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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    01/16/2013 17:08

    PARIS, 16 jan 2013 (AFP) - Haïdara Cissé, députée de Bourem, commune à 45 km de la grande ville de Gao dans le nord du Mali, est présidente du réseau parlementaire malien Femme, Développement et Protection de l'enfance.

    En visite à Paris, elle témoigne de la situation dans le nord du pays.

    Q: Où en est la situation dans les grandes villes du nord, que l'on dit évacuées par les groupes islamistes ?

    R: Les populations sont soulagées. J'ai parlé à une jeune fille au téléphone, elle m'a dit "j'avais un pantalon, je l'ai mis et je l'ai coupé au niveau des genoux, j'ai lâché mes cheveux", et elle s'est mise à pleurer.

    Mais les villes ne sont pas libérées. La majorité des jihadistes sont partis après les raids de dimanche de l'armée française sur Gao mais quelques uns sont encore en ville. Il y a encore à Gao et Bourem, des gens du Mujao (Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest). Ils sont très discrets mais il ne faut pas les sous-estimer, ces gens là sont dangereux. J'ai peur qu'ils utilisent les populations comme boucliers humains.

    Q: Des ONG redoutent des représailles à l'encontre notamment des populations touareg ou de "collaborateurs"? Partagez-vous ces craintes ?

    R: Les Touareg ont peur des représailles, à juste titre. Nous, les élus du Nord, nous n'appellerons jamais à la vengeance. Mais le MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad, rébellion touareg) a été l'élément déclencheur de cette situation. Ils sont allés chercher les jihadistes, et ils ont aussi commis beaucoup d'exactions quand ils ont occupé Gao. Pour nous, Aqmi, le Mujao, Ansar Dine, MNLA, c'est bonnet blanc et blanc bonnet.

    Le sentiment anti-touareg s'est généralisé maintenant à Gao, Tombouctou. Certains veulent se venger. Nous, les élus, nous expliquons aux gens que s'ils se vengent, les Touareg vont encore se présenter comme des victimes, dire qu'on veut les exterminer. Après, on règlera nos comptes. Ceux qui ont fait des exactions, on les jugera. On n'est pas dans la logique des milices qui veulent se venger, mais on ira à la CPI si on ne peut pas les juger nous-mêmes.

    Il y a aussi les habitants qui ont collaboré, il ne faut pas se voiler la face, les jihadistes avaient de l'argent, l'argent des otages, et les gens devaient bien gagner leur vie pendant ces neuf mois d'occupation. Mais les gens feront la différence entre ceux qui ont été obligés de collaborer et les autres...

    Q: Peut-on espérer une normalisation rapide, au moins dans les grandes villes ?

    R: Actuellement, il y a une urgence humanitaire. Nous craignons une catastrophe, les bombardements ont détruit les dépôts de carburant, donc il n'y aura bientôt plus d'électricité, plus d'eau potable... J'ai reçu plein de SOS de Gao, de Tombouctou, les gens ont peur de manquer de vivres.

    Je demande aux ONG de faire le maximum. Il faut des avions cargo de vivres, pas seulement de véhicules militaires !

    (Propos recueillis par Anne LE COZ)

    alc/cf/aub


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    01/16/2013 17:29 GMT

    BAMAKO, Jan 16, 2013 (AFP) - Islamist fighters waging a war against French troops in Mali are deploying child soldiers and using the population as a shield against the offensive, a Malian army source said Wednesday.

    "These people (the Islamists) have two strategies: using the population as a shield and child soldiers as fighters," the military leader said on condition of anonymity.

    He said this was the case in the small town of Diabaly, 400 kilometres (250 miles) north of the Malian capital, where Islamists clashed with French and Malian troops on Wednesday in the first ground offensive since France's operation was launched on January 10.

    In Diabaly, the Islamists "are using the population as a shield, which is complicating matters for us. And they have only child soldiers," he said, as the battle raged to drive out the extremists.

    The town was seized by insurgents led by Algerian Abou Zeid, one of the leaders of Al-Qaeda in the Islamic Maghreb.

    On Tuesday, Human Rights Watch urged rebel groups to immediately release child soldiers within their ranks. The rights group said it had interviewed several witnesses reporting children as young as 12 taking part in the fighting.

    "These Islamist groups have no business recruiting children into their ranks, much less putting them on the front line," said Corinne Dufka, senior West Africa researcher at Human Rights Watch.

    "These groups seem to be wilfully putting scores of children directly in harm's way."

    cs/fb/jhb


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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Niger (the)
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    Au sommaire

    • Des forages pour améliorer la disponibilité de l’eau à SENO P.1
    • Crue de la Komadougou: des intrants et de la formation pour les producteurs P.2
    • Tillabéry: recrudescence des cas de rougeole P.4

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    Source: International Criminal Court
    Country: Mali

    Déclaration : 16/01/2013

    ICC-OTP-20130116-PR869

    Aujourd’hui, le Procureur de la Cour pénale internationale, Mme Fatou Bensouda, a officiellement ouvert une enquête sur les crimes présumés commis sur le territoire du Mali depuis janvier 2012. Cette décision découle de l’examen préliminaire de la situation au Mali que le Bureau a initié en juillet 2012.

    « Depuis le début du conflit armé qui a éclaté en janvier 2012, les habitants du nord du Mali sont soumis aux grands troubles qui agitent leur région », a-t-elle déclaré. « Divers groupes armés ont semé la terreur et infligé des souffrances à la population par tout un éventail d’actes d’une extrême violence à tous les stades du conflit. Je suis parvenue à la conclusion que certains de ces actes de brutalité et de destruction pourraient constituer des crimes de guerre au regard du Statut de Rome ».

    Depuis le renvoi de la situation au Mali par l’État malien, le Bureau du Procureur est habilité à enquêter et à engager des poursuites concernant tout crime relevant de la compétence de la Cour, commis sur le territoire malien depuis le mois de janvier 2012. Il a identifié, au cours de son examen préliminaire, d’éventuelles affaires suffisamment graves pour qu’il y donne suite.

    Mme Bensouda estime qu’il existe une base raisonnable pour croire que les crimes suivants ont été commis : i) le meurtre; ii) les mutilations, les traitements cruels et la torture ; iii) le fait de diriger intentionnellement des attaques contre des biens protégés ; iv) les condamnations prononcées et les exécutions effectuées sans un jugement préalable rendu par un tribunal régulièrement constitué ; v) le pillage ; et vi) le viol.

    « Mon Bureau mettra tout en œuvre pour mener une enquête approfondie et impartiale et rendra justice aux victimes maliennes en enquêtant sur les personnes portant la plus lourde part de responsabilité dans les crimes présumés ».

    D’après les renseignements disponibles à ce jour, le Bureau se concentrera sur les crimes commis dans les trois régions du nord du pays.

