believed to have fled with seven French hostages.

    Former US ambassador to Mali Vicki Huddleston said France and other Western countries had paid as much as $89 million from 2004 to 2011 in ransom payments to the militants French troops are now fighting.

    Analysts say they fund themselves through kidnapping, drug trafficking and smuggling.

    French President Francois Hollande said there was "no question" of ransoms being paid to free the current hostages.

    burs-jhb/gd


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    02/08/2013 21:47 GMT

    Par Serge DANIEL à Gao et Ahamadou CISSE à Bamako

    GAO (Mali), 08 fév 2013 (AFP) - Un islamiste a commis vendredi le premier attentat suicide recensé au Mali, à Gao (nord), récemment reprise aux groupes armés, alors que le président malien a fermement condamné les affrontements entre militaires survenus dans la matinée à Bamako, qui ont fait deux morts.

    A Gao, à 1.200 km au nord-est de Bamako, un homme s'est fait exploser dans un attentat suicide visant des militaires maliens.

    "Il est arrivé à notre niveau à moto, c'était un Tamashek (Touareg), et le temps de l'approcher, il a fait exploser sa ceinture", a déclaré l'adjudant Mamadou Keïta de l'armée malienne, ajoutant: "Il est mort sur le coup et chez nous, il y a un blessé léger".

    L'attentat a été revendiqué par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), l'un des groupes armés qui occupait depuis des mois le nord du Mali, y multipliant les exactions.

    Jeudi, le Mujao avait dit avoir créé "une nouvelle zone de conflit", promettant d'attaquer des convois, de poser des mines et "d'organiser des kamikazes".

    Un journaliste de l'AFP a pu voir le corps déchiqueté du kamikaze qui avait revêtu un uniforme de la gendarmerie malienne et, outre sa ceinture d'explosifs, transportait sur sa moto un obus qui n'a pas explosé.

    Plus grande ville du nord du Mali, Gao a été reprise le 26 janvier aux islamistes.

    Quatre civils maliens avaient été tués mercredi par une mine au passage de leur véhicule entre Douentza (centre) et Gao. Le 31 janvier, deux soldats maliens avaient déjà été tués dans une explosion similaire, sur la même route.

    Au même moment à Bamako, au moins deux personnes, des adolescents, ont été tués et treize blessées dans l'attaque par des forces de l'ordre du camp d'une ancienne unité d'élite de l'armée malienne, les Bérets rouges, selon le gouvernement.

    Bérets rouges et bérets verts

    Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, a vivement condamné dans la soirée les "tirs fratricides" entre soldats maliens, survenus au camp des Bérets rouges, lançant un nouvel appel à "l'union sacrée indispensable", en pleine reconquête du nord du Mali contre les groupes islamistes armés.

    "Je vous demande d'arrêter définitivement ces affrontements répétés au sein de l'armée malienne qui doit tout faire pour se ressaisir et se hisser à hauteur de mission", a déclaré le chef d'Etat malien lors d'une allocution empreinte de gravité à la télévision publique ORTM.

    Le président malien a précisé que le Premier Ministre Diango Cissoko recevrait lundi les représentants des Bérets rouges "pour trouver une solution définitive à cette crise".

    Cette attaque, qui illustre les divisions au sein de l'armée malienne laminée par les groupes islamistes armés et les rebelles touareg en 2012, a été motivée par le refus des Bérets rouges de quitter leur camp à Bamako et d'être réaffectés dans d'autres unités pour aller combattre les islamistes dans le Nord.

    Les Bérets rouges sont les membres du Régiment des commandos parachutistes, un corps d'élite de l'armée malienne jusqu'au coup d'Etat ayant renversé, le 22 mars 2012, le président Amadou Toumani Touré, un ancien de cette unité.

    Fin avril 2012, les Bérets rouges avaient vainement tenté de reprendre le pouvoir après le coup d'Etat mené par les hommes du capitaine Amadou Haya Sanogo, membres d'un autre corps d'armée, les Bérets verts.

    Plus de 400 Bérets rouges auraient déjà été affectés en dehors de Bamako et environ 800 se trouveraient toujours dans la capitale, mais le gros de leur armement leur a été confisqué, indique-t-on de source militaire.

    L'attaque a coïncidé avec l'arrivée à Bamako d'un premier contingent de 70 militaires européens, chargés de former l'armée malienne.

    De leur côté, les soldats français et tchadiens, après avoir pris jeudi le contrôle d'Aguelhok, sont entrés vendredi à Tessalit, dans l'extrême nord-est du Mali, à moins de 90 km de la frontière algérienne.

    Cette région est la cible depuis plusieurs jours d'intenses frappes aériennes françaises, visant des dépôts logistiques et des centres d'entraînement. Elle se situe dans les Ifoghas, vaste zone de montagnes et de grottes où une bonne partie des chefs et des combattants islamistes se seraient réfugiés après le lancement de l'intervention française il y a près d'un mois.

    C'est aussi dans cette région que les sept otages français au Sahel seraient détenus.

    Sur le plan juridique, le parquet de Bamako a annoncé vendredi soir le lancement de mandats d'arrêt nationaux et internationaux visant 26 personnes, dont les principaux responsables des groupes islamistes armés et des rebelles touareg, accusés notamment de "terrorisme" et de "sédition".

    Les poursuites visent notamment le secrétaire général du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg), Bilal Ag Achérif, et le chef d'Ansar Dine (Défenseurs de l'Islam), Iyad Ag Ghaly, ainsi que des responsables d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Muajo).

    Ces mandats d'arrêt sont lancés alors qu'à Kidal, fief touareg à 1.500 km au nord-est de Bamako, le MNLA et des dissidents d'Ansar Dine contrôlent une partie de la ville, où sont aussi déployés des militaires français et tchadiens.

    La France a même reconnu que ses soldats avaient à Kidal "des relations fonctionnelles avec le MNLA".

    Le MNLA avait lancé l'offensive dans le nord du Mali en janvier 2012, avant d'en être ensuite totalement évincée par ses anciens alliés islamistes liés à Al-Qaïda.

    bur-thm/cs/sba


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    Source: US Agency for International Development
    Country: Burkina Faso, Mali, Mauritania, Niger, United States of America
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    KEY DEVELOPMENTS

    • Since fighting erupted between Government of Mali (GoM) forces and Islamist groups on January 10, IOM has recorded more than 14,000 new IDPs in Mali, while more than 22,200 new Malian refugees are reported in Burkina Faso, Mauritania, and Niger, according to UNHCR. UNHCR has thus far registered 15,600 new arrivals.
    • Insecurity forced many humanitarian organizations to temporarily suspend operations and depart from sites in northern and central regions in mid-January. However, access has begun to improve in some areas and a number of non-governmental organizations (NGOs) have resumed activities, including the provision of assistance for new IDPs.
    • USAID/OFDA recently committed more than $1.1 million for the development and maintenance of a population displacement tracking and monitoring system that will help relief agencies better target vulnerable populations with appropriate and timely assistance.
    • On January 29, the U.N. launched the 2013 Consolidated Appeal (CAP) for Mali, requesting approximately $370.4 million. The newly launched 2013 CAP does not account for recent developments and overall requirements may increase in the coming months.

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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    02/10/2013 02:52 GMT

    by Marc Bastian

    GAO, Mali, Feb 10, 2013 (AFP) - A massive explosion was heard near Gao in northern Mali late Saturday, hours after villagers near the city detained two youths preparing for suicide bombings.

    A French military source said the blast, which went off at around 11:00 pm (2300 GMT), happened some 10 kilometres (six miles) away from the French military base at the city's airport, but could provide no further details.

    An AFP correspondent said the blast was audible from Gao, the main city in northern Mali which was only recaptured from the Islamists late last month.

    At about half past midnight Sunday, French military helicopters could be heard in the air.

    The city was already on edge after what is thought to have been Mali's first suicide attack on Friday, when a young Tuareg blew himself up, slightly injuring a Malian soldier at the northern entrance to the city.

    Malian troops reinforced army checkpoints with sandbags and heavy machine-guns and stepped patrols.

    Then on Saturday morning, residents of a village near Gao detained two young men they said were carrying explosive belts on the road leading to the site of Friday's attack.

    The latest attacks came as reports said that the bodies of several people, including three Arab shopkeepers recently arrested by Malian troops, had been discovered in a grave in Timbuktu further to the northwest.

    The discovery was made Friday, Mauritanian online news agency ANI reported.

    Timbuktu has been the scene of reprisal attacks by black Malians against Arab and Tuareg residents accused of supporting the Al-Qaeda-linked Islamist rebels who until recently occupied the city.

