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    Source: UN News Service
    Country: Mali

    1 February 2013 – A senior United Nations official today warned of the risk of reprisal attacks against Tuareg and Arab civilians in various regions of northern Mali and urged the country’s military to protect all citizens regardless of their ethnic affiliation.

    “While the liberation of towns once under the control of the rebel and extremist groups has brought hope to the populations of northern Mali, I am deeply concerned at the risk of reprisal attacks against ethnic Tuareg and Arab civilians,” the UN Special Adviser on the Prevention of Genocide, Adama Dieng, said in a statement.

    Fighting between Government forces and Tuareg rebels broke out in northern Mali last January, after which radical Islamists seized control of the area. The conflict uprooted thousands of people and prompted the Malian Government to request military assistance from France to stop the progression of extremist groups.

    Mr. Dieng said he was concerned over allegations of human rights violations committed by the Malian army, including summary executions and disappearances, in Sevaré, Mopti, Niono and other towns close to the areas where fighting has occurred. There have also been reports of incidents of mob lynching and looting of properties belonging to Arab and Tuareg communities, who have reportedly been accused of supporting armed groups based on their ethnicity.

    “I am deeply disturbed by reports of violations committed by the army, and by reports that the armed forces have been recruiting and arming proxy militia groups to instigate attacks against particular ethnic and national groups in northern Mali,” Mr. Dieng said.

    “I call on the Malian army to discharge its responsibility to protect all populations, irrespective of their race or ethnicity.”

    Last month, the Prosecutor of the International Criminal Court (ICC), Fatou Bensouda, opened an investigation into alleged crimes committed in Mali since January 2012 – including murder, torture and rape – with a focus on the northern part of the country.

    Mr. Dieng welcomed that decision and urged all parties in the country to adhere to international humanitarian and human rights law.

    Meanwhile, the UN High Commissioner for Refugees (UNHCR) today warned that while many displaced people are eager to return home, reports of unrest and revenge attacks against Tuaregs and Arabs, as well as closed roads and a lack of bus services to certain cities, are posing challenges for them to return safely.

    “In the capital, Bamako, we have interviewed displaced families who say they are ready to return to their homes in the Gao, Timbuktu and Kidal regions, as soon as the roads to the north are re-opened,” UNHCR spokesperson Adrian Edwards told reporters in Geneva.

    “Shortages of food, fuel and electricity, as well as disruption to basic services such as health and education, are also mentioned by those people who at present prefer to wait and see before returning to the north.”

    Many internally displaced people have reported that their houses in the north have been damaged or destroyed and families with children attending schools in Bamako said they will not return to the north after the end of the school year in June.

    Another concern is the presence of anti-personnel landmines and unexploded ordnance threatening the civilian population and aid agencies hoping to help them, Mr. Edwards said.

    UNHCR also reported that Malian refugees continue to cross into neighbouring countries to flee the fighting or because of fear of reprisals.


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    Source: UN News Service
    Country: Mali

    1 février 2013 – Le Conseiller spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la prévention du génocide a attiré vendredi l'attention sur le risque accru de représailles contre les populations civiles de souche touareg et arabe dans les régions de Tombouctou, Kidal et Gao, situées dans le nord du Mali.

    « Si la libération de villes auparavant sous le contrôle des groupes rebelles et extrémistes a suscité l'espoir chez les populations, je suis tout de même profondément préoccupé par le risque de représailles à l'encontre des civils de souche touareg et arabe », s'est alarmé Adama Dieng.

    Le nord du Mali est tombé aux mains de groupes islamistes radicaux à la faveur d'affrontements entre forces gouvernementales et rebelles touaregs fin janvier 2012.

    Le 11 janvier dernier, les forces françaises ont lancé une opération militaire à l'appui de l'armée malienne pour l'aider à reconquérir la région, provoquant une vague de déplacements parmi les populations civiles.

    Les propos du Conseiller spécial font suite aux allégations de graves violations des droits de l'homme commises par l'armée malienne, y compris des exécutions sommaires et des disparitions, à Sévaré, Mopti, Niono et dans d'autres villes à proximité des zones de combat.

    « Il y aurait également eu des lynchages et des pillages de biens appartenant aux communautés arabes et touaregs, accusées d'aider des groupes armés du simple fait de leur appartenance ethnique », a déploré M. Dieng.

    Aussi a-t-il demandé à l'armée malienne de s'acquitter de sa responsabilité de protéger l'ensemble des populations, indépendamment de leur appartenance ethnique.

    « Je suis profondément troublé par des informations faisant état de violations commises par l'armée et selon lesquelles elle recruterait et armerait des milices pour planifier des attaques contre des groupes ethniques et nationaux spécifiques dans le nord du Mali. »

    M. Dieng encourage donc vivement tous les acteurs, notamment l'armée malienne, à se conformer au droit international humanitaire et aux droits de l'homme. « Prendre pour cible de groupes ethniques ou religieux dans le cadre d'un conflit armé, si ces exactions ont été menées de manière généralisée et systématique, peut constituer des crimes d'atrocité », a rappelé M. Dieng.

    M. Dieng a par ailleurs salué la décision de la Procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, d'ouvrir des enquêtes sur la situation au Mali.


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali, Mauritania

    02/02/2013 16:49 GMT

    NOUAKCHOTT, 02 fév 2013 (AFP) - Quelque 9.000 réfugiés maliens fuyant les opérations militaires dans le Nord et le centre du pays sont arrivés en une semaine en Mauritanie, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

    "Neuf mille réfugiés sont arrivés en une semaine, soit une moyenne de près de 1.300 par jour", a déclaré à l'AFP une source administrative mauritanienne.

    "Ils arrivent en masse à MBerré (camp d'hebergement des réfugiés maliens), à bord de véhicules ou de charrettes tirées par des ânes, souvent dans le dénuement total et fatigués par la peur et le froid", a-t-elle ajouté.

    Ces informations ont été confirmées par des représentants à Nouakchott de la communauté maure.

    Les réfugiés fuient les combats et les bombardements français contre les groupes islamistes armés.

    Des missions du gouvernement mauritanien, de celui du Mali et du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) des Nations unies se trouvent sur place dans le camp de MBerré, où sont reçus et enregistrés les réfugiés maliens, selon la source administrative mauritanienne.

    La délégation malienne, composée de représentants de l'ensemble des communautés du Nord du Mali, cherche à "établir le contact avec les réfugiés, s'enquérir de leur sort et discuter de leur éventuel retour" au Mali, a confié à l'AFP une source en son sein.

    Près de 18.000 Maliens ont trouvé refuge dans les pays de la région, principalement en Mauritanie et au Burkina Faso, depuis le début de l'intervention militaire française le 11 janvier, selon l'ONU, qui fait aussi état de plus de 12.000 nouveaux déplacés lors de cette période.

    Il y a au total près de 150.000 réfugiés maliens à l'étrange et 227.000 déplacés à l'intérieur du Mali, d'après les Nations unies.

    hos/thm/stb/jmc

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    02/02/2013 18:32 GMT

    BAMAKO, 02 fév 2013 (AFP) - Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, a promis samedi qu'il n'y aurait "aucune exaction, aucun règlement de compte, aucune représaille", après la reconquête du Nord du Mali occupé par les groupes islamistes armés par les soldats français et maliens.

    "Dans l'euphorie de la liberté retrouvée, ne vous laissez jamais aller aux excès, à la vengeance, je sais que je peux compter sur vous pour qu'il n'y ait aucune exaction, aucun règlement de compte", a déclaré le chef de l'Etat malien, lors d'un discours place de l'indépendance à Bamako, au côté du président français François Hollande.

    "Je demande à tous ceux qui ont fui leurs maisons par peur des représailles de revenir chez eux et de reprendre une vie normale", a-t-il ajouté.

    "Jusqu'à présent le comportement de nos troupes est quasi-exemplaire, nous serons intransigeants envers ceux qui transgresseront les règles de la guerre et le droit humain", a promis Dioncounda Traoré, espérant "zéro dérapages, zéro représailles, zéro exactions.

