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ReliefWeb - Updates

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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Burkina Faso, Cameroon, Chad, Gambia, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, Senegal

    (Dakar, 9 December 2015): United Nations agencies and partners today launched the Sahel humanitarian appeal for 2016. The regional plan calls for US$1.98 billion to provide vital assistance to millions of people affected by crises in nine countries across Africa’s Sahel region.

    “In the Sahel, the combined effects of climate change, abject poverty, fast population growth and a tormenting rise in violence and insecurity dangerously undermine the lives, assets and future prospects of some of the most vulnerable communities in the world,” said Toby Lanzer, Assistant Secretary-General and Regional Humanitarian Coordinator for the Sahel. “We need the renewed support of the international community to ensure millions are afforded the most basic assistance and protection they deserve to survive and live a dignified life,” Lanzer added.

    In 2016, some 23.5 million people – almost one in six - will not have enough to eat, of which at least 6 million will require emergency food assistance. Acute malnutrition will threaten the lives and development of 5.9 million children under five years of age.

    “Agricultural assistance is essential to restore people’s livelihoods and contribute to halt the vicious cycle of poverty and vulnerability in the Sahel”, said Vincent Martin, Head of the sub-regional resilience and emergency office for West Africa (FAO) and FAO Representative in Senegal. “For the many families who rely on subsistence farming, timely assistance will allow them to continue to grow their own food, secure income and take advantage of local economic opportunities.”

    A spike in violence has worsened the already dire situation in the region and has led to new peaks of displacement. Today, 4.5 million people have been forced from their homes, representing a threefold increase in less than two years. In addition to the volatile situation in Mali, where insecurity continues to hamper the return to their homes of some 200,000 Malians, the violence across the Lake Chad Basin accounts for more than half of the displaced people in the Sahel.

    “The world has sadly not yet woken up to the scale of the crisis in the Lake Chad Basin. 30 million people live in areas affected by Boko Haram’s senseless acts of terrorism. Their random targeting leaves entire populations in fear, and 2.5 million have so far had to flee from their homes”, stressed Jan Egeland, the Secretary General of the Norwegian Refugee Council (NRC), one of the organisations providing assistance to the displaced in north-east of Nigeria.

    “Mounting humanitarian need is the most visible symptom of the triple crisis of poverty, insecurity and climate change that plagues the Sahel region,” Lanzer concluded. “As humanitarians, we will do our part, delivering essential food, health care, safe water and sanitation to families; treating children from malnutrition and striving so they can stay in schools despite the odds. We also pledge to work with countries and organisations engaged in development and stabilisation programmes, without which humanitarian aid will be required indefinitely.”

    For further information, please call: Berenice Van Den Driessche, OCHA, vandendriessche@un.org, +221 77 333 91 95 Sonia Nguyen, FAO, Sonia.Nguyen@fao.org, +221 77 333 12 89 Tuva Raanes Bogsnes, NRC, tuva.bogsnes@nrc.no, +47 93231883 OCHA press releases are available on http://www.unocha.org/rowca


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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs, UN Resident and Humanitarian Coordinator for Chad
    Country: Chad

    (N’Djamena, le 9 décembre 2015) : Le Coordonnateur Humanitaire et Coordonnateur Résident (CH/CR) des Nations Unies au Tchad, M. Stephen Tull, a effectué le 7 décembre une visite de terrain dans la région du Lac Tchad. Cette mission s’est déroulée dans le cadre d’une visite interAgences des Nations Unies, dont l’objectif était d’améliorer la cohérence et l’efficacité entre les interventions humanitaires et l’appui au développement dans cette zone.

    Sur place, le Coordonnateur Humanitaire a échangé avec les populations affectées à Baga-Sola dans le camp de réfugiés de Dar-es-Salam et le site de déplacés de Kafia, ainsi qu’avec les autorités locales. Actuellement, plus de 53 000 déplacés internes ayant fui les îles du Lac vivent toujours dans des conditions précaires sur une quinzaine de sites dans et autour des villes de Bol et de Baga-Sola, ainsi que dans les zones de Daboua, Liwa et Ngouboua.