    « La confusion bat son plein au nord du Mali et les populations sont exposées à des risques accrus de violence et de souffrance », a indiqué le Procureur. « La justice peut jouer son rôle en soutenant les efforts communs de la CEDEAO, de l’Union africaine et de la communauté internationale dans son ensemble pour mettre un terme à la violence et rétablir la paix dans la région. Des organisations régionales et internationales clés ont reconnu l’importance de la justice dans la résolution de la crise qui secoue le Mali. Les crimes internationaux commis au Mali ont profondément heurté la conscience humaine ».

    Contexte

    Lien vers le Rapport établi au titre de l’Article 53(1) sur la Situation au Mali

    Questions et réponses : Ouverture d’une enquête de la CPI au Mali

    YouTube (pour visionnage) : http://www.youtube.com/watch?v=sdUZGmcbZLg

    Vidéo (MPEG-4) pour téléchargement : http://www.fileserver.icc-cpi.info/video/130116_OTP_declaration_Mali_Fre...

    Audio (MPEG-3) pour téléchargement : http://www.fileserver.icc-cpi.info/audio/130116_OTP_declaration_Mali_Fre...

    OTPNewsDesk@icc-cpi.int

    Source: Bureau du Procureur


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    Source: CARE
    Country: Mali

    Alors que les combats et les violences se sont intensifiés la semaine passée au Mali, CARE demande aux différentes parties de faciliter l'accès au nord du pays afin que les organisations humanitaires puissent apporter une aide d’urgence aux populations.

    La difficulté d'intervention pour les ONG.

    « Le conflit empêche les ONG de répondre aux besoins des populations », explique Claudine Mensah Awute, directrice de CARE Mali. « Alors que la crise politique s’intensifie, les populations du nord Mali sont d’autant plus vulnérables qu’elles ont été durement touchées par la crise alimentaire de l’année passée. Nous devons agir rapidement pour leur apporter de la nourriture, des abris et de l’aide sanitaire. »

    Les récents combats ont causé le déplacement de 30 000 personnes, qui viennent s’ajouter aux 344 000 Maliens qui ont déjà fui les combats l’année passée. 198 500 personnes se sont déplacées dans le pays. La plupart ont trouvé refuge dans des familles d’accueil dans le sud du Mali.

    « Avec la nouvelle vague de violence, le nombre de déplacés, dont une grande partie sont des femmes et des enfants, augmente chaque jour. Dans un contexte de pauvreté et d’insécurité alimentaire, la situation est également difficile pour les familles du sud qui accueillent les déplacés. Ce système de solidarité ne va pas pouvoir continuer indéfiniment », continue Claudine Mensah Awute. « Certaines familles déplacées ont dû retirer leurs enfants de l’école afin d’économiser pour trouver une solution d’hébergement plus durable. »

    Un problème alimentaire chronique.

    La crise alimentaire qui a frappé le Sahel l’année passée a durement affecté les populations du Mali. Bien que le pays ait enregistré une plus grande pluviosité cette année, de nombreux champs et fermes ont été désertés du fait de la recrudescence des combats.

    « Les évaluations actuelles indiquent que 660 000 enfants de moins de 5 ans sont en danger de malnutrition aiguë. Si les violences continuent et que les ONG n’ont pas la possibilité d’agir, il sera difficile pour le Mali de sortir de ce cycle de faim et de violence », s’alerte Claudine Mensah Awute.

    CARE se tient prête à intervenir.

    CARE a des bureaux à Ségou et Mopti, deux villes qui se situent au cœur du conflit. A Mopti, CARE a du temporairement interrompre une partie de l’aide apportée à des milliers de familles déplacées et hôtes. CARE travaille actuellement avec les autorités, des organisations locales et des agences internationales afin d’organiser une réponse rapide et efficace. CARE Mali se tient prête à distribuer de la nourriture et des biens de première nécessité tels que des couvertures, des seaux, des ustensiles de cuisine et du savon. CARE se concentrera principalement sur les familles dirigées par des femmes. CARE Niger se prépare également à répondre à un nouvel afflux de réfugiés.

    CONTACT MEDIAS: Laury-Anne Bellessa, 01 53 19 89 92, bellessa@carefrance.org


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    Source: Amnesty
    Country: Mali

    Today’s announcement that the International Criminal Court (ICC) will open an investigation into crimes under international law committed over the past year of conflict in Mali is a crucial step towards justice for the victims, Amnesty International said.

    ICC Prosecutor Fatou Bensouda’s announcement comes after a request from the Malian government last July to investigate cases of crimes under international law committed since January 2012, including extrajudicial killings, sexual violence, torture, enforced disappearances and the use of child soldiers.

    "This is an important opportunity to ensure justice for victims of crimes under international law committed over the past year in Mali and sends an important message to those planning and committing such crimes that they cannot act with impunity and may be brought to justice," said Paule Rigaud, Deputy Africa Programme Director at Amnesty International.

    On 18 July 2012, six months after the conflict began, Mali’s Minister of Justice Malick Coulibaly delivered a letter to the ICC Prosecutor, referring the situation in Mali on the basis that national authorities are unable to investigate and prosecute the crimes.

    Once again, Amnesty International urges the ICC Prosecutor to investigate fully crimes committed by all sides across the country.

    "Although much attention is focused on the situation in northern Mali, it’s crucial that the ICC looks at the full scope of alleged crimes across the country, including those carried out by Malian security forces,” said Rigaud.

    Since the beginning of the armed conflict in northern Mali in January 2012, Amnesty International has documented crimes under international law committed by all the parties to the conflict.

    Tuareg and Islamist armed opposition groups have committed human rights abuses, including torture and killings of captured Malian soldiers, rape of women and girls and recruitment of child soldiers. They have also attacked and destroyed cultural and religious sites.

    Malian security forces have also committed violations of international human rights and humanitarian law, including the extrajudicial executions of Tuareg civilians, indiscriminate shelling of a Tuareg nomadic camp and killing livestock which the nomadic population rely on for survival.

    Crimes are not confined to the north of the country. Amnesty International has also documented cases of torture, extrajudicial executions, enforced disappearances and attacks against political leaders, journalists and other people who expressed dissent peacefully in the south, where the capital Bamako lies.

    Measures must also be taken by the Mali government to ensure justice, truth and reparation for all victims. Despite several enquiries being opened into some of these incidents, no cases have been brought before national courts.

    "The ICC will only ever be able to prosecute a small number of cases. It is essential that effective measures are taken to strengthen the Malian justice system to investigate and - when there is sufficient admissible evidence - prosecute other crimes that the ICC is unable to deal with and to ensure truth and full reparation for victims to help them rebuild their lives,” said Rigaud.

    The ICC announcement comes just days after French troops, at the request of the Malian government, launched a counter-offensive against armed Islamist groups to prevent the capture of cities in the south of the country.


