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ReliefWeb - Updates

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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    01/28/2013 21:00 GMT

    by Marc Bastian

    TIMBUKTU, Mali, Jan 28, 2013 (AFP) - "We are independent again! We were held hostage for 10 months but it seemed like 10 years," exulted Hama Cisse, echoing the euphoria in Mali's historic city of Timbuktu which French-led soldiers freed from Islamist occupation on Monday.

    In the dusty streets of the ancient city on the edge of the Sahara, which fell to French and Malian soldiers without any resistance by Islamists, the women were walking again freely after being cloistered and forced to cover their faces.

    "I had to wear a burqah, gloves and cover everything," said Lahlia Garba, a woman in her fifties, adding she suffered from "anxiety and stomach pain" every time she was trapped in layers of cloth.

    The once cosmopolitan town and a centre of Islamic learning for centuries, Timbuktu became a dusty outpost for the extremists, who forced women to wear veils, whipped and stoned those who violated their version of strict Islamic law, and destroyed ancient Muslim shrines they considered "idolatrous".

    Their reign of terror in this UNESCO listed World Heritage Site also extended to amputations.

    As French and Malian troops rolled into the city in the early afternoon around 1400 GMT, excited crowds milled around shouting "Mali, France", "Thank you, Francois Hollande" and waved the French and Malian tricolours.

    The troops deployed rapidly across the city and staged patrols. The French soldiers retreated to the outskirts in the evening.

    "We entered but we are not staying, it's the Malians who will make contact with the population," a French officer said.

    A resident, who gave his name only as Mahamane spoke to AFP of months of "suffering" as well as of "floggings" inflicted by the Islamists, while the marks of their occupation were visible all around.

    -- 'Timbuktu built on Islam and sharia will prevail' --

    "Timbuktu was built on Islam and Islamic law will prevail here," read slogans written on city walls.

    Residents said the occupiers had left several days ago, as French airstrikes rained down on their bases across the north.

    A French military source said there were fears the Islamists could have dotted the city with mines, adding troops were in the process of "securing" it.

    The city's cultural heritage suffered a body blow with the Islamists torching a building housing tens of thousands of manuscripts from the ancient Muslim world and Greece in a last act of spite and revenge.

    Mayor Halley Ousmane confirmed the fire at the Ahmed Baba Centre for Documentation and Research which housed between 60,000 and 100,000 manuscripts and was set up in 1973.

    In 2009, a new building was opened following a bilateral agreement with South Africa to promote the conservation, research and promotion of the manuscripts as African heritage.

    Malian troops meanwhile conducted house-to-house searches.

    "We are in the process of recovering materiel and ammunition," said second lieutenant Dramane Dambele as his Malian troops seized large caches.

    "We are looking for people who were linked to the Islamists but for the time being, we haven't found any," he said.

    Residents said the Islamists started fleeing north from Friday morning and the last of them left on Sunday after French air strikes.

    They looted shops and the town hall, burnt several buildings and many offices.

    "They also burnt several ancient manuscripts, I don't know which ones," said Mahalmoudou Tandina, a 46-year-old who says he "imparts religious instruction to children."

    "The last Islamist I saw here was a Frenchman named Abdeljalil", he said, referring to Gilles Le Guen, a man in his fifties who converted to Islam and become an Islamist hardliner. He is well-known in local Islamist circles.

    Several Al Qaeda-linked groups had been in control of the city since April including Al Qaeda in the Islamic Maghreb, Ansar Dine (Defenders of the Faith) and the Tuareg rebel group MNLA which is fighting for an independent homeland called Azawad.

    Residents also said the Islamist fighters came from several neighbouring countries including Algeria, Libya, Mauritania and Chad.

    But although they committed sweeping rights abuses they didn't carry out many executions, locals said.

    "They killed one person while they were entering the city and one while they stayed here because they cut off both his hands," and he bled to death, said Mahalmoudou Tandina.

    "And yesterday, they killed a youth, I don't know why," he said. Mayor Ousmane said in Bamako he heard reports that the Islamists burnt a man alive before leaving.

    mba-ach/bm

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: UN Radio
    Country: Burkina Faso, Mali, Mauritania, Niger

    Écouter / Télécharger

    Les organisations humanitaires ont appelé, ce vendredi à Genève, à renforcer d’urgence l’aide internationale aux réfugiés et déplacés maliens. Selon le HCR, 230’000 déplacés dans le pays et 150’000 réfugiés ont besoin d’assistance. Le HCR évoque une détérioration de la situation humanitaire. De son côté, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avertit que le conflit s’ajoute à une situation de crise chronique du Sahel et à une situation alimentaire déjà difficile.

    Le CICR a précisé que 15 blessés sont arrivés ces derniers à l’hôpital de Gao, soutenu par le CICR, et 35 blessés à l’hôpital de Tombouctou. En outre, 75 blessés sont soignés à Sevare et Mopti.

    Les humanitaires notent que 50’000 déplacés par les combats sont arrivés récemment dans la capitale malienne. A Bamako, ils survivent dans des conditions précaires dans des faubourgs très pauvres, fait remarquer le HCR. Depuis le début de l’intervention française le 11 janvier, le HCR a recensé 9000 nouveaux réfugiés dans les pays voisins.

    Les nouveaux arrivants continuent de témoigner au HCR qu’ils ont quitté leur maison à cause des frappes aériennes françaises et des combats, ainsi que du fait de leurs craintes sur l’application de la charia. Ils témoignent également de la pénurie croissante de nourriture et de carburant, car les marchés traditionnels ne peuvent se tenir. Un manque de céréales pousse les éleveurs à tuer quelques têtes de bétail car ils n’ont rien d’autre à manger ou à essayer de les vendre.

    Certains réfugiés ont fait le voyage en voiture ou en camion, alors que d’autres sont arrivés en provenance du Mali à pied ou à dos d’âne. De nombreux réfugiés nouvellement arrivés attendent que d’autres membres de leur famille les rejoignent depuis le Mali dans les prochains jours.

    «IL faut suivre la situation de très près, car des informations inquiétantes font état de déplacements importants de population dans le nord», a plaidé la chef des opérations du CICR pour l’Afrique du Nord et de l’Ouest Yasmine Praz Dessimoz. Certaines informations inquiétantes font état d’importants déplacements de population dans les régions de Gao, Kidal et Tombouctou, dans le nord du pays. Craignant un rapprochement des combats, les habitants quitteraient les centres urbains. Le CICR et la Croix-Rouge malienne procèderont ces prochains jours à des évaluations de la situation.

    Le CICR rappelle que des gens fuient la ville de Tombouctou, car ils ont peur d’être pris dans les combats qui se rapprochent». Quelque 7000 personnes, ayant fui les combats dans la zone de Diabali, ont reçu jeudi à Niono une aide de l’organisation humanitaire et de la Croix-Rouge malienne.

    Pour les personnes déplacées ainsi que les réfugiés, les besoins immédiats concernent l’eau potable, la nourriture, l’abri et les soins de santé. Les conditions de vie sont particulièrement précaires pour les personnes déplacées. Le HCR finance des activités génératrices de revenus pour les personnes déplacées à Bamako, la capitale du Mali.

    (Extrait sonore : Yasmine Praz Dessimoz, Chef des opérations du CICR pour l’Afrique du Nord et de l’Ouest)


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    Source: Afrique Verte
    Country: Mali

    Editorial :

    Après une année 2012 qui a été marquée par une crise humanitaire intense, suite au conflit armé du nord Mali, nous abordons l’année 2013 avec un peu plus d’espoir même si la situation reste encore très fragile et précaire. En ce début de l’année 2013, permettez-nous de vous adresser nos meilleurs voeux de bonheur et de prospérité. Que l’année 2013 soit pour tous nos lecteurs une année pleine d’espoir et de prospérité.

    Malgré une situation socio politique et humanitaire assez fragile, AMASSA va poursuivre ses appuis aux populations les plus vulnérables dans un élan de solidarité grâce aux soutiens techniques et financiers de ses partenaires. En effet, suite à la crise socio politique qui a commencé au Mali depuis janvier 2012 et qui a entrainé un afflux massif de populations des régions nord Mali vers les régions du Centre et du Sud du pays, plusieurs partenaires (Collectivités territoriales, associations Françaises et agences des Nations Unies) ont accordé à Afrique Verte et AMASSA des aides d’urgence alimentaire et nutritionnelle qui ont permis de venir en aide aux populations déplacées vulnérables des régions de Gao, Tombouctou, Kidal et Mopti. Ainsi des distributions gratuites de céréales et de farines infantiles MISOLA ont été réalisées au profit des populations les plus vulnérables, en particulier aux enfants et aux chefs de ménages qui avaient tout perdu. Que ces partenaires trouvent ici l’expression de nos sentiments les plus émus.

