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ReliefWeb - Updates

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    Source: European Council on Foreign Relations
    Country: Afghanistan, Albania, Armenia, Azerbaijan, Bosnia and Herzegovina, Burkina Faso, Cameroon, Chad, Croatia, Democratic Republic of the Congo, Egypt, Georgia, Jordan, Libya, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, occupied Palestinian territory, Senegal, Serbia, Somalia, Sudan, Syrian Arab Republic, the former Yugoslav Republic of Macedonia, Tunisia, World, Yemen, South Sudan (Republic of)

    Introduction

    In the introduction to the first edition of the Scorecard, we wrote that in 2010 Europe had been distracted by the euro crisis. In the introduction to the second edition, we wrote that in 2011 Europe had been diminished by the crisis. By the end of 2012, the crisis had become less acute but still not been solved – far from it. In fact, for the third year in a row, European leaders continued to devote more time to worrying about Europe’s financial health than its geopolitical role. Europe’s image and soft power continued to fade around the world (though this is difficult to quantify), while its resources for defence and international affairs kept eroding. But European foreign policy did not unravel in 2012. In fact, the EU managed to preserve the essence of its acquis diplomatique as the EEAS, which did not even exist two years earlier, continued to develop and consolidate its role.

    The Scorecard’s granular assessment of European foreign-policy performance in 2012 shows timid signs of stabilisation and resilience. Across the range of issues that the Scorecard assesses, Europeans generally performed better than the previous year (see Figure 1). Europe improved its score in relation to Russia (from C+ to B-) and to China (from C to C+), and continued to perform solidly in other areas (United States (B-) and Multilateral issues (B), and adequately in the Wider Europe (C+) and the Middle East and North Africa (C+). Thus, although the EU had no high-profile successes comparable to the military intervention in Libya in 2011, it put in a respectable performance in its external relations – especially given the deep crisis with which it continued to struggle. In particular, it seemed to perform better when it continued to implement policies for which the foundations had been laid in previous years.

    Clearly, whether the EU can turn a positive year against the odds into an upward trend in foreign-policy performance will depend to a large extent on whether it can overcome the crisis and restore growth and therefore increase its economic power. In that sense, European leaders are right to focus on solving the crisis even at the expense of a focus on foreign-policy issues. But it will also depend on whether Europeans can overcome their internal divisions and improve coordination and coherence in foreign policy. In particular, it will depend on whether Europe can turn the EEAS into an effective diplomatic service as envisaged in the Lisbon Treaty that is able to convert the EU’s huge resources into power.


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    Source: Oxfam
    Country: Mali

    International agency Oxfam appealed to the UK government to ensure that training on international humanitarian and human rights law is prioritized in its dispatch of military advisors to Mali. With reports of abuses by forces on both sides of the conflict during recent fighting Oxfam is concerned that in any subsequent military operations there will be further serious violations.

    "We are concerned that as events are unfolding so rapidly, foreign military support will not sufficiently emphasise training and compliance with international humanitarian and human rights law. All military forces need to ensure the safety of civilian populations including, for example, ensuring humanitarian assistance is available for those who need it. We urge all forces to take every possible precaution to ensure that military operations do not cause further harm to already distressed civilian populations," said Philippe Conraud, Oxfam country director in Mali.

    Oxfam is also calling for human rights monitors to be urgently deployed by the UN, and for the Malian authorities and international forces in Mali to report regularly to the UN Security Council on civilian casualties and human rights violations by all parties, and measures taken to address these. At the same time, no effort should be spared to give high priority to finding a peaceful and lasting political solution to achieve long term stability in Mali, as requested by the UN Security Council.

    Contact Information For more information contact:

    Ian Bray +44 7721 461339

    Habibatou Gologo +223 66 75 25 53


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    Source: Amnesty
    Country: Mali
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    Mali. Les civils menacés par toutes les parties au conflit

    L'armée malienne a commis de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire (DIH) au cours du conflit qui continue contre les groupes armés, notamment des exécutions extrajudiciaires de civils, selon les témoignages recueillis par Amnesty International lors d'une mission de dix jours au Mali.

    Un nouveau document tirant les conclusions de cette mission indique également que les groupes islamistes armés ont commis de graves atteintes aux droits humains et violations du DIH, notamment des homicides illégaux et le recrutement d'enfants soldats.

    En outre, il est établi qu'au moins cinq civils, dont trois enfants, ont été tués dans un raid aérien dans le cadre d'une opération conjointe menée par les armées française et malienne afin de stopper l'offensive des groupes islamistes armés.

    « Alors que les combats se poursuivent au Mali, toutes les parties au conflit doivent veiller au respect du droit international humanitaire - en particulier au traitement humain des prisonniers et prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter les dommages causés aux civils », a déclaré Gaëtan Mootoo, chercheur à Amnesty International sur le Mali.

    Durant sa mission, la délégation d’Amnesty International a mené ses recherches dans les villes de Ségou, Sévaré, Niono, Konna et Diabaly.

    Amnesty International a recueilli des témoignages indiquant que, le 10 janvier 2013, soit la veille de l'intervention française, l'armée malienne a arrêté et exécuté de manière extrajudiciaire plus d’une vingtaine de civils, principalement dans la ville septentrionale de Sévaré.

    Des témoins oculaires ont raconté qu’ils avaient vu des soldats jeter les corps de plusieurs personnes dans un puits dans le quartier Waïludé à Sévaré.

    « Une fois que les corps ont été jeté au fond du puits, ils ont tiré des rafales à deux ou trois reprises », a déclaré un témoin.

    Plusieurs personnes ont évoqué la façon dont les forces de sécurité maliennes ont apparemment ciblé des personnes soupçonnées d’avoir des liens avec les groupes islamistes armés - souvent sur des bases ténues, telles que les vêtements qu'ils portaient ou leur origine ethnique.

    « Beaucoup de gens ont réellement peur d'être arrêtés, voire pire, par les militaires. Les forces de sécurité doivent veiller à ce que les civils soient protégés de toutes représailles sur la base de l’appartenance ethnique ou de sympathie politique présumée », a déclaré Gaëtan Mootoo.

    « Les autorités doivent ouvrir immédiatement une enquête indépendante et impartiale sur tous les cas d'exécutions extrajudiciaires par les forces armées, et suspendre tout membre du personnel de sécurité soupçonné d'implication dans des violations des droits humains. »

    De plus, l'armée malienne a procédé à l’arrestation arbitraire de personnes soupçonnées de liens avec les groupes islamistes armés. Amnesty International s'est entretenue avec plusieurs détenus qui ont déclaré avoir été battus ou maltraités durant leur détention.

    Par ailleurs, Amnesty International a recueilli des témoignages d’homicides illégaux perpétrés par les groupes islamistes armés.

    Un témoin a raconté que des membres des groupes armés islamistes avaient sommairement tué cinq soldats maliens blessés ainsi qu’un civil dans la ville de Diabaly les 14 et 15 janvier, après sa prise par des groupes islamistes armés.

    En outre, Amnesty International détient des informations selon lesquelles des membres des groupes islamistes armés ont enrôlé de force et eu recours à des enfants soldats dans leurs rangs.

    À Diabaly, plusieurs personnes ont raconté qu’elles avaient vu des enfants, certains âgés de dix ans, armés de fusils aux côtés des combattants islamistes.