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    Source: Caritas
    Country: Burkina Faso

    Le 09 janvier 2013, l’OCADES Caritas Burkina a procédé au lancement du projet d’amélioration de la prise en charge intégrée de la malnutrition aiguë sévère dans les CREN. Ce projet qui s’exécute avec le soutien technique et financier de l’UNICEF couvre la période 2012-2014.

    Le projet a été lancé au Centre de formation en Développement Humain Intégral (Centre DHI) de l’OCADES Caritas Burkina, sis à Samandin, à Ouagadougou. Il est le continuum d’une lutte acharnée contre la malnutrition entamée depuis 2009 par l’OCADES Caritas Burkina et l’UNICEF.

    La particularité du projet d’amélioration de la prise en charge intégrée de la malnutrition aiguë sévère dans les CREN c’est qu’elle inclut la composante développement psychosocial et psychomoteur dans les activités de prise en charge et d’encadrement des enfants et des mères en situation de malnutrition sévère aiguë. Le budget du projet est estimé à plus de 375 372 799 soit 718 000 dollars américains.

    Mme Fatou LANKOANDE, Chargée de la prise en charge de la malnutrition aiguë sévère à l’UNICEF apprécie le partenariat avec l’OCADES Caritas Burkina dont les résultats sont visibles en matière de lutte contre la malnutrition depuis 2009. Son souhait est que cette dynamique se poursuive pour le bien-être de la mère et de l’enfant.

    Pour le Secrétaire Exécutif National de l’OCADES Caritas Burkina, Abbé Isidore OUEDRAOGO, « L’introduction du dépistage du VIH, de la prise en charge psychosociale des enfants et des activités génératrices de revenus pour les mères démunies, témoigne du dynamisme du partenariat avec l’UNICEF. Il nous appartient alors de par notre professionnalisme et notre efficience d’entretenir cette flamme de partenariat fructueux au grand bonheur des personnes vulnérables et plus singulièrement des enfants. »

    Au cours de l’atelier de lancement qui a réuni les responsables des 52 CREN, les participants ont examiné les différents axes du projet, la planification opérationnelle, le budget,… Ils bénéficieront bientôt d’une formation en prise en charge psychosociale pour des actions probantes sur le terrain.

    En référence au thème 2013 de l’OCADES Caritas Burkina, « Je suis Caritas, Je m’engage », le SEN conclura : « Soyons Caritas et engageons-nous résolument pour le bien-être de l’enfant ».


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    Source: Belgian Red Cross
    Country: Mali

    Présente au Mali depuis 2009, la Croix-Rouge de Belgique, en étroite collaboration avec la Croix-Rouge malienne, poursuit des projets à long terme de lutte contre la malnutrition qui ont déjà permis de sauver plus de 15.000 enfants d’une mort certaine.

    Malgré la situation actuelle, ces projets conduits au Sud du pays, à Ségou et Nioro (au Nord de Bamako, des endroits actuellement classés en "zone rouge"), se poursuivent pour le moment, "La situation à Bamako est pour le moment relativement calme", témoigne Gabriele Nestel, la représentante de la Croix-Rouge de Belgique.

    La Croix-Rouge évalue par ailleurs les mouvements des personnes déplacées qui fuient les zones de conflit du Nord. 650 personnes ont ainsi été déplacées vers Bamako la semaine passée et 350 autres vers Ségou. 500 personnes ont fui Konna et ses environs vers Mopti et Sévaré. Des sites de transition sont identifiés pour établir des futurs camps de réfugiés et apporter l’aide requise à ces personnes dans une zone déjà sujette de manière récurrente à la malnutrition. 13 tonnes de vivres sont pré-positionnées à Mopti, ainsi que des stocks de biens de première nécessité: tout ceci va à présent être distribué par les bénévoles de la Croix-Rouge malienne dans les camps de réfugiés de Mopti. Ces stocks devront rapidement être reconstitués pour subvenir aux besoins des populations.

    De nombreux blessés ont été acheminés vers les hôpitaux soutenus par la Croix-Rouge à Mopti et Gao, où opère un chirurgien de la Croix-Rouge internationale, laquelle s’efforce d’obtenir l’accès aux personnes détenues.

    A voir aussi, l'interview de Jean-Nicolas Marti, chef de la délégation régionale de la Croix-Rouge Internationale à Niamey:


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    Source: UN High Commissioner for Refugees
    Country: Burkina Faso, Mali, Mauritania, Niger (the)

    NIAMEY, Niger, 16 janvier (HCR) – Au nord de Niamey, au Mali, de lourds combats génèrent de nouveaux déplacements de civils. Toutefois malgré une pénurie de fonds, le HCR se prépare à faire face à toute aggravation de la crise humanitaire, y compris un afflux vers les pays voisins, le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso.

    « Nous préparons des plans de secours et nous nous tenons prêts sur le terrain à assurer que nous pourrons faire face à différents scénarios », a indiqué Karl Steinacker, le Représentant du HCR au Niger. « La fourniture d'eau, de soins de santé, d'éducation, de protection contre la violence sexuelle et à l'encontre des femmes, la protection des enfants ainsi que les installations d'assainissement et d'hygiène sont nos principales priorités », a-t-il ajouté.

    Les bureaux du HCR à Bamako, au Mali, ainsi que dans les capitales des pays voisins ont également préparé des plans d'urgence ces derniers mois avec d'autres agences des Nations Unies, des ONG et les autorités nationales de ces différents pays pour faire face à un possible afflux de 300 000 déplacés au Mali et 407 000 réfugiés dans les pays voisins.

    La situation au Mali, qui a connu des bouleversements politiques depuis un an, s'est dégradée la semaine dernière avec l'intervention des militaires français pour aider les troupes maliennes à stopper l'avancée des islamistes liés à Al Qaida vers la capitale Bamako.

    Depuis les tout derniers développements de la situation militaire, il y a eu une augmentation notable du nombre de personnes ayant traversé la frontière vers les pays voisins. Environ 1 500 personnes ont traversé vers le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso depuis vendredi dernier. Ces chiffres pourraient se multiplier en cas d'intensification et de persistance des combats. Les équipes du HCR suivent l'évolution de la situation aux frontières.

    « Les réfugiés nous disent avoir fui la poursuite de l'intervention militaire, l'absence de moyens d'existence et de services essentiels ainsi que l'application stricte de la charia », a indiqué Adrian Edwards, porte-parole du HCR, à Genève mardi.

    Les employés des Nations Unies ont indiqué que 460 réfugiés avaient rejoint le camp de Mangaizé, à l'ouest du Niger ainsi que d'autres sites à Tillia, Banibangou et Tillabéri. Dans la région du Sahel au Burkina Faso, les équipes du HCR dans les camps de Mentao et de Demba ont fait état mercredi de 497 nouveaux arrivants en provenance du Mali. La plupart d'entre eux ont expliqué qu'ils arrivaient de Gao, Tombouctou et Mopti, citant l'intervention militaire comme l'une de leurs principales raisons de leur fuite.