    Des ONG ont porté ces derniers jours des accusations d'exactions et de violations des droits de l'homme contre les parties en conflit au Mali, notamment contre les soldats maliens.

    Le président malien avait auparavant salué François Hollande: "Vous êtes chez vous, monsieur le président".

    "Dites à François Hollande qu'il est le frère de toutes les Maliennes, de tous les Maliens, l'ami sincère de l'Afrique toute entière", a-t-il ajouté sous les applaudissements de la foule venue écouter les deux dirigeants.

    Le chef de l'Etat malien a remercié la France pour son aide "à un moment où l'existence même du Mali était en jeu" et il a promis une "réconciliation nationale" dans le cadre d'un "dialogue inter-malien ouvert à toutes les sensibilités".

    Il a répété son souhait d'organiser dans son pays des élections générales avant le 31 juillet.

    "Je ne doute pas un seul instant que vous nous aiderez aussi à gagner le pari de la démocratie malienne", a assuré M. Traoré, avant de prendre la main de François Hollande et de lever leurs deux bras vers le ciel, en signe de victoire et d'unité.

    bur-thm/stb/jmc

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    02/04/2013 02:01 GMT

    Par Serge DANIEL à Gao et Marc BASTIAN à Tombouctou

    TOMBOUCTOU (Mali), 04 fév 2013 (AFP) - L'armée française a mené des frappes aériennes intenses contre des positions des groupes armés islamistes dans la région de Kidal, dans l'extrême nord-est du Mali, près de la frontière algérienne, où un haut responsable du mouvement Ansar Dine (Défenseurs de l'islam) a été arrêté.

    C'est autour de Kidal, dans le massif des Ifoghas, que seraient détenus les sept otages français au Sahel, selon Paris. Evoquant leur sort samedi, François Hollande a jugé que "les ravisseurs doivent comprendre que le moment est venu de libérer les otages", ajoutant que les forces françaises au Mali en étaient désormais "tout près".

    Le président nigérien Mahamadou Issoufou a aussi jugé dimanche que les quatre otages français enlevés au Niger en septembre 2010 étaient "vivants" et qu'ils se trouvaient "probablement" dans le nord du Mali, "vers la frontière avec l'Algérie, dans les montagnes des Ifoghas".

    La zone de Tessalit, à 200 km au nord de Kidal, près de l'Algérie, a été la cible dans la nuit de samedi à dimanche "d'importantes frappes aériennes", selon le porte-parole de l'armée française, le colonel Thierry Burkhard.

    Il a précisé que ces bombardements visaient "des dépôts logistiques et des centres d'entraînement" des groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda, un peu plus de trois semaines après le début de l'intervention militaire française.

    C'est aussi dans cette vaste zone de montagnes et de grottes autour de Kidal que, selon des experts et des sources de sécurité régionales, une bonne partie des chefs et des combattants des groupes islamistes se sont réfugiés.

    Parmi eux, se trouveraient l'Algérien Abou Zeïd, un des émirs les plus radicaux d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et Iyad Ag Ghaly, chef d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), un ex-rebelle touareg malien des années 1990, originaire de Kidal qui connaît parfaitement la région.

    L'un d'entre eux, Mohamed Moussa Ag Mouhamed, présenté comme le numéro trois d'Ansar Dine, a été arrêté dimanche dans cette région.

    "Mohamed Moussa Ag Mouhamed, celui qui ordonnait de couper les mains (à Tombouctou), a été arrêté par un groupe armé. Il est conduit vers Kidal", a annoncé une source de sécurité malienne jointe depuis Gao (nord-est). L'information a été confirmée par un fonctionnaire au gouvernorat de Kidal, Abdoulaye Touré.

    "C'était l'idéologue d'Ansar Dine à Tombouctou (nord-ouest), la tête pensante de l'organisation là-bas. Il a été arrêté à In Hallil, près de la frontière algérienne par un groupe arme allié. Il est en route pour Kidal", a précisé Abdoulaye Touré, sans plus de détails.

    Les sources n'ont pas précisé qui avait arrêté Mohamed Moussa.

    "police islamique"

    Kidal, à 1.500 km de Bamako, a longtemps été le bastion d'Ansar Dine. Mais, avant même l'arrivée dans la nuit du 29 au 30 janvier de soldats français qui ont pris le contrôle de l'aéroport de la ville, elle était passée sous le contrôle du Mouvement islamique de l'Azawad (MIA, groupe dissident d'Ansar Dine) et du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg).

    Ces deux groupes ont affirmé soutenir l'entrée des soldats français à Kidal, mais refusent la présence de militaires maliens et ouest-africains, notamment par crainte d'exactions contre les membres des communautés arabe et touareg de la ville, parfois assimilés aux groupes islamistes armés.

    Un petit contingent de soldats tchadiens (dont le pays ne fait pas partie de l'Afrique de l'Ouest) est aussi déployé à Kidal.

    Mohammed Moussa, présenté par des habitants de Tombouctou comme un Touareg originaire de la région, a été décrit comme le responsable de la "police islamique" faisant régner la terreur, selon des témoignages recueillis ces derniers jours dans cette ville par des journalistes de l'AFP.

    Aqmi et Ansar Dine, qui ont occupé Tombouctou pendant dix mois, ont commis dans le Nord de très nombreuses exactions, au nom d'une interprétation rigoriste de la charia (loi islamique): amputations, coups de fouets aux couples "illégitimes", aux fumeurs.

    Ils ont imposé le port du voile intégral aux femmes, interdit la mixité dans les écoles, le football, la danse, la musique et l'alcool.

    Ils ont également choqué le monde en détruisant à Tombouctou des mausolées de saints musulmans adulés par les populations locales, assimilant cette vénération à de "l'idolâtrie", mutilant cette ville qui fut capitale culturelle de l'islam en Afrique sub-saharienne et qui est inscrite au patrimoine mondial de l'humanité.

    A Alger, le ministre algérien des Affaires étrangères Mourad Medelci a estimé dimanche qu'en dépit du recul des islamistes, "les Maliens et ceux qui les aident" font encore face à des "problèmes" pour "rétablir la stabilité et la sécurité", sans réagir aux bombardements français dans la région de Kidal.

    L'Algérie, qui partage près de 1.400 km de frontières terrestres avec le Mali, a toujours milité en faveur d'une solution politique pour régler le conflit dans ce pays, mais elle a autorisé le survol de son territoire par les avions militaires français engagés au Mali.

    Samedi, le chef de l'Etat français - "Papa François Hollande", comme l'ont surnommé les habitants de Tombouctou, "frère de tous les Maliens", selon le président par intérim Dioncounda Traoré - a promis aux Maliens que la France n'avait pas encore "terminé sa mission" face aux "terroristes" et assuré que les soldats français seraient au côté des militaires maliens pour, "plus au Nord, finir cette opération".

    De son côté, l'ancien Premier ministre français Alain Juppé a appelé dimanche au déploiement "très très rapidement" de la force militaire de formation de l'armée malienne approuvée à la mi-janvier par l'Union européenne, jugeant même que, sur le dossier du Mali, "l'Europe a été nulle".

    "Il faut que tout ceci se mette en place très très rapidement", a dit M. Juppé, qui fut également ministre des Affaires étrangères à la fin du quinquennat Sarkozy (2011-2012), à la chaîne de télévision i-Télé à propos de cette mission baptisée EUTM, destinée à former et à réorganiser l'armée malienne.

    bur-thm/cs/jr

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    02/03/2013 09:17 GMT

    Par Marc BASTIAN

    TOMBOUCTOU (Mali), 03 fév 2013 (AFP) - Le maire de Tombouctou, cité emblématique du Nord du Mali, reprise par les soldats français et maliens aux groupes armés qui l'occupaient, en est persuadé: "On ne peut pas vivre sans les Arabes et les Touareg", en fuite car accusés d'avoir soutenu les islamistes.