    À Ségou, Amnesty International a pu s'entretenir avec deux enfants soldats en détention - dont l'un présentait des signes de déficience mentale.

    « Le garçon était silencieux, abattu, et n'était pas en mesure de nous parler – il semblait absent » a déclaré Gaëtan Mootoo.

    « Le recrutement d'enfants soldats doit cesser immédiatement, et tous ceux qui se trouvent dans les rangs des groupes islamistes armés doivent être libérés. »

    Il existe également des indices troublants sur la mort de cinq civils - dont une mère et ses trois jeunes enfants - tués dans un raid aérien lancé dans le cadre d'une contre-offensive menée par les armées française et malienne.

    La frappe s'est produite le matin du 11 janvier 2013, le premier jour de l'intervention française, dans la ville de Konna.

    Des responsables français ont déclaré à Amnesty International qu'ils n'avaient pas effectué de frappe à cette heure à Konna tandis qu'un membre du gouvernement malien et un haut responsable militaire malien ont confirmé à l’organisation qu'une opération conjointe avait commencé à cibler la ville dans la matinée du 11 janvier avec la participation de l’armée française.

    « Il est absolument impératif que la France et le Mali ouvrent une enquête afin de déterminer qui a effectué cette attaque. Les résultats doivent être rendus publics dans leur intégralité afin que l’on puisse déterminer s'il y a eu violation du droit international », a déclaré Gaëtan Mootoo.


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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs, UN Resident and Humanitarian Coordinator for Somalia
    Country: Somalia

    Humanitarian Coordinator cautions against complacency as crisis continues

    Nairobi (01 February 2013) — The acting UN Humanitarian Coordinator for Somalia, Stefano Porretti, welcomed the announcement today that the number of people in crisis in Somalia was halved in the past six months to 1.05 million, but cautioned that the recent gains could easily be reversed without sustained assistance.

    "The announcement today shows that our innovative approaches to aid delivery, coupled with relatively favorable rains, has made a profound difference in the lives of people." he said. "However, the humanitarian situation in Somalia remains critical with more than 1 million people still in crisis, unable to meet their basic needs without assistance." A further 1.7 million people who emerged from crisis in the past year remain in a stressed food security situation. "The situation is fragile. Millions of Somalis could easily fall back into crisis without continued support to meet basic needs and build up livelihoods." Porretti said.

    "Malnutrition rates have improved but are still among the highest in the world. with 215.000 children under five years of age acutely malnourished." he said, adding that early forecasts for the April-June rains suggest they will be below average.

    "This is not the time to be complacent. In 2010, we saw similar marked improvements in the humanitarian situation. A year later, tens of thousands of people died in the famine that developed because impoverished people were unprepared to withstand the drought and the massive rise in food prices. With the generous support of donors. we saved countless lives. We could have saved more lives if funding had been in place earlier," Porretti said. "Now we have the best opportunity in 20 years to break the cycle of recurring humanitarian crises brought on by drought and conflict."

    Humanitarians' innovative three-year strategy for Somalia addresses both immediate needs and the protracted nature of humanitarian crisis in Somalia by building community-based resilience to allow people to mitigate natural and recurrent shocks. Launched for the first time in Somalia in December. the consolidated appeal for Somalia requires $1.3 billion in 2013 for programming for immediate needs and to enhance resilience, which is essential to avoid the fallback into crisis like that of 2011. "We need to continue helping people who have lost everything to get back into a productive life so that they can cope with future shocks, thereby lessening their dependence on aid," Porretti said.

    Somalia remains one of the most challenging and dangerous environments in the world for humanitarians. "Conflict and obstacles to access people in need remain major challenges that complicate aid efforts. But access is gradually improving. We will continue to pursue innovative ways to reach those in need as we did during the famine, while changing our overall approach from spending in response to each new crisis into investing to mitigate," Porretti said.

    The data on the food security situation was released in a report issued today by the Food Security and Nutrition Analysis Unit. which is managed by the UN Food and Agricultural Organization, and the Famine Early Warning Systems Network. The report is available at http://fsnau.org.

    For further information please contact Russell Geekie at geekie@un.org or +254 731 043 156
    For comment in Somali —Abdi Yussuf Noor at nooryussuf@un.org or —252-699775813
    OCHA press releases are available at www.unocha.org/somalia or www.reliefweb.int


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    Source: UN High Commissioner for Refugees
    Country: Burkina Faso, Mali, Mauritania, Niger

    BAMAKO, Mali, February 1 (UNHCR) – The UN refugee agency said on Friday that the fast-evolving military situation in the north of Mali has raised hopes that many displaced people will be able to go back to their homes soon, but considerable challenges remain.

    "To the extent that refugee numbers are a barometer of the situation, UNHCR notes that refugees are still fleeing to neighbouring countries," spokesman Adrian Edwards noted.

    In the Mali capital, Bamako, UNHCR staff have interviewed displaced families who say they are ready to return to their homes in the Gao, Timbuktu and Kidal regions as soon as the roads to the north are reopened. Bus services to Gao and Timbuktu have been suspended because of the conflict.

    Bus companies in Bamako confirm that they are receiving phone calls from people asking about the resumption of regular services to Douentza, Gao and Timbuktu. Buses are presently travelling only as far as the towns of Mopti and Sevare.

    While some of the displaced are eager to return home, reports of unrest and revenge attacks against certain groups are dissuading others. Media and other reports show that Tuareg and Arab minorities, in particular, have been targeted because of their perceived support for the rebels, who have been accused of serious abuses against the population.

    And others are deterred by reports of poor conditions. "My friends who remained in Gao told me that many houses had been seriously damaged or destroyed in the north and that we will need assistance to rebuild," said one woman who fled to Bamako last April. "I want to wait and see how the situation will evolve in Gao. The war in the north is not completely over yet," she added.

    Shortages of food, fuel and electricity, as well as disruption to basic services such as health and education, are also mentioned by those people who at present prefer to wait and see before returning to the north.

    The presence of anti-personnel landmines and unexploded ordnance is also a serious concern, both for the civilian population and aid agencies. Families whose children are attending schools in Bamako, say they will not return to the north until after the end of the school year in June.

    Living conditions for the internally displaced in the south are precarious. Families lacking the means to rent houses are sleeping in the open, on roof terraces. The young, in particular, are suffering. "Children get sick [from respiratory diseases], especially because they are sleeping in the open on the roof. We don't have money to pay for medicine; we don't have money to buy them decent clothes," said Aissata, one of the estimated 50,000 internally displaced people in Bamako.

    The 43-year-old from Gao added that they lacked blankets, tents and school supplies and she complained about the lack of assistance from the government or aid agencies. "Sometimes my children leave for school on the morning on an empty stomach," she told UNHCR. "We survive thanks to the generosity of our neighbours, who collect money for us so that they can pay our rent and buy food."

    Meanwhile, Malian refugees continue to cross into neighbouring countries to flee the fighting or because of fear of reprisals. In Burkina Faso, there are currently more than 43,000 Malian refugees, including 5,411 who arrived since the beginning of the French intervention in Mali on 11 January.

    UNHCR is increasing missions to the border areas, such as in the remote village of Inabao where most refugees are arriving, to quickly assist the refugees arriving from Mali and identify their most urgent needs. Most are Arab and Tuareg women and children.