    Rights groups have already accused the Malian army of summary executions of Tuareg and Arabs and called on the government to protect them from reprisal attacks.

    France launched its operation on January 11 as the Islamists moved out of their northern strongholds and headed south towards the capital Bamako.

    The French-led campaign not only pushed the insurgents back, but forced them from the northern towns they had controlled.

    But they are thought to retain a presence in the vast desert spaces of the country's north.

    The Movement for Oneness and Jihad in West Africa (MUJAO) claimed Friday's suicide attack and vowed to carry out more against "the Malian soldiers who chose the side of the miscreants, the enemies of Islam".

    MUJAO is one of the Islamist groups that held northern Mali for 10 months before France sent in its fighter jets, attack helicopters and 4,000 troops.

    France is now anxious to hand over the operation to UN peacekeepers amid fears of a prolonged insurgency.

    In Bamako Saturday, heavily armed Malian soldiers surrounded a base housing rival paratroopers where a firefight the day before killed two adolescents and wounded another 13 people.

    The paratroopers are loyal to ex-president Amadou Toumani Toure, ousted in a March 2012 coup. They were protesting an order absorbing them into other units to be sent to the frontline.

    The nation imploded last year after the coup, waged by soldiers who blamed the government for the army's humiliation by a rebellion among the Tuareg, who were fighting for a homeland in the north of the country.

    A month later, paratroopers launched a failed counter-coup that left 20 people dead.

    With Bamako in disarray, Al-Qaeda-linked fighters hijacked the Tuareg rebellion and took control of the north, imposing a brutal form of Islamic law.

    -- Fears of fallout --

    Friday's decision by Malian prosecutors to issue international arrest warrants Friday for 26 Tuareg and Islamist rebel leaders for terrorism, war crimes and drug trafficking was condemned in some quarters.

    "I don't see how they're going to negotiate with people they want to arrest," a regional security source said.

    The Islamic Movement for Azawad (MIA), which recently broke away from Islamist group Ansar Dine (Defenders of the Faith) and renounced "extremism and terrorism", also condemned the move.

    "Mali is showing its determination to thwart a political solution, the approach advocated by the international community," said the group, whose leaders were among those charged.

    Mali's interim government has rejected negotiating with Islamist groups but said it is willing to talk with the Tuareg rebels if they drop their independence demands.

    In Paris, prosecutors brought terrorism charges Saturday against four men arrested last week as part of an investigation into a network to send jihadists to fight in Mali.

    burs-jhb/jj/ac

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: Famine Early Warning System Network
    Country: Malawi
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    High maize prices limit poor households but harvest should improve food access

    KEY MESSAGES

    • Ongoing humanitarian response programming for 1.97 million food insecure people is underway in 16 districts in southern Malawi. Very high maize prices in local markets and limited casual labor are constraining household access to food through markets. There are reports of widespread sharing of food rations, which suggests that beneficiaries must access food through market purchases at some point during the month.

    • FEWS NET projects that between January and March acute food insecurity outcomes will be Stressed (IPC Phase 2) for poor households receiving assistance in 15 districts in the south, while in Chikhwawa district Crisis (IPC Phase 3) food insecurity outcomes are expected between January and March due to higher levels of mandatory ration sharing. Consumption of green foods is expected in March followed by harvests in April, improving food access among poor households. Acute food insecurity will be Minimal (IPC Phase 1) for the remainder of the outlook period.

    • Despite a 20 day delay in the start of rains in southern Malawi, the Department of Climate Change and Meteorological Services (DoCCMS) forecast is calling for average to above-average rainfall for the remainder of the season; however there is still a chance of dry spells and flooding which could impact crop development.

    • Flooding due to heavy rainfall was reported in Salima, Mangochi, Phalombe, and Nsanje districts in early January, but damage to cropped areas was minimal and the Department of Disaster Management Affairs (DoDMA) is providing food and non-food assistance to affected households.


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    Source: Oxfam
    Country: Ethiopia, Mali
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    Author: Todd A. Crane, Wageningen University

    Farmers and herders in arid regions of Africa face serious challenges in adapting to climate change and variability. They are highly exposed to climate stresses, especially drought, but adaptation to climate change is far from being a clear-cut biophysical or technical problem: it is also a social challenge.

    Although communities in semi-arid zones have organized their cultures and livelihoods around uncertainty and the risk of drought, climate predictions indicate that new extremes will be a real challenge to their capacity to adapt. This report looks at the role of local social institutions in Ethiopia and Mali and their role in adaptation.


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    02/10/2013 01:11 GMT

    Par Serge DANIEL et Marc BASTIAN

    GAO (Mali), 10 fév 2013 (AFP) - Patrouilles doublées, renforcement des contrôles: les soldats maliens ont redoublé de vigilance samedi à Gao, dans le nord du Mali, après l'arrestation de deux jeunes portant des ceintures d'explosifs et au lendemain du premier attentat suicide recensé dans le pays.

    Samedi vers 23h00 locales (et GMT), une puissante explosion lointaine a été entendue à Gao, selon un journaliste de l'AFP sur place.

    Une source militaire française a précisé que l'explosion avait eu lieu "à 10 km du camp" de l'armée française, installée dans l'aéroport de Gao. Cette source a indiqué n'avoir aucune autre précision sur la nature de cette explosion.

    Dans la ville emblématique de Tombouctou (Nord), les corps de plusieurs personnes, dont ceux de trois commerçants arabes récemment arrêtés par l'armée malienne, ont été découverts ensevelis dans le désert, selon l'agence d'informations en ligne mauritanienne ANI.

    La découverte macabre a été faite vendredi, à moins de 2 km de l'entrée nord de Tombouctou, à 900 km au nord-est de Bamako, selon ANI, qui cite des témoins oculaires. Il n'était pas possible dans l'immédiat de confirmer cette information sur place, mais des habitants joints par l'AFP ont fait état de rumeurs sur des corps découverts dans le désert.

    Tombouctou, ville emblématique du Nord du Mali, a été reprise le 28 janvier, sans combats, par les soldats français et maliens à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), qui ont occupé Tombouctou pendant des mois, y commettant de nombreuses exactions.

    Les groupes islamistes armés, qui ont refusé le choc frontal avec les soldats français et maliens, semblent avoir opté pour un recours aux attentats suicides et à la pose de mines sur les routes.

    Deux jeunes portant des ceintures bourrées d'explosifs ont ainsi été arrêtés samedi matin à 20 kilomètres au nord de Gao, au lendemain du premier attentat suicide au Mali, survenu dans cette même ville située à 1.200 km au nord-est de Bamako et récemment reprise aux groupes islamistes armés.

    "Nous avons arrêté tôt aujourd'hui deux jeunes, un Arabe et un Touareg. Ils avaient une ceinture d'explosifs et ils étaient sur le dos de deux ânes", a déclaré à l'AFP Oumar Maïga, le fils du chef du village local.

    Les deux jeunes ont été arrêtés sur la route menant à Bourem et à Kidal, à 20 km de l'entrée nord de Gao, où un homme s'est fait exploser vendredi dans un attentat suicide visant des militaires maliens, blessant légèrement l'un d'entre eux.

    L'attentat a été revendiqué par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), l'un des groupes armés qui occupait depuis des mois le nord du Mali, y multipliant les exactions.

    Jeudi, le Mujao avait dit avoir créé "une nouvelle zone de conflit", promettant d'attaquer des convois, de poser des mines et "d'organiser des kamikazes".

    Plus grande ville du nord du Mali, Gao a été reprise le 26 janvier par les soldats français et maliens aux islamistes. Mais depuis vendredi, la ville semble en état de siège: aussitôt après l'attentat suicide, soldats et gendarmes maliens se sont affairés à renforcer les postes aux entrées de la ville, a constaté un journaliste de l'AFP.

    Sacs de sable empilés autour des postes de contrôle, arbres rasés pour améliorer la visibilité, mitrailleuses lourdes en batterie, patrouilles continuelles de soldats nigériens et maliens dans leurs pick-ups camouflés: les mesures traduisent l'inquiétude des militaires, qui prennent très au sérieux les menaces de nouvelles attaques.

    "dialogue et négociation"

    "Dès qu'on sort de plus de quelques kilomètres de Gao, c'est dangereux, on peut se faire tirer dessus", a confié à l'AFP un officier malien. Selon des sources militaires, française et maliennes, plusieurs des villages entourant Gao sont acquis à la cause des islamistes.

    Des mines ont été découvertes sur les routes alentours: quatre civils maliens ont été tués mercredi par une mine au passage de leur véhicule entre Douentza (centre) et Gao. Le 31 janvier, deux soldats maliens avaient déjà été tués dans une explosion similaire, sur la même route.