    Les deux ethnies, surnommées "peaux blanches" par la population noire majoritaire, ont déguerpi face à l'avancée des militaires, craignant des mesures de rétorsion. Le président Dioncounda Traoré a certes promis qu'il n'y aurait pas de "représailles", mais des pillages visant ces communautés ont eu lieu, notamment à Tombouctou, et des ONG ont fait état d'exécutions sommaires.

    Les islamistes étaient majoritairement des Arabes et des Touareg, explique le maire, Hallé Ousmane Cissé: "ils avaient recruté beaucoup de +peaux blanches+ et aussi quelques Noirs".

    "Ce sont nos frères avec lesquels nous cohabitions qui ont fait la sale besogne", constate tristement l'élu, resté pendant la quasi-totalité des longs mois d'occupation à Tombouctou (900 km au nord-est de Bamako), "jusqu'au 2 janvier".

    "C'était vraiment le calvaire", assure-t-il, "on ne peut pas vraiment décrire comment la population a eu à souffrir", châtiments corporels, interdictions multiples, mausolées de saints musulmans détruits...

    Les femmes ont particulièrement souffert: impossible de sortir sans être intégralement voilées, sinon "elles étaient emprisonnées une semaine, deux semaines, battues (...) et subissaient des viols à chaque fois", explique le maire, évoquant "des dizaines de viols".

    "La nuit, quand (les islamistes) surprenaient une fille et un garçon, ils battaient le garçon et violaient la fille", raconte-t-il.

    Peu avant l'arrivée des militaires français et maliens, le 28 janvier, "les Arabes et les Touareg ont fui d'ici. Eux n'ont pas subi ces humiliations, ces amputations, eux n'ont pas été chicottés!" (fouettés), souligne-t-il.

    "Tout est à refaire"

    Selon une source médicale, une amputation et une exécution publiques ont eu lieu à Tombouctou sous le règne des "fous de Dieu".

    La haine a rejailli mardi, lorsque des centaines de personnes ont pillé des magasins appartenant à des Arabes, des "terroristes" qu'il faut "tuer", assuraient les vandales.

    "C'est vraiment dommage...", commence M. Cissé. "On ne sait pas ce qu'il faut dire entre ces pillages et ce qu'on a trouvé à l'intérieur de ces maisons (...). Il y avait des munitions, des armes. Qu'est-ce que des armes et des munitions font dans des boutiques?"

    Malgré l'amertume, il s'efforce de penser à l'avenir: "Ma mission, en tant qu'élu, est de sensibiliser à beaucoup de retenue, à pardonner. Nous devons cohabiter dans la paix".

    Et "c'est aujourd'hui qu'il faut mettre les gens à l'épreuve, aujourd'hui qu'on saura vraiment qui est quoi. On ne peut pas vivre les uns sans les autres", martèle-t-il.

    Le sexagénaire tique lorsqu'on lui parle de haine ethnique: "Il ne faut pas trop se fier aux déclarations de la jeunesse" - la majorité des pillards -, "c'est à nous de l'encadrer".

    "Je ne dis pas qu'il n'y aura pas de débordements", poursuit-il, mais "il faut sensibiliser quartier par quartier. Je sais qu'on ne peut pas vivre sans les Arabes et les Touareg".

    La tâche s'annonce rude, car par ailleurs, "tout est à refaire": réseau d'eau et d'électricité sabotés, écoles tout juste rouvertes après 10 mois de fermeture, "toute l'économie de la ville détruite, pas de commerces"...

    "Même si on avait l'administration aujourd'hui, elle ne serait pas fonctionnelle, tout est brûlé, parti. Je suis maire, je n'ai pas une chaise, un ordinateur", déplore-t-il.

    De fait, la mairie est dévastée, portes, vitres et meubles brisés, a constaté un journaliste de l'AFP.

    "C'est la catastrophe", résume le maire, mais maintenant que les jihadistes sont partis, "cette liberté n'a pas de prix (...). S'il plaît à Dieu, nous allons reprendre notre histoire".

    mba/thm/sd

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: IRIN
    Country: Mali

    KONNA/SÉVARÉ/NYMINYANA, 3 février 2013 (IRIN) - L’époux de Seyo Sangho a été arrêté par des soldats de l’armée malienne au marché central de Konna, ville située au centre du Mali, à 900 km de Bamako, alors qu’il se querellait avec un autre homme. « Depuis, je ne l’ai pas revu », a-t-elle dit. « C’était il y a dix jours ».

    Des habitants de Konna ont dit à IRIN qu’ils se méfiaient de tout le monde : des hommes portant la barbe, des femmes portant le hijab, des mendiants du Pays Dogon, des étudiants des écoles coraniques et des soldats, qui auraient la gâchette facile.

    À travers le pays, nombreux sont les Maliens qui accusent les touaregs d’avoir ouvert la porte aux rebelles et de les avoir aidés à prendre le contrôle des deux tiers du pays. Les séparatistes touaregs ont mis la main sur le Nord en avril, mais ils ont rapidement été écartés par des groupes islamistes bien armés.

    Les non-touaregs et les non-arabes eux-mêmes ont peur. « Je ne conduis pas le soir. Si un soldat me demande de m’arrêter, je sais que c’est fini », a dit à IRIN Cheiko, un chauffeur de Sévaré, ville située à 60 km au sud de Konna.

    Réseau d’informateurs

    Dans le cadre de la création d’un réseau d’informateurs chargés de surveiller les étrangers, les autorités maliennes ont annoncé l’ouverture d’une ligne téléphonique qui permettra à la population de dénoncer les individus suspectés d’être des djihadistes. Certains disent craindre que la ligne téléphonique ne soit utilisée avec trop de précipitation, et bon nombre de peuls et de touaregs fuient les villes de Diabaly, Konna et Douentza de peur d’être pris pour des infiltrés.

    « Des gens disparaissent et on ne les revoit plus. Tout déplacement ou toute personne qui n’est pas connue dans le quartier risque d’être signalée », a dit Aissata, une jeune femme de la ville de Konna.

    À Mopti et Sévaré – des villes voisines – les résidents ont eux-aussi changé de comportement et essayent de faire profil bas. « Nous ne sommes pas de nature suspicieuse, c’est une ville très cosmopolite », a dit le maire de Mopti, Oumar Bahtily. « Mais étant donné la situation, nous avons dû changer nos habitudes ».

    « Nous ne visons ni les touaregs ni les arabes, mais si un étranger arrive en ville, nous avons besoin de savoir qui il est », a-t-il ajouté.

    Des adolescents exécutés, selon des témoins

    Plusieurs résidents du quartier de Berlin, situé aux abords de Sévaré, ont dit à IRIN qu’ils avaient assisté à l’exécution de quinze jeunes hommes. Moussa Sidibé, un ancien soldat de l’armée malienne, a indiqué à IRIN qu’il avait vu une quinzaine d’hommes se faire conduire dans un champ avant de se faire tirer dans le dos ; leurs corps ont ensuite été jetés dans un puits.

    « Je l’ai vu de mes propres yeux. Les hommes ont été amenés dans un champ et des soldats les ont abattus », a dit M. Sidibé.

    Une femme, qui vit à proximité du champ en question et qui a demandé à garder l’anonymat, a confirmé les faits. « Je me dirigeais vers le puits quand j’ai vu des soldats dans le champ et trois hommes qui avaient les pieds et poings liés. Les garçons avaient l’air jeune, pas plus de 17 ou 18 ans. La dernière chose que j’ai vue, c’est un garçon qui s’est fait tirer dans le dos ».

    L’armée et la police locale de Sévaré indiquent ne pas avoir connaissance d’arrestations ou de coups de feu tirés. « Si des coups de feu ont été tirés à Sévaré, il s’agissait certainement de personnes fêtant la libération de la ville », a dit le commandant Mariko, qui est à la tête des forces de police de Sévaré. « Il n’y a pas de bourreau ici. Tous les suspects ont été envoyés à Bamako. Nous sommes en guerre, mais nous respectons la loi ».

    Le capitaine Faran Keita, porte-parole de la base militaire, a nié avoir connaissance de l’exécution de suspects.