    Le HCR et ses partenaires fournissent de la nourriture, de l'eau potable et des soins médicaux aux nouveaux arrivants dans les centres d'accueil avant leur transfert vers les camps de réfugiés. Au Burkina Faso, huit nouveaux arrivants ont été hospitalisés car ils ont la rougeole. L'agence pour les réfugiés espère mener bientôt une mission de surveillance aux frontières pour évaluer la situation sur place.

    En Mauritanie, le nombre de personnes arrivées au centre de transit de Fassala avait augmenté à 681 en date d'hier. La plupart des arrivants sont des femmes et des enfants originaires de Léré au centre du Mali près de Tombouctou. Ils ont indiqué au HCR qu'ils avaient fui par crainte des bombardements sur la ville, qui a été attaquée ce week-end.

    Le personnel du HCR en Mauritanie a participé à une mission d'évaluation conjointe à la frontière avec le Mali ce week-end et a indiqué que les personnes étaient autorisées à traverser. Les nouveaux arrivants sont enregistrés au centre de Fassala avant d'être transférés vers le camp de Mbéra, qui accueille plus de 54 000 réfugiés arrivés lors de précédents déplacements de populations, l'année dernière.

    Pendant ce temps, au bureau du HCR à Niamey, qui a été ouvert en février l'année dernière un mois après l'éruption de la crise au Mali et des affrontements entre des soldats maliens et des rebelles touaregs. L'agence pour les réfugiés assure assistance et protection au Niger, en dépit de nombreux défis, notamment l'insécurité, la sécheresse et les pénuries alimentaires.

    Les zones frontalières, où sont hébergés la plupart des réfugiés maliens, sont sous-développées et difficiles d'accès. Les contraintes logistiques sont aggravées par l'insuffisance des infrastructures ainsi que des conditions climatiques difficiles, notamment des inondations pendant la saison des pluies. « La viabilité d'une telle opération est toujours un défi pour le HCR. Nous devons nous assurer qu'il y ait suffisamment de ressources pour répondre à tous les besoins », a souligné Karl Steinacker. Cela comprend le financement : Le HCR a lancé un appel de fonds en 2012 pour un montant de 123,7 millions de dollars pour ses opérations relatives à la crise au Mali, mais l'agence pour les réfugiés n'a toutefois reçu à ce jour que 60% environ du financement requis.

    Selon Karl Steinacker, le HCR et les autorités mènent également un enregistrement plus complet de tous les réfugiés au Niger. Une fois cette étape franchie, quelques-uns des 50 000 réfugiés maliens au Niger seront transférés hors des zones frontalières dangereuses. Cet enregistrement fournira également des données plus fiables sur les besoins.

    A l'intérieur du Mali, les mouvements de population restent très confus tandis qu'avec le manque d'accès dans le nord contrôlé par les rebelles, il est difficile pour les agences humanitaires de mettre à jour les statistiques sur les déplacements de populations. Mardi, la Commission malienne des mouvements de population a indiqué que près de 230 000 personnes ont été déplacées au Mali depuis début 2012. Selon les estimations, environ 144 500 réfugiés maliens se trouveraient dans les pays de la région, y compris 54 000 en Mauritanie, 50 000 au Niger, 38 800 au Burkina Faso et 1 500 en Algérie. De petits groupes de réfugiés sont également arrivés en Guinée et au Togo.

    La plupart des personnes déplacées au Mali ont trouvé refuge en milieu urbain comme à Bamako, mais la vie est difficile. Comme de nombreuses personnes déplacées, Oulamine, âgée de 40 ans, lutte pour joindre les deux bouts. Il a fui la région de Tombouctou il y a quelques semaines avec sa femme et leurs trois enfants et il a rejoint la ville de Mpoti, après un voyage de 10 jours en pirogue sur le fleuve Niger. Ils ont ensuite loué une voiture pour rejoindre Bamako. Il paie l'équivalent de 60 dollars par mois pour louer une chambre dans la capitale. Il explique : « Je ne serai pas en mesure de m'offrir ce logement pendant bien longtemps. » Il doit également payer l'électricité. La famille n'a pas accès à l'eau courante. « Les soins de santé et la nourriture pour la famille sont également couteux », a-t-il dit.

    Par William Spindler, Héléne Caux et Charles-Arthur Pierre-Jacques


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    Source: Council on Foreign Relations
    Country: Mali

    Speaker: John Campbell, Ralph Bunche Senior Fellow for Africa Policy Studies, Council on Foreign Relations

    January 16, 2013

    As French forces intervene in Mali to curtail rebel forces in the country's northern region, John Campbell, CFR's Ralph Bunche Senior Fellow for Africa Policy Studies, highlights three things to know about Mali and the escalating conflict.

    Read full article.


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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Mali
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    I. HIGHLIGHTS/KEY PRIORITIES

    • There are an estimated 8,700 newly displaced people in southern Mali since the latest round of fighting began on 10 January. An estimated 228,920 people are displaced in Mali.

    • About 1,440 new Malian refugees have arrived in neighbouring countries since 10 January. There are an estimated 144,446 Malian refugees.

    • Limited access is preventing needs assessments and humanitarian assistance operations.

    • The protection of civilians in the north is a key humanitarian concern. Other priority needs include food, shelter, cash transfers and health services.

    • The 2013 CAP for Mali is only 1 per cent funded. About $2 million has been received out of a global requirement of $370 million.


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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Mali
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    I. FAITS SAILLANTS/PRINCIPALES PRIORITES

    • Environ 8 700 personnes sont déplacées dans le sud du Mali depuis le début des combats le 10 janvier. Le nombre de déplacés au Mali est estimé à 228 920 personnes.

    • Quelque 1 440 nouveaux réfugiés maliens sont arrivés dans les pays voisins depuis le 10 janvier. Le nombre de réfugiés maliens est estimé à 144 446.

    • L’accès limité aux zones touchées par les conflits empêche la conduite d’évaluations des besoins et d’opérations d’assistance humanitaire.

    • La protection de civils dans le nord est une préoccupation humanitaire majeure. Les autres besoins prioritaires incluent la nourriture, les abris, les transferts d’argent et les services de santé.

    • Le CAP 2013 pour le Mali est financé seulement à environ 1 pour cent. 2 millions de dollars ont été mobilisés sur une requête de $370 millions de dollars.


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    Source: UN Women
    Country: United Republic of Tanzania (the)

    “You need to join forces if you want to stand strong,” explains Batuli Massawe, a 46-year-old mushroom farmer who has become a respected entrepreneur due largely to training and solidarity lending in the community of Morogoro, 190 km west of Tanzania’s capital.