    Au moment où l’espoir était permis en ce début de l’année 2013 avec l’amorce de négociations pour une paix durable au Mali, nous avons constaté la reprise des hostilités armées suite à une intransigeance des groupes islamistes. Le Mali n’a dû son salut que grâce à une décision historique du Président de la République Française, ponctuée d’une intervention énergique de l’armée française.
    Mais les opérations militaires qui ont commencé en janvier 2013 dans le nord et le centre du Mali ont aggravé la situation humanitaire et provoqué le déplacement d'au moins 10.000 personnes en une semaine (source OCHA/PNUD). Selon OCHA, avant le début des opérations militaires, le 10 janvier 2013, plus de 2 millions de personnes étaient menacées d'insécurité alimentaire au Mali, y compris 510.000 personnes ayant un besoin immédiat d’assistance alimentaire et un million de personnes menacées par l'insécurité alimentaire dans les régions du nord. Selon les acteurs humanitaires, 660.000 enfants sont menacés de malnutrition aiguë et plus de 200.000 personnes sont déplacées dans le pays. Environ 1,5 million de personnes sont menacées par des épidémies dues à l’insuffisance des installations en eau et assainissement. D'autres besoins humanitaires liés au contexte actuel augmentent la vulnérabilité de personnes qui luttent pour leur survie. De plus, les familles d’accueil ont de plus en plus de mal à subvenir à leurs besoins (les ressources n’augmentant pas et la charge s’alourdissant dans le temps), ce qui génère souvent des tensions.

    Dans une telle situation, AMASSA a décidé de se lancer résolument dans le domaine de l’humanitaire pour trouver des solutions à la souffrance des populations vulnérables qui sont les plus frappées par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

    Outre l’appui dans le domaine alimentaire, AMASSA a décidé de mettre en place rapidement des actions spécifiques visant à contribuer au processus de réconciliation nationale entre les différents groupes ethniques du Mali. C’est à ce prix et à ce prix seulement que nous pensons que le Mali pourra retrouver sa quiétude d’antan et retrouver sa place dans le concert des nations éprises de paix et de justice.


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    Source: CARE
    Country: Mali

    Struggling to Survive: Ibrahim's story (age 57)

    I had to leave my village of Temara (Goundam area, Timbuktu region) eight months ago because of the crisis in the north of Mali. Since then, I have been living in Sevare (Mopti region) with my family and that of my brother - about 20 people – in a house we have been renting in the commune of Walirde.

    I don’t work and the other family members don’t either, so we don’t have any revenue. The children are not going to school either. God to be praised, we manage to eat once and often twice a day thanks to donations by NGOs such as CARE, or support from our parents.

    We are facing enormous difficulties; the main issue is the lack of food as I can’t even ensure the three daily meals for my family. Also, my family and I have problems with the accommodation despite the two tents and the one toilet that we were given by the Red Cross.

    We need help from aid organisations, especially clean drinking water as at the moment we are using untreated water from the well. I would like especially to receive the emergency supplies that CARE and the World Food Programme are currently distributing in Sévaré.

    A mother raises her family alone in a conflict zone: Roika's story (age 40)

    I am from Niafounke (Timbuktu region).

    I have been living in Mopti for nine months; I came here after my husband was assaulted by armed groups and he had to flee towards Niono. He left me with the four children and we are living now with the village chief of Massaya Daga in Mopti in a small house in the commune.

    I am very worried about my husband as I don’t often have news form him. But I thank God that my children and I can eat three times a day thanks to food distributions by CARE and the World Food Programme. As for water, we use water from the river, mixing it with bleach. Not having an activity to enable me to earn money means that I am faced with a lot of problems, trying to raise the children by myself.

    About CARE:

    Founded in 1945, CARE is a leading humanitarian organization fighting global poverty and providing lifesaving assistance in emergencies. CARE has been working in Mali since 1975. CARE places special focus on working alongside poor girls and women because, equipped with the proper resources, they have the power to help lift whole families and entire communities out of poverty. Last year, CARE worked in 84 countries around the world to assist more than 122 million people improve basic health and education, fight hunger, increase access to clean water and sanitation, expand economic opportunity, confront climate change, and recover from disasters. Learn more about CARE's work in Mali here.


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    Source: Plan
    Country: Mali, Niger

    January 2013: Take a tour of a Plan child-friendly space in Niger and see the support it is providing to children who have been forced to flee fighting in neighbouring Mali.

    Plan installs child-friendly spaces after a disaster or crisis to give affected children a place to play, be safe, have a nutritious meal and receive emotional support to help them cope and recover.

    This child-friendly space in one Niger refugee camp alone has already benefited hundreds of children.

    Find out more about Plan's response to the [Mali conflict and Sahel crisis](http://plan-international.org/what-you-can-do/emergency-appeals/west-afr...


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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Burkina Faso, Mali, Mauritania, Niger
    preview



    While military operations are ongoing in northern and central areas of Mali, the humanitarian situation continues to deteriorate. Humanitarian access has become more limited and the security situation had led some humanitarian partners to close or reduce activities, including in areas previously considered secure, like Kayes and Segou. Humanitarian partners do their utmost to assess the situation and respond to the most urgent needs.

    Alors que des opérations militaires sont en cours dans le nord et le centre du Mali, la situation humanitaire continue de se détériorer. L'accès humanitaire est encore plus limité, et l’insécurité a conduit certains partenaires humanitaires à suspendre ou réduire leurs activités, y compris dans des zones considérées auparavant comme sûres, tel Kayes ou Ségou. Les partenaires humanitaires font tout leur possible pour évaluer la situation et répondre aux besoins les plus urgents.


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    Source: UN News Service
    Country: Côte d'Ivoire, Democratic Republic of the Congo, Mali, occupied Palestinian territory, Somalia, Sudan, South Sudan (Republic of)

    28 janvier 2013 – Lors du Sommet de l'Union africaine, qui s'est tenu ce weekend à Addis-Abeba, en Éthiopie, le Secrétaire général Ban Ki-moon a appelé les dirigeants du continent à redoubler d'efforts en vue de faire sortir l'Afrique de la pauvreté et des violences récurrentes et d'accélérer son développement.

    « L'Afrique a l'expérience nécessaire pour trouver des solutions aux défis qui se posent à elle et contribuer à nos objectifs communs de croissance inclusive, de justice sociale et de protection de l'environnement », a assuré M. Ban lors de son allocution d'ouverture au Sommet.

    Il a noté que de nombreux pays africains avaient réalisé des gains considérables vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), qui fixent des cibles spécifiques à atteindre d'ici à 2015 en matière d'éradication de la pauvreté, d'éducation, d'égalité entre les sexes, de santé maternelle et infantile, de respect de l'environnement, de lutte contre la pandémie de VIH/sida, sans compter la mise en place d'un « partenariat mondial pour le développement ».

    « De plus en plus d'enfants africains sont scolarisés, en particulier des filles. De plus en plus de cliniques aident davantage de femmes à survivre à l'accouchement. De plus en plus de femmes siègent dans des gouvernement et occupent des postes décisionnaires », s'est félicité M. Ban, qui a cependant ajouté qu'en dépit de ces avancées, des centaines de millions d'Africains vivaient toujours dans la pauvreté.

    Aussi le patron de l'ONU a-t-il exhorté les dirigeants africains à se mobiliser à l'approche de la date-butoir, soulignant que le succès dépendrait avant tout de l'appropriation par les gouvernements et la société civile.

    « Notre destination est claire : un avenir où les richesses de l'Afrique profiteront à tous les Africains. Où la mauvaise gouvernance sera reléguée aux livres d'histoire. Où les biens en provenance de l'Afrique se vendront à un prix équitable sur le marché mondial. Où les partenariats mondiaux seront synonymes de prospérité partagée. »

    Jeunes et femmes seront déterminants dans l'avènement de la paix et du développement sur le continent, a poursuivi le Secrétaire général, qui a insisté sur l'importance cruciale d'investir dans la santé et l'éducation et de garantir un environnement sûr.

    « Nous avons tout particulièrement besoin de nous élever contre le viol et les violences sexuelles. Les gouvernements doivent soutenir les victimes et mettre fin à la culture d'impunité », a-t-il enjoint.

    Pour M. Ban, la paix reste le facteur premier du développement et les Nations Unies continueront de s'engager auprès de tous les pays de la région afin d'y répondre à la question des conflits et des violences, a-t-il assuré.

    Evoquant la crise au Mali, le Secrétaire général a déclaré que l'Organisation était déterminée à faire tout son possible pour venir en aide aux populations en détresse dans le pays, comme en témoignent les efforts déployés par les agences humanitaires onusiennes sur le terrain. « Les Nations Unies ont également dépêché des spécialistes militaires et politiques. C'est un impératif moral pour l'ensemble de la communauté internationale », a-t-il lancé.

    Des combats entre forces gouvernementales et rebelles Touaregs ont éclaté dans le nord du Mali en janvier 2012, à l'issue desquels les islamistes radicaux ont pris le contrôle de la région. La recrudescence des hostilités dans le nord, ainsi que la prolifération de groupes armés dans la région, mais aussi la sècheresse et l'instabilité politique dans le pays après le coup d'état de mars dernier, ont déraciné des centaines de milliers de civils.