    Plusieurs autres personnes ont fait état de disparitions ou de meurtres. Dans le village de Nyminyana, situé à quelques kilomètres de Douentza (à 165 km de Mopti), qui a été contrôlé par les groupes islamistes, puis reconquis par les troupes françaises et maliennes le 21 janvier, des soldats maliens sont partis à la recherche du marabout (le chef religieux musulman) du village et l’ont arrêté. Quelques jours plus tard, des villageois ont retrouvé son corps, qui avait été brûlé, dans le bush.

    « Les rebelles ne sont jamais entrés dans le village. Nous ne savons pas pourquoi le marabout a été tué, peut-être voulaient-ils régler leurs comptes », a dit un villageois qui a demandé à garder l’anonymat, de crainte d’être pris pour cible à son tour.

    « On peut s’en tirer sans être puni ».

    Des Maliens du nord arrêtés

    Le réseau d’informateurs a permis l’arrestation à Sévaré de personnes venues du Nord. Les résidents de la ville ont dit à IRIN que les nordistes qui sont arrivés à la gare routière ont été stoppés, battus et arrêtés.

    « À son arrivée à Sévaré, un ami originaire de Gao a été emmené au quartier général de l’armée où il a été battu. Quand les soldats l’ont relâché, il est reparti dans le Nord tout de suite », a dit à IRIN Abba, un guide touristique au chômage.

    Philippe Bilion, un chercheur de Human Rights Watch qui enquête sur les signalements de violences à Sévaré, dispose de la liste des noms des personnes arrêtées.

    « La plupart des personnes arrêtées sont des peuls, un groupe ethnique nomade proche des touaregs. D’autres ont été suspectés d’avoir aidé les rebelles islamistes », a-t-il dit à IRIN.

    « Jusqu’à présent, les autorités n’ont montré aucune volonté d’enquêter sur les personnes disparues. Le signal qu’elles envoient aux soldats est qu’ils peuvent s’en tirer sans être punis. Si elles n’agissent pas maintenant, nous risquons d’assister à une multiplication de ces incidents alors que le conflit se poursuit ».

    M. Keita a reconnu que des arrestations avaient eu lieu. « Le pays est en état d’urgence ; ces mesures sont nécessaires pour protéger la vie des civils », a-t-il dit à IRIN.

    La France a demandé le déploiement d’observateurs internationaux des droits de l’homme au Mali afin de prévenir les violences injustifiées et la montée des violences intercommunautaires.

    Les analystes ont fait part de leurs craintes de voir les nombreuses milices civiles maliennes se joindre aux efforts entrepris pour chasser les djihadistes.

    Des voix s’élèvent pour demander l’envoi d’une force internationale d’interposition ou de troupes internationales pour surveiller ces opérations.

    Des milices prêtes à combattre

    À Sévaré, au moins trois groupes miliciens ont été formés – en général, par d’anciens soldats – afin d’aider une armée malienne sous-financée et insuffisamment formée à traquer les djihadistes.

    Au camp de Ganda Iso, établi à l’extérieur de Sévaré, une milice composée d’un millier d’hommes, principalement des membres de l’ethnie Songhaï – pour la plupart des réfugiés du Nord – se prépare au combat. Vêtus d’uniformes de fortune élimés et armés de quelques Kalachnikovs rouillées, ils ne sont pas préparés au combat. Mais leur chef, Ibrahim Diallo, indique qu’ils seront prêts à se battre dès que l’armée leur aura fourni des fusils corrects.

    « Nous sommes prêts à débarrasser le pays des terroristes qui ont aidé les rebelles à prendre le contrôle de nos villes. Nous attendons seulement que l’armée nous accepte », a dit à IRIN M. Diallo.

    À la base militaire de Sévaré, M. Keita a indiqué que les membres des milices devraient compter pour près de la moitié des nouvelles recrues d’une armée malienne en reconstruction, mais qu’aucun milicien n’avait été incorporé pour l’instant.

    « Nous n’allons pas juste les lancer dans les combats. Ils recevront une formation adaptée, comme tout le monde », a-t-il dit.

    kh/aj/cb-mg/amz


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali, Mauritania

    02/03/2013 19:43 GMT

    NOUAKCHOTT, 03 fév 2013 (AFP) - Un mouvement représentant les Arabes du nord du Mali a appelé dimanche ses militants et ses cadres à la "mobilisation générale" dans les camps de réfugiés en Mauritanie, afin de "gérer la crise que traversent les populations" originaire de ces régions.

    Le Front islamique arabe de l'Azawad (FIAA) a dénoncé les "graves exactions, massacres dont sont victimes les populations civiles nomades (Arabes, Touareg et Peuls)", selon lui "perpétrées par l'armée malienne avec les seconds couteaux de ses milices, dans le sillage de l'avancée des troupes françaises".

    Ces exactions "mettent des populations - femmes, enfants, vieillards - de nouveau sur le chemin de l'exil, cherchant refuge dans des camps de pays voisins", a-t-il ajouté dans un communiqué signé de son secrétaire général, Melainine Ould Bady, daté du camp de réfugiés de Mbera, en Mauritanie, près de la frontière malienne.

    Des ONG ont porté ces derniers jours des accusations d'exactions et de violations des droits de l'Homme contre les parties en conflit au Mali, notamment contre les soldats maliens, accusations rejetées par les autorités de Bamako.

    A Tombouctou, les boutiques de commerçants arabes accusés d'avoir sympathisés avec les groupes islamistes armés ont été pillées par une foule en colère, ont constaté des journalistes de l'AFP.

    Et la Mauritanie a reçu un nouvel afflux de réfugiés maliens ces dernières semaines.

    Samedi, le président malien par intérim Dioncounda Traoré a promis qu'il n'y aurait "aucune exaction, aucun règlement de compte" et pas de "représailles" dans la reconquête du nord du Mali occupé par les groupes islamistes armés par les soldats français et maliens, et il a appelé au retour de ceux qui ont fui leurs maisons.

    Revendiquant le titre de "dépositaire de la protection des intérêts vitaux communautaires des Arabes du nord du Mali", le FIAA lance un appel à ses "cadres militaires et civils" pour une "mobilisation générale, dans les camps les plus proches".

    Il a aussi dénoncé la "vague de xénophobie fondée sur le délit de faciès frappant les communautés nomades du Nord" de la part des parlementaires et du gouvernement de transition.

    Le FIAA était à l'origine un groupe de rebelles touareg, qui avait ensuite engagé des négociations avec les autorités de Bamako. Il affirme aujourd'hui défendre "le maintien de l'unité et de l'intégrité du Mali", mais demande un "cadre nouveau et réajusté" définissant le statut des communautés touareg, arabe et peul.

    L'Azawad est le nom donné par les Arabes et Touareg au nord du Mali.

    hos-thm/cs/sba

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: MSF
    Country: Mali

    Three weeks after military operations began in northern Mali, Doctors Without Borders/Médecins Sans Frontières (MSF) continues to work in the areas of Mopti, Gao, Ansango, Konna, Douentza, and Timbuktu, providing lifesaving treatment and emergency surgery to patients.

    Providing vital primary and secondary medical care

    In Konna, the pivotal area between Mali’s northern and southern sectors to which MSF gained access last week, teams have already provided over 600 consultations. Having established themselves in a health center after medical staff fled the only medical facility in the town, MSF also treated four war-wounded patients, three of them children who were injured after playing with an unexploded device. The children were stabilized in Konna and later transferred to the nearby Sevare Hospital for further treatment.

    Further north, in Douentza, MSF continues to work in the city’s hospital. The medical staff remained at the hospital around the clock during the intense bombing of the city, conducting approximately 450 medical consultations per week. With the situation calmer today, the number of weekly consultations has slightly increased, returning to an average of 500 per week. Doctors also attended to three patients with bullet wounds on January 29, and referred one case to Sevare Hospital. Mobile clinics remain suspended following confirmed reports of landmines in the area. MSF has also increased its surgical capacity and re-stocked its medical supplies in order to strengthen the medical services provided to the population.