    Dans la capitale malienne, le calme était revenu samedi après les affrontements survenus la veille dans l'attaque par des militaires du camp d'une ancienne unité d'élite de l'armée malienne, les Bérets rouges, qui ont fait deux morts, des adolescents, et 13 blessés, suscitant la colère du chef d'état malien.

    Cette attaque, qui illustre les divisions au sein de l'armée malienne laminée par les groupes islamistes armés et les rebelles touareg en 2012, a été motivée par le refus des Bérets rouges de quitter leur camp à Bamako et d'être réaffectés dans d'autres unités pour aller combattre les islamistes dans le Nord.

    Les commandos parachutistes des Bérets rouges étaient un corps d'élite de l'armée malienne jusqu'au coup d'Etat ayant renversé, le 22 mars 2012, le président Amadou Toumani Touré, un ancien de cette unité.

    Fin avril 2012, les Bérets rouges avaient vainement tenté de reprendre le pouvoir après le coup d'Etat mené par les hommes du capitaine Amadou Haya Sanogo, membres d'un autre corps d'armée, les Bérets verts.

    Les islamistes dissidents du Mouvement Islamique de l'Azawad (MIA) ont "fermement condamné" samedi les mandats d'arrêts rendus publics la veille par le parquet de Bamako, qui visent 26 personnes, dont les principaux responsables des groupes islamistes armés et des rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), accusés notamment de "terrorisme" et de "sédition".

    "Bien sûr, nous continuons à privilégier le dialogue et la négociation mais encore faut-il avoir quelqu'un avec qui négocier", a souligné le mouvement, qui assure contrôler avec le MNLA la ville de Kidal, à 1.500 km au nord-est de Bamako, où des soldats français et tchadiens sont aussi déployés.

    bur-thm/sba

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    02/11/2013 05:39 GMT

    Par Serge DANIEL et Marc BASTIAN

    GAO (Mali), 11 fév 2013 (AFP) - Une explosion a retenti lundi avant l'aube à Gao, la grande ville du nord du Mali, reprise par les soldats français et maliens, déjà cible de deux attentats suicides en 48 heures et d'attaques répétées des islamistes notamment dimanche où un commando a affronté des soldats maliens.

    Des soldats maliens ont estimé que l'explosion, qui a retenti vers 04h00 locales et GMT, semblait venir du nord de la ville, "peut-être du check-point sur la route de Bouren" qui avait été attaqué vendredi matin par un kamikaze islamiste, puis de nouveau samedi soir, également par un kamikaze.

    L'attaque de ce poste de contrôle survenue samedi soir aurait permis l'infiltration du commando qui a harcelé les troupes maliennes dimanche.

    La sécurité du poste de contrôle avait été fortement renforcée depuis qu'un homme portant un uniforme de le gendarmerie malienne s'était fait exploser vendredi à proximité, dans le premier attentat-suicide enregistré au Mali et revendiqué par le Mujao.

    Par ailleurs en ville, les combats se sont interrompus à la tombée de la nuit dimanche, les forces françaises et maliennes ayant a priori éliminé le groupe islamiste qui les harcelait dans le centre de Gao.

    Des sources françaises et maliennes ont toutefois confié leur crainte de la poursuite de la présence de francs-tireurs dans la ville.

    Les islamistes armés, pilonnés par des frappes aériennes françaises, chassés quasiment sans combats des villes du nord du Mali qu'ils occupaient depuis près de dix mois, multiplient depuis plusieurs jours les actions de guérilla.

    Les échanges de tirs entre soldats maliens et islamistes ont éclaté dimanche en début d'après-midi au coeur même de la ville, près du commissariat central, qui était le siège de la police islamique quand les jihadistes occupaient Gao.

    L'attaque a été revendiquée par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), l'un des groupes armés qui occupait depuis des mois Gao et le nord du Mali, y multipliant les exactions.

    "Les fidèles de Dieu ont attaqué avec succès aujourd'hui l'armée malienne, qui a laissé venir les ennemis de l'islam à Gao. Les combats vont se continuer jusqu'à la victoire, grâce à la protection de Dieu. Les moujahidine sont dans la ville de Gao et y resteront", a déclaré à l'AFP Abou Walid Sahraoui, porte-parole du Mujao.

    Il a aussi revendiqué l'attentat suicide visant dans la nuit de samedi à dimanche le check-point de Bouren.

    "Beaucoup d'islamistes" auraient été tués lors de ces combats, selon un officier de l'armée malienne, mais des journalistes de l'AFP sur place n'ont pas encore été en mesure de vérifier cette information.

    "Des islamistes se sont retranchés dans le commissariat. Quand des soldats maliens sont arrivés, ils leur ont tiré dessus. Des renforts maliens sont arrivés, ils ont été pris à partie par des islamistes dissimulés dans les bâtiments alentours", a expliqué à l'AFP un témoin qui a assisté au déclenchement de l'attaque.

    "Après des échanges de tirs nourris, l'armée française est intervenue", a-t-il ajouté, affirmant avoir vu un cadavre, "probablement un civil tué par une balle perdue".

    Une source de sécurité a évalué à "plusieurs dizaines" le nombre d'assaillants.

    La fusillade a vidé les rues de Gao, contraignant les habitants à se terrer dans leurs maisons. Et l'armée française a indiqué avoir évacué une cinquantaine de journalistes du centre de Gao.

    Des détonations d'armes légère, de mitrailleuses lourdes et l'explosion de roquettes étaient nettement audibles depuis le centre-ville lors de l'attaque.

    "On peut se faire tirer dessus"

    Des militaires français patrouillaient au côté de soldats et gendarmes maliens, très nerveux, tandis qu'un hélicoptère français d'attaque Tigre survolait la zone.

    "Les effectifs islamistes infiltrés en ville ont été fortement réduits, il y a beaucoup d'islamistes tués", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Mamadou Sanake, de l'armée malienne, sans pouvoir donner de bilan plus précis.

    C'est la première fois que les islamistes organisent une attaque contre une ville récemment repassée sous le contrôle des soldats maliens et français. Gao, située à 1.200 km de Bamako, avait été reprise le 26 janvier aux groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda, dont le Mujao.

    Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a admis dimanche soir que la situation dans la ville de Gao n'était "pas totalement sécurisée", interrogé sur BFMTV.

    Il n'a pas exclu la possibilité de nouvelles incursions de groupes jihadistes, même s'il a assuré qu'ils ont "été frappés durement" depuis le début de l'intervention militaire française le 11 janvier.

    "Dès qu'on sort de plus de quelques kilomètres de Gao, c'est dangereux, on peut se faire tirer dessus", a confié à l'AFP un officier malien. Selon des sources militaires, française et maliennes, plusieurs des villages entourant Gao sont acquis à la cause des islamistes.

    Deux jeunes portant des ceintures bourrées d'explosifs ont aussi été arrêtés samedi matin à 20 kilomètres au nord de Gao.

    bur-thm/jmc/abl/cs/

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: IRIN
    Country: Mali

    DAKAR, 10 février 2013 (IRIN) - Les organisations humanitaires envisagent de reprendre et de renforcer leurs interventions dans le nord du Mali, alors que les troupes françaises et maliennes viennent de libérer les villes clés conquises par les militants islamistes qui contrôlaient la région depuis neuf mois.

    Durant cette période, les opérations humanitaires ont été suspendues ou limitées, et la liberté de circulation de la population locale a été entravée en raison de l’insécurité qui régnait dans le Nord.

    « Le problème de l’accès est à double tranchant. Bon nombre de personnes soignées pour malnutrition n’ont pas pu se rendre dans les centres de soins et les personnels de santé étaient dans l’incapacité de se déplacer. Les routes principales étaient bloquées », a dit Lucile Grosjean, responsable de la communication d’urgence d’Action contre la faim (ACF).

    « La situation est toujours fluide. Nous allons voir comment elle va évoluer. Il y a un mois, Gao [ville du Nord-Est] était contrôlée par le MUJAO [Mouvement pour l’unité et le jihad en Afrique de l’Ouest] », a dit à IRIN Mme Grosjean. Le MUJAO est l’un des trois groupes de militants islamistes liés à Al-Qaida qui se sont emparés du territoire du nord du Mali.

    ACF, qui mène des programmes de nutrition et de santé dans le nord du pays, a poursuivi ses interventions sous le règne des islamistes, mais uniquement dans les villes principales ; l’organisation a été obligée de suspendre les opérations des équipes médicales mobiles sur le terrain, a dit Mme Grosjean, ajoutant que la priorité était désormais de « renforcer notre programme dans les environs de Gao ».