    Tuareg men are staying behind to take care of their cattle. This shows that people are increasingly fleeing out of desperation, as the Arab refugees have left behind their commerce and economic activities. The refugees cite fear of aerial bombardments and fear of reprisals as the main reasons for fleeing Mali.

    Many refugee families are hiring cars or trucks to take them to the border. New arrivals are met at the border by mobile teams from UNHCR or its partners, and transported to Mentao or Goudebou refugee camps, where they receive assistance, such as hot meals upon arrival and traditional shelter kits, and are immediately individually registered.

    As a security measure, UNHCR is relocating refugees from the Damba and Gandafabou sites close to the Malian border, to locations further inside Burkina Faso.

    In Mauritania, there are currently just over 64,000 Malian refugees, including 9,904 who arrived since the military intervention in Mali. UNHCR teams on the ground report that 90 per cent of the newly arrived refugees are women and children. Convoys are organized to transport the refugees from the Fassala transit centre near the border to Mbera refugee camp, some 50 kilometres inside Mauritania. Work has started on an extension of the camp, to accommodate future arrivals.

    In Niger, the number of recent arrivals remains small. According to the refugees, this is due to the lack of affordable transport. Some recently arrived refugees said they fled the town of Menaka in eastern Mali because of fighting.

    There are an estimated 230,000 displaced people inside Mali and more than 150,000 Malian refugees in Mauritania, Niger, Burkina Faso and Algeria.

    By Hélène Caux and William Spindler in Bamako, Mali


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    02/01/2013 11:31 GMT

    Par Marc BASTIAN

    TOMBOUCTOU (Mali), 01 fév 2013 (AFP) - Réseaux d'eau et d'électricité sabotés, flambée des prix alimentaires et de l'essence, chômage: la vie à Tombouctou, la "perle du désert" malienne qui ne mérite plus guère son nom, est rude. Et avec les haines ethniques qui couvent, l'avenir s'annonce sombre.

    Tombouctou avait été prise en avril 2012 par les Touareg indépendantistes du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), supplantés par les groupes armés liés à Al-Qaïda en juin.

    Aujourd'hui, les rues en partie ensablées restent souvent vides, hormis quelques artères commerçantes, et presque aucune voiture ne circule: beaucoup ont été réquisitionnées par les islamistes qui se sont enfuis le week-end dernier, et l'essence est chère.

    "Economiquement c'est une catastrophe. Nous vivons dans la misère. On vient juste de reprendre nos activités", résume Baba Abdou Touré, dit "Bat", un restaurateur.

    Même l'argent liquide se fait rare: les "fous de Dieu" avaient fermé toutes les banques, interrompant les flux financiers. Ils avaient fermé aussi les hôtels pour touristes, lieux de perdition, selon eux, ainsi que les bars, les écoles...

    Toutes ces interdictions ont mis au chômage des milliers d'habitants.

    A l'hôpital local, le docteur Ibrahim Maïga est désabusé: "On manque de tout, médicaments, médecins, infirmières". Selon ses dossiers, 10 des 21 centres de santé du district de Tombouctou n'ont plus aucun personnel.

    Le désastre touche aussi les infrastructures: avant leur fuite le week-end dernier, les islamistes ont détruit les réseaux électriques (même si le courant revient par intermittence) et ceux d'eau courante (le prix de la bouteille d'eau minérale atteint 700 FCFA soit 1,10 euro).

    Arabes et Touareg "partis vers le Nord"

    Le prix du pain est resté stable mais "depuis le 1er avril, il y a un problème avec la viande. Les bergers qui amènent le bétail ont peur des islamistes" et ne viennent plus, raconte Bat, le restaurateur.

    Les prix ont donc flambé: le mouton est passé de 1.200 à 2.600 francs CFA le kilo (de 1,85 à 4 euros), le poulet de 1.500 à 3.000 (2,30 à 4,60 euros).

    Trop cher pour beaucoup, qui préfèrent le poisson. Le plus consommé localement, le gros "capitaine", se fait rarissime dans le fleuve Niger, forçant les plus modestes à se rabattre sur d'autres poissons.

    Mais avec ceux-là, "on peut tomber malade, on a un peu peur de ça", confie une mère de famille qui en achète une poignée, présentés sur une bâche poussiéreuse à même le sol devant une boutique.

    Pas de famine, mais de manière générale, un approvisionnement compliqué et des étals clairsemés. D'autant que le bac rouillé traversant le fleuve Niger, crucial pour l'arrivée des marchandises, a été saboté par les islamistes.

    "Le moteur est gâté (cassé) et il n'y a aucune pièce pour le réparer", se désole son gérant Ibrahim Moussah. "On tire le bac avec des pinasses à moteurs de hors-bord, mais c'est très lent et coûteux, quatre fois plus que d'habitude".

    Tombouctou comptait 35.000 habitants au recensement de 2005, beaucoup moins aujourd'hui, après l'occupation par les groupes islamistes et leur cortège d'exactions (amputation, châtiments corporels, destruction de mausolées).

    "Beaucoup de gens ont fui à cause des rebelles. Et quand on a appris que les Français arrivaient, tous les Touareg (près de la moitié de la population) et les Arabes sont partis vers le Nord", craignant des représailles de la population noire majoritaire, explique Bat.

    Et elles n'ont pas tardé: mardi, des dizaines de magasins ont été pillés par une foule ivre de colère voulant "tuer" Arabes et Touareg "terroristes", considérés comme des collaborateurs des islamistes.

    Un retour à la vie en communauté semble bien lointain, malgré les appels au calme et à la réconciliation, qui devraient être réitérés lors du prêche du vendredi à la mosquée.

    mba/thm/aub

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    02/01/2013 13:32 GMT

    GENEVE, 01 fév 2013 (AFP) - Le CICR cherche à obtenir du gouvernement malien un accès aux prisonniers capturés pendant le conflit et à éviter exactions et représailles de la part des troupes maliennes, a souligné vendredi le président du Comité International de la Croix Rouge, Peter Maurer, dans un entretien avec l'AFP.

    "Nous utilisons tous les canaux pour convaincre le pouvoir politique d'accéder à notre demande et de nous garantir l'accès à tous les prisonniers qui ont été faits pendant le conflit", a dit M. Maurer. Il a rappelé que dans le passé "le CICR avait eu accès aux prisons maliennes".

    Nous sommes très engagés pour que "le CICR ait accès aux prisonniers de guerre pour qu'ils bénéficient d'un traitement approprié, ait accès aussi aux troupes maliennes pour éviter que des exactions ou des actes de représailles contre des prisonniers ou la population civile et au sujet desquelles on a eu certaines rumeurs dernièrement", a poursuivi M. Maurer.

    Les populations dans le nord souffrent à cause des sécheresses depuis longtemps mais aussi à cause des conflits armés et de la crise économique qui en est la conséquence, et elles ont besoin d'aide humanitaire, a par ailleurs souligné le président de l'organisation humanitaire.

    "On a pu monter ces six derniers mois une action importante qui a permis au CICR de nourrir plus de 500.000 personnes, d'entretenir des centres de soins et des hôpitaux au nord", a-t-il dit.