    Le mois dernier, le Conseil de sécurité avait autorisé le déploiement de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA), chargée d'aider les autorités maliennes à reprendre le nord du pays.

    M. Ban a appelé les autorités maliennes à adhérer à un processus politique inclusif et à élaborer une feuille de route visant au rétablissement de l'ordre constitutionnel du pays. Il a renouvelé le soutien sans réserves de l'Organisation aux efforts de consolidation de la paix et de réforme du secteur de la sécurité, à la reconstruction et à la coopération régionales après la fin de l'offensive militaire.

    Abordant ensuite la situation en République démocratique du Congo (RDC), M. Ban a déclaré que la Mission de stabilisation déployée dans ce pays, la MONUSCO, faisait tout ce qui était en son pouvoir pour protéger les civils. Il a encouragé les dirigeants régionaux à conclure un accord-cadre sur les questions de paix, de sécurité et de coopération en vue de répondre aux causes sous-jacentes à la violence qui sévit dans l'est de ce pays.

    Toujours lors de ce Sommet, le Secrétaire général a pris part à une manifestation parallèle sur la Campagne pour l'accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique (CARMMA), au cours de laquelle il a annoncé le soutien des Nations Unies à l'élargissement de cette initiative, afin de veiller à ce que les femmes enceintes et allaitantes du continent puissent avoir accès à une nutrition équilibrée et à des soins de santé adaptés.

    Le Secrétaire général s'est également entretenu avec des dirigeants africains en marge du Sommet, notamment avec le Premier Ministre du pays, Hailemariam Desalegn, avec qui il a discuté des situations en Somalie, au Soudan et au Soudan du Sud, au Mali et en RDC. M. Ban s'est également entretenu avec le Président de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara. Il a salué à cette occasion les progrès accomplis par le pays, tout en soulignant le besoin de réconciliation et de désarmement afin de garantir une paix durable dans cette nation de l'Afrique de l'Ouest.

    Lors d'une entrevue bilatérale avec le Président palestinien, Mahmoud Abbas, M. Ban a réitéré son soutien au peuple palestinien et parlé avec lui de la nécessité de relancer l'élan en faveur du processus de paix israélo-palestinien. Il s'est enfin entretenu avec le Président du Sommet de l'Union, Nkosazana Dlamini-Zuma, des moyens de répondre collectivement aux crises en RDC et au Mali. La situation dans ce pays, et les moyens d'y remédier, a également fait l'objet d'une entrevue avec le Premier Ministre malien par intérim, Dioncounda Traoré.


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Japan, Mali

    01/29/2013 04:03 GMT

    TOKYO, 29 jan 2013 (AFP) - Le gouvernement japonais a annoncé mardi qu'il allait offrir 120 millions de dollars pour aider à stabiliser le Mali et le Sahel, quelques jours après la mort de dix Japonais dans une prise d'otages en Algérie, attaque liée au conflit dans cette région d'Afrique du Nord.

    "Le gouvernement japonais prévoit de donner 120 millions de dollars supplémentaires pour aider à stabiliser le Mali et le Sahel. Cela doit aider la région à renforcer sa gouvernance et sa sécurité, y compris via des opérations de maintien de la paix", a expliqué le ministre japonais des Affaires étrangères, Fumio Kishida, lors d'une conférence de presse.

    Le Japon a payé un lourd tribut dans l'attaque du complexe gazier d'In Amenas dans le Sahel algérien où sont morts au moins 37 étrangers selon un bilan provisoire.

    Dix Japonais otages, travaillant pour la firme nippone JGC, ont été tués, dans cet acte terroriste perpétré par un commando lourdement armé disant agir en représailles à l'intervention des forces françaises au Mali pour repousser une offensive des groupes islamistes.

    "Nous souhaitons que cette aide renforce la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) et réduise la pauvreté qui peut constituer le terreau du terrorisme", a précisé M. Kishida.

    Constituée de contingents ouest-africains et soutenue par l'ONU, la Misma doit envoyer 5.700 soldats au Mali, ainsi que 2.000 soldats promis séparément par le Tchad. Cette force africaine doit épauler, puis à terme remplacer les 2.500 soldats français envoyés sur place par Paris depuis la mi-janvier.

    Le Japon fournit déjà de l'aide officielle au développement de cette région et les fonds annoncés mardi vont s'ajouter aux programmes déjà en place.

    Quelque 63 millions de dollars ont été offerts dans ce cadre l'an passé, pour aider le Mali à surmonter une sécheresse et ses problèmes de sécurité, a expliqué à l'AFP un responsable du ministère des Affaires étrangères.

    "Les 120 millions de dollars de dons seront fournis via des organisations internationales pour aider le Mali et les pays voisins, ce qui devrait aussi appuyer le programme Misma indirectement", a-t-il ajouté.

    oh-pn/kap/et

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    01/29/2013 09:03 GMT

    Par Serge DANIEL à Bamako et Marc BASTIAN à Tombouctou

    TOMBOUCTOU (Mali), 29 jan 2013 (AFP) - L'armée malienne patrouillait mardi les rues poussiéreuses de Tombouctou, après une nuit sans incidents, au lendemain de la reconquête par les militaires français et maliens de cette cité mythique du Nord Mali, devenue un symbole des exactions islamistes.

    Au même moment, une conférence de donateurs internationaux destinée à financer le déploiement d'une force africaine au Mali et la restructuration de l'armée malienne s'est ouverte à Addis Abeba, au siège l'Union africaine.

    Pays africains, Union européenne, Japon, Etats-Unis et ONU y participent.

    L'UA a estimé à 460 millions de dollars le budget du seul déploiement de la force africaine au Mali. L'organisation pan-africaine prévoit d'y contribuer à hauteur de 10%.

    Le Japon s'est engagé mardi à verser 120 millions de dollars pour le Mali et le Sahel, quelques jours après la mort de dix Japonais dans une prise d'otages en Algérie par des islamistes qui disaient agir en représailles à l'intervention française.

    Lundi, le Fonds monétaire international a versé lundi 18,4 millions de dollars au Mali pour convaincre les donateurs internationaux de reprendre leur soutien financier gelé depuis le coup d'Etat militaire de mars 2012 à Bamako.

    A Tombouctou, la capitale culturelle à 900 km au nord-est de Bamako, aucune explosion ni aucun coup de feu n'a troublé la nuit, a constaté un journaliste de l'AFP.

    Mardi à l'aube, un groupe d'hommes était déjà rassemblé pour écouter les informations sur de petites radios à piles, sur la grande place, en face du complexe militaire où l'armée malienne a pris ses quartiers, tandis que les femmes, désormais sans voile intégral, vaquaient à leurs occupations quotidiennes, des bassines posées sur la tête.

    L'électricité comme le réseau téléphonique, saboté par les islamistes avant leur fuite, sont toujours coupés dans la ville, qui risque également des problèmes d'approvisionnement en eau puisque les pompes ne fonctionnent plus, et où la nourriture se fait rare, selon les habitants.

    Lundi, aux cris de "Mali, Mali, Mali", une foule brandissant de petits drapeaux français et maliens a accueilli les militaires faisant leur entrée en ville.

    "Il n'y a eu aucun coup de feu, aucune goutte de sang, même pas de résistance passive avec des pièges", avait déclaré à l'AFP lundi soir le colonel français Frédéric Gout, chef de l'opération héliportée sur Tombouctou.

    Mais les témoignages se sont multipliés sur la destruction de précieux manuscrits datant de plusieurs siècles dans cette cité qui fut la capitale intellectuelle et spirituelle de l'islam en Afrique aux XVe et XVIe siècles et une prospère cité caravanière.

    "Le centre Ahmed Baba où se trouvent des manuscrits de valeur a été brûlé par les islamistes. C'est un véritable crime culturel", s'est lamenté le maire de Tombouctou, Halley Ousmane.

    L'Institut Ahmed Baba abrite entre 60.000 et 100.000 manuscrits, selon le ministère malien de la Culture.

    Selon les habitants, les islamistes ont pris la fuite après les frappes aériennes françaises ces derniers jours.

    crainte d'"exactions de l'armée"

    "Nous sommes en train de gagner cette bataille", a asséné à Paris le président français François Hollande. "Quand je dis nous, c'est l'armée malienne, ce sont les Africains soutenus par les Français", avait-il précisé aussitôt.

    L'opération sur Tombouctou survient deux jours après la prise de Gao, plus importante ville du nord et un des bastions des combattants islamistes, à 1.200 km au nord-est de Bamako.

    Les combats à Gao ont fait 25 morts dans les rangs islamistes, selon l'armée française.

    Après Gao et Tombouctou, les regards se tournent désormais vers Kidal (extrême nord-est), troisième grande ville du nord, à 1.500 km de Bamako.