    Des combattants islamistes ont pillé les entrepôts du Programme alimentaire mondial (PAM), ce qui a entraîné la fermeture des bureaux et le retrait du personnel. Le PAM, qui intervient par l’intermédiaire de ses organisations non gouvernementales (ONG) partenaires dans le nord du pays, reprend lentement ses opérations dans la région, a dit Zlatan Milisic, directeur du PAM au Mali.

    « En 2013, nos opérations doivent évoluer pour passer de la réponse d’urgence à la sécheresse et au conflit de 2012 à une réponse aux conséquences du conflit dans le Nord », a dit M. Milisic à IRIN.

    « Dès que les barges qui sillonnent les eaux du Niger ont commencé à remonter le fleuve en direction du nord de Mopti, nous avons commencé à planifier la reprise de nos opérations », a-t-il dit, expliquant que le PAM avait acheminé quelque 600 tonnes de denrées alimentaires destinées à 35 000 habitants de la région de Tombouctou dès la fin du mois de janvier.

    Le PAM prévoit de tripler la quantité de denrées alimentaires destinées aux habitants du Nord et d’ouvrir une route de transport entre Niamey, la capitale du Niger voisin, et Gao, a dit M. Milisic.

    Les conditions de vie des habitants du nord du Mali (déjà touchés par les graves pénuries de nourriture et la sécheresse en 2011-2012) se sont détériorées pendant l’occupation. L’offensive militaire récente, marquée par la fuite d’un grand nombre de vendeurs de nourriture – en général, des arabes et des touaregs – craignant des attaques de représailles, s’est traduite par une augmentation des prix des denrées alimentaires et des carburants, selon Oxfam.

    Les denrées alimentaires deviennent rares sur les marchés, qui ont subi des pillages, et leur prix a enregistré une hausse de près de 20 pour cent à Gao depuis le début de l’intervention des troupes franco-maliennes le 11 janvier, a ajouté Oxfam. L’argent commence également à manquer dans la région de Gao, où les banques sont fermées depuis plusieurs mois, et les disponibilités monétaires provenant de la capitale Bamako s’amenuisent en raison d’une restriction de la circulation, a indiqué ACF.

    « Il y a un grave problème de sécurité alimentaire qui contribue à l’insécurité depuis neuf mois. Peu de champs ont été cultivés et la récole a été maigre », a expliqué Mme Grosjean.

    Accès limité

    Médecins Sans Frontières (MSF), qui a maintenu ses opérations dans le Nord pendant l’occupation des groupes islamistes, a indiqué que certaines zones restaient inaccessibles aux organisations humanitaires.

    « Certains endroits sont toujours inaccessibles, car la situation demeure incertaine. Nous attendons, comme tout le monde », a dit Julie Damond, une porte-parole de MSF dans la région.

    En revanche, l’accès humanitaire s’améliore dans le centre du Mali.

    « Dans le Nord, l’accès reste limité. Seules quelques ONG sont présentes dans le Nord. L’accès … est limité, car la région est toujours considérée comme une zone militaire », a dit Sean Gallagher, représentant résident des Services de secours catholiques, qui dirige des opérations dans le centre et dans le sud du Mali.

    « Les gens [organisations humanitaires] sont impatients de se rendre dans le Nord pour évaluer la situation et venir en aide aux personnes qui souffrent. Ils sont impatients, mais il faut prendre en compte les questions de sécurité », a dit M. Gallagher. « Il y a également beaucoup d’espoir depuis que les forces ont repris le contrôle des zones tombées aux mains des militants et assurent la sécurité. Ils espèrent une amélioration de l’accès. Nous envisageons de nous rendre à Gao, mais notre décision dépendra de l’accès ».

    Les récents combats ont entraîné le déplacement de près de 10 000 personnes, qui ont trouvé refuge à Bamako et dans les villes de Ségou et Mopti, au centre du pays. Quelque 15 000 autres personnes se sont réfugiées dans les pays voisins.

    ob/cb-mg/amz


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    02/10/2013 20:36 GMT

    by Serge Daniel

    GAO, Mali, Feb 10, 2013 (AFP) - Islamist gunmen attacked the largest city in northern Mali on Sunday following two straight days of suicide bombings, intensifying their insurgency on territory reclaimed by French-led forces.

    In the first large-scale urban guerrilla assault of the conflict, rebels from the Movement for Oneness and Jihad in West Africa (MUJAO) attacked Malian troops in the streets of central Gao, sending residents running for cover as Kalashnikov bullets and 14.5-millimetre rounds pierced the air.

    Rocket-propelled grenade explosions and fire from heavy machine guns and light weapons resounded late into the afternoon before dying down in the evening, when a power cut plunged the city into darkness.

    A French Tiger attack helicopter was circulating over the neighbourhood around the governor's offices and the central police station, the focal points of the attack.

    French and Malian forces conducted joint patrols, warning residents that snipers could be hidden in the city.

    "Many Islamists were killed," said Colonel Mamadou Sanake of the Malian army.

    A death toll could not immediately be established, and it was unclear whether any soldiers had been killed.

    Sanake said the rebels had infiltrated the city by motorcycle and via the Niger river, which passes near the governor's offices.

    MUJAO, one of the Al-Qaeda-linked groups that seized control of northern Mali for 10 months in the wake of a military coup in March 2012, claimed the attack and a suicide bombing Saturday, its second in two days.

    "Today God's faithful successfully attacked the Malian army, which let the enemies of Islam come to Gao," said spokesman Abou Walid Sahraoui.

    "The combat will continue until victory, thanks to God's protection. The mujahedeen are in the city of Gao and will remain there."

    A witness said the gunmen had hidden in the empty police station -- which MUJAO used as the headquarters of its "Islamic police" until French-led forces recaptured Gao on January 26 -- then attacked Malian soldiers when they arrived.

    When reinforcements came, snipers hidden in surrounding buildings opened fire on them, he said.

    The man said he had seen one body that appeared to be that of a civilian hit by a stray bullet.

    A security source said there had been "several dozen" attackers.

    The French army said it had evacuated some 50 journalists who were in a nearby restaurant and hotel when the fighting erupted.

    The latest violence underlined the threat of a drawn-out insurgency as France tries to map an exit strategy nearly one month into its intervention in its former colony.

    Late Saturday, a suicide bomber blew himself up at the same army checkpoint where the first such attack in Mali occurred a day earlier.

    His severed head, still lying on the ground the next morning, was later picked up and placed in a wheelbarrow as French troops swept the site at the edge of Gao for landmines, finding three, according to a soldier.

    The two MUJAO suicide attackers were the only fatalities in the explosions, although one soldier was lightly wounded in Friday's blast.

    -- 'We aren't just going to leave surreptitiously' --

    France is anxious to hand over its military operation to UN peacekeepers, and last week announced it would begin bringing its troops home in March.

    Asked whether there was a risk getting bogged down long-term, Foreign Minister Laurent Fabius told journalists Sunday: "No. I've said that of course we have to be pragmatic but... the goals of the operation must be clear and the duration must not be infinite.

    "But we aren't going to just leave surreptitiously," he added.

    Russian Foreign Minister Sergei Lavrov told France it was reaping in Mali what it had sown in Libya by arming rebels fighting slain dictator Moamer Kadhafi.

    "In Mali, France is fighting against those it armed in Libya against Kadhafi's regime," he said.

    Lavrov has previously criticised French arms drops to rebels fighting Kadhafi's regime, denouncing France's interpretations of a UN resolution allowing the use of force to protect the civilian population.

    Mali imploded after last year's coup waged by soldiers who blamed the government for the army's humiliation by a separatist rebellion among the Tuareg, a north African people who have long complained of being marginalised by Bamako.

    Many of the Tuareg rebels had fought alongside Kadhafi's forces in Libya.

    With the capital in disarray after the coup, Al-Qaeda-linked fighters hijacked the Tuareg rebellion and took control of the north, imposing a brutal form of Islamic law.

    burs-jhb/gd

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: Amnesty
    Country: Central African Republic, Chad, Côte d'Ivoire, Democratic Republic of the Congo, Mali, Somalia, Sri Lanka, World, Yemen

    Halting the use of child soldiers in conflicts is just one of a series of compelling reasons for states to adopt a strong Arms Trade Treaty (ATT), Amnesty International said to mark the International Day against the Use of Child Soldiers on 12 February.

    In Mali and close to 20 other countries, poorly regulated international arms transfers continue to contribute to the recruitment and use of boys and girls under the age of 18 in hostilities – by armed groups and, in some cases, government forces.

    With the final talks on the ATT taking place at the United Nations next month, Amnesty International continues to call on all states to adopt a strong treaty with effective rules to protect human rights.