    Le CICR s'emploie maintenant à "adapter cette aide à la situation actuelle, avec un certain nombre de blessés de guerre qui arrivent, de personnes déplacées par le récent conflit".

    pjt/apo/dro

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: Famine Early Warning System Network, Food Security and Nutrition Analysis Unit
    Country: Somalia

    1 February 2013, Nairobi/Washington – While the number of people in need of humanitarian assistance in Somalia has halved to 1.05 million since August 2012, malnutrition rates remain among the highest in the world, according to the latest data released today. Humanitarian assistance to protect livelihoods, reduce acute malnutrition, and help the most food insecure populations is needed over the next six months.
    The underlying vulnerability of poor households also requires actions to address the causes and reduce the risks of food and nutrition insecurity by increasing the resilience of existing livelihoods.
    A new report by the Food Security and Nutrition Analysis Unit (FSNAU) of the UN’s Food and Agriculture Organization (FAO) with the Famine Early Warning Systems Network (FEWS NET) warned that although average rains in Somalia boosted food production and livestock farming, these gains could easily be reversed. Following two consecutive seasons of extreme drought, the UN declared famine in parts of southern Somalia in August 2011. During the 2011 Gu season, the harvest only reached an estimated 26 percent of average, and 4 million people required humanitarian assistance.


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    02/01/2013 14:10 GMT

    Par Laurence BOUTREUX

    TOMBOUCTOU (Mali), 01 fév 2013 (AFP) - Le maître efface du tableau noir la dernière date inscrite: 22 mars 2012, celle du coup d'Etat au Mali. Après dix mois de règne des islamistes dans le nord, "notre école rouvre à Tombouctou, la guerre est finie pour nous", assure l'enseignant Ahmed Mohamed Coulibaly.

    Quartier Abaradjou, rue 426. Garçons et filles s'agglutinent autour de la fontaine, dans la cour entièrement couverte de sable de l'école fondamentale (primaire et collège) Mahamane Fondogoumo.

    Amid Dramane porte son tee-shirt n°10 de l'équipe nationale de football et un simple cahier sous le bras. Depuis dix mois, dit-il, "je jouais dans les rues, seulement. Mais j'avais peur des islamistes: Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique), Ansar Dine, Mujao", dit-il, énumèrant spontanément les noms des groupes armés qui avaient pris le contrôle de la moitié du Mali.

    "Ils te chicottaient quand tu fumes, quand tu danses. Et quand tu voles, ils te coupaient la main", ajoute l'adolescent de 15 ans. Puis chacun rentre en classe. Et, quatre jours après la "libération" de la ville par les troupes françaises et maliennes, M. Coulibaly, 42 ans, interpelle sa trentaine d'élèves:

    • Depuis le 22 mars, qu'est-ce qu'on a vu?

    • Une crise.

    • Et qui a provoqué cette crise?

    • Les is-la-mistes!, s'écrient les écoliers, excités.

    Quand l'instituteur demande "ce qu'ils ont fait", une fille provoque l'hilarité générale en commençant par dire "ils ont coupé le réseau" (téléphonique).

    • Quoi encore?

    • Ils ont coupé des mains, frappé les garçons... et les filles.

    Sur un mur écaillé de la salle, une vieille affiche de 2007 montre encore l'ex-président Amadou Toumani Touré, renversé par le coup d'Etat militaire de 2012, suivi par la prise de contrôle de l'immense nord malien par les groupes islamistes armés.

    Vêtue d'un large boubou de bazin bleu assorti à son "foulard de tête", la directrice, Aïchatou Amadou, reçoit dans un petit bureau tapissé d'illustrations montrant "le squelette humain", "les reptiles", "la façon dont la couleuvre avale le rat"...

    "Au moment du coup d'Etat, les élèves étaient partis d'eux-mêmes, leurs parents avaient peur pour eux. Puis, le 1er avril, Tombouctou est tombée aux mains des rebelles Touareg, le matin, et des islamistes, l'après-midi", résume-t-elle.

    A Tombouctou, les écoles sont mixtes

    "Il n'y avait plus d'administration, or une ville, c'est l'administration. C'est très fort (de vivre cela): plus de maire, de gouverneur, de préfet, de militaires, de gendarmes, de protection civile: tous partis".

    "Nous avons pris notre courage. Nous sommes restés", raconte Mme Amadou. "Mais nous avons refusé de rouvrir l'école quand les islamistes ont posé leurs exigences: ils demandaient que l'école se fasse en arabe, que l'on change le programme, que les filles portent uniquement le voile. Nous ne pouvions pas l'accepter", conclut l'enseignante née en 1957, dans un pays alors sous administration coloniale française.

    A l'entrée de l'établissement, comptant officiellement "1.400 inscrits dont 626 filles", l'enseignante Fatouma Loulou, 35 ans, confirme: "Les salafistes voulaient l'école arabisante seulement. Mais je ne connais même pas l'arabe! Et ils demandaient qu'on sépare garçons et filles alors qu'ici à Tombouctou, toutes les écoles sont mixtes depuis toujours, même les écoles coraniques".

    Dans la ville en partie désertée par ses habitants, où patrouillent toujours militaires français et maliens, cette école était apparemment la première à rouvrir.

    La veille, le colonel Paul Gèze, "commandant du groupement français monté à Tombouctou pour délivrer la ville avec l'armée malienne", s'arrêtait en blindé devant la grande mosquée pour en saluer l'imam.

    "J'ai rencontré (...) le maire, le gouverneur, le préfet rentrés de Bamako", expliquait l'officier français. "Je leur ai dit que je souhaitais que le plus vite possible, l'école reprenne à Tombouctou. Comme un très fort symbole de reprise de la vie normale".

    lbx/thm/stb/sba

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    02/01/2013 14:53 GMT

    GENEVA, Feb 01, 2013 (AFP) - The Red Cross is seeking access to prisoners captured during the Mali conflict and is urging authorities to help prevent revenge attacks, ICRC chief Peter Maurer told AFP in an interview Friday.

    "We are currently going through all the channels to convince the political leadership to ... guarantee us access to all the prisoners taken during the conflict," said Maurer, who took over as the president of the International Committee of the Red Cross last July.

    He stressed that his organisation had previously had access to Malian prisoners, but said it had not yet been able to see any of the new prisoners taken since France launched an offensive last month to help Malian troops block an advance towards the capital, Bamako, by Al Qaeda-linked extremists who have occupied the north for 10 months.

    "It is ... of crucial importance for us that we have access to the prisoners (taken) in the conflict so we can assure proper treatment of those prisoners," Maurer told AFP.

    It was also important, he said, for the ICRC to gain access to Malian troops to help "avoid that violent acts of retribution be carried out against prisoners or the civilian population, something we have been hearing rumours about."

    In addition to its efforts to ensure proper treatment of prisoners and civilians in the midst of the ongoing armed conflict, the ICRC was also busy providing aid across the war-ravaged country, Maurer said.

    Even before the conflict in the impoverished country began a year ago, in the north especially, "the situation of the civilian population has been extremely fragile," he said, pointing to persistent droughts, repeated armed conflicts and deep economic crises.

    His organisation had been able to create "an important humanitarian operation last year servicing more than 500,000 people, (and maintain) more than nine or 10 medical facilities and hospitals in the north."