    In a country where agriculture provides the main source of livelihood for a large majority of the population — accounting for more than two-thirds of employment and almost half of Tanzania’s GDP — the the agricultural sector is particularly ‘feminized’, with up to 80 per cent of rural women[1]taking part in agricultural activities. Although women form the backbone of Tanzania’s economy, they often are excluded from the decision-making process which affects their everyday lives.

    To address this situation, UN Women and the UN Capital Development Fund (UNCDF) launched the Gender Equitable Local Development (GELD) pilot programme in partnership with government authorities. The Municipality of Morogoro was chosen to pilot the initiative, where UN Women has been advising on gender-responsive budgeting – a tool to ensure that Government resources are being spent on the needs of both women and men.

    The Municipal Council of Morogoro having undertaken gender mainstreaming training asked women’s groups to participate in several community consultations in order to identify which gender-related issues should be addressed in its budget.

    “When we first attended the consultations, it was very difficult to point out one problem in particular, because women are being held back on so many levels here,” recalls Emmy Kiula, a 47-year-old mother of five with a family farming business in mango pickles. A former Municipal Ward councilor for five years, she has had to overcome many societal barriers. In fact, Emmy says she felt unsure whether her input in the consultations would be taken seriously, because “some people simply do not think women are worthy of being listened to.”

    In Tanzania, women are still denied the right to own land, access credit or even receive an education. As a result, 60 per cent of Tanzania’s women live inabsolute poverty[2].

    To Emmy’s pleasant surprise, the consultations resulted in Morogoro’s first food processing business development project.

    “By bringing together people from different communities, everyone was given the opportunity to speak up and identify the pressing needs in society, including food processing” said Emmy. “As a result, we decided to pool our resources into a Trust Fund to support women involved in this precarious sector.”

    Combining their own finances, the 228 members of the newly founded Food Trust, investing more than US $3,000 (5 million TSH), which has since been used to support women by granting loans and organizing workshops on agribusiness practices.

    With better agricultural skills and more knowledge of agri-business, the women farmers assure the quality of processed food has markedly improved in the area. Better quality has generated more demand for products at a higher price, and has enhanced women’s access to markets.

    “We are making such a difference in the community because we directly respond to women’s needs,” says Emmy, Chairperson for the Trust. “We hold quarterly meetings to measure the progress made and decide collectively how to re-invest the proceeds of the Trust. And by deciding collectively, we all hold each other accountable for our actions.”

    It is precisely this sense of ownership which goes to the heart of community development. Morogoro’s local authorities have responded to the real challenges of their community and have institutionalized women’s leadership by drawing up an inclusive, gender-responsive budget.

    With greater income, women are now respected as established contributors to the household. In turn, they feel more encouraged to make sure their voices are heard, reinforcing the cycle of empowerment.

    “The beauty of it all is that we did not reinvent the wheel,” TWIFPT treasurer Esther Nathai Mufui adds, smiling. “We were already processing food. We already dreamt of standing on our own two feet. We just needed that extra push to take matters into our own hands.”

    1] FAO and ILO (2010). ‘Gender dimensions of agricultural and rural employment: Differentiated pathways out of poverty’. http://www.fao.org/docrep/013/i1638e/i1638e.pdf

    [2] http://www.tanzania.go.tz/gender.html


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    Source: Government of Germany
    Country: Germany, Mali

    Federal Foreign Minister Westerwelle announced today (16 January) in Berlin that the German Government will provide an additional one million euros in humanitarian aid to Mali. The funds will be made available to Welthungerhilfe to help relieve the suffering of refugees from Mali.

    Federal Foreign Minister Westerwelle issued the following statement:

    "ZusatzinformationenEven given the important strategic and military considerations, we must keep the needs of the people in mind."

    The humanitarian situation in Mali has been deteriorating since the Islamist rebels have made advances in the north of the country. According to current estimates by the United Nations, up to 4.2 million people will be dependent on humanitarian aid this year. Around 350,000 people have fled the affected regions, 150,000 to Mali’s neighbours.

    The funds are to be used to purchase blankets, cooking equipment and hygiene kits for refugees from the north of Mali. Measures are also to be taken to counteract the food shortage crisis.

    Since the end of 2011, Germany has pledged a total of 13.65 million euros in humanitarian aid for Mali. This goes to support the activities of organizations including the Office of the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR), the International Committee of the Red Cross (ICRC), the World Food Programme (WFP), the Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH and German NGOs in Mali.

    For the entire Sahel region, a total of 63.8 million euros has been pledged so far (Federal Foreign Office: 10.8 million; Federal Ministry for Economic Cooperation and Development: 53 million).


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    Source: Tearfund
    Country: Mali

    As France leads an air and land assault on rebels in Mali, Tearfund partners in the country are working together to help families affected by the conflict.

    Over the last week, French jets have been bombing the positions of insurgents from a group called Ansar Dine, which is one of several elements to have taken control of much of northern Mali last April.

    As well as the air offensive, the Malian army has been pushing to recapture territory under the control of the separatists, supported by French troops. Other West African nations are preparing to send their armed forces too.

    Uncertainty

    In recent months, hundreds of thousands of Malians have fled their homes in fear and many now are living in increasingly difficult conditions, lacking basic essentials.

    Many displaced people are living in and around the capital of Mali, Bamako, most of whom are staying with local families.

    As part of their normal activities, Tearfund partners have been helping people affected by the conflict but are now starting a joint emergency project to meet some of the education, public health and food needs of displaced families and host communities.

    A Tearfund spokeswoman said, ‘Our partners are delivering vital help to people who in many cases now have very little and are facing an uncertain future away from their homes as the conflict intensifies.’


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    Source: IRIN
    Country: Burkina Faso, Mali, Mauritania, Niger (the)

    Inquiétudes, rumeurs et soulagement alors que les frappes aériennes se poursuivent au Mali

    BAMAKO/DAKAR, 17 janvier 2013 (IRIN) - L'inquiétude domine et les rumeurs se multiplient au Mali, alors que les frappes aériennes de l'armée française contre les militants islamistes se poursuivent dans le centre et le nord du pays.

    Il y a peu d'informations sur le nombre de Maliens qui ont fui les violences ou qui craignent d'être pris dans les combats, mais selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), au moins 30 000 personnes ont quitté leur domicile au cours de ces derniers jours.

    Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) indique que, selon des estimations préliminaires, 1 230 Maliens, dont 90 pour cent sont des femmes, auraient trouvé refuge au Niger, au Burkina Faso et en Mauritanie.