    “Amnesty International’s recent research on the ground in Mali has revealed once more the horrors faced by child soldiers who are being recruited in numerous conflicts around the world to support troops and armed groups, sometimes in frontline roles,” said Brian Wood, Amnesty International’s Head of Arms Control and Human Rights.

    “The Arms Trade Treaty must require governments to prevent arms transfers that would be used to commit violence against children and include rules to stem the flow of weapons into the hands of the government forces and armed groups responsible for war crimes or grave abuses of human rights, but the current draft rules are not strong enough to make a real difference.”

    An overwhelming majority of the world’s states oppose the recruitment and use of anyone under the age of 18 by armed forces or armed groups, since taking part in hostilities robs them of their childhood and exposes them to terrible dangers as well as psychological and physical suffering.

    Apart from the tragedy of becoming perpetrators of human rights abuses themselves, many child soldiers are killed, maimed or are victims of rape and other sexual violence.

    Current use of child soldiers

    Since January 2011, child soldiers have reportedly been used in at least 19 countries, according to the global NGO coalition Child Soldiers International, of which Amnesty International is a member.

    Among them is Mali, where in recent weeks Amnesty International delegates have interviewed eyewitnesses as well as children who were recruited by the Islamist armed groups currently fighting against Malian and French forces in the north of the country.

    In the city of Diabaly – some 400km north-east of the Malian capital Bamako – several people, including the deputy mayor, reported seeing children aged between 10 and 17 with the Islamist armed groups that had taken control of the area.

    “These children were carrying rifles. One of them was so small that his rifle was sometimes dragging on the ground,” one eyewitness said.

    Farther south, in Ségou, Amnesty International met two captured child soldiers – one of whom showed signs of mental illness.

    His 16-year-old companion said they were arrested and handed over to the Malian authorities after the French and Malian armies re-conquered Diabaly in late January.

    He told Amnesty International about his forcible recruitment and training by the Islamist armed group:

    “I used to study with 23 other pupils with a Koranic Master. Two months ago, the grand-son of my master sold us to the Islamists. We joined a group of 14 other young people carrying firearms. At the beginning, I was asked to work in the kitchen. We used to cook in a Christian church occupied by the Islamists. The rebels would beat us [with a rubber belt] during Koran lessons because …they wanted us to pronounce Arabic like them.

    “They trained us to shoot, aiming at the heart or feet. Before the fighting, we had to eat rice mixed with a white powder and a sauce with a red powder. We also had injections. I had three. After these injections and eating the rice mixed with powder, I would turn like a motor vehicle, I could do anything for my masters. I perceived our enemies like they were dogs and all that was in my mind was to shoot them.”

    The boy told Amnesty International that four child soldiers were killed during the fighting to regain control of Diabaly from the Islamist armed groups and the Malian and French military forces that took over the city of Diabaly around 20 and 21 January.

    The organization has evidence that militia groups supported by the Malian government have also recruited child soldiers previously, but so far there is no documented case of these groups using child soldiers on the front lines.

    In recent years, Amnesty International has also documented use or allegations of use of child soldiers in numerous other countries, including Central African Republic, Chad, Côte d’Ivoire, Democratic Republic of Congo, Sri Lanka, Somalia, and Yemen.

    How the Arms Trade Treaty can help

    Some 150 countries, including Mali, have already agreed to prohibit the use of anyone under 18 in armed conflict – by joining the Optional Protocol to the Convention on the Rights of the Child. It is a war crime to conscript or use child soldiers under age 15 in active hostilities.

    A strong ATT can help to end the forced recruitment of child soldiers by stopping the flow of arms to governments and armed groups that abuse human rights.

    The current draft ATT text proposes weak rules to help prevent arms transfers to states or groups using child soldiers. The draft rules to respect existing international human rights law and international humanitarian law could be circumvented – the rule on violence against children merely requires state to “consider taking feasible measures” and rules to prevent the diversion of arms are weak, for example ammunition is not covered.

    Amnesty International is pressing for these loopholes to be closed so that the rule in the ATT would require States Parties to prevent arms transfers that pose a danger of contributing to violence against children, including the recruitment and use of child soldiers.


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    Source: Médecins du Monde
    Country: Mali
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    I- CONTEXTE / JUSTIFICATION

    Depuis la reprise des combats au Nord Mali dans le cadre de l’opération « Serval », plusieurs milliers de maliens ont fui les régions touchées pour se réfugier vers des zones plus sécurisées. Dans la région de Kidal, où les frappes aériennes sont les plus intenses, une partie de la population s’est déplacée vers la frontière algérienne, dans les régions d’Inhalid et de Tinzaouatène.

    La commune de Tinzaouatène, située à 300 km au nord-est de Kidal ville, a accueilli plusieurs centaines de familles en l’espace de quelques jours. Un mouvement similaire avait déjà été observé lors des combats opposant l’armée malienne et les groupes armés en mars 2012.

    Bien que l’Algérie ait fermé sa frontière terrestre avec le Mali depuis le 14 janvier dernier, de nouvelles familles viennent quotidiennement s’implanter sur les sites alentours. Sur place, le gouvernement algérien a renforcé ses contrôles afin de limiter l’infiltration de membres de groupes armés.

    Soucieux de la situation sanitaire des populations, les ONG internationales Solidarités International et Médecins du Monde – Belgique (MdM-B) ont entrepris une mission d’évaluation de la situation du 26 janvier au 1er février 2013 dans la commune de Tinzaouatène.

    L’intervention de MdM-B a reçu l’appui financier de l’UNICEF et d’ECHO.


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    02/11/2013 22:01 GMT

    by Serge Daniel

    GAO, Mali, Feb 11, 2013 (AFP) - France bombed an Islamist rebel hideout Monday in northern Mali's largest city, where troops rattled by guerrilla attacks intensified a security lock-down as the French-led campaign against the extremists entered its second month.

    Witnesses said a French attack helicopter destroyed the central police station in Gao in a pre-dawn assault, after rebels from the Movement for Oneness and Jihad in West Africa (MUJAO) hid in the building and opened fire on Malian troops Sunday, sparking a long street battle.

    Hundreds of curious locals gathered in the morning outside the police station, where body parts and unexploded grenades were lying in the debris, before soldiers closed off the surrounding streets so a French team could demine the area.

    Soldiers also evacuated the city's main market, which is near the police station.

    "We fear an attack, that is why we are evacuating the Gao market for security reasons," said a high-ranking officer.

    One witness to the helicopter attack said an Islamist fighter inside the police station had blown himself up.

    Blood splatters and flesh still covered the concrete later in the day.

    "It's disgusting but wonderful to see. These people tortured us, they did nothing but damage here," said Mahamane Tandina, 24.

    During the 10 months the extremists occupied northern Mali, MUJAO had used the police station as the headquarters of its "Islamic police", tasked with enforcing a strict form of sharia with punishments including public whippings and amputations.

    MUJAO has claimed Sunday's attack and a pair of suicide bombings Friday and Saturday, underlining the threat of a deepening insurgency in the former French colony.

    France launched its operation on January 11, responding to a cry for help from Mali's interim government by sending fighter jets, attack helicopters and ground troops to battle Islamist rebels who had seized the north and were advancing into southern territory.

    The campaign racked up a string of early successes as French and African troops drove the extremists from Gao, Timbuktu and the rest of the towns under their control.

    But the turn to suicide attacks, landmine explosions and guerrilla fighting show the security problems still facing Mali -- and by extension France, which is eager to wind down the operation and hand over to a United Nations peacekeeping mission.

    Paris announced last week it would begin bringing its troops home in March.

    President Francois Hollande said Monday the intervention had been a success.

    "The greater part of Malian territory has been freed, no town is occupied by a terrorist group and no networks or groups who had up til now threatened the lives of Malians are capable of launching a real offensive," Hollande said.

    "We are therefore no longer pursuing the liberation of territory but securing it."

    At a joint press conference, his Nigerian counterpart Goodluck Jonathan warned that west African troops slowly being deployed in Mali would likely have to stay there "for some time".

    "The rebels will come back as terrorists using guerrilla tactics," Jonathan said.

    "It's not going to be an overnight operation."

    -- 'Mujahedeen are in the city of Gao' --

    A Nigerian general is leading the west African force, which will eventually include some 6,000 troops. France is pushing for them to be incorporated into a UN peacekeeping mission.

    Chad has also pledged 2,000 troops, most of them already deployed.

    US President Barack Obama on Monday allocated up to $50 million for ongoing US airlift and air refuelling services to France and Chad, saying the money was for "efforts to secure Mali from terrorists and violent extremists".