    In Timbuktu, medical activities are ongoing, particularly in pediatric, obstetrical, emergency, and surgical care. Over the past 20 days, MSF treated some 30 wounded patients at the Timbuktu hospital. Since January, medical teams on the ground have conducted some 9,000 regular medical consultations in the region. Medical supplies and medicines have also been delivered to the nine health centers that MSF supports in the Timbuktu region.

    MSF has been working in the Timbuktu region for more than 10 months and continues to handle large numbers of patients. In 2012, MSF conducted 50,000 medical consultations (approximately one-third of them for malaria), hospitalized 1,600 people, and performed more than 400 operations.

    Activities in Gao

    MSF is working in two health centers in and around Gao, in the communities of Wabaria and Sossokoira. Activities in a third location, Chabaria, have been temporarily suspended due to security concerns. Each day, medical teams are conducting approximately 60 to 65 medical consultations at each center. This volume has remained steady even as the conflict has intensified, though MSF has suspended its mobile clinics, which had been providing access to medical care to people who could not reach any of the fixed sites.

    Further south, in Ansongo, MSF is providing primary and secondary care, as well as surgery, in the local hospital, while also ensuring the delivery of supplies and medicine so that teams can respond effectively in the event of an influx of wounded patients.

    Concern For The Displaced

    In Mali’s interior, possible insecurity, the presence of land mines, travel constraints, and communications issues are complicating efforts to assess the health status of displaced persons and maintain large scale humanitarian operations.

    The United Nations has recorded 380,000 Malians who are either internally displaced or living as refugees in neighboring countries since early 2012. The agency says more than 150,000 refugees have also fled to Mauritania, Niger, Burkina Faso, and Algeria, and that some 6,000 new refugees were registered in Mauritania, Niger and Burkina Faso in January.

    MSF works in Mopti, Gao, Ansango, Konna, Douentza, and Timbuktu, as well as in the southern part Mali, with a comprehensive pediatric program (primary and secondary preventive and curative care) in the region of Sikasso and provides care to Malian refugees in the neighboring countries of Burkina Faso, Mauritania, and Niger.


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    Source: ICRC
    Country: Mali

    01-02-2013 Operational Update

    The recent fighting and troop movements compelled thousands of people to move within Mali or to seek refuge in neighbouring countries. Some of them are now starting to return home, but they are totally destitute and living in extremely precarious conditions. The ICRC and the Mali Red Cross continue to provide them with assistance, in particular food.

    Thousands in centre and north receive ICRC aid (video interview)

    “We’re seeing that the displaced are starting to go home, especially in certain parts of central and northern Mali,” says Jean-Nicolas Marti, head of the ICRC regional delegation for Mali and Niger. “Returning families, like those that are still displaced, have no food or basic necessities. As for the families who never left, they have no more resources to share.”

    Displaced persons and returnees in urgent need

    “The people who fled Konna for Mopti and Sévaré are starting to return,” observes Philippe Mbonyingingo, head of the ICRC sub-delegation in Mopti, who is on the spot. “But their situation is precarious and we distributed food to them yesterday.” In all, more than 7,200 people have received food aid from the ICRC and the Mali Red Cross.

    On 30 and 31 January, over 3,300 displaced people still in Mopti and Sévaré also received food assistance from the local branch of the Mali Red Cross.

    Population movements have also been reported in the Kidal area, in north-eastern Mali. On 31 January, an ICRC team travelled to Tinzauatine, near the Algerian border, to assess the needs of the displaced there, who are said to number several thousand.

    “We’ve already provided assistance to over 15,000 people since the fighting resumed, and we will continue our emergency activities for as long as needs exist,” says Jean-Nicolas Marti. “We now have greater access to the areas affected by the recent hostilities and we’re trying to respond as quickly as possible to the most urgent needs.”

    In terms of medical assistance, the priority now is to ensure displaced civilians and returnees can obtain care. To that end, the ICRC is providing support to the hospitals in Gao and Sévaré and to six health centres between Ansongo and Timbuktu.

    Families separated by the conflict

    Because of the conflict, many families have been separated and scattered within Mali and beyond its borders. Their situation has been exacerbated in recent days as telephone networks have been cut in the main towns in the north of the country. The ICRC and the National Red Cross and Red Crescent Societies in neighbouring countries are working to reunite family members or to help them re-establish contact.

    Respect for international humanitarian law: a must

    The ICRC continues to remind all the parties to the conflict of their obligations under international humanitarian law, in particular as regards the protection of the civilian population and people who are no longer fighting. “Our field teams are monitoring the situation closely, and we’re taking all reports of violations of international humanitarian law very seriously”, says Jean-Nicolas Marti. “When the allegations we receive are confirmed, we raise the matter without delay with the parties concerned, as part of our strictly bilateral and confidential dialogue with them.”


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    Source: Oxfam
    Country: Mali

    In areas of northern Mali the price of food and fuel is rocketing as supplies start to dry up after looting following recent military operations, and with traders who have fled the area failing to return amid growing numbers of reports of reprisal attacks.

    Many food traders, who are predominantly Arabs or ethnic Tuareg, fled the area as French troops advanced. They were key suppliers of food, fuel and other goods sold in markets across northern Mali. These markets are rapidly running out of stocks of food and fuel – and much of what food was available has been looted.

    The traders have yet to return and many Arab and Tuareg refugees in neighbouring countries tell Oxfam they fear that they would become subject to reprisal attacks if they do return.

    “If traders do not come back soon and flows of food into northern Mali remain as limited as they are now, then it is likely that markets will not be properly stocked and prices will stay high – making it very difficult for people to get enough food to feed their families. These traders are critical for local economies – and these economies have already been enormously weakened by almost a year of crisis.

    “This phase of the war may almost be over, but the battle to build peace and stability has only just begun. If people feel that their lives are at risk and that their families are not safe they will not return to Mali. It’s as simple as that,” said Philippe Conraud, Oxfam country director in Mali.

    Food is already getting scarce in many markets in parts of the Gao region, where communities have been facing shortages since last year’s drought. According to recent assessments by Oxfam, food prices have risen by nearly 20 per cent since foreign military intervention in Mali in January.

    Conventional trade routes between northern Mali and the south, Niger and Algeria are severely restricted at the moment.

    Oxfam is calling on both Malian and international forces to ensure the security and safety of all Malian people so that communities can put their lives together and the process of peace and reconciliation begins.


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    Source: Télécoms Sans Frontières
    Country: Mali

    Une équipe de Télécoms Sans Frontières s’est déployée ce matin à destination de Tombouctou, depuis son siège international.

    L’équipe d’urgence emporte avec elle 14 lignes satellitaires mobiles et le matériel nécessaire à la création de 4 centres télécoms d’urgence. Ces équipements renforceront les capacités des humanitaires dans la région de Tombouctou leur permettant d’échanger des informations essentielles à la gestion de la situation humanitaire très critique dans cette zone.

    La communication est très perturbée au nord du Mali, où les réseaux téléphoniques fixes et mobiles ont été coupés dans plusieurs villes, et les activités des ONG dans cette zone sont très limitées suite à la dégradation des conditions de sécurité.

    Depuis 10 mois aux frontières du Mali, TSF soutient les réfugiés maliens de Tombouctou et de Gao grâce à ses équipements télécoms satellitaires.

    Au Sahel, les conditions de sécurité se sont nettement dégradées en mars 2012 avec l’arrivée massive dans les pays frontaliers du Mali de réfugiés fuyant les combats entre rebelles Touaregs et armée régulière. Selon l’Office du Haut-Commissaire des Nations Unies aux réfugiés on compte plus de 144 400 réfugiés dans les pays voisins.

    Selon le PAM, depuis août dernier, la survie de la majorité des populations du Sahel ne dépend plus que de l’aide humanitaire. Afin de renforcer l’aide apportée aux populations vulnérables, TSF fournit des communications satellites fiables et rapides pour une meilleure coordination des organisations sur le terrain.

    Etant donné les contextes sécuritaire extrêmement complexes au Sahel, TSF utilise à la fois des dispositifs satellites fixes pour connecter les hubs humanitaires, et mobiles pour connecter les équipes lors de leurs déplacements.