    Les Maliens partis de Léré et des villages avoisinants se sont réfugiés à l'est de la Mauritanie ; dans le camp de Mangaize (au nord d'Ouallam), les villes de Banibangou et de Tillabéry, ainsi que dans la région de Tillia au Niger, dans les camps de Damba et de Mentao, ainsi qu'à Bobo Dioulasso, la deuxième plus grande ville du Burkina-Faso.

    Un grand nombre de résidents ont fui les villes de Konna, d'Amba, de Boré et de Douentza dans la région de Mopti, où, selon des témoins, des combats intenses ont eu lieu les 12 et 13 janvier. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a enregistré 445 arrivées à Mopti et à Sévaré ; la plupart de ces réfugiés vivent dans des familles d'accueil.

    « Les gens continuent de fuir vers le Sud, car ils craignent les représailles violentes des islamistes, qui se sont mêlés à la population locale, et les frappes de l'armée française », a indiqué Mamouou Bocoum, un journaliste qui réside à Sévaré. « Je les comprends, la situation est très difficile ici ».

    Selon un partenaire du HCR, la Commission des mouvements de population au Mali, une organisation non gouvernementale locale (ONG), des informations non confirmées évaluent à 5 000 le nombre de personnes qui auraient traversé le fleuve Niger - soit la moitié de la population de Konna.

    Aux 400 000 Maliens déjà déplacés dans la région viennent s'ajouter des mouvements récents.

    Les islamistes se mêlent à la population civile

    Des islamistes se trouvent toujours à Konna et à Diabaly - qui ont été le théâtre de combats violents - et beaucoup d'entre eux se sont mêlés à la population civile, selon les forces françaises et des témoins.

    Les civils et les acteurs humanitaires craignent que les habitants soient involontairement touchés par les combats.

    L'arrivée imminente de troupes françaises au sol est annoncée, ce qui devrait porter le nombre de soldats français présents sur place à 2 500. Les responsables militaires français ont dit qu'ils feraient tout leur possible pour éviter les victimes civiles.

    Limitation de l'accès

    Les acteurs humanitaires craignent que la dispersion des groupes islamistes au sein de la population n'entraîne l'apparition de nouveaux foyers de tensions, et que l'accès humanitaire continue d'être limité, ont dit à IRIN les membres de plusieurs ONG.

    Sean Gallagher, représentant de l'ONG Services de secours catholiques (CRS) au Mali, a indiqué que les membres du personnel avaient fait part de leurs inquiétudes concernant l'accès aux déplacés de la région de Mopti, alors que les forces françaises et maliennes imposent de plus en plus de restrictions.

    Plusieurs agences d'aide humanitaire ont suspendu leurs actions dans la région de Mopti pendant et après les combats qui ont touché Konna et Douentza, s'attirant ainsi la colère d'une partie des habitants. Le journaliste Mamouou Bocoum a dit à IRIN : « Les organisations humanitaires ont quitté la ville pour des raisons de sécurité - ce n'est pas normal. C'est maintenant que nous avons besoin d'elles, ici, pour venir en aide aux déplacés ».

    L'ONG CRS a quitté Sévaré temporairement, mais elle prévoit de continuer à travailler dans la région et de distribuer de la nourriture, et éventuellement des transferts en espèces, aux déplacés, dès qu'elle aura fini d'évaluer la situation, a dit à IRIN M. Gallagher.

    Le CICR et la Croix-Rouge malienne s'efforcent d'accélérer la fourniture d'aide alimentaire, de soins médicaux et d'eau aux populations présentes dans le Nord et dans la région de Mopti, a indiqué Germain Mwehu, un porte-parole du CICR.

    « Notre préoccupation majeure concerne cette intervention, qui se déroule dans un environnement [celui du Nord] qui a déjà connu une crise de sécurité alimentaire et des conditions humanitaires très difficiles », a dit à IRIN M. Mwehu.

    Le 14 janvier, seulement 2 millions de dollars sur les 370 millions nécessaires pour couvrir les opérations humanitaires au Mali en 2013 avaient été réunis, selon OCHA.

    Les populations du Nord fuient dans le bush

    Le 13 janvier, les frappes aériennes françaises sur Gao et Kidal, des villes situées dans une région contrôlée par les groupes islamistes depuis avril 2012, ont pris pour cible les camps d'entraînement des rebelles, selon des témoins. Des centaines de résidents de Kidal et Tessalit, les principales villes de la région de Kidal, ont fui dans le bush, où ils ont établi de petits campements.

    Olivier Vandecasteele, responsable du plaidoyer de Médecins du monde (MDM) au Mali, a dit à IRIN : « Les rumeurs vont bon train. Les habitants [de la région de Kidal] restent chez eux ou fuient les villes, ce qui risque d'entraver leur accès aux soins de santé ». MDM, qui soutient l'hôpital et les 20 cliniques de santé de la région de Kidal, s'inquiète pour les centaines d'enfants sévèrement malnutris dont le traitement a été interrompu.

    Depuis septembre 2012, MDM a soigné 2 050 enfants malnutris dans les villes de Kidal et de Gao et elle a admis 400 nourrissons à Kidal au cours du mois de décembre, a indiqué M. Vandescasteele.

    « La résilience des populations s'érode - cela fait presqu'un an que leurs problèmes ont commencé. Les familles ont subi une crise alimentaire grave et doivent à nouveau se déplacer. Cela nous inquiète », a dit à IRIN M. Vandescasteele. « Nous devrions constituer des équipes de santé mobiles pour atteindre ces personnes, mais nous devons effectuer davantage de contrôles de sécurité avant de prendre ce risque ».

    Les résidents de Gao ont indiqué que les groupes islamistes ont pris la fuite après les frappes aériennes. Avant leur départ, ils ont transporté une trentaine de cadavres à la morgue de l'hôpital, a dit Alousseyni Maïga, enseignant à Gao.

    Des résidents ont exprimé leur soulagement après le départ des islamistes. L'un d'entre eux, Amahani Touré, a dit à IRIN : « Merci mon Dieu. Pendant deux jours, nous avons porté ce que nous voulions et nous nous sommes sentis libres à nouveau ... les fanatiques religieux ont été chassés. Espérons qu'ils ne reviennent pas ».

    Depuis, les lignes téléphoniques de Gao ont été coupées.

    Tombouctou, au nord du pays, n'a pas été visée par les frappes aériennes. L'ONG Médecins sans Frontières, qui intervient à l'hôpital de la ville, a indiqué que des personnes blessées dans des combats survenus à sept heures de route avaient été admis dans l'établissement.

    Renfort de troupes

    Outre le renfort des troupes françaises, les premiers soldats nigérians devraient venir appuyer l'offensive des soldats français dans une semaine. Le Sénégal, le Niger, le Togo, le Bénin et le Burkina Faso ont tous confirmé l'envoi imminent d'un contingent.