    Selon une source de sécurité malienne, les principaux responsables des groupes islamistes armés se sont réfugiés dans les montagnes non loin de la frontière algérienne.

    Mais Kidal même serait désormais sous le contrôle des rebelles touareg du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et des dissidents du groupe islamiste Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), qui ont formé le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA).

    Le MNLA assure ne pas rechercher la confrontation avec l'armée française ni avec les militaires africains, mais vouloir empêcher "les exactions de l'armée malienne".

    La reconquête du nord laisse craindre des actes de vengeance contre les islamistes, qui ont commis de nombreux crimes au nom de la charia (loi islamique): amputations, lapidations, exécutions et, à Tombouctou, destruction de nombreux mausolées de saints musulmans.

    Mais aussi contre les communautés touareg et arabe, très présentes dans les groupes armés.

    La procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a invité "les autorités maliennes à mettre immédiatement fin aux actes allégués" et "à diligenter des enquêtes et poursuites à l'encontre des responsables".

    Sur le terrain, quelques 3.500 soldats français et 1.900 soldats africains, notamment tchadiens et nigériens, sont déployés au côté de l'armée malienne.

    Au total, quelque 8.000 soldats africains sont attendus, mais ils n'arrivent qu'au compte-gouttes, leur déploiement ralenti par de sérieux problèmes de financement et de logistique.

    bur-thm/jlb

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    01/29/2013 13:13 GMT -

    by Jenny Vaughan

    ADDIS ABABA, Jan 29, 2013 (AFP) - African leaders and international officials pledged $455.5 million at a donor conference Tuesday for military operations against Islamist militants in Mali and humanitarian aid.

    Malian President Dioncounda Traore thanked the "entire international community" as nations offered cash or support at the top-level meeting at the African Union headquarters in Ethiopia's capital.

    However, while large donations were made -- including over $120 million from Japan and $96 million from the United States -- it was not immediately clear how much cash was earmarked for backing AFISMA, the key African-led military force.

    "I am glad to report that the overall amount that was pledged here reached the amount of $455.53 million," African Union peace and security commissioner Ramtane Lamamra said, after the conference in the AU headquarters in Ethiopia.

    In addition to the $455.5 million raised in cash -- which includes funding for AFISMA, the Malian army as well as humanitarian aid -- other aid was pledged in kind, Lamamra added.

    However, the pledges fall far short of the some $960 million the AU say is needed, which includes $460 million for AFISMA for one year, and a further $356 million for the Malian army. It also includes funds for some 2,500 additional troops that west African states have decided to add to AFISMA.

    But diplomats said the amount raised was only supposed to enable AFISMA to remain operational until the United Nations Security Council approves logistical support to the force.

    A UN official said that the "important thing is to make a start", while a top official from the AU -- which contributed $50 million -- suggested the UN would make up the shortfall.

    "If the AU can find $50 million, then the UN can find ten times that amount," he said.

    The conference came a day after French-led forces seized Mali's fabled city of Timbuktu from Islamists as part of an offensive against the radicals who have controlled the country's vast desert north for 10 months.

    African leaders and officials, as well as representatives from the United Nations, European Union and China also took part in the conference.

    "We all know the gravity of the crisis," AU Commission chief Nkosazana Dlamini-Zuma said.

    "It is a situation that requires a swift and effective international response for it threatens Mali, the region, the continent and even beyond."

    Alassane Ouattara, president of Ivory Coast and chairman of 15-nation Economic Community of West African States (ECOWAS), which has led the deployment of AFISMA, said there was an "urgent need to speed up the deployment".

    "The main point now should be quick disbursement of the funds that have been pledged," he said, adding that he was "confident that over the year we'll have the amount we need" to make up the shortfall in funding.

    A woeful lack of cash and logistical resources has hampered AFISMA in its support of Malian troops against Islamist forces who seized swathes of the arid north after a coup last year.

    So far, just 2,000 African troops have been sent to Mali or neighbouring Niger, with the bulk of the fighting borne by some 2,500 French troops, who launched a military offensive on January 11.

    French Foreign Minister Laurent Fabius said the meeting had been to support the work "of restoring the sovereignty and integrity of Mali, prerequisites for lasting political stability."

    Mali's president also called on the wider Muslim world to support efforts and show that "Islam at its heart does not serve as a cover for terrorism and organised crime."

    UN leader Ban Ki-moon warned ahead of the conference there was a "moral imperative for the entire international community" to provide support.

    UN political affairs chief Jeffrey Feltman told the conference that the situation was "urgent", warning that "the insurgent groups in Mali pose a threat to national, regional and international peace."

    Support pledged would allow Malian and AFISMA troops to "quickly consolidate the gains made and to stabilise areas that have been wrestled from control from the insurgent groups," he added, noting "the challenge before us is enormous".

    jv-ayv-hv-pjm/lc

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: Oxford Research Group
    Country: Mali

    Summary

    The war in Mali and the recent attack in Algeria are being seen as the start of a new phase of the war on terror across North and West Africa - an existential threat that could last decades. This is a dangerous simplification of a much more complex problem and risks becoming a self-fulfilling prophecy.

    Context

    With the transformative developments in Mali in the past three weeks, and the worrying attack in Algeria, this special briefing updates and synthesises previous analyses from Oxford Research Group during 2012, including briefings in April – Nigeria, May – al-Qaida, June – Mali and November – al-Qaida.

    The briefing on Mali was written in June, when the expectations were of an intervention by ECOWAS troops, supported and trained by French and other western forces, but with direct western combat intervention, likely to be limited primarily to a few hundred Special Forces. Even with that limited western involvement the briefing argued that:

    From the point of view of the leadership of AQIM in North Africa, and Boko Haram in Nigeria, military intervention would actually be welcome as further evidence of external interference, especially if there was French and US involvement, and:

    there needs to be a far greater focus on negotiations… This is a matter of some urgency. Negotiations, though, must be undertaken while recognising that the relative underdevelopment of northern Mali and the marginalisation of the Tuareg people must be addressed.

    The briefing on al Qaida argued in November that:

    Radical Islamist movements do not yet have transcontinental coherence across northern Africa, yet they form part of a phenomenon that is essentially a post-9/11 development and is increasing in intensity and geographical distribution. There appear to be many informal linkages, made far easier by modern communications and new social media, and they therefore connect informally with developments across the Middle East and South West Asia.

    The concluding policy recommendation was that:

    Military intervention in Mali should be avoided. It will inevitably involve western military units, and this will enable Islamist propagandists to concentrate more on their message of repression of Islam by outside forces. The old concept of “the far enemy” of the early 2000s could well get a new and unifying lease of life.

    Key parts of the briefing on Nigeria (April) were:

    Boko Haram has some links with the al-Qaida movement, is increasing in its impact on Nigerian society and is facing tough suppression by the Nigerian security forces. This use of force may be counterproductive unless underlying issues of socio-economic and other disparities within Nigeria are addressed.

    Developments in 2013

    At the start of this year, the EU was slowly planning its training mission for the Malian Army with the expectation that this would be a 12- to 18-month endeavour. It was also recognised that contingents from Niger, Burkina Faso, Nigeria and other ECOWAS states would have very limited capability for expeditionary land warfare and would serve primarily as garrison forces. Serious action to regain control of northern Mali was not possible before the end of the hot rainy season in September. What western and other intelligence missed, or at least seriously underestimated, were two key factors.

    Firstly, opposition to the Mali government and separatist aspirations in northern Mali are not solely rooted in Islamist ideology but have a far greater historical context stemming from an enduring sense of marginalisation that has led to many past rebellions, especially by the Tuareg. To see what is now happening in purely Islamist/terrorist terms is a widespread yet dangerous simplification.

    Secondly, between April and December last year the rebels in northern Mali greatly consolidated their control, including the development of underground bunkers and dispersed facilities. They were anticipating air strikes as soon as they started the advance in early January, and it is possible that the recent advance was partly to incite an immediate French reaction, knowing that this would increase support for their cause, including greater potential for financial aid from private sources in western Gulf States.

    From a French perspective, though, intervention was essential, given the unexpected speed of the rebel advances in early January, which may have even surprised the rebels themselves. Moreover, France had broad international support, especially among western allies, as well as strong support from Malians in Bamako and elsewhere in the more populated south of the country. French military intervention developed rapidly, and by mid-February, there will be 2,500 French military personnel in Mali, quite possibly backed up by a similar number from ECOWAS states.

    Even so, and whatever the strength of the arguments for intervention, it must be recognised that this will be hugely welcomed by the wider jihadi movement and its propagandists. What should under no circumstances be underestimated is the impact of the air strikes, in particular. Coverage is much greater in the Arab media than in the West and coverage by jihadist propagandists through the new social media will be far more graphic.