    • Camp de réfugiés d’Abala, à 400 km de Gao :

    Le 24 avril 2012, TSF a installé une antenne satellite fixe Vsat dans le bureau de coordination ACTED et UNHCR au sein du camp d’Abala accueillant à présent plus de 14 300 réfugiés. Le hub humanitaire offre une connexion Wifi sécurisée aux 30 travailleurs humanitaires qui viennent se connecter quotidiennement : MSF Suisse, MSF France, CARE International, Islamic Relief, CADEV, HELP, VSF Belgique, ACTED et UNHCR… Les 94 Go échangés depuis le hub humanitaire TSF permettent une gestion de l’information plus efficace au quotidien et une réponse coordonnée de tous les acteurs sur zone.

    • Camp de réfugiés de Gorom-Gorom, à 200 km de Gao :

    L’installation de la connexion satellite Vsat par TSF le 11 juillet 2012 dans les locaux de Vétérinaires Sans Frontières Belgique (VSF-B) à Gorom-Gorom, au nord-est du Burkina Faso, a permis aux ONG et agences des Nations Unies travaillant dans la zone d’échanger 41 Go de données.

    La connexion bénéficie notamment à VSF-B, A2N, UNHCR, la Croix Rouge burkinabé, Save the Children, HELP, AEC, TASSATH, Afrique Verte et AGED. Les services étatiques de la Direction provinciale de la Santé Publique et la Direction provinciale de la Solidarité Nationale fréquentent également le hub humanitaire très régulièrement.

    Avant l’intervention de TSF, les organisations de la zone étaient forcées de parcourir chaque semaine les 57km qui séparent Gorom-Gorom de Dori, chef-lieu du département, pour trouver un accès à Internet correct. Depuis, la connexion TSF améliore la mise en œuvre des activités d’urgence qui, depuis mai 2012, se sont intensifiées, et facilite la communication entre le terrain et les services centraux aux niveaux national et international.

    • Camp de Djibo, à 330 km de Tombouctou :

    Depuis le 19 juillet, la connexion satellite de TSF dans les bureaux de l’Office du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) renforce les actions de toutes les ONG de la zone (Oxfam...) auprès des réfugiés dans les camps au nord de Djibo, où vivent plus de 15 000 personnes. 59 GO de données ont déjà été échangés.

    Dans la région de Gorom-Gorom, à quelques kilomètres de la frontière malienne, le réseau mobile fonctionne mais l’accès à Internet se fait par réseau Edge ou clé 3G, la connexion est donc très lente et peu fiable.

    Les conditions de sécurité précaires rendent les interventions humanitaires d’urgence difficiles et mettent en péril la survie des populations déjà très vulnérables. Les moyens de communication satellite de TSF permettent une meilleure coordination des équipes terrain et améliorent ainsi leurs actions auprès des populations du Sahel.


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    02/04/2013 16:32 GMT

    BRUXELLES, 04 fév 2013 (AFP) - Le Groupe de soutien au Mali, qui rassemble les grandes organisations internationales comme l'ONU, se réunit mardi à Bruxelles pour s'entendre sur les moyens d'assurer le retour à la stabilité une fois qu'auront pris fin les opérations militaires, ont indiqué lundi des responsables européens.

    Le ministre des Affaires étrangères Tiéman Coulibaly mènera la délégation malienne à cette réunion à laquelle participeront de hauts responsables de l’Union africaine, de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), de l'ONU et de l'Union européenne (UE).

    "Il s'agit de préparer le jour d'après", a indiqué un responsable de l'UE, hôte de la réunion. "Des années vont être nécessaires pour stabiliser le pays mais nous espérons que quelques mois suffiront pour garantir un environnent sécuritaire suffisant", notamment pour l'organisation d'élections, a-t-il ajouté.

    A cette fin, les discussions porteront sur les mises en oeuvre de la mission militaire africaine destinée à prendre le relais des troupes françaises (Misma) et de la mission européenne de formation de l'armée malienne (EUTM).

    A ce jour, seize pays de l'UE et un autre (la Norvège) ont annoncé leur intention de participer à l'EUTM, dont le lancement est prévu le 12 février à Bamako, selon un responsable de l'UE. "Il est encore possible que d'autres pays viennent s'ajouter à ces 16 pays", a-t-il précisé, alors qu'une réunion au niveau de l'UE sur ce sujet est prévue mardi à Bruxelles.

    Parmi les pays participants, figurent la France, qui devrait assurer en grande partie la sécurité de la mission, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, les Pays Baltes, la Pologne ou la Suède.

    Sur le plan politique, la communauté internationale "va proposer son aide à l'organisation des élections" promises par le président malien par intérim Dioncounda Traoré d'ici au 31 juillet 2013. "C'est un calendrier ambitieux", a souligné un responsable européen.

    A Bruxelles, les débats porteront également sur la reprise de l'aide publique au Mali, en bonne partie gelée depuis le coup d'Etat militaire du 22 mars 2012. Celle que pourrait débloquer l'UE s'élève ainsi à 250 millions d'euros.

    "Cette reprise de l'aide sera progressive (...) Les décaissements, en crédits humanitaires et de développement, se feront en fonction des progrès de la feuille de route" pour l'après-guerre récemment adoptée par le Parlement malien, a indiqué lundi le ministre français chargé du Développement Pascal Canfin, qui devrait représenter la France à la réunion de Bruxelles.

    jri/aje/sd

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: MSF
    Country: Mali

    Trois semaines après le début des opérations militaires dans le nord du Mali, Médecins Sans Frontières (MSF) continue de travailler dans les régions de Mopti, Gao, Ansango, Konna, Douentza et Tombouctou, en fournissant des soins médicaux vitaux et de la chirurgie d'urgence pour les patients.

    Fournir l’essentiel des soins médicaux primaires et secondaires

    A Konna, zone charnière entre le nord et le sud du Mali où MSF a eu accès la semaine dernière, les équipes ont déjà fourni plus de 600 consultations. S’étant établie dans le centre de santé après que le personnel médical ait fui la seule structure médicale dans la ville, MSF a traité quatre patients dont trois étaient des enfants blessés après avoir joué avec des munitions non explosées. Les enfants ont été stabilisés dans le centre de Konna, puis transférés à proximité à l'hôpital de Sévaré pour poursuivre le traitement.

    Plus au nord, à Douentza, MSF continue de travailler à l'hôpital de la ville. Le personnel médical est resté à l'hôpital toute la journée pendant les bombardements intenses de la ville et a réalisé environ 450 consultations médicales par semaine. Avec aujourd'hui une situation plus calme, le nombre de consultations hebdomadaires a augmenté légèrement, revenant à une moyenne de 500 par semaine. Les médecins ont aussi soigné trois blessés par balles le 29 janvier, et ont référé un blessé à l'hôpital de Sévaré. Les cliniques mobiles restent suspendues en raison de la présence de mines dans la région. MSF a également augmenté sa capacité chirurgicale et réapprovisionné ses fournitures médicales afin de renforcer les services médicaux procurés à la population.

    A Tombouctou, les activités médicales sont en cours, en pédiatrie, obstétrique, urgences et soins chirurgicaux. Au cours des 20 derniers jours, MSF a traité près de 30 blessés à l'hôpital de Tombouctou. Depuis janvier, les équipes sur le terrain ont mené quelque 9000 consultations médicales régulières dans la région. Des fournitures médicales et des médicaments ont été livrés à neuf centres de santé que MSF soutient dans la région de Tombouctou.

    MSF travaille dans la région de Tombouctou depuis plus de 10 mois et continue de traiter un grand nombre de patients. En 2012, MSF a assuré 50 000 consultations médicales (environ un tiers d'entre elles pour le paludisme), a hospitalisé 1 600 personnes et a effectué plus de 400 opérations.