    "We are trying to adapt this aid to the current situation, where there are a number of war-injured arriving, as well as people displaced by the recent conflict," he said.

    pjt/nl/lc

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: Télécoms Sans Frontières
    Country: Mali

    A TSF team deployed this morning to Timbuktu, from its international headquarters.
    The emergency team is carrying 14 mobile satellite lines and all the equipment necessary to create 4 emergency telecom centres. This equipment will reinforce the capacities of humanitarian workers in the region of Timbuktu enabling them to share vital information to manage the very critical humanitarian situation in this area.
    The communication is very disturbed in northern Mali, where land lines and mobile network have been cut off in several towns, and the activities of the NGOs in this region are very limited because of the degradation in safety conditions.
    Since April, TSF has been reinforcing the coordination among the humanitarian actors working with Malian refugees in Niger and Burkina Faso thanks to four satellite telecom centres in the biggest refugee camps on the Mali borders. UNHCR estimates at 225 000 the number of displaced people inside Mali and at 144 400 the number of refugees in neighbouring countries.


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    Source: Famine Early Warning System Network, Food Security and Nutrition Analysis Unit
    Country: Somalia

    Key Messages

    • The numbers of population in crisis (IPC Phase 3 and 4) in post Deyr 2012/13 reduced by over 50% from the post Gu 2012 (Feb‐Jun 2012) due to improved access and availability of food. In most areas poor food utilisation (e.g. lack of safe water, feeding practices for children, etc.) remains a major limiting factor of food security
    • In the projection period up to June 2013, 1.05 million people are es:mated in acute food insecurity IPC Phases 3 and 4; this indicates a slight deterioration from the current situation (Feb 1, 2013) of a total of 1.0 million people in crisis (IPC Phases 3 and 4) nationwide.
    • 1.3mln people are also estimated in acute food insecurity IPC Phase 2 (Stressed), of which about 80% are in the South. Stressed phase (IPC Phase 2) implies that at least 20% of the population in the analysed area can meet food needs but is not able to cover some essential non‐food needs and has reduced ability to invest in livelihoods
    • Majority of IDP semlements are in Emergency situation due to high morbidity and limited food access; high malnutrition rates and elevated death rates in Alert to Critical (5 IDP settlements, o/w 4 in the South‐Central) are evident in these settlements
    • A total of 215,000 (14.3% of 1.5m) children <5 are acutely malnourished, of which two‐thirds are in the South; Overall nutrition situation is likely to remain unchanged across the country in the coming three months

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    Source: CARE
    Country: Mali

    Près de 200 000 Maliens ont fui les violences qui secouent les régions du nord depuis le début de l’année 2012. CARE Mali a rencontré des personnes originaires de Tombouctou ayant trouvé refuge à Bamako. Récit par Adel Sarkozi, chargée de mission pour CARE Mali.

    Fuir Tombouctou, où règnent la violence et le chaos, où les magasins sont vides, les écoles et les centres de santé fermés.

    Une maison à deux étages dans une banlieue de Bamako, la capitale du Mali. Comme de nombreux bâtiments abandonnés dans le quartier, les occupants ont fui Tombouctou durant les derniers mois.

    Beaucoup de femmes et leurs enfants, parfois même des enfants, des adolescents séparés du reste de leur famille ont été contraints de fuir la région de Tombouctou, où règnent la violence et le chaos, où les rues sont incertaines, les magasins vides, les écoles et les centres de santé fermés depuis avril 2012.

    Leurs histoires se ressemblent. Les récits sont ponctués de mots comme « peur », « nécessité de fuir », « sur la route pendant plusieurs jours », « nous n’avons rien pu prendre avec nous », « laissé mon mari », «notre vie a basculé ».

    Ils sont 40 à vivre dans deux pièces.

    Le récit de Komjo, une grand-mère de 60 ans, illustre et résume bien toutes ces vies brisées. « J’ai dû laisser derrière moi tout ce qu’il y avait de bien dans ma vie. Je vis de souvenirs, ceux datant d’avant la guerre » explique-t-elle.

    Elle est assise sur le sol, entourée de femmes plus jeunes et de leurs enfants, des proches ou des voisins de Tombouctou. Ils sont près de 40 à vivre dans cette maison où ils ont rejoint des parents ou des personnes généreuses de leur connaissance. La nuit, ils s’entassent dans deux pièces quasiment vides et sur un balcon.

    Comme chaque matin depuis qu’elle a fui Bamako il y a six mois, Komjo est penchée sur un grand plat rempli de petits coquillages. « Elle lit l’avenir », explique Haussa, une jeune femme d’une trentaine d’années assise à sa droite.

    « Et que disent les coquillages aujourd’hui ? »

    Je m’attends à ce qu’elle me parle de son futur, de celui de Tombouctou – libérée la veille – ou celui du Mali, mais elle commence à évoquer mon avenir. Et à la façon dont elle arrive à deviner mon passé, je ne peux m’empêcher de penser que ses prévisions pourraient bien se réaliser.

    Quand je l’interroge à propos de Tombouctou, elle déclare : « Dieu seul sait… nous ne pouvons être sûrs de rien. »

    Elle secoue les coquillages durant quelques secondes et ajoute : « Mais je rentrerais immédiatement si seulement je le pouvais ». Pour la première fois, je remarque l’ombre d’un sourire sur son visage marqué par le temps et dissimulé derrière un voile clair.

    « Nous rentrerons dès que la paix sera totalement revenue », poursuit Haussa.

    Des familles déchirées, bouleversées par les récents évènements et promises à un futur incertain.

    Haussa est arrivée à Bamako le 10 janvier dernier, après un voyage de 4 jours qu’elle a effectué principalement en bateau. L’histoire de sa famille au cours des sept derniers mois est complexe, marquée par des décisions douloureuses.

    En mai dernier, Haussa et son mari ont décidé d’envoyer leurs premiers trois enfants, âgés de 7 à 12 ans, chez des proches à Bamako. Ils étaient inquiets pour leur sécurité depuis l’éclatement des violences à Tombouctou en avril 2012. « A Tombouctou, pratiquement tout est fermé depuis cette époque : la plupart des écoles et des cliniques. Le manque d’électricité et le reste…tout était très dur pour les enfants », m’explique-t-elle.

    Seul leur plus jeune fils, Abdul, un enfant joueur de deux ans, est resté avec eux. Il y a quelques semaines, son mari, craignant le pire, a insisté pour qu’elle et Abdul quittent Tombouctou. Haussa a donc entamé un périple de quatre jours. Son mari est resté là-bas par crainte de voir leur maison vandalisée.

    « Abdul a trouvé le voyage difficile », explique-t-elle. « Il pleurait souvent de fatigue et me demandait de nous arrêter. »

    Elle le prend sur ses genoux, alors qu’Abdamane, l’ainé, nous rejoint. Quand on lui demande ce qui lui manque de sa vie à Tombouctou, Abdamane répond timidement : « Tout… mon école, mes amis… et mon père surtout. »

    Sa situation n’est malheureusement pas isolée. C’est le cas de nombreuses familles déchirées, bouleversées par les récents évènements et promises à un futur incertain.

    « Beaucoup de choses ont été détruites à Tombouctou, cela va être dur mais nous voulons rentrer… dès que nous le pourrons.»

    Salif, un enfant intelligent et vif, a également trouvé refuge dans cette maison avec deux de ses jeunes frères. En dernière année de lycée, il trouve l’école importante et veut devenir ingénieur agricole. L’an dernier, il a été déscolarisé pendant cinq mois avant de fuir Tombouctou.