    Images of Mirage and Rafael strike aircraft and of the casualties and damage will form part of a much wider narrative, joining a decade of innumerable air strikes in Iraq and Afghanistan, drone attacks in Yemen, Somalia, Afghanistan and Pakistan, and Israeli strikes in Lebanon, Gaza and Sudan (widely seen as attacks by US aircraft in Israeli markings).

    The Mali intervention may now be primarily French, but will be seen as more broadly western, with UK and Canadian logistics aid, UK provision of reconnaissance aircraft and reports of US offers of drone deployments supporting this.

    Furthermore, clear linkages will be made between Mali and the consistent attempts of the Nigerian government to suppress the Boko Haram and Ansaru movements even as it contributes troops to the war in Mali. This element too should not be under-estimated.

    Three developments are likely:

    For planning purposes the western intervention in Mali should be expected to last years rather than weeks. Recent military advances and the re-taking of northern towns are likely to lead on to a bitter guerrilla war, and reports of Malian Army atrocities against Tuareg communities will further fuel opposition.

    Just as with Syria, as the war develops, it should be expected to attract dedicated and fervent young paramilitaries, including young men with combat experience.

    As western forces become more committed, and especially as there is graphic footage of the impact of airstrikes, Mali will be seen in more radical circles across North Africa, the Middle East and parts of South Asia as yet one more example of a western assault on Islam.

    Long term sustainable stability for Mali will not be possible without serious efforts to address the longstanding and deep grievances that stem from marginalisation of the northern territories and its peoples, especially the Tuareg. The French together with the Malian military and authorities will need to address this issue, because there will be no unified Mali, if no solution is found to accommodate the interests of the Tuaregs and other northern populations. Socio-economic and political marginalisation of the North has deep-seated roots, and the ethnic/cultural dimensions (Tuaregs historically enslaved black Africans) of this issue cannot be ignored. There is a significant and well-documented history of rebellion and resistance by Malian Tuaregs towards the colonisers (France) and later the central government.

    The Malian government remained unwilling or unable to implement development projects necessary to alleviate Tuareg poverty and marginalisation, failing to adhere to the terms and conditions of peace agreements reached under the Tamanrasset Accords (1991) and National Pact (1992) and the Algiers Accords (2006). A new talks process facilitated by the President of Burkina Faso, Blaise Compaoré, on behalf of ECOWAS, began in Ouagadougou on 4 December 2012 engaging the Malian Government, Ansar Dine and MNLA. The talks, which had been due to resume on 10 January, have been postponed. Further engagement is essential.

    It is the population’s resentment towards the central government over the marginalisation of the northern territories, which has helped Islamists gain support there. The chances of finding a solution to combatting Islamic extremism in northern Mali would have been significantly better had the Malian government looked at ways of collaborating with the Tuaregs. The only viable long-term solution is cooperation and economic development for the region. Policy Options

    There are three immediate policy implications:

    Counsel against the use of air power in attacking targets deep in rebel-held areas. The rebels are prepared for this, it will have minimal effect whatever the military claim, and it is the greatest single aspect of western action that incites wider support for the rebels.

    Recommend that the short-term function of French and other western forces should be defensive, ensuring solely that rebel forces make no further advances.

    Frame all policy in terms of a willingness to negotiate while recognising the underlying problem of long-term marginalisation. Islamists have latched on to deep and long-standing resentment and will best be undermined by fully recognising this.

    There is no pretence that this will be easy, especially as it is clear that western political opinion has moved a long way towards a simplistic view of this as part of an anti-jihadi war. The more it sees Mali in this light, the more it will become just that, with dangerous long-term consequences. Indeed, if western leaders speak in terms of an existential and generational conflict across North and West Africa and act accordingly, that is precisely what they will get.

    Paul Rogers is Global Security Consultant to Oxford Research Group (ORG) and Professor of Peace Studies at the University of Bradford. His monthly international security briefings are available from our website, where visitors can sign-up to receive them via email each month. These briefings are circulated free of charge for non-profit use, but please consider making a donation to ORG, if you are able to do so.

    Anna Alissa Hitzemann, Project Officer and Peaceworker on our Sustainable Security programme, contributed analysis of the Tuareg dimension to this briefing.


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Japan, Mali

    01/29/2013 08:32 GMT -

    by Harumi Ozawa

    TOKYO, Jan 29, 2013 (AFP) - Tokyo said Tuesday it would give $120 million in new aid to help stabilise the Islamist-infested Sahel region, as resource-poor Japan looks to shore up North Africa after the death of 10 Japanese in the Algerian gas plant siege.

    Japan is still in shock following the deadly hostage crisis, which prompted calls for the government to better protect workers in the troubled but energy-rich area where many Japanese companies operate.

    The announcement of the new aid also comes as a multi-national force pushes back jihadists who had until recently controlled the northern part of Mali, the vast state next door to Algeria.

    Parts of both Mali and Algeria lie within the Sahel belt, which runs across North Africa.

    "The Japanese government plans to give an additional $120 million to help stabilise Mali and the Sahel region," Foreign Minister Fumio Kishida said. "This is to help the region to strengthen governance and security, including aid for peacekeeping operations."

    Militants took hundreds of people hostage when they overran the gas plant in the Saharan desert earlier this month. The ordeal ended four days later when Algerian commandos stormed the plant, with some reports talking of summary executions of hostages.

    Of the at least 37 foreigners known to have died, Japan's toll of 10 was the highest of any country. All of the Japanese who died were employed by plant engineering firm JGC.

    The hostage-takers said they had launched the raid in response to the military action against Islamists in Mali.

    "We expect this aid to help strengthen the AFISMA mission and abate the poverty that could breed terrorism," Kishida said, referring to the African-led International Support Mission in Mali, which has UN Security Council backing.

    Japan has already given $63 million in aid to the region over the past year, in part to counter a drought and because of a worsening security situation in Mali, a foreign ministry official said.

    Analysts say the Japanese government has been slow to engage in the region, despite the presence of a significant number of trading firms and developers.

    "Although it is a belated move, the aid shows the government is stepping up its crisis management diplomacy in the region, which of course covers resource diplomacy as well," said Takehiko Yamamoto, professor of international politics at Waseda University.

    "The government of Shinzo Abe has said it would boost crisis management as part of its basic policies," he said. "I think this is more or less an emergency measure to increase Japan's engagement in the region."

    The Japanese government will also take measures to strengthen intelligence-gathering and analysis of Islamists, Kishida said.

    The foreign ministry will seek to boost anti-terrorism measures, support efforts to stabilise the Sahel, North African and Middle Eastern regions and promote communication with Islam and Arab nations, he said.

    Kishida added that the Japanese government will earmark three billion yen ($33 million) specifically for anti-terrorism measures globally in next year's budget.

    A military coup in Mali early last year plunged the vast state into chaos, with radical Islamists seizing swathes of the country.

    A French-led force, now numbering 2,900, earlier this month began pushing back the jihadist fighters, forcing them out of cities.

    The International Monetary Fund agreed on Monday to provide an $18.4 million emergency loan to Mali, with observers saying the move was likely to persuade other donors, who cut off aid following the 2012 coup, to release more funds.

    "Senior Vice Foreign Minister (Masaji) Matsuyama, who is now in Addis Ababa, is planning to make the announcement to the international community at the AFISMA meeting to be held there (Tuesday)," said Kishida.

    "The vice foreign minister will declare Japan's unshaken resolve to fight terrorism."

    oh-hg/hg/lm

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: Food and Agriculture Organization
    Country: Botswana, Malawi, Mozambique, South Africa, Zambia, Zimbabwe
    preview


    • Maize prices in Zambia rose sharply at the end of 2012, while similarly rapid increases have been recorded in Malawi, Mozambique, South Africa and some markets of Zimbabwe

    • Overall, crop conditions for the 2012/13 agricultural season remain generally favourable, despite the late onset of seasonal rains in parts and an outbreak of armyworms that threatens production in some areas


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    01/29/2013 08:29 GMT

    Par Marc BASTIAN

    LERE (Mali), 29 jan 2013 (AFP) - Les islamistes ont certes été chassés des villages maliens de la frontière mauritanienne par les forces franco-maliennes, mais ces dernières n'ont laissé aucun soldat sur place, fonçant vers Tombouctou. Et "nous avons peur que les islamistes reviennent", confient des habitants.

    Dans cette zone grise, une mauvaise piste relie la bourgade de Niono (centre, 400 km au nord-est de Bamako) à la cité mythique de Tombouctou (nord, 900 km de la capitale). L'axe n'est pas sécurisé, selon des officiers maliens craignant la présence de jihadistes dispersés, pour qui la Mauritanie, à une cinquantaine de kilomètres, est un refuge.

    "L'urgence aujourd'hui, c'est remettre les gens au travail, qu'ils recherchent les boeufs perdus dans la brousse, les charrues qui ont été volées, pour faire repartir l'économie (...). Et dans le court terme, il faut de la nourriture" car "la situation humanitaire est catastrophique", explique le préfet de Niono, Seydou Traoré.