    Activités à Gao

    MSF travaille dans deux centres de santé dans et autour de Gao, dans les communautés de Wabaria et Sossokoira. Les activités de Chabaria, ont été temporairement suspendues en raison de problèmes de sécurité. Chaque jour, les équipes médicales effectuent environ une soixantaine de consultations dans chaque centre. Ce nombre est resté stable alors que le conflit s'est intensifié, mais MSF a dû suspendre ses activités de cliniques mobiles qui donnaient accès à des soins médicaux aux personnes qui ne pouvaient atteindre l'un des postes fixes.

    Plus au sud, à Ansongo, MSF fournit des soins primaires et secondaires, ainsi que des soins chirurgicaux, à l'hôpital local, tout en assurant la livraison de fournitures et de médicaments afin que les équipes puissent réagir efficacement en cas d'afflux de blessés.

    Préoccupation pour les personnes déplacées

    L'Organisation des Nations Unies a enregistré 380 000 Maliens déplacés à l'intérieur ou vivant en tant que réfugiés dans les pays voisins depuis le début de 2012. L'agence indique que plus de 150 000 réfugiés ont également fui vers la Mauritanie, le Niger, le Burkina Faso et l'Algérie, avec environ 6 000 nouveaux réfugiés enregistrés en Mauritanie, au Niger et au Burkina Faso en janvier.

    MSF travaille à Mopti, Gao, Ansango, Konna, Douentza et Tombouctou, ainsi que dans la partie sud du Mali, avec un programme exhaustif pédiatrique (soins primaires et secondaires, soins préventifs et curatifs) dans la région de Sikasso et fournit des soins aux réfugiés maliens présents au Burkina Faso, en Mauritanie et au Niger.


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    Source: Department for International Development
    Country: Somalia, United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland

    04 February 2013

    Britain will help Somalia to establish a new democratic government and federal parliament, as well as providing aid to help fight the food crisis.

    Development Secretary Justine Greening today pledged to support Somali parliamentarians as they establish their new government and federal parliament, following a meeting in London with President Hassan Sheikh Mohamud of Somalia.

    In a new joint programme with Norway, the UK and Norwegian parliaments will host Somali parliamentarians as they receive advice and training from parliamentary and constitutional experts.

    The programme will also help young Somali graduates take part in internships to the new House of the People, giving valuable experience and training to a new generation of public servants helping to establish peace and democracy in Somalia.

    Speaking after the meeting, Development Secretary Justine Greening said:

    "It's vital that we make the most of the close links between our two countries as Somalia rebuilds its democracy. After last September's elections, the most representative process in decades, Somalia now has a real chance to make progress towards stability and peace after 21 years of conflict.

    "UK support will also provide food and support to tens of thousands of Somalis as they cope with a food crisis caused by drought and years of instability."

    In Somalia there are more than 2 million people still at risk of hunger following the recent famine.

    Britain also pledged to provide an urgent supply of nutritional food to help families to escape the threat of hunger. Working with the World Food Programme, the UK will provide ready to use food enriched with vitamins and minerals to help 59,300 malnourished children and mothers.

    Somalia was the only country in the region where the bad droughts turned into famine, largely because of conflict and instability. In addition to our new humanitarian food supplies, the formation of the new government presents a real opportunity to stabilise the country, improve its security and reduce the risk that humanitarian disasters such as drought turn into a full famine.

    Announced ahead of a major international conference on Somalia later this year, the support to the federal parliament will help develop a strong, credible and legitimate democratic forum where national issues, laws and policies can be debated in a peaceful, accountable and transparent manner.

    Working with the United Nations Development Programme and the National Democratic Institute for International Affairs, Britain will help to:

    • Establish an admin support programme using talented Somali graduates. The internships will contribute to the administration of the House of the People and help create experienced public servants of the future.
    • Organise training visits for Somali MPs to meet staff and MPs from the UK’s House of Commons and the Norwegian Parliament. The training will focus on how a democratically elected legislatures and minority governments operate.
    • Help implement their new parliamentary Rules of Procedure by providing international mentors and advisors to work with parliamentarians.
    • Set up pilot constituency offices in three regions to help Somalis to meet their representatives and hold them to account.
    • Provide a parliamentary and legal expert to help the Somali Speaker revise the Constitution.

    The UK Prime Minister David Cameron and President Hassan Sheikh Mohamud have agreed to co-host an international conference on Somalia in the UK on 7 May 2013. The conference will provide international support for the Government of Somalia’s priorities as they rebuild their country after two decades of conflict.


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    Source: Food and Agriculture Organization
    Country: Algeria, Egypt, Eritrea, Mali, Mauritania, Morocco, Niger, Saudi Arabia, Sudan, Western Sahara

    Situation remains serious along both sides of the Red Sea

    The Desert Locust situation continues to remain serious in the winter breeding areas along both sides of the Red Sea. More hopper groups and bands have formed in the past few weeks on the coast in southeast Egypt, northeast Sudan and on the central and northern coasts in Saudi Arabia. A few hopper groups and small bands have also formed along both sides of the Sudan/Eritrea border. Ground control operations are progress in all countries, supplemented by aerial operations in Sudan and Saudi Arabia. A second generation of breeding is likely to occur in the coming months that will cause locust numbers to increase further. All efforts are required to control the infestations in order to reduce potential migration to the vast spring breeding areas in the interior of Saudi Arabia in about March.

    In the Western Region, the situation has calmed down in the Sahel where only small residual infestations are present in parts of northern Niger and perhaps in northern Mali. Several adult groups and small swarms formed in the southern part of Western Sahara during January and moved to adjacent areas of northwest Mauritania. Control operations were undertaken in Mauritania and Morocco. Low to moderate numbers of locusts are expected to persist in both countries. Elsewhere, a few small adult groups were treated in irrigated areas near Adrar in the central Sahara in Algeria, and scattered adults were present along the southern side of the Atlas Mountains in Morocco.


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    Source: International Medical Corps
    Country: Mali

    Sonia Lowman
    Communications Officer
    slowman@InternationalMedicalCorps.org
    +1 310.826.7800

    Timbuktu, Mali, February 4, 2013— International Medical Corps’ Mali Emergency Response Team has carried out rapid humanitarian assessments in Timbuktu following the city’s fall to French and Malian forces on January 28. Arriving in Timbuktu on February 1, International Medical Corps immediately launched a multi-sectoral assessment, which included household-level surveys, clinical visits and key discussions with the few remaining health officials in the town. The team found pillaged clinics, missing medical personnel and damaged health infrastructure throughout Timbuktu.

    International Medical Corps’ initial findings in Timbuktu illustrate significant gaps in health and nutrition services. On February 2 and 3, the emergency team visited Timbuktu’s regional hospital, four community health centers and district referral health center, which was found to be not functioning. Two of the four clinics visited had been pillaged by rebels from the National Movement for the Liberation of Azawad (MNLA) in April 2012 and remained without rehabilitation or replenishment of equipment and drugs since. According to a local health official, 10 of the 21 community health centers in the Timbuktu District do not have nursing staff, as many have fled to southern Mali or across the border to Mauritania. In other districts within the region of Timbuktu, coverage by clinical staff ranges from 20-50%.

    In addition to assessing health capacity, International Medical Corps is assessing urgent nutrition, protection, water, shelter and other critical needs. On February 3, International Medical Corps trained 12 surveyors to assist in carrying out a household-level needs assessment in all of Timbuktu’s eight neighborhoods. This assessment will provide insights on the most urgent concerns that families in the city are currently facing.

    Timbuktu is one of three northern regions (the others being Gao and Kidal) that were under the control of armed Islamist rebel groups since an April 2012 coup that effectively split Mali into two. When the rebel groups began moving south on January 10, the French army intervened, joining forces with Malian government troops to retake captured towns. Timbuktu was retaken by 1,000 French soldiers and paratroopers and 200 Malian troops without a shot being fired, but the rebels destroyed dozens of ancient shrines and damaged health infrastructure as they retreated. The current security situation appears stable, but French troops are expected to leave Timbuktu this week.

    An estimated 4.2 million people in Mali are in need of humanitarian assistance. Since the deployment of its Emergency Response Team on January 22, International Medical Corps has conducted three rapid assessments in Mali in the towns of Konna, Douentza and Timbuktu. Information collected through these assessments has been shared with United Nations agencies, NGO partners and local government officials to highlight the most urgent concerns and facilitate a coordinated humanitarian response.