    La Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), la France et les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies souhaitent accélérer le déploiement de 3 300 soldats des pays d'Afrique de l'Ouest placés sous mandat des Nations Unies.

    sd/aj/cb/oa-mg/amz

    [FIN]


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Algeria, Mali

    01/17/2013 14:02 GMT

    Par Béatrice KHADIGE à Alger et Serge DANIEL à Bamako

    ALGER, 17 jan 2013 (AFP) - Trente-quatre otages et cinq ravisseurs islamistes ont été tués jeudi par l'armée algérienne sur un site gazier du centre-est de l'Algérie, où un groupe lié à Al-Qaïda retient en otage des centaines de personnes, exigeant la fin de l'intervention française au Mali.

    Devant la "situation confuse" qui évolue "d'heure en heure" sur le lieu de la prise d'otage, le président français François Hollande a dit faire "toute confiance aux autorités algériennes" pour gérer la crise.

    Sur place, des hélicoptères de l'armée algérienne ont ouvert le feu sur le complexe où sont détenus les otages, selon une souce citée par l'agence mauritanienne en ligne Nouakchott information (ANI), généralement très bien informée sur les groupes islamistes armés.

    Selon ce porte-parole qui a affirmé à ANI qu'il parlait depuis le site gazier, 34 otages et 15 ravisseurs ont été tués.

    Les ravisseurs essayaient "de transporter une partie des otages vers un lieu plus sûr à bord de véhicules" quand l'armée algérienne est intervenue par voie aérienne, a affirmé la même source.

    Plus de 24 heures après le début de la prise d'otages, le nombre exact comme la nationalité des otages restent à préciser: plus d'une quarantaine d'Occidentaux, dont sept Américains, deux Britanniques, des Japonais, un Irlandais, un Norvégien, et au moins 150 Algériens (la plupart employés d'un groupe français de logistique).

    Un ou des Français sont également prisonniers, selon le président Hollande, qui a refusé de donner d'autres précisions à ce sujet. Il y aurait également des Malaisiens et des Philippins.

    Une trentaine d'Algériens ont réussi à s'échapper des environs du complexe, a annoncé jeudi la wilaya (préfecture) d'Illizi. D'autres Algériens avaient été libérés mercredi par petits groupes, sans que leur nombre ne soit précisé.

    Quinze étrangers, dont un couple de Français, ont réussi à faire de même, selon la chaîne privée algérienne Ennahar, mais l'information n'a pas été officiellement confirmée par les autorités algériennes.

    Le site d'In Amenas, exploité par le groupe britannique BP, le norvégien Statoil et l'algérien Sonatrach est situé à 1.300 kilomètres au sud-est d'Alger, près de la frontière libyenne.

    "Mister Marlboro"

    Alger a exclu toute négociation avec les ravisseurs, qui ont assuré réagir "à la croisade menée par les forces françaises au Mali" et qui exigent "l'arrêt de cette agression". Un Britannique et un Algérien ont été tués mercredi dans l'attaque islamiste contre le site.

    Les ravisseurs se présentent comme les "Signataires par le sang", nom de la katiba (unité combattante) de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, surnommé "le Borgne", ou encore "Mister Marlboro" pour ses supposés trafics de cigarettes, récemment destitué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

    Les assaillants ont dit être venus du Mali, situé à plus de 1.200 km de là, mais le ministre algérien de l'Intérieur a démenti en affirmant qu'ils étaient venus de la région et sembleraient vouloir "sortir du pays avec des otages, ce qui ne saurait être accepté par les autorités algériennes".

    D'après un employé du site, ayant requis l'anonymat, qui a pu écouter des échanges entre Algériens et ravisseurs, ces derniers "réclament la libération de 100 terroristes détenus en Algérie pour relâcher leurs otages".

    Une opération aussi complexe a de toute évidence été montée de longue date, bien avant l'intervention française au Mali, même si elle est présentée comme la première action de représailles à cet engagement, selon des experts.

    Au Mali, Paris a annoncé renforcer son dispositif avec 1.400 militaires et des hélicoptères de combat. Un nouvel accrochage a opposé dans la nuit des soldats français et maliens à des islamistes armés près de Konna (centre). La prise de la ville le 10 janvier par les jihadistes avait provoqué les premières frappes aériennes françaises, préludes à un engagement au sol.

    barbes rasées

    Un combattant islamiste joint par l'AFP a confirmé que les combats pour la contrôle de Konna n'étaient "pas terminés". La zone n'est pas accessible à des observateurs indépendants.

    Par ailleurs, plusieurs quartiers de Diabali (ouest), où des combats auraient opposé mercredi des membres des forces spéciales françaises à des islamistes, restaient encore aux mains des jihadistes, selon une source sécuritaire malienne.

    Diabali, à 400 km au nord de Bamako, a été prise lundi par les islamistes, qui y seraient dirigés par l'Algérien Abou Zeid, un des chefs d'Aqmi.

    La localité a été bombardée par l'aviation française, mais les islamistes ne l'ont pas totalement quittée et, selon divers témoignages, ils cherchent à se faire discrets et à utiliser la population comme bouclier.

    "Depuis l'attaque des Français nous savons qu'ils ont rasé leurs barbes, rallongé leurs pantalons, ils se déguisent, tentent de se fondre dans la population", a témoigné le capitaine malien Cheickné Konaté.

    A Bamako, l'arrivée d'un premier contingent nigérian de la force d'intervention ouest-africaine au Mali est attendue jeudi. Quelque 2.000 soldats de la Misma doivent être déployés d'ici le 26 janvier à Bamako, selon les conclusions d'une réunion mercredi des chefs d'état-major de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

    Un premier contingent de 200 hommes des forces spéciales tchadiennes, sur les 2.000 hommes promis par N'Djamena, est arrivé mercredi soir à Niamey, où ils devaient être rejoints par des militaires burkinabè et nigériens.

    A Bruxelles, les ministres européens des Affaires étrangères ont approuvé jeudi la mission de l'UE destinée à former et à réorganiser l'armée malienne, qui vise à déployer 450 Européens à partir de la mi-février.

    bur-thm/stb/hba

    © 1994-2012 Agence France-Presse


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    Source: Caritas
    Country: Mali

    The president of Caritas Mali, Archbishop Jean Zerbo of Bamako, has asked for a humanitarian corridor to be opened in his war-torn country. He also appealed to the global Caritas network and the international community to help those affected by the conflict currently being fought.

    French and African troops are trying to prevent Islamic rebels who have taken control of northern Mali from advancing further.

    Archbishop Jean Zerbo of Bamako said, “A new period of suffering is beginning for the people of Mali. We would welcome support so that we can help the increasing number of displaced and refugees.”

    Reports say up to 400,000 people have fled their homes either to southern Mali or to neighbouring countries since the rebels began advancing from the north last year. Some 18 million people lived through a severe food crisis in the region last year. It is feared that influxes of refugees will deplete low food supplies in some countries.