    Sa commune a été occupée par les islamistes de février 2012 au 20 janvier dernier, lorsque les soldats français les en ont chassés. L'armée malienne a pris aujourd'hui la relève et "60% des habitants sont retournés chez eux", selon le préfet.

    Une équipe de l'AFP a constaté que plusieurs villages de l'axe Niono-Tombouctou étaient intégralement vides. Selon des ONG humanitaires, le conflit a provoqué le déplacement de milliers de personnes supplémentaires, s'ajoutant aux 220.000 déplacés recensés par l'ONU fin décembre.

    Pas trace de combats ici, simplement une totale absence de trace humaine dans la campagne rendue sinistre par une pluie persistante et un ciel plombé, et le bétail abandonné (vaches, chèvres, ânes, quelques chevaux) errant dans la végétation famélique. Pas le moindre soldat visible sur des centaines de kilomètres.

    "on est seuls ici"

    Le village de Léré, à 270 km de Niono, compte encore de rares habitants dans ses pauvres bâtiments de boue séchée. Mais "90% des gens se sont enfuis le 26 janvier 2012, c'était la première attaque de Léré, par le MNLA", le Mouvement national de libération de l'Azawad (les rebelles touareg), se souvient Ousmane Diallo, un mécanicien de 37 ans.

    Depuis lors, plus d'électricité ni de téléphone. Deux mois plus tard, Léré s'est encore enfoncé plus profondément dans les ténèbres lorsque les islamistes d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam) et Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont chassé les rebelles touareg.

    Néanmoins, pas d'exécutions sommaires, uniquement la fameuse "chicotte" (fouet). "Les islamistes ont fait toutes les conneries, sauf le vol et le meurtre", rigole Ousmane Diallo.

    Courbé par les ans, Al Hassan Ag Mowloud a tout perdu "il y a deux semaines", dit-il. Des éclats brûlants, qu'il attribue à une frappe aérienne française sur le camp des jihadistes proche ont atteint sa maison qui s'est enflammée.

    "Nourriture, argent, tout a brûlé. Je n'ai plus de vêtements. Et j'ai faim", murmure-t-il, abattu.

    Dans le camp jihadiste, ex-siège local de la garde nationale, les bâtiments sont éventrés, certains réduits à un tas de gravats. Les habitants suspectent que des cadavres pourrissent sous les décombres.

    "On a peur parce qu'on ne voit pas les militaires", confie Ousmane Diallo, "il ne faut pas que les islamistes reviennent créer des dégâts".

    Plus loin au nord-est, la petite ville de Niafounké (370 km de Niono), elle aussi partiellement dépeuplée, a subi la loi des jihadistes pendant neuf mois. Et ils ont beau être partis depuis une semaine, "nous avons peur que les islamistes reviennent", explique comme beaucoup d'autres Mohammar Traoré, la cinquantaine.

    Car "il n'y a personne, pas de maire, pas de militaires. On est seuls ici", constate-t-il sombrement.

    Les premiers militaires rencontrés depuis Niono par l'AFP sont français, à la sortie de Tonka, une quarantaine de km plus loin. Leur convoi comptait des dizaines de dizaines de véhicules (4x4 et transports de troupe blindés), un bon nombre en panne, d'autres les remorquant. Selon des soldats, l'armée française a subi énormément de casse mécanique durant sa ruée vers Tombouctou, reprise lundi sans combats.

    mba/thm/jlb

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: International Organization for Migration
    Country: Afghanistan, Chad, Democratic Republic of the Congo, Haiti, Jordan, Kenya, Lebanon, Mali, Pakistan, Philippines, Somalia, Sudan, Syrian Arab Republic, Yemen, South Sudan (Republic of)

    Afin de mettre en œuvre divers projets humanitaires d’urgence, dont certains ont été lancés en 2012, l’OIM adresse aux donateurs un appel de 303 millions de dollars E. U. pour des projets humanitaires en 2013.

    L’OIM est l'agence chef de file pour le Groupe sectoriel sur la gestion des camps et la coordination des camps (CCCM) dans les catastrophes naturelles. Elle est également l’agence chef de file pour le groupe sectoriel des abris dans une demi-douzaine de pays, et est aussi un acteur majeur dans d’autres groupes sectoriels.

    L’OIM, à travers son Répertoire des appels humanitaires 2013 (Humanitarian Compendium), sollicite ces fonds pour achever des projets d’urgence dans 16 pays, dont l’Afghanistan, Haïti, le Kenya, le Mali, le Pakistan, les Philippines, la République démocratique du Congo, la Somalie, le Soudan du Sud, la Syrie, le Tchad et le Yémen.

    Parmi les principaux projets, 60 millions de dollars E. U. sont nécessaires pour aider au retour dans la sécurité et la dignité de 300 000 Sud-Soudanais qui se trouvent toujours en République du Soudan. Les fonds permettront aussi de dispenser des soins de santé primaires vitaux aux migrants de retour et aux communautés dans lesquelles ils rentrent.

    Le Soudan du Sud est le pays qui affiche les plus mauvais indicateurs de santé au monde. Moins de 20 % de la population a accès aux services de santé primaire. Les fonds seront également utilisés pour fournir des abris et des articles de secours non alimentaires essentiels, ainsi que des services en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH.)

    Au Yémen, l’OIM a besoin de 38 millions de dollars E. U. pour continuer à aider des milliers de migrants vulnérables originaires de la Corne de l'Afrique et bloqués dans ce pays à rentrer volontairement chez eux. La plupart sont arrivés au Yémen après une dangereuse traversée du golfe d'Aden. Les fonds serviront aussi à aider les plus vulnérables et à remettre sur pied des activités de subsistance dans les gouvernorats déchirés par la guerre d’Abyan et al-Jawf.

    Au Kenya, l’Organisation cherche à obtenir 35 millions de dollars E. U. pour fournir un abri, des articles non alimentaires et une assistance sanitaire aux quelque 473 000 réfugiés somaliens vivant dans le camp de réfugiés de Daadab, le plus grand au monde. Ces fonds aideront également 300 000 autres Kényans déplacés internes à cause de catastrophes naturelles et d'un conflit interethnique.

    Une partie de l'argent sera aussi affectée à des projets visant à renforcer la résilience des communautés pastorales et d’accueil dans le Nord du Kenya, dont les moyens de subsistance ont gravement pâti de l'afflux de réfugiés et de longues périodes de sécheresse.

    Une autre tranche majeure de financement ira à l'apport d'une aide d'urgence aux civils pris dans la tourmente de la crise syrienne. L’OIM a besoin de 36 millions de dollars E. U. pour continuer à fournir des articles non alimentaires au nombre croissant de Syriens déplacés internes.

    D’après le HCR, plus de deux millions de civils syriens ont actuellement un besoin urgent d'aide non alimentaire. L’OIM a intensifié sa distribution d'articles non alimentaires et de nécessaires pour faire face à l’hiver aux civils syriens se trouvant en Syrie et au Liban.

    L’OIM a aussi besoin de fonds pour l'évacuation des travailleurs migrants vulnérables en Syrie. Depuis le début du conflit en mars 2011, l’Organisation a aidé quelque 3 300 migrants vulnérables originaires de 36 pays à rentrer chez eux en toute sécurité.

    Les autres projets en cours liés à la crise syrienne comprennent une assistance au transport pour aider les réfugiés qui entrent en Jordanie à gagner le camp de réfugiés de Za’tri, ainsi qu’une aide pour la construction et la réhabilitation d'abris d'urgence, une assistance sanitaire et un appui psychosocial pour les réfugiés au Liban.

    En Haïti, 18,5 millions de dollars E. U. sont nécessaires pour continuer à fournir des subventions à la location qui permettent aux familles déplacées à l'intérieur de quitter les camps surpeuplés et de s'installer dans des logements locatifs pour recommencer leur vie trois ans après le tremblement de terre dévastateur de janvier 2010.

    Les fonds seront aussi utilisés pour fournir des services en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène afin d'éviter la propagation du choléra et d'autres épidémies.

    Le Répertoire 2013 des appels de fonds humanitaires de l'OIM (Humanitarian Compendium) peut être téléchargé en anglais à l’adresse : http://www.iom.int/files/live/sites/iom/files/pbn/docs/IOM-Humanitarian-...

    Pour plus d’informations, veuillez contacter

    la Division des relations avec les donateurs de l’OIM
    Tél. : +41 22 717 9271
    Courriel : drd@iom.int


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    Source: IRIN
    Country: Mali

    BAMAKO/DAKAR, 29 janvier 2013 (IRIN) - Les habitants de Gao et Tombouctou, situées au nord du Mali, ont fait part de leur soulagement après la reconquête par les forces françaises et maliennes des villes contrôlées par les milices islamistes ; ils ont indiqué qu'ils allaient désormais s'atteler à la lourde tâche de reconstruire leurs villes.

    Les forces armées ont repris Tombouctou le 28 janvier, trois jours après la reconquête de Gao, ville située à l'est de Tombouctou.