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    Source: Food and Agriculture Organization
    Country: Algeria, Egypt, Eritrea, Iran (Islamic Republic of), Libya, Mali, Mauritania, Morocco, Niger, Pakistan, Saudi Arabia, Sudan, Western Sahara, World
    preview


    The Desert Locust situation deteriorated further in the winter breeding areas along the Red Sea during January. Locust numbers increased substantially as eggs hatched and hoppers formed numerous groups and bands in southeast Egypt, Sudan, northeast Eritrea and in Saudi Arabia. Swarms were also reported in these countries.
    Control operations were undertaken, including aerial operations in Sudan and Saudi Arabia.
    There is a high risk that a second generation of breeding will occur in the coming months that will cause locust numbers to increase further. All efforts are required to control the infestations in order to reduce potential migration to the spring breeding areas in the interior of Saudi Arabia. In Northwest Africa, groups and at least one small swarm formed in the Western Sahara and moved into adjacent areas of northwest Mauritania, and control operations were undertaken. The situation remained calm in the Sahel of West Africa.


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    Source: UN High Commissioner for Refugees
    Country: occupied Palestinian territory, Somalia, Syrian Arab Republic

    GENEVA, February 4 (UNHCR) – Sheikha Jawaher bint Mohammed Al Qasimi, wife of the ruler of Sharjah, has been helping Palestinian refugees for several years. More recently, she has become a valued supporter of UNHCR, which has a mandate to provide protection and assistance to more than 10 million refugees around the world. She has specifically provided funding to provide health care for displaced Somali women. She recently visited UNHCR's headquarters building in Geneva to meet High Commissioner for Refugees António Guterres and other senior UNHCR staff. Her Highness spoke briefly to UNHCR Senior Communications Officer Sybella Wilkes during her Geneva visit. Excerpts from the interview.

    What motivates you to help refugees?

    I feel honoured to participate in humanitarian work. I feel I have a responsibility to help others. I come from a country which is rich and affluent. Sadly, I feel that our youth – not all, but some – are misusing their wealth, while people in other parts of the world are in need of a small contribution just to be able to live; just for women to deliver their babies safely, feed and educate their children.

    It is not easy, but I want people to think beyond their own borders. We have to contribute our share to help others. We are happy because we can put our children in expensive schools, buy them things to satisfy all their needs. But we have to remember to share with others as there is more to life than only looking after your own needs. That means sharing other people's happiness and standing by them in their time of sorrow.

    This is part of what we learn in our religion. In Islam there is a tax you pay from your own money, zakat, to help poor people. We must look for those who need it most and give to them.

    Tell us about your charitable works

    For a long time I have been involved in helping Palestinian children. Five years ago I started a fund-raising campaign called "Peace for Children" to raise money to educate and support children in Gaza. We raised 83 million dirhams (US$22 million), over four weeks . . . Palestinian children, from the cradle, know they have no land, but it is important to support their thirst for knowledge as they all want to go to school and get educated. From my own experience at school, they always came first in exams. They value education. This deserves our help and our commitment to ensure that they get a good education.

    I have had a long connection and friendship with Lebanon. After the war in 2006, we launched another fund-raising campaign called, "I Love Lebanon," to help Lebanese charities, orphans and cancer victims. We raised 23 million dirhams (US$6.26 million) in that campaign. We also had a concert that generated 1 million dirhams (US$270,000) that went to Greenpeace to help clean up the oil spills on Lebanon's beaches.

    I gained more knowledge, more commitment, with my association with UNHCR. I supported a project for Somali women [worth US$1 million] last year. I feel myself a part of the mission, I can't deny it. In fact I must say I am part of this mission.

    As I told the High Commissioner today, I will always be concerned about Somali and Palestinian refugees. How can we give them a good life? How can we give them hope? In addition, these days Syria is a big concern for me and I want to see how I can help.

    Why did you start helping Somali refugees?

    I met the head of the UNHCR office in Abu Dhabi [Brigitte Khair Mountain] in 2011. I learned about UNHCR's work... I felt that these are people whom we can trust to make sure the aid will go to save lives, to where people need it the most.

    At the time, drought in Somalia [the worst in 60 years] was all over the news. After hearing about the needs of the Somali people, particularly in the health sector, and for women and children, I did not hesitate. At the time, we saw how much they were suffering. Even though that is no longer in the news, I know that Somalia still has chronic problems and that the needs are always there. My husband [Sharjah's Sheikh Sultan bin Mohammed Al-Qasimi] is a big supporter too.

    I believe mine was a small contribution, compared to what people still need in Somalia and other parts of the world. [The information I heard today from UNHCR] gave me the power to continue with the work of helping other people, to give some more of my life to this cause. I feel that it is my responsibility to continue to devote my time to help those in need.

    How can UNHCR inspire more people from your region to help refugees?

    In the past few years, I have felt an increasing responsibility to help refugees and I know I will continue to work on this. I want to speak about it, show people that they are misusing the treasure they have and encourage them to instead invest in people's lives and help save lives. This will remain my mission in the future.

    My advice to you is that you need to show your work more. In the West people know about your work, but not in my region. Our duty is to look and learn about the suffering in other parts of world. When we learn about people who don't have shelter, health care, education, we are obliged to help these people. Most people have a good heart and feel the pain of others. I want you to work harder to communicate these stories to the private sector and the public.

    I am extremely saddened by what is happening in Africa and I can't forget the plight of the Syrian refugees. As I told the High Commissioner, I will remain concerned about Somali, Palestinian and Syrian refugees and will try my utmost to raise awareness about their suffering, and help in any way I can. Together, I believe we can do a lot to help those in need.


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    Source: Handicap International
    Country: Mali

    Not long ago, 13-year-old Amadou Hamadoune Diallo was playing with two friends near the ancient city of Timbuktu in northern Mali when they spotted what looked a toy—a hard black ball.

    “We really wanted to find out what was inside,” says Amadou. “We tried to open it but couldn't, so we took turns throwing it against the ground. I threw it, and then I don't know what happened next. When I opened my eyes, I was in a hospital bed.”

    The black ball turned out to be a grenade. Both of Amadou's friends died instantly when it exploded. Amadou lost his right leg and hand.

    “I'm not sure he can carry on going to school, but I'm happy my son is still alive,” says Amadou's mother Aissata Harouna Touré. “Two other mothers lost their sons.”

    Handicap International, which has been operating in Mali through the conflict that began in January 2012, found Amadou and is currently fitting him with a prosthetic leg. He will receive physical therapy so that he can learn to walk again and adapt to living with one hand.

    The Islamic militants who occupied much of northern Mali up until three weeks ago when the Malian and French armies launched an offensive against them hastily retreated from Timbuktu and other cities, leaving behind countless explosive remnants of war (EWR) such as bombs, grenades, and landmines as well as small arms and light weapons. To prevent other innocent civilians from being harmed by these weapons, Handicap International has been leading mass risk education campaigns.

    “For a child, it's impossible to tell the difference between a grenade and another object if no one has warned them that it's dangerous,” says Sylvie Bouko, Handicap International's specialist in reducing armed violence. “Now that the armed groups have retreated, it is very likely that a lot of families will soon return home and we're worried about the weapons they are going to come across.”

    In parallel with the education campaign, Handicap International sent weapons experts to assess the former conflict area, zone by zone, to identify ERW so that the weapons can be destroyed.

    “The extent of the contamination is a grave concern,” says Philippe Houliat, a weapons clearance expert for Handicap International who is currently in the newly liberated town of Diabali. “Grenades and munitions are strewn along the roads and weapons have been abandoned in houses right in the town center. Each one represents a lethal threat to the local population who are now starting to return to their homes.”

    This week, the first weapons clearance team, made up of experts from Mauritania, Senegal, and the Republic of Congo, will work with Handicap International's Malian staff to start neutralizing the explosives identified during the assessments. Three additional clearance teams will be deployed before the end of February.


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