    Je me retourne vers Komjo qui contemple toujours ses coquillages. « D’autres informations ? »

    Elle fait une pause, les yeux toujours rivés sur les coquillages. « Ici la vie est difficile. Tout est cher. Nous vivons au jour le jour… Nous devons mettre de l’argent de côté, faire avec le peu de ressources que nous avons… L’annonce de la libération de Tombouctou nous a remplis de joie… C’était incroyable… Beaucoup de choses ont été détruites, cela va être dur mais nous voulons rentrer… dès que nous le pourrons », conclut-elle.

    A NOTER : CARE Mali s’apprête à relancer ses activités à Tombouctou. CARE et ses partenaires locaux vont distribuer 18 794 tonnes de nourriture à 131 587 personnes dans les six prochains mois.

    CARE Mali a déjà distribué de la nourriture et d’autres biens essentiels à Ségou et a Mopti, deux des cinq régions les plus affectées par le conflit. Alors que les populations subissent encore les effets de la crise alimentaire qui a touché le Sahel l’an dernier, l’objectif de CARE est de porter assistance à 22 000 personnes, déplacées ou appartenant à la communauté d’accueil de Ségou et de Mopti.

    CONTACT MEDIAS: Laury-Anne Bellessa 01 53 19 89 92 bellessa@carefrance.org

    CARE travaille au Mali depuis 1975. L’équipe de CARE Mali est disponible pour tout commentaire.


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    Source: ICRC
    Country: Mali

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    Friday 01st Feb 2013 | Latest News, Africa,

    One year on, the conflict in Mali continues. The result, an unsettled life for much of the civilian population. More than two hundred and fifty thousand have been internally displaced and almost as many have become refugees in neighbouring countries, since last year. Many fled their homes with only the clothes they were wearing, leaving their lives behind.

    Strong community links have eased their plight, as residents of the towns they fled to shared their meagre resources, and in many cases their homes too. Despite the generosity of the host families, food and other essentials are in short supply. "These people are in the utmost distress," said Abrao Cunga, an ICRC delegate in Mopti. "Most of them arrived without money, clothing or food, and they have no place to sleep. How to get food is one of their biggest worries. Some of them fled on motorcycles, others on donkeys, in carts or even on foot. One family of six arrived on a single motorcycle." The situation is changing fast as the Malian Army, bolstered by foreign troops has managed to wrest control of most towns.

    Some families are now beginning to return to their traditional homes. However, having fled in haste, without food, money or basic necessities, their living conditions are extremely precarious.

    The task ahead is to ensure safe and secure return of displaced people to their homes. And their needs do not end there. Severe food insecurity has been worsened by lack of trade and the loss of income from remittances. Many of the homesteads have since been looted and often vandalised too. A huge task lies ahead to reconstruct the damage, provide for medical needs and access to food.

    Preparations are under way to provide the displaced and the returnees with support, Both the ICRC and the Mali Red Cross continue to assess the changing situation and have assisted seven thousand returnees in Konna.

    The ICRC and the Malian Red Cross have distributed food and essential supplies to the displaced in the towns of Molodo, Mariko and Nionni. The aid distribution provided each family with rice, millet, beans, salt and cooking oil, and with blankets, mosquito nets, clothing, kitchen utensils and other basic necessities. Food aid is also being provided for the host families, as their resources were scarce to begin with.

    Facts & Figures
    Since the conflict in Mali began in January 2012, the ICRC and the Mali Red Cross have provided food and other essentials for more than 790,000 people in the Mopti, Kidal, Gao and Timbuktu areas.

    SHOTLIST
    Location:
    Length: 3:46
    Format: Mpeg2 / 4:3 SD
    Production: Nawaz Shah, Germain Mwehu, Taoffic Mohamed Toure
    Camera: Abdramane Cissé
    Sound: French and Bambara
    ICRC ref: AV056N
    Copyright: ICRC access all

    Time Code Content
    0:00 - 0:15 GV's of IDPs - kids, elders
    0:15- Group of women waiting for supplies
    O:26 Ramatou Diabaté (IDP) -sound bite - "I walked such a great distance that my feet were swollen.We arrived here without any of our belongings. No money, no clothes. We arrived here totally destitute." 0:41 Assitan Camara Diabaté (mother of Ramatou Diabate) - sound bite -"Can you imagine the distance between here and Diabaly? I was not sure if I would ever see my children again. I can only thank god for seeing them today".
    0:52 Logistic centre in Mopti - exterior shot of trucks being loaded
    0:58 Interior shots of warehouse and loading
    1:16 Exterior shots of loading onto trucks
    1:22 Truck departing with sipplies
    1:31 Interior shot of ICRC car crossing the River Niger
    1:38 ICRC cars enroute to Molodo
    1:43 ICRC trucks enroute
    1:53 Relief supplies being organised for distribution - 3 shots - including wide of Red Cross official Malick Bah.
    2:12 Malick Bah (Red Cross official)- sound bite -"It was a total disaster on the first day that we arrived. We have testimonies from those who fled, telling us what they had experienced. They must have been very strong to have gone through with this. "

    2:27 Mayor and Red Cross Officials in discussion - 2 shots
    2:41 Mayor of Molodo-_Sory Ibrahima Couriba - sound bite -"Massive amounts of people have been displaced from the commune of Diabaly to my commune. Around 500 people - children, women, wounded - who we've welcomed to Molodo".
    2:55 Unloading supplies from truck
    3:05 IDPs walking off with relief supplies - including Ramatou
    3:15 Second sound bite from Ramatou Diabaté -"We have no choice but to return. We left everything we own behind, all our clothes, all our belongings, everything".
    3:21 Mother and child sitting with their supplies
    3:27-3:56 People transporting the supplies they received home on carts - 3 different shots


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    Source: UN High Commissioner for Refugees
    Country: Burkina Faso, Mali, Mauritania, Niger

    BAMAKO, Mali, 1er février (HCR) – Le HCR a indiqué vendredi que la situation militaire évoluant rapidement dans le nord du Mali a laissé espérer que de nombreux déplacés pourrait rentrer chez eux bientôt, mais des défis considérables subsistent.

    « Dans la mesure où les statistiques constituent un baromètre de la situation, le HCR souligne que le nombre de réfugiés fuyant vers les pays voisins continue à augmenter », a déclaré Adrian Edwards, porte-parole du HCR.

    A Bamako, la capitale du Mali, des membres du personnel du HCR se sont entretenus avec des familles déplacées qui se disent prêtes à rentrer chez elles dans les régions de Gao, Tombouctou et Kidal dès que les routes vers le nord seront rouvertes. Les services d'autocar vers Gao et Tombouctou sont suspendus à cause du conflit.

    Les compagnies d'autocar à Bamako confirment recevoir des appels de personnes demandant quand reprendra la desserte régulière de Douentza, Gao et Tombouctou. Les autocars ne se rendent pour le moment que dans les villes de Mopti et Sévaré.

    Alors que certains déplacés espèrent vivement rentrer chez eux, des informations sur des troubles civils et des attaques de revanche contre certains groupes en dissuadent d'autres. Selon les journaux et d'autres sources, les minorités touaregs et arabes, en particulier, sont ciblées pour leur appui supposé aux rebelles, qui sont accusés de sérieux abus contre la population.

    D'autres sont freinés par des informations faisant état de mauvaises conditions. « Mes amis qui sont restés à Gao m'ont dit que de nombreuses maisons avaient été sérieusement endommagées ou détruites dans le nord et que nous aurons besoin d'aide pour la reconstruction », a indiqué une femme qui avait fui vers Bamako à la fin avril. « Je veux attendre et voir l'évolution de la situation à Gao. La guerre dans le nord n'est pas encore finie », a-t-elle ajouté.