    À Tombouctou, les forces maliennes indiquent qu'elles n'ont rencontré aucune résistance de la part des groupes islamistes, qui ont, pour la plupart, fui la ville avant leur arrivée. Tombouctou était contrôlée par Ansar Dine, qui avait détruit des mausolées et des objets anciens classés au patrimoine de l'UNESCO.

    « On était comme prisonniers dans notre ville. Tombouctou a toujours été une ville islamique, personne ne peut nous dicter de préceptes religieux. Je me suis toujours demandé au nom de quelle religion ces gens intervenaient », a indiqué le maire de Tombouctou, Ousmane Hallé Maïga, avant de remercier les troupes françaises et maliennes d'avoir libéré sa ville.

    « Imposer la charia à des citoyens paisibles, des croyants, des musulmans pieux - comment cela a-t-il pu arriver ? », a-t-il ajouté.

    « On peut enfin respirer », a dit Aboubacar Maïga, président du Conseil des jeunes de Tombouctou. « On peut fumer dans les rues si on en a envie, les femmes peuvent s'habiller comme elles veulent. On espère que nos parents, qui ont fui et sont maintenant des réfugiés, vont revenir aussi vite que possible pour reprendre leur vie et reconstruire cette ville magnifique ».

    Les groupes islamistes avaient strictement imposé la charia (ou loi islamique) dans les régions placées sous leur contrôle ; ils ont amputé ou flagellé les personnes accusées de bafouer les règles.

    Reconstruire

    L'année dernière, un nombre important de bâtiments publics de la ville ont été détruits, y compris des écoles, des cliniques de santé, des monuments anciens, des hôtels et des restaurants.

    « Il faudra des années pour tout reconstruire », a dit Mouna Cissé, qui travaille au marché de Tombouctou. « Autrefois, Tombouctou était une ville moderne - une ville ouverte au monde », a-t-il dit à IRIN. « Aujourd'hui, nous pouvons sortir dans les rues sans être arrêté par les djihadistes ».

    Les militants islamistes ont coupé l'eau et l'électricité il y a plusieurs jours, et certains ont brûlé des manuscrits anciens dans les bibliothèques avant de prendre la fuite.

    « Beaucoup à faire »

    À Gao, une ville qui avait été coupée du monde pendant une semaine après la destruction du réseau téléphonique, une foule nombreuse a salué l'arrivée de l'armée malienne. Le maire de Gao, Sadou Diallo, qui s'était réfugié à Bamako, a dit aux journalistes : « Je suis un homme heureux. Je suis très heureux de voir la terre de mes ancêtres. J'appelle la population à rester vigilante, à dénoncer les islamistes qui se cachent encore dans notre ville ».

    « Nous avons beaucoup à faire », a dit Oumar Touré, un ancien respecté de Gao. « Le gouvernorat a été détruit, les locaux de la police et de la police militaire ont été bombardés. Nous allons devoir reconstruire les infrastructures de A à Z pour que l'économie reparte », a-t-il dit.

    « La priorité est de réparer les écoles détruites pour que les enfants soient instruits et de rétablir les centres de soins de santé endommagés ainsi que l'hôpital », a-t-il dit à IRIN par téléphone depuis Gao.

    Des jeunes hommes ont dit aux journalistes d'IRIN qu'ils avaient d'autres priorités : « Bientôt on rouvrira les bars où l'on peut boire de la bière et danser », a dit à IRIN Modibo Ongoinba, un jeune de Gao.

    Une situation humanitaire fragile

    Dans le Nord, les conditions humanitaires sont fragiles, ont prévenu les agences d'aide. Oxfam a indiqué que l'accès des habitants aux produits alimentaires s'était considérablement dégradé et que la population avait du mal à s'en sortir, car les axes de ravitaillement ont été coupés et les marchés fermés, les fonds disponibles sont bloqués, les prix des produits alimentaires ont enregistré une augmentation et les stocks s'amenuisent.

    L'offensive militaire a perturbé un peu plus l'approvisionnement en produits alimentaires de Gao, qui avait déjà été touchée par des pénuries lors de la crise alimentaire de 2011-2012. Les principaux commerçants auraient fui la ville et les prix des produits alimentaires sont en hausse, a indiqué l'organisme humanitaire Oxfam dans une déclaration.

    « Les prix des produits alimentaires ont augmenté de près de 20 pour cent depuis le début de l'intervention militaire au mois de janvier. Avant l'intervention, un sac de 50 kg de riz coûtait 34 dollars. En seulement deux semaines, le prix est passé à 41 dollars et le riz est une denrée de plus en plus rare », a dit Oxfam.

    Comme d'autres organismes, l'organisation humanitaire Action contre la faim (ACF) avait continué à travailler dans le Nord, mais avait restreint ses programmes d'aide aux villes principales, comme Ansongo, Bourem, Gao et Ménaka, selon une déclaration en date du 25 janvier.

    Environ 15 pour cent des enfants de Gao souffrent de malnutrition aigüe.

    Le colonel Didier Dacko, chef des opérations de l'armée malienne, a indiqué que l'armée organisait un pont aérien pour transporter des médicaments destinés à l'hôpital et du carburant pour faire fonctionner les générateurs de la ville de Gao.

    Les forces maliennes continueront à traquer et à déloger tous les militants encore présents dans la ville, a-t-il dit.

    sd/aj/ob-mg/amz

    [FIN]


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    Source: UN High Commissioner for Refugees
    Country: Algeria, Mali

    BAMAKO, Mali, January 29 (UNHCR) – With the fast-evolving military situation in Mali, the UN refugee agency is readying itself to assist in the possible spontaneous return of thousands of conflict-displaced people in the north of the country.

    "We aim to open new presences in Gao and other cities in the north as soon as security conditions allow," said UNHCR spokesman Adrian Edwards, while noting that the presence of Islamist rebel troops and the resulting insecurity has hampered humanitarian access to the north.

    From interviews with internally displaced people (IDP) over the past few days in the Mali capital, Bamako, it appears that many civilians are hoping to return to their home in areas formerly or still under rebel control, including Gao, Timbuktu and Kidal soon.

    The process of spontaneous returns has already started in some places. In the central Mali town of Konna, for example, a UN security evaluation mission has confirmed that people are coming back. Up to half the town's population of 10,000 was earlier reported as having fled into the surrounding countryside when Konna was overrun on January 10, prompting the French military to intervene.

    While the mood among IDPs may be shifting towards returns, conditions in the north of the country are difficult. People recently displaced from the north have reported serious shortages of food, clean water and fuel. Electricity, transport, communications, access to health and education is said to have been severely disrupted.

    In Kidal and Tessalit, close to Algeria, the supply of food and other essential items has been seriously affected by the conflict and the closure of the border, across which many goods used to be imported.

    Hundreds of people are reported to have fled Kidal in recent days to villages further north, even closer to the Algerian border. Others have crossed the border into Algeria, despite it being officially closed.

    "Hundreds of people have reportedly settled in villages, such as Inhalid, located less than 20 kilometres from Algeria," said Zeinab, a representative in Bamako of displaced people from the Kidal and Tessalit regions. "Others have crossed into Algeria . . . Most are women and children and go to places such as Timayawen or Tinzawaten, where they rent homes," she added.

    Zeinab is from Tessalit, fleeing the town in April 2012 when the Islamist rebels arrived. She has since returned a few times and explained that "when I return to Tessalit, I have to wear the veil." She said she kept in touch with friends and family there by cell phone. "People tell me that they are afraid of aerial bombing as well as possible reprisals from the Malian army and from the Islamists."

    The conflict has affected the flow of goods from Algeria to Kidal and Tessalit, resulting in much higher prices for meat, milk and other goods. Zeinab also said she had heard that the rebels were recruiting child soldiers. "I saw children as young as 12 with them and even one eight-year-old," she claimed, adding that these children were usually stationed at checkpoints.

    Zeinab also said education had been affected in Tessalit, where most teachers had fled. In Kidal, she said, some schools were reportedly functioning and providing Koran classes. "My friends who stayed in Tessalit report that many more early marriages have been taking place since the rebels took over," she said, adding: "My cousin's daughter got married to a 27-year-old Islamist rebel – she is nine."

    Meanwhile, rising tension between ethnic communities has been reported in various parts of the country. In particular, members of the Tuareg and Arab communities are reportedly being blamed by other groups for supporting the separatist rebellion which led to the present conflict.

    "UNHCR appeals to community leaders and to the Malian authorities to give urgent priority to initiatives to promote peace and reconciliation between various ethnic groups," said the refugee agency spokesman, Edwards.

    UNHCR is urgently bringing into Mali relief items for 9,000 families (some 54,000 people), including sleeping mats, blankets, plastic tarpaulins, jerrycans, mosquito nets and cooking utensils. On Tuesday, a distribution of relief items is scheduled to start in the town of Mopti, which is home to an estimated 40,000 IDPs.