    Sunday's street fighting was the first large-scale urban guerrilla assault on territory reclaimed by French-led forces.

    A witness said the gunmen had hidden in the empty police station then attacked Malian soldiers when they arrived, as snipers positioned in surrounding buildings opened fire.

    Medical and military sources said at least two Islamist rebels and three civilians were killed and 17 people wounded, including two Malian soldiers.

    Claiming the attack, MUJAO's spokesman Abou Walid Sahraoui said: "The mujahedeen are in the city of Gao and will remain there."

    Mali imploded after a March 22 coup by soldiers who blamed the government for the army's humiliation at the hands of north African Tuareg rebels, who have long complained of being marginalised by Bamako.

    With the capital in disarray, Al-Qaeda-linked fighters hijacked the Tuareg rebellion and took control of the north.

    burs-jhb/lc

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: US Agency for International Development
    Country: Burkina Faso, Mali, Mauritania, Niger, United States of America
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    Source: Amnesty
    Country: Central African Republic, Côte d'Ivoire, Democratic Republic of the Congo, Mali, Somalia, Sri Lanka, World, Yemen

    Mettre fin au recours aux enfants soldats dans le cadre des conflits n’est qu’une des raisons pressantes pour lesquelles les États doivent adopter un traité fort sur le commerce des armes, a déclaré Amnesty International en prévision de la commémoration de la Journée internationale contre l’utilisation d’enfants soldats, mardi 12 février.

    Au Mali et dans près de 20 autres pays, le fait que les transferts d’armes internationaux soient mal règlementés continue à contribuer au recrutement et à l’utilisation de garçons et de filles de moins de 18 ans dans le cadre d’affrontements – par des groupes armés et, dans certains cas, par les forces gouvernementales.

    Alors que les négociations finales relatives au traité sur le commerce des armes (TCA) doivent se tenir aux Nations unies le mois prochain, Amnesty International demande une nouvelle fois à tous les États d’adopter un traité fort contenant de véritables règles pour la protection des droits humains.

    « De récentes recherches effectuées par Amnesty International sur le terrain au Mali ont révélé une fois de plus les atrocités auxquelles sont confrontés les mineurs qui sont recrutés comme enfants soldats par les troupes gouvernementales et les groupes armés dans divers conflits à travers le monde, et sont parfois envoyés en première ligne », a déploré Brian Wood, responsable des questions liées au contrôle des armes et aux droits humains au sein d’Amnesty International.

    « Le traité sur le commerce des armes doit engager les gouvernements à prévenir les transferts d’armes susceptibles d’être utilisées pour commettre des violences contre des enfants, et inclure des règles visant à juguler les flux d’armes à destination des forces gouvernementales et des groupes armés responsables de crimes de guerre ou de violations graves des droits humains. Or, les règles inscrites dans la version actuelle du texte ne sont pas suffisamment strictes pour faire réellement bouger les choses. »

    L’immense majorité des États du monde s’opposent au recrutement et à l’utilisation de mineurs par les forces armées ou les groupes armés, car prendre part aux hostilités les prive de leur enfance et les expose à de terribles dangers, ainsi qu’à des souffrances psychologiques et physiques.

    Outre le fait qu’ils commettent eux-mêmes des violations des droits humains, beaucoup d’enfants soldats sont tués, mutilés ou victimes de viols et d’autres violences sexuelles.

    Recours aux enfants soldats à l’heure actuelle

    Depuis janvier 2011, des enfants soldats auraient été utilisés dans au moins 19 pays, selon Enfants soldats International, une coalition d’ONG mondiales dont Amnesty International fait partie.

    L’un d’eux est le Mali, où, ces dernières semaines, des délégués d’Amnesty International ont recueilli les propos de témoins, ainsi que d’enfants recrutés par des groupes armés islamistes affrontant actuellement les forces maliennes et françaises dans le nord du pays.

    Dans la ville de Diabaly – à quelque 400 kilomètres au nord-est de Bamako, la capitale –, plusieurs personnes, dont l’adjoint au maire, ont affirmé avoir vu des mineurs âgés de 10 à 17 ans accompagner les groupes armés islamistes qui avaient pris le contrôle de la zone.

    « Ces enfants étaient armés de fusils. L’un d’entre eux était si petit que son fusil traînait parfois par terre », a raconté un témoin.

    Plus au sud, à Ségou, Amnesty International a rencontré deux enfants soldats qui avaient été capturés ; l’un d’entre eux présentait des signes de troubles mentaux.

    L’autre garçon, âgé de 16 ans, a déclaré qu’ils avaient été arrêtés et remis aux autorités maliennes après que les soldats français et maliens aient reconquis Diabaly, à la fin janvier.

    Il a expliqué à Amnesty International comment un groupe armé islamiste l’a recruté et entraîné de force :

    « J’étudiais avec 23 autres élèves auprès d’un maître coranique. Il y a deux mois, le petit-fils de mon maître nous a vendus aux islamistes. Nous avons rejoint un groupe de 14 autres jeunes armés. Au début, on m’a fait travailler aux cuisines. Nous cuisinions dans une église chrétienne occupée par les islamistes. Les rebelles nous frappaient [avec une ceinture en caoutchouc] pendant les leçons coraniques parce qu’[…]ils voulaient que nous prononcions l’arabe comme eux.

    « Ils nous ont entraînés à tirer, en visant le cœur ou les pieds. Avant les combats, nous devions manger du riz mêlé à une poudre blanche, ainsi qu’une sauce mélangée à une poudre rouge. On nous faisait aussi des injections. On m’en a fait trois. Après les piqûres et le riz mélangé à la poudre, on pouvait me manœuvrer comme une voiture, je faisais n’importe quoi pour mes maîtres. Je considérais nos ennemis comme des chiens et je n’avais qu’une idée en tête : leur tirer dessus. »

    L’adolescent a dit à Amnesty International que quatre enfants soldats ont été tués pendant les combats visant à reprendre Diabaly aux groupes armés islamistes, puis aux forces maliennes et françaises, qui ont pris le contrôle de la ville aux alentours des 20 et 21 janvier.

    L’organisation dispose d’éléments prouvant que des milices soutenues par le gouvernement malien ont également recruté des enfants soldats précédemment, mais il n’a pour l’instant pas été établi que ces groupes les aient déployés en première ligne.

    Ces dernières années, Amnesty International a par ailleurs recensé des cas de recours à des enfants soldats – ou des allégations en ce sens – dans de nombreux autres pays, dont la Côte d’Ivoire, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Somalie, le Sri Lanka, le Tchad et le Yémen.

    Comment le traité sur le commerce des armes peut-il aider ?

    Quelque 150 pays, dont le Mali, ont déjà accepté d’interdire le recours aux combattants mineurs dans le cadre des conflits armés – en adhérant au protocole facultatif se rapportant à la Convention relative aux droits de l’enfant. Enrôler ou utiliser des enfants soldats de moins de 15 ans dans le cadre d’affrontements directs constitue un crime de guerre.

    Un TCA fort peut aider à mettre fin au recrutement forcé d’enfants soldats, en limitant les flux d’armes à destination des gouvernements et groupes armés qui portent atteinte aux droits humains.

    Les règles proposées par le texte actuel du traité pour aider à prévenir les transferts d’armes aux États ou groupes utilisant des enfants soldats sont peu contraignantes. Les règles appelant au respect des dispositions du droit international relatif aux droits humains et du droit international humanitaire pourraient être contournées ; la règle relative à la violence contre les enfants requiert simplement que les États « envisage[nt] d’adopter des mesures réalisables », et les règles visant à prévenir les détournements de flux d’armes sont faibles – par exemple, les munitions ne sont pas concernées.

    Amnesty International demande que ces lacunes soient comblées, afin que le TCA engage les États parties à empêcher les transferts d’armes risquant de contribuer à la violence contre les mineurs, et notamment au recrutement et à l’utilisation d’enfants soldats.

    Index AI : PRE01/070/2013


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    Source: Assessment Capacities Project
    Country: Afghanistan, Angola, Bangladesh, Bolivia, Burkina Faso, Burundi, Central African Republic, Chad, Colombia, Democratic People's Republic of Korea, Democratic Republic of the Congo, Djibouti, Eritrea, Ethiopia, Guatemala, Haiti, Iraq, Jordan, Kenya, Malawi, Mali, Mauritania, Mozambique, Myanmar, Niger, Nigeria, occupied Palestinian territory, Pakistan, Philippines, Samoa, Senegal, Solomon Islands, Somalia, Sri Lanka, Sudan, Syrian Arab Republic, Tajikistan, World, Yemen, Zimbabwe, South Sudan (Republic of)
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    In Syria, opposition forces launched a coordinated offensive in the capital Damascus for two consecutive days on 6 February. Heavy fighting was also reported in Deir Al-Zor, Daraya, Aleppo and Homs. The number of Syrian refugees continued to rise over the past week, amounting to a total of 792,118, an increase of around 59,000 newly registered refugees or individuals awaiting registration compared to last week.