    Des pénuries de vivres, d'essence et d'électricité, ainsi que le manque de services essentiels comme les soins de santé et l'éducation, sont également cités par ces personnes qui préfèrent attendre pour le moment avant de retourner dans le nord du Mali.

    La présence de mines antipersonnel et de munitions non explosées est également une source de sérieuse préoccupation, à la fois pour la population civile et les agences d'aide humanitaire. Les familles dont les enfants sont scolarisés à Bamako disent qu'elles ne rentreront pas dans le nord avant la fin de l'année scolaire en juin.

    Les conditions de vie sont précaires pour les déplacés internes dans le sud. Des familles qui manquent d'argent pour louer des logements dorment en plein air, sur les terrasses au dernier étage des maisons. « Les enfants sont malades [ils souffrent d'affections respiratoires], tout spécialement car ils dorment en plein air sur le toit. Nous n'avons pas d'argent pour payer les médicaments ; nous n'avons pas d'argent pour leur payer des habits décents », a indiqué Aïssata, qui fait partie des quelque 50 000 déplacés internes à Bamako.

    Originaire de Gao, cette femme de 43 ans a ajouté que la famille manque de couvertures, de tentes et de fournitures scolaires. Elle s'est également plainte du manque d'assistance de la part du gouvernement ou des agences humanitaires. « Parfois mes enfants partent le matin pour l'école avec l'estomac vide », a-t-elle indiqué au HCR. « Nous survivons grâce à la générosité de nos voisins, qui collectent de l'argent pour nous afin de nous aider à payer le loyer et à acheter de la nourriture. »

    Parallèlement, les réfugiés maliens continuent de traverser vers les pays voisins pour fuir les combats ou à cause des craintes de représailles. Au Burkina Faso, on compte actuellement plus de 43 000 réfugiés maliens, y compris 5 411 qui sont arrivés depuis le début de l'intervention française au Mali le 11 janvier dernier.

    Le HCR accroît les missions vers les zones frontalières, comme par exemple dans le village reculé d'Inabao où la plupart des réfugiés arrivent, pour venir en aide rapidement aux réfugiés arrivés du Mali et identifier leurs besoins les plus urgents. La plupart sont des femmes et des enfants arabes et touaregs.

    Les hommes touaregs sont restés dans leurs villages pour s'occuper de leur bétail. Cela montre que les personnes fuient de plus en plus en désespoir de cause, car des réfugiés arabes ont laissé derrière eux leurs commerces et leurs activités économiques. Les réfugiés citent la peur de raids aériens et la crainte de représailles comme principales raisons de leur fuite depuis le Mali.

    De nombreuses familles réfugiées louent des voitures ou des camions pour partir vers la frontière. Les nouveaux arrivants sont accueillis à la frontière par des équipes mobiles du HCR ou de ses partenaires. Ils sont transportés vers les camps de réfugiés de Mentao ou Goudébou, où ils reçoivent une assistance, ainsi que des repas chauds à l'arrivée et des kits d'abris traditionnels et où ils sont immédiatement enregistrés individuellement.

    Par mesure de sécurité, le HCR transfère les réfugiés depuis les sites de Damba et Gandafabou près de la frontière avec le Mali vers des localités plus à l'intérieur du Burkina Faso.

    En Mauritanie, on compte actuellement un peu plus de 64 000 réfugiés maliens, y compris 9 904 qui sont arrivés depuis l'intervention militaire au Mali. Les équipes du HCR sur le terrain ont signalé que 90% des réfugiés nouvellement arrivés sont des femmes et des enfants. Des convois sont organisés pour transporter les réfugiés depuis le centre de transit de Fassala près de la frontière vers le camp de réfugiés de Mbéra, à environ 50 kilomètres plus à l'intérieur de la Mauritanie. Le travail a commencé sur une extension du camp, pour héberger les nouveaux arrivants.

    Au Niger, le nombre des récents arrivants reste faible. Selon les réfugiés, ceci est dû au manque de moyens de transport à prix abordable. Certains réfugiés arrivés récemment ont dit avoir fui la ville de Menaka à l'est du Mali à cause des combats.

    On compte environ 230 000 personnes déplacées à l'intérieur du Mali et plus de 150 000 réfugiés maliens en Mauritanie, au Niger, au Burkina Faso et en Algérie.

    Par Hélène Caux et William Spindler à Bamako, Mali


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    02/01/2013 17:57 GMT

    Par Ahamadou CISSE à Bamako et Coumba SYLLA à Dakar

    BAMAKO, 01 fév 2013 (AFP) - Rétablissement de la sécurité, réconciliation nationale, reconstruction, retour des réfugiés et de l'administration dans le Nord, élections: après la guerre, de nombreux défis attendent le Mali, mais les acteurs politiques se déclarent dans l'ensemble optimistes pour l'avenir.

    "On n'est plus très loin de la libération du territoire, même s'il faut être conscients que nous aurons une période d'instabilité dans certaines régions du pays. Mais il y a aujourd'hui plus de raisons d'être optimiste que d'être pessimiste", déclare à l'AFP l'ex-ministre malien Tiebilé Dramé.

    Selon M. Dramé, un des responsables d'une coalition de partis opposés aux putschistes ayant renversé le président Amadou Toumani Touré (ATT) en mars 2012, "il y aura d'énormes défis à relever mais l'extraordinaire solidarité internationale qui a été exprimée" au Mali "est un motif de satisfaction et d'encouragement".

    Il faudrait toutefois, insiste-t-il, "un dialogue inter-Maliens"à engager dès maintenant puis, à la fin de la guerre, "des états-généraux de la Nation" qui conduiraient aux élections, les "deux volets essentiels du processus politique".

    L'année 2012 a vu le Mali plonger dans une crise sans précédent: attaques lancées en janvier contre l'armée, suivies du coup d'Etat le 22 mars qui a précipité la chute des régions du Nord aux mains de groupes armés, dont des islamistes liés à Al-Qaïda, qui ont y commis de nombreuses exactions.

    Depuis trois semaines, l'armée française et l'armée malienne mènent avec succès pour l'instant une opération d'envergure pour en chasser les groupes islamistes armés, qui ont évincé sur le terrain leurs ex-alliés rebelles touareg.

    Une force africaine est également en cours de déploiement au Mali, qui devra à terme pendre le relais de l'armée française.

    Une conférence des donateurs organisée le 29 janvier a permis de recueillir plus de 455 millions de dollars (338 millions d'euros pour les besoins militaires et humanitaires du pays, selon l'Union africaine (UA).

    Après la guerre, il y aura "beaucoup de choses à faire, parce que le problème du Mali est d'abord un problème de développement. Il faudra penser à la reconstruction et au développement de l'ensemble des régions, pas seulement de celles du Nord", analyse Madou Diallo, professeur de droit international à l'Université de Bamako.

    "L'espoir est permis"

    "Mais l'espoir est permis, avec l'implication des Français" sur le terrain "et la conférence des bailleurs de fonds", ajoute-t-il

    Parmi les défis à relever, figurent le rétablissement de la sécurité et de l'administration dans les zones qui étaient occupées par les jihadistes, le retour et la réinstallation des déplacés et réfugiés - près de 400.000 personnes ont fui leurs domiciles en un an - et l'organisation d'élections générales pour installer de nouveaux dirigeants, mettant ainsi fin à la transition mise en place après le putsch qui a déstabilisé les institutions.