    In total, an estimated 380,000 people have fled northern Mali since the start of the conflict a year ago, including 230,000 IDPs and more than 150,000 refugees in Mauritania, Niger, Burkina Faso and Algeria.

    By Hélène Caux and William Spindler in Bamako, Mali


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    01/29/2013 12:07 GMT

    Par Marc BASTIAN

    TOMBOUCTOU (Mali), 29 jan 2013 (AFP) - Des magasins supposés appartenir à "des Arabes" assimilés aux islamistes ont été pillés mardi à Tombouctou par une foule en colère, au moment où des donateurs réunis à Addis Abeba promettaient plus de 455 millions de dollars pour aider le Mali sur les plans militaire et humanitaire.

    Des centaines de personnes, visiblement très pauvres, ont attaqué des magasins tenus, selon elles, par "des Arabes", "des Algériens", "des Mauritaniens", accusés d'avoir soutenu les islamistes armés liés à Al-Qaïda à Tombouctou. Cette ville mythique du nord du Mali a été reprise lundi sans combat par les armées française et malienne.

    Dans certaines boutiques, des munitions et des radios militaires ont été découvertes, a constaté l'AFP. Mais l'essentiel de la population était occupée à se saisir de tout ce qui traînait, télévisions, antennes satellite, nourriture, meubles, vaisselle...

    Certains se battaient pour la possession d'objets, d'autres défonçaient les portes métalliques verrouillant les échoppes, dont certaines ont été intégralement vidées en quelques minutes.

    En milieu de matinée, des soldats maliens sont arrivés, mettant fin au pillage. "On ne va pas laisser les gens piller. Mais il est vrai que des munitions ont été trouvées dans certains magasins", a indiqué un officier malien.

    Human Rights Watch (HRW) avait demandé lundi aux autorités maliennes de prendre "des mesures immédiates" pour "protéger tous les Maliens de représailles", évoquant "des risques élevés de tensions inter-ethniques" dans le Nord, où la rivalité est forte entre les minorités arabes et touareg la plupart du temps assimilées à des islamistes, et les Noirs, majoritaires au Mali.

    A Addis Abeba, Union africaine (UA), Union européenne (UE), Japon, Etats-Unis et ONU participaient à une conférence des donateurs qui a levé des fonds à hauteur de 455,53 millions de dollars (338,6 M EUR), destinés aussi bien aux besoins militaires qu'humanitaires du Mali.

    "La situation exige une réponse internationale rapide et efficace, car elle menace le Mali, la région, le continent et même au-delà," a estimé dans la capitale éthiopienne Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la commission de l'Union africaine (UA).

    Sur le terrain, quelque 3.500 soldats français et 1.900 soldats africains, notamment tchadiens et nigériens, sont déployés au côté de l'armée malienne.

    Au total, quelque 8.000 soldats africains sont attendus, mais ils n'arrivent qu'au compte-gouttes, leur déploiement étant ralenti par de sérieux problèmes de financement et de logistique.

    A Tombouctou, l'électricité comme le réseau téléphonique, saboté par les islamistes avant leur fuite, sont toujours coupés dans la ville, qui risque également des problèmes d'approvisionnement en eau puisque les pompes ne fonctionnent plus, et où la nourriture se fait rare, selon les habitants.

    Lundi, aux cris de "Mali, Mali, Mali", une foule brandissant de petits drapeaux français et maliens a accueilli les militaires faisant leur entrée en ville, sans rencontrer de résistance.

    "Prendre les montagnes"

    Mais les témoignages se sont multipliés sur la destruction de précieux manuscrits datant de plusieurs siècles dans cette cité qui fut la capitale intellectuelle et spirituelle de l'islam en Afrique subsaharienne aux XVe et XVIe siècles et une prospère cité caravanière.

    "Le centre Ahmed Baba où se trouvent des manuscrits de valeur a été brûlé par les islamistes. C'est un véritable crime culturel", s'est lamenté le maire de Tombouctou, Halley Ousmane.

    L'Institut Ahmed Baba abrite entre 60.000 et 100.000 manuscrits, selon le ministère malien de la Culture.

    Selon les habitants, les islamistes ont pris la fuite après les frappes aériennes françaises ces derniers jours.

    L'opération sur Tombouctou est survenue deux jours après la prise de Gao, plus importante ville du nord et un des bastions des combattants islamistes, à 1.200 km au nord-est de Bamako.

    Après Gao et Tombouctou, les regards se tournent vers Kidal (extrême nord-est), troisième grande ville du nord, à 1.500 km de Bamako.

    Kidal même serait désormais sous le contrôle des rebelles touareg du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et des dissidents du groupe islamiste Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), qui ont formé le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA).

    Algabass Ag Intalla, responsable du MIA, fils du chef traditionnel de la région de Kidal a réaffirmé à l'AFP sa volonté de "dialogue" et assuré que son mouvement ne visait pas "l'indépendance" du Nord du Mali.

    "A Kidal, si tu as les montagnes, c'est toi le chef. Donc il faut prendre les montagnes", a-t-il expliqué.

    Selon une source de sécurité malienne, les principaux responsables des groupes islamistes armés se sont réfugiés dans les montagnes non loin de la frontière algérienne.

    Des centaines de personnes ont fui Kidal vers des villages plus au nord, en direction de la frontière algérienne, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, (HCR) qui affirme que l'accès à la nourriture et aux biens de première nécessité a été sérieusement affecté par le conflit et la fermeture de la frontière.

    bur-thm-stb/jms

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Burkina Faso, Cameroon, Chad, Gambia, Mali, Mauritania, Niger, Senegal
    preview


    POINTS SAILLANTS 2013
    • Malgré la bonne récolte en 2012, 10,3 millions de personnes sont toujours en insécurité alimentaire à travers la région du Sahel.
    • 5 millions de femmes enceintes et d’enfants de moins de 5 ans pourraient souffrir de malnutrition en 2013.
    • 1,66 million de dollars sont nécessaires pour répondre aux besoins immédiats, lancer le renforcement de la résilience et pour répondre à la crise du Mali.


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    Source: UN Radio
    Country: Algeria, Burkina Faso, Mali, Mauritania, Niger

    Ecouter

    Des centaines de personnes auraient fui la ville de Kidal (nord du Mali) pour se rapprocher de l’Algérie. Selon le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), ces personnes ont fui vers des villages plus au nord, plus proche de la frontière algérienne, et certains ont franchi la frontière, en dépit du fait qu’elle est officiellement fermée.

    Dans les villes de Kidal et de Tessalit, proches de l’Algérie, la distribution de nourriture et d’autres biens de première nécessité a été sérieusement affectée par le conflit et la fermeture de la frontière, lieu de passage de beaucoup de biens importés, a indiqué le HCR.

    Par ailleurs, le HCR s’inquiète également de la hausse des tensions entre communautés ethniques au Mali. L'organisation humanitaire signale notamment le cas des membres des communautés touareg et arabes, qui font l’objet d’agressions par d’autres groupes pour avoir soutenu la rébellion touareg à l’origine du conflit actuel. En conséquence, le HCR a lancé « un appel aux chefs de ces communautés et aux autorités maliennes pour que la priorité soit donnée aux initiatives destinées à promouvoir la paix et la réconciliation entre les différents groupes ethniques ».

    Sur le terrain, le HCR est en train de faire livrer au Mali une aide d’urgence pour 9.000 familles, ce qui représente environ 54.000 personnes, dont des couvertures, des jerrycans, des moustiquaires et des ustensiles de cuisine. Une première distribution d’aide est prévue ce mardi dans la ville de Mopti, qui héberge environ 40.000 personnes déplacées.

    Au total, 380.000 personnes ont fui le nord du Mali depuis de début du conflit il y a un an. Parmi elles, il y a 230.000 personnes déplacées dans le pays et plus de 150.000 réfugiés en Mauritanie, au Niger, au Burkina Faso et en Algérie.

    Il y a un consensus parmi la plupart des organisations humanitaires travaillant au Mali selon lequel la situation humanitaire dans le pays avait déjà atteint un stade critique et une détérioration, et ce avant même la récente série des combats. Les pays de la région du Sahel – parmi les plus pauvres du monde – sont confrontés à une grave sécheresse depuis des années. Le HCR lance un appel pour apporter une assistance d’urgence accrue à ces pays afin de les aider à faire face à l’arrivée continue de milliers de réfugiés terrorisés, traumatisés et démunis après qu’ils aient fui la guerre au Mali, en majorité des femmes et des enfants.

    Le HCR a publié un appel de fonds l’an dernier pour un montant de 123,7 millions de dollars pour ses opérations face à la crise au Mali, mais n’a reçu que 60% des contributions nécessaires. Les besoins les plus urgents concernent la nourriture, le logement, l’eau potable, l’assainissement, les soins de santé et l’éducation.

    (Interview : Fatoumata Lejeune-Kaba, porte-parole du HCR ; propos recueillis par Alpha Diallo)


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