    “People will increasingly need food, drinking water, hygiene kits, anti-malarials and other items to cover their basic needs as the situation worsens. Here we’re in the cold season, and it is also damp. This makes the humanitarian situation even more complicated,” says Archbishop Zerbo.

    Caritas Mali continues to work with Catholic Relief Services (a US member of the Caritas network) on development projects in unaffected areas and has been monitoring the situation. Insecurity means that it is extremely difficult for humanitarian agencies to operate. The Caritas office in Mopti has been closed for the past week because of intensive fighting in the surrounding area.

    French airstrikes started in the north of Mali a week ago. A ground offensive has now begun with the help of African troops. The UN says that at least 30,000 people have abandoned their homes over the past few days. A small percentage have gone to Niger, Burkina Faso and Mauritania. Ninety percent of those fleeing are women.

    For further information please contact Michelle Hough on +39 06 6987 9752 or +39 334 234 4136


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Algeria, Mali

    01/17/2013 15:55 GMT

    ALGIERS, Jan 17, 2013 (AFP) - The hostage crisis at the In Amenas gas field has dragged Algeria into the Mali conflict despite its opposition to military intervention, with the kidnapping of foreigners coming on the heels of its decision to give logistical support to France.

    The Algerian authorities for a long time insisted on a political solution to the turmoil in Mali, but finally allowed overflights by French fighter planes to support a ground offensive aimed at ousting Islamists in the country's north.

    The deadly dawn attack on Wednesday, in which Al-Qaeda-linked Islamists seized dozens of foreigners, many of them Western, took place at a major gas plant in southeastern Algeria operated by British oil giant BP, Norway's Statoil and Algeria's Sonatrach.

    The Algerian army launched a rescue operation at the gas complex on Thursday, with a spokesman for the kidnappers saying 34 hostages, some of them Westerners, and 15 Islamists, including their chief Abu al-Baraa, were killed in an air strike.

    The APS news agency reported that the Algerian army freed four hostages, including two Britons, a Frenchman and a Kenyan, and 600 Algerians who were being held at the gas plant.

    The operation at the plant was ongoing by evening.

    Chafik Mesbah, a former officer in the Algerian army, said in an interview with local daily Echorouk that the kidnapping was a "warning" not just to Western countries, "but also to Algeria, which opened its airspace to French army planes."

    "It is a heavy blow for Algeria... The goal could be to draw it into the war that France is waging in Mali," said the French-language daily Liberty.

    "It could be signalling the start of reprisals against Algeria, after the authorisation of flights over its territory by French Rafale fighter-jets and the setting in motion of the military operation in northern Mali," it added.

    The gunmen say the attack is in retaliation for Algeria's support for French airstrikes and for its tough line on jihadists, calling for the release of radical Islamists being held in neighbouring Mali.

    "This operation is a strong political message to Algeria regarding its intransigent stances towards the jihadists, and a message to other neighbouring countries," one of the kidnappers, identified as Abu al-Baraa, early Thursday told Al-Jazeera satellite channel.

    "Our detainees for theirs," he said, adding that his group has "contacted our leadership in Mali."

    "We demand the Algerian army pull out from the area to allow negotiations to begin," Abu al-Baraa told the Doha-based satellite channel, speaking with a strong Algerian accent.

    Abu al-Baraa was later reported killed in the air strike.

    Algerian Interior Minister Dahou Ould Kablia had insisted Wednesday that Algiers would not negotiate with the "terrorists".

    A group calling itself the "Signatories for Blood" claimed responsibility for the kidnapping in a statement published by Mauritanian website Alakhbar.

    The group is led by veteran Islamist fighter Mokhtar Belmokhtar, a former leader of Al-Qaeda in the Islamic Maghreb, who was ejected from the group last year and who has been blamed for previous abductions and killings of both Algerians and foreigners.

    "Algeria was chosen for this operation to teach (President Abdelaziz) Bouteflika that we will never accept the humiliation of the Algerian people's honour... by opening Algerian airspace to French planes," the group said.

    bur/mh/sma/bpz

    © 1994-2012 Agence France-Presse


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    Source: Handicap International
    Country: Mali

    Les combats, qui ont repris de façon intensive au Mali ces derniers jours, ont contraint Handicap International à suspendre temporairement ses activités d'urgence au Mali. L'association, qui effectue notamment des distributions de denrées alimentaires dans le Nord du pays depuis l'été 2012, a demandé à l'ensemble de ses équipes de se mettre à l'abri et de se tenir prêtes à relancer, dès que possible, les programmes d'assistance aux populations civiles.

    « Le 9 janvier, nous avons été contraints de suspendre nos activités afin de préserver la sécurité de nos équipes, et nous sommes très préoccupés par le sort des populations qui survivaient déjà dans des conditions extrêmement difficiles et qui se trouvent aujourd'hui privées d'aide humanitaire. Il faut à tout prix que les combats épargnent les populations civiles et que l'intervention ouvre la voie le plus rapidement possible à une reprise des opérations humanitaires », explique Marc Vaernewyck, directeur du programme Mali de Handicap International.

    Avant même la reprise des combats, près de 200 000 personnes avaient déjà dû se déplacer à l'intérieur du pays pour se mettre en sécurité. Elles se retrouvent aujourd'hui coupées de tout moyen de subsistance et doivent absolument être soutenues par une aide humanitaire jusqu'à ce qu'elles puissent retourner chez elles.

    Un redéploiement imminent

    « Nous sommes aujourd'hui dans une phase de redéploiement. Nous travaillons en ce moment à relancer nos activités dans la région de Mopti au Mali et à entamer les évaluations pour mesurer les besoins des populations les plus fragiles dans cette région qui accueille un grand nombre de personnes déplacées », souligne Marc.

    Les distributions d'aide humanitaire, mais également le travail de prévention des risques liés aux restes explosifs de guerre doit reprendre au plus vite, avant que les populations civiles déplacées ne retournent dans leurs régions d'origine, où des combats auront laissé leurs lots d'engins non explosés.

    « Le travail de prévention que nous faisons auprès des populations, en particulier les enfants, est indispensable. L'année dernière, 52 personnes, dont 31 enfants, ont déjà été blessées par des mines ou des restes explosifs de guerre comme des grenades ou des obus non explosés. C'est pourquoi il nous faut pouvoir très rapidement intervenir partout où la situation sécuritaire le permettra. Au Mali mais également dans les pays voisins en cas d'accroissement rapide du nombre de réfugiés.»

    Car ces affrontements, s'ils devaient durer, risquent de provoquer de nouveaux déplacements de population vers les pays limitrophes, comme le Burkina Faso et le Niger. Egalement présente dans ces deux pays, Handicap International se prépare dès à présent à ce scénario pour pouvoir répondre au plus vite à une situation de crise aggravée.


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