    Des négociations devront aussi s'engager avec des groupes armés qui rejettent "le terrorisme" et la partition du pays, en particulier la rébellion touareg du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), qui figurant dans une "feuille de route" pour l'après-guerre que viennent de voter les députés.

    Le président par intérim Dioncounda Traoré a affirmé qu'il souhaitait organiser les élections si possible "avant le 31 juillet".

    "Les contraintes temporelles sont arithmétiquement jouables. Avant juillet, l'Administration peut être remise en place, les réfugiés et déplacés peuvent retourner chez eux. Tout le processus électoral peut être mis en place", affirme Boubacar Touré, du Rassemblement pour le Mali (RPM, de l'ex-Premier ministre Ibrahim Boubacar Keïta).

    Madou Diallo met cependant en garde contre un scrutin à la saison des pluies (de juin à octobre), pendant laquelle de nombreuses localités rurales sont difficilement accessibles.

    Seule voix discordante sur l'avenir politique du pays, Younouss Hamèye Dicko, responsable d'une coalition favorable aux putschistes et opposée aux autorités de transition, ironise sur "des miracles" annoncées.

    "Je ne vois pas comment, d'ici à juillet, on peut tenir des élections. (...) L'administration n'est pas encore redéployée sur le terrain, les réfugiés et déplacés ne sont pas encore de retour, le tissu social n'est pas encore recousu et la paix n'est pas encore assurée. Donc, j'ai un doute scientifique", dit-il.

    str-cs/stb/jmc

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: Famine Early Warning System Network
    Country: Mali, Mauritania
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    MESSAGES CLÉS

    • La production céréalière nationale prévue étant de 25 pour cent supérieure à celle de la moyenne des cinq dernières années et les flux (internes, transfrontaliers et d’importations) étant satisfaisants, on s’attend à ce que la disponibilité soit, au niveau national et régional, au moins moyenne jusqu’en juin.

    • Les bonnes conditions pastorales, la hausse des revenus monétaires saisonniers, l’apport alimentaires du travail agricole et des termes d’échange favorables assureront, a la plupart des ménages pauvres, une insécurité alimentaire minimale (IPC Phase 1 : Minimale) entre janvier et mars.

    • Entre mars/avril et juin, les ménages pauvres d’agropasteurs à dominante agricole du nord-ouest de la zone agropastorale et chez ceux du sud-est de la zone de cultures pluviales évolueront vers une situation d’IPC Phase 2 : Stress, rejoignant ainsi ceux du nord affectés par un déficit pluviométrique qui dure depuis 2012.

    • La reprise d’insecurité du nord du Mali ayant relancé le flux des refugiés, et certains ralentissements d’activite commerciale sur les frontieres. La suivi des perturbations des marchés et des échanges transfrontaliers, et l’impact de l’insecurité sur les systemes pastoraux, est important, surtout dans le sud-est de la zone de cultures pluviales.


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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Burkina Faso, Mali, Mauritania, Niger
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    Over 4.3 million people in Mali need humanitarian aid. With significant progress in military efforts to re-assert Malian control in the centre and north, humanitarian access is improving. Domestic UNHAS flights have resumed, and localized assessments are underway in newly accessible areas. Relief operations – previously reduced due to insecurity – are projected to gather strength in the coming weeks, but conditions remain volatile.


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    Source: Christian Science Monitor
    Country: Mali

    With gun caches still to round up and ethnic rivalries to negotiate as thousands of residents return, can Timbuktu avoid spasms of 'vengeance'?

    Read the full report on the Christian Science Monitor.


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    Source: ICRC
    Country: Mali

    01-02-2013 Point sur les activités

    Les récents combats et les mouvements de troupes ont forcé des milliers de personnes à se déplacer dans le pays ou à se réfugier dans les pays voisins. Certaines de ces familles commencent aujourd'hui à rentrer, mais elles sont tellement démunies de tout que leurs conditions de vie restent extrêmement précaires. Le CICR et la Croix-Rouge malienne continuent de leur porter assistance, notamment en leur fournissant des vivres.

    « Nous observons un début de retour des personnes déplacées, notamment dans certaines zones du centre et du nord du Mali, explique Jean-Nicolas Marti, chef de la délégation régionale du CICR pour le Mali et le Niger. Ces familles qui retournent chez elles, tout comme celles qui sont encore déplacées, manquent de nourriture et d'articles de première nécessité. Quant aux familles qui sont restées sur place, elles n'ont plus de ressources à partager. »

    Besoins urgents pour les personnes déplacées ou rentrées

    « Les personnes qui avaient fui Konna en direction de Mopti et Sevaré commencent à rentrer, observe Philippe Mbonyingingo, chef de la sous-délégation du CICR à Mopti, présent sur place. Mais elles sont dans une situation humanitaire précaire et nous leur avons distribué de la nourriture le 31 janvier dernier. » Au total, plus de 7 200 personnes ont pu bénéficier de l'assistance alimentaire fournie par le CICR et la Croix-Rouge malienne.

    Les 30 et 31 janvier derniers, plus de 3 300 déplacés restés à Mopti et Sévaré ont aussi reçu une assistance alimentaire de la part de la branche locale de la Croix-Rouge malienne.

    Des déplacements de population sont également rapportés dans la région de Kidal, dans le nord-est du pays. Le 31 janvier, une équipe du CICR s'est rendue à Tinzaouatène, près de la frontière algérienne, afin d'évaluer les besoins des personnes déplacées dans cette région, plusieurs milliers semble-t-il.

    « Nous avons déjà fourni une assistance à plus de 15 000 personnes depuis la reprise des combats et nous continuerons cette action d'urgence tant que les besoins perdureront, explique Jean-Nicolas Marti. Nous avons aujourd'hui davantage accès aux zones touchées par les récents combats et nous nous efforçons de répondre le plus rapidement possible aux besoins les plus urgents. »

    En ce qui concerne le volet médical de l'aide, la priorité est désormais d'assurer l'accès aux soins pour les populations civiles, déplacées et retournées. Le CICR soutient pour cela les hôpitaux de Gao et Sévaré et six centres de santé installés entre Ansongo et Tombouctou.

    Des familles dispersées à cause du conflit

    À cause du conflit, de nombreuses familles ont été séparées et dispersées à l'intérieur du Mali et au-delà des frontières. La situation de ces familles dispersées a été aggravée ces derniers jours par la coupure des réseaux téléphoniques dans les principales villes du nord du pays. Le CICR et les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge des pays limitrophes s'emploient à réunir les familles ou à les aider à rétablir le contact.

    Le respect du droit international humanitaire : un impératif

    Le CICR continue de rappeler à toutes les parties au conflit leurs obligations au regard du droit international humanitaire (DIH), notamment en ce qui concerne la protection de la population civile et des personnes qui ont cessé de se battre. « Nos équipes sur le terrain suivent la situation de près et nous prenons très au sérieux toutes les dénonciations de violations du droit international humanitaire, affirme Jean-Nicolas Marti. « Lorsque les allégations que nous recevons sont confirmées, nous soulevons ces questions au plus vite auprès des parties concernées, dans le cadre d'un dialogue strictement bilatéral et confidentiel, » explique le chef de la délégation régionale du CICR pour le Mali et le Niger.


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