    In Mali, suicide attacks and fighting were reported from the city of Gao over the last three days. Military progress in the centre and north of Mali has improved humanitarian access, although conditions remain unstable.

    213,000 people are affected by floods in Mozambique. In addition, a cholera outbreak was confirmed in the north of the country.

    On 6 February an 8.0 magnitude earthquake struck off the coast of the Santa Cruz Islands in the southeast Solomon Islands archipelago. According to Government reports, 13 people were killed and around 6,000 affected.

    A 7.0-magnitude earthquake struck southern Colombia on 9 February, injuring 15 people, destroying 100 houses and damaging some 2,000 houses, according to authorities. No information is currently available on the number of people affected.

    40,000 people are affected by heavy rains and floods in Bolivia.

    Global Emergency Overview web interface


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    Source: IRIN
    Country: Mauritania

    KAÉDI/NOUAKCHOTT/DAKAR, 11 février 2013 (IRIN) - Malgré les bonnes récoltes et la quantité de pâturages suffisante pour le bétail, les organisations d'aide humanitaire disent qu'il ne faut pas sous-estimer la vulnérabilité des Mauritaniens. Elles admettent en effet que les bailleurs de fonds et elles-mêmes avaient gravement sous-évalué l'ampleur de la crise de 2012 à cause de systèmes d'évaluations inadaptés et d'appels de fonds insuffisants.

    « Nous avions sous-estimé l'ampleur de la crise - tous : la communauté internationale et l'ensemble de nos partenaires », a dit Alain Cordeil, directeur du Programme alimentaire mondial (PAM), lors d'un récent entretien téléphonique depuis la capitale, Nouakchott. « Nous reconnaissons et admettons cette erreur ».

    En 2011, selon le PAM, la production agricole avait enregistré une baisse « incroyable » de 40 pour cent. « Cela n'avait jamais été observé par le passé », a dit M. Cordeil.

    En avril 2012, le PAM était enfin prêt à effectuer une intervention de grande ampleur. En attendant, de nombreux habitants n'avaient reçu qu'une aide très limitée ou étaient restés livrés à eux-mêmes pendant près d'un an. « Ils étaient très vulnérables ». Le PAM admet être intervenu très tard.

    Selon les perspectives du Réseau de systèmes d'alerte précoce contre la famine (FEWSNET) de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) pour la période de janvier à juin, grâce aux précipitations abondantes, la production de céréales cultivées sous pluie (riz, millet et sorgho) est 25 pour cent supérieure à la moyenne des cinq dernières années en Mauritanie. Les récoltes des cultures de décrue ne sont quant à elles pas encore terminées. Le prix des céréales importées - qui comblent 70 pour cent des besoins en céréales de la Mauritanie - est par ailleurs relativement stable.

    Les organisations humanitaires présentes en Mauritanie ont cependant doublé le montant de leur appel de fonds par rapport à 2012 et demandent 180 millions de dollars pour 2013.

    Cela s'explique principalement par le fait que l'estimation du nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire est passée de 700 000 début 2012 à 1,1 million, principalement à cause des vulnérabilités accumulées en 2012.

    « En 2013, il ne sera pas question [d'une nouvelle] crise, mais des effets de la crise [de 2012] », a dit Sandrine Flament, directrice d'Action contre la faim (ACF - Espagne) en Mauritanie.

    Selon les prévisions, quelque 72 000 Mauritaniens risquent de souffrir de malnutrition modérée ou sévère en 2013.

    Des évaluations trop rares

    Des évaluations sur la sécurité alimentaire et la nutrition sont réalisées deux fois par an dans toute la Mauritanie, généralement en décembre et en juin. Or, selon le PAM, bien des choses peuvent se passer en l'espace de six mois et des évaluations plus rapprochées sont nécessaires pour montrer l'évolution d'une crise.

    L'évaluation de décembre 2011 sur la sécurité alimentaire estimait à 800 000 le nombre de personnes souffrant de la faim en Mauritanie. Ce chiffre est cependant monté en flèche pour atteindre 1,2 million en juin 2012 et, selon M. Cordeil, il aurait pu être encore plus élevé. L'évaluation des besoins pour 2013 est plus proche de ce dernier chiffre.

    « Nous étions aveugles. Pendant six mois, vous ne pouvez pas voir d'évolution. »

    Les évaluations de la sécurité alimentaire coûtent cher : 90 000 dollars chacune. Les enquêtes nutritionnelles suivant la méthodologie SMART coûtent quant à elles 150 000 dollars. « Nous n'avons pas les moyens d'en réaliser davantage », a dit M. Cordeil.

    Les organisations humanitaires commencent cependant à adopter quelques changements. Le PAM envisage de mettre sur pied une unité de surveillance en collaboration avec le Commissariat à la sécurité alimentaire (CSA) du gouvernement. Des points d'observation seraient installés dans les régions les plus vulnérables où le CSA réaliserait chaque mois des enquêtes à domicile limitées et ciblées afin de donner un aperçu des principales évolutions.

    ACF milite également pour la mise en place de meilleures évaluations dans certaines régions. L'organisation préconise des analyses hebdomadaires de la situation des marchés et de l'état nutritionnel de la population. Elle réalise en ce moment un programme pilote visant à rassembler de meilleures données sur la malnutrition pouvant être envoyées par SMS afin de suivre la situation en temps réel.

    « Problème d'image »

    Les travailleurs humanitaires interrogés par IRIN ont dit qu'ils espéraient que de meilleures informations leur permettraient de mieux convaincre les bailleurs de fonds. La population relativement faible du pays constitue également un « problème d'image ». « Les bailleurs de fonds préfèrent donner un dollar au Burkina, dont la population est trois à quatre fois plus élevée que celle de la Mauritanie », a dit M. Cordeil (le Burkina Faso compte environ 17 millions d'habitants, contre 3,3 millions pour la Mauritanie).

    Les résultats relativement peu élevés des évaluations (en Mauritanie, le nombre d'habitants en situation d'insécurité alimentaire était estimé à 700 000 avant que ce chiffre ne grimpe en flèche, alors qu'ils étaient 6,4 millions au Niger et 4,6 millions au Mali) incitent souvent les organisations d'aide humanitaire à se censurer d'une certaine manière et à limiter le montant de leurs appels de fonds. « Il existe une barrière psychologique qui empêche les gens de demander trop, alors on se dit que l'on va essayer de faire ce que l'on peut avec le peu que l'on a », a expliqué M. Cordeil.

    Selon les prévisions de FEWSNET, de nombreux agriculteurs fortement endettés vont pouvoir réduire leur dette cette année et éventuellement reconstituer les réserves de céréales de leurs villages. Toutefois, le réseau prévoit également une baisse de l'aide humanitaire en 2013, alors qu'elle était pourtant vitale pour de nombreuses personnes en 2012. Certains habitants, notamment la minorité qui n'a pas eu de bonnes récoltes cette année, risquent ainsi de se trouver en situation de grande vulnérabilité.

    En décembre 2012, IRIN a interviewé des agriculteurs dont les récoltes avaient été anéanties par des inondations lorsque les digues qui les protégeaient avaient cédé. Selon FEWSNET, les sauterelles et les oiseaux ont par ailleurs dévoré les semences de certains paysans. Les éleveurs risquent en outre de rencontrer des difficultés pour accéder aux pâturages, car une grande partie de la frontière avec le Mali sera probablement plus ou moins inaccessible en raison de la crise qui secoue ce pays.

    L'appel de fonds de 2013 pour le Sahel souligne l'importance de la résilience et de la nécessité de répondre aux causes sous-jacentes de la faim et de la pauvreté. Or, selon ACF et le PAM, si 2013 promet d'être une meilleure année que 2012, la vulnérabilité chronique à laquelle sont confrontés les agriculteurs et les éleveurs à peu à voir avec la résilience, dans un contexte où la priorité a jusqu'alors été donnée à des solutions d'urgence à court terme.

    « Ils parlent de résilience », a dit M. Cordeil, « alors qu'ici, la population meurt. »

    aj/cb- ld/amz

    [FIN]


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    Source: Inter Press Service
    Country: Mali

    By Marc-Andre Boisvert

    MOPTI, Mali, Feb 11 2013 (IPS) - At the entrance to the Evangelical church in Mopti, central Mali, military soldiers stood on either side of the door as Pastor Luc Sagara greeted his parishioners for Sunday mass.

    The presence of the soldiers were a stark reminder that less than three weeks ago the town was under occupation by Islamist extremists committed to the imposition of Sharia law in this West African nation.

    “We feel safe now. With the French intervention, we are hopeful that the Islamists will not attack us,” Sagara told IPS.

    France launched a military intervention in Mali on Jan. 11 at the request of the country’s interim President Dioncounda Traoré after extremists advanced on the town of Konna, 60 kilometres northeast of Mopti. As the Islamists occupied town after town, intent on seizing the capital Bamako, Sharia law was imposed, and Christians and moderate Muslims were persecuted.

    Since April 2012, northern Mali has been taunted by a coalition of armed groups composed of Al-Qaeda in Islamic Maghreb, the Movement for Unity and Jihad in West Africa, and Ansar Dine, an Islamist group among Mali’s Tuareg population that live across the country’s southeast.

    The rebels reportedly destroyed religious shrines and church buildings, and imposed extreme Sharia law – engaging in public floggings, executions and amputations.

    International rights group, Human Rights Watch, said that the rebels engaged in extensive looting, pillage, the recruitment of child soldiers and the rape of women and young girls. “Armed groups in northern Mali in recent weeks have terrorised civilians by committing abductions and looting hospitals,” Corinne Dufka, senior Africa researcher at HRW, said in April 2012.

    According to the United Nations Refugee Agency, the recent conflict has led to the internal displacement of 250,000 people. Mopti was one of the towns that people from the north sought refuge in – until it too was occupied.

    Many of the minority Christians, who constitute five percent of the country’s 15.8 million people, either fled Mopti or were living here in fear during the occupation.

    A local Imam from the town, Abdoulaye Maiga, told IPS that no one had been safe from the extremists, regardless of their religious affiliations.

    “We are all victims of those terrorists. We are all Malians and we all fled together,” he said. Members of his family had taken flight from northern Mali’s largest town of Gao.

    “When my family came here, they brought with them a Christian family, and we loaned them some of our (traditional) clothes so the terrorists would let them travel without problems.”

    In Diabaly, another liberated central Malian town, Pastor Daniel Konaté prepared for his first Christian service since the Islamists were ousted. The graffiti on the church wall that read, “Allah is the only one”, and the bullets scattered on the floor served as a reminder of the Islamist occupation.

    “They made my church a military base,” Konaté told IPS. During the occupation he and his family fled to a village 20 kilometers away, returning only after Malian and French forces successfully repelled Islamists here on Jan. 21.

    But Konaté still wonders how the extremists had known that this plain unassuming building, which has no signs to indicate that it is a place of worship, was a church.

    “We think some people might have told them that this is a church,” said Konaté as 30 parishioners gathered and the service began with the singing of “It is not God who betrays us. It is men that betray God.”

    Ever since locals recognised two former high-ranking Malian military soldiers who used to be posted in Diabaly among the Islamist forces, community members believe the Islamist fighters had local support. Now, neighbours who once lived peacefully together are suspicious of one another.

    During the town’s occupation Pascal Touré’s small four-bedroom house on the outskirts of Diabaly hid 27 Christian refugees terrified of being singled out for persecution by the occupying Islamists.

    “It seems obvious that some locals reported where the Christians were. Among the locals, everybody knows each other,” he told IPS.

    But Touré, a Christian who also teaches catechism, is adamant that seeking revenge is not a solution.

    The refugees have left Touré’s house and returned to their own homes in Diabaly “but life in the town will not be the same for Christians.”

    Though there are some here who hang on to the memories of a peaceful past, optimistically believing that life will return to what it had been before the conflict. Bakary Traoré, a Muslim and a retired teacher, is one of them.

    “Christians were targeted. But all of Diabaly has been a victim. The Islamists did not have the time to impose Sharia, but if they did, everyone would have suffered. They did not succeed. And now we can all live in harmony like we were before. As one people.”


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    Source: Famine Early Warning System Network, World Food Programme, Food and Agriculture Organization
    Country: Burkina Faso

    Le Burkina Faso sort progressivement d’une situation alimentaire difficile causée par la sécheresse. première session 2012 du Comité de Prévision de la Situation Alimentaire (CPSA) tenue en février 2012 a présenté, pour la campagne 2011/2012, une production céréalière définitive nationale brute de 3.666.405 tonnes de ‐154.462 T dans 170 communes à risque d’insécurité alimentaire, la Direction Générale de l’Economie enquête de vulnérabilité dans ces communes à risque ménages.


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    Source: Enough Project
    Country: Mali

    France's military intervention in Mali, its former colony, to root out an Islamist militant rebel group in the country's north has been compelling, capturing headlines around the world. But what has happened in Mali in recent years is common to conflicts across the African continent.

    The same sad pattern is replicated in the Central African Republic, the Democratic Republic of the Congo, Somalia, and Sudan. Rebel groups, which often have external support, find fertile ground in situations of poor to non-existent governance, poverty, and a lack of effective representation of all of a country's people. This has led to violent conflicts in which civilians pay the heaviest price.

    These conflicts are characterized by mass atrocities such as widespread and systematic killing, displacement, and rape. So, while the French intervention seems to have achieved success in the short-run, longer-term stability and peace in Mali will be determined by factors that have little to do with military operations.

    Media reports have focused on ties between the Malian rebels and al-Qaeda. This was France's main justification for its intervention and the reason interested states such as the U.S. and South Africa gave it their support. It feels, though, like a flashback to the Cold War; a global quest to block the advance of an internationalist ideological movement hostile to the West. Much like during the Cold War, in an effort to halt the spread of the ideology—in this case radical Islamism—the U.S. and its allies might overlook the fundamental local and national dimensions to a given conflict, as they did in Vietnam, for example.

    If we envision a spectrum, the original al-Qaeda would be on one side, representing an internationalist global jihad targeting the U.S. and other Western countries. On the other side, we would likely find the Malian rebels who, despite the presence of Arab and other foreign fighters and international support from fellow travelers, seem to be pursuing national goals arising from deep poverty and local frustrations. Certainly, the organization's regional variant, al-Qaeda in the Islamic Maghreb, is a serious terrorist threat. It demonstrated this in its bloody attack last month on the Algerian natural gas plant in Ain Amenas.

    But, the rise of jihadists in the north is the effect, not the cause of Mali's crisis; its wellsprings are primarily internal. The north of the country has endured decades of poor, exploitative governance; endemic poverty with little economic opportunity; discrimination against the Touareg minority; and a sham democratic system that does not provide effective representation for all of Mali's people.

    The government must extend its writ throughout its territory, to provide the security the Malian people require. Beyond that, with the help of interested governments, it must deliver services and create an environment that encourages economic activity and job development. Most importantly for the longer-term, Mali must develop the institutions necessary for an open, democratic society to grow. This requires a sustained effort by the people of Mali, supported by those countries and institutions that want it to be stable and prosperous.

    The French military operation in Mali seems to have been a provisional success. The rebels have fled the towns they previously occupied, enabling French and Malian forces to establish control of the network of settlements along the Niger River. Plans are underway for the possible deployment of a United Nations peacekeeping force to replace the French. French President François Hollande has admitted that the rebels have run to the vast deserts of northern Mali, and have not been defeated. The deployment of a capable force is necessary to prevent the rebels from returning after the French troops depart.

    However, military intervention is not sufficient. To paraphrase Winston Churchill, military success is not the beginning of the end; it is the end of the beginning. The future will be determined by how well and fairly Malians govern their country.

    One governance step that might not be useful in the short-run, though, is elections. Malian President Moussa Traoré announced last week that he would hold national elections in July. This would be a mistake.

    The Malian political system is broken, with a nominally civilian government sitting atop a military power structure. Elections under the current system could solidify the hold of the current ruling group. Countries and international organizations interested in helping Mali should not succumb to this election fetish. Long, painful experience around the world has taught us that free elections are the apex of political participation, not just the first step on the road to democracy. Anyway, given the continued violence and instability in the north, it is unlikely that holding a national election would be possible by July.

    Reforming Mali will not be a quick process. In its latest World Development Report, the World Bank showed that it can take decades or even a generation to secure a democratic transition. So, the international community should prepare for a sustained effort to help Mali. The French military intervention seems to have given the country and its international supporters the breathing room to fix its institutions. Such steps will help prevent the recurrence of armed conflict, sparing Mali's people from further atrocities and displacement.

    Mali has begun a long journey that will require help, patience, and perseverance from its friends.

    Mark Quarterman is Director of Research for the Enough Project, a project of the Center for American Progress to end genocide and crimes against humanity


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