    Pour répondre aux besoins humanitaires des populations du Lac, 22,5 millions de dollars américains ont déjà été mobilisés, soit 38% du montant total requis. Depuis juillet 2015, la plupart des déplacés ont reçu au moins une fois de l’aide alimentaire. Grace aux latrines et forages construits, 45% des besoins en eau 23% des besoins en assainissement sont couverts. Des abris et articles ménagers essentiels et kits scolaires ont aussi été distribués. De plus, l’accès aux soins est facilité à travers des cliniques mobiles et un appui aux structures locales de santé et nutrition.

    Malgré ces efforts, les besoins en nourriture, eau potable, abris, et soins de santé protection, et éducation restent très importants. « Un financement rapide de l’assistance est nécessaire pour éviter une dégradation de la situation, dans un contexte de sécheresse chronique et d’asséchement du Lac Tchad qui impactent sur les capacités de subsistance des populations », a déclaré Stephen Tull. Il a également appelé les bailleurs de fonds à soutenir le Service aérien humanitaire des Nations Unies (UNHAS), maillon vital pour renforcer la capacité des opérations.

    Selon Stephen Tull, « La situation au Lac démontre qu’il est primordial d’intégrer l’action humanitaire et le développement, en appui au Gouvernement». En effet, cette crise intervient dans un contexte de vulnérabilité chronique, et affecte les activités de subsistance des populations locales et déplacées, qui sont en majorité des pêcheurs, agriculteurs et éleveurs (limitation des exportations, restrictions sur la pêche etc.).

    A l’issue de sa visite, M. Tull a évoqué les récentes attaques ayant frappé l’ile de Koulfoua le 5 décembre dernier, faisant plus de 30 morts et au moins 120 blessés. « Il s’agit d’une violation massive des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. Nous exprimons notre sympathie et nos condoléances aux victimes et communautés affectées », a-t-il déclaré.

    Cette mission a constitué la première visite du CH/CR des Nations Unies sur le terrain depuis sa prise de fonction au Tchad, il y a quelques semaines. La mission était composée du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), du Département de la sûreté et de la sécurité des Nations Unies (UNDSS), du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), du Hautcommissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), et du Programme alimentaire mondial (PAM).

    Pour plus d’information, veuillez contacter:

    M. Florent Mehaule, Chef de Bureau, mehaule@un.org, Cell. +23568851004

    Mme. Mayanne Munan, Chargée de l’Information Publique, munan@un.org, Cell +23562934826

    Les communiqués d’OCHA sont disponibles sur www.unocha.org ou www.reliefweb.int.


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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Burkina Faso, Cameroon, Chad, Gambia, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, Senegal

    (Dakar, le 9 décembre 2015) : Les Nations Unies et les partenaires humanitaires ont lancé aujourd'hui l'appel de fonds humanitaire pour le Sahel pour 2016. Le plan régional cherche à mobiliser 1,98 milliard de dollars US pour fournir une assistance vitale à des millions de personnes touchées par les crises dans neuf pays de la région africaine du Sahel.

    « Au Sahel, les effets cumulés du changement climatique, de la pauvreté extrême, de la croissance rapide de la population, et de l’augmentation inquiétante de la violence et de l’insécurité compromettent la vie, les ressources et les perspectives de communautés qui comptent parmi les plus vulnérables au monde,» a déclaré Toby Lanzer, Sous-Secrétaire général et Coordonnateur humanitaire régional pour le Sahel. « Nous avons besoin du soutien renouvelé de la communauté internationale pour s’assurer que des millions de personnes puissent bénéficier de l'aide la plus élémentaire et de la protection qu'elles méritent pour survivre et mener une existence digne, » a ajouté M. Lanzer.

    En 2016, quelque 23,5 millions de personnes - presque une personne sur six – ne mangeront pas à leur faim, dont au moins six millions auront besoin d'une assistance alimentaire d'urgence. La malnutrition aiguë menacera la vie et le développement de 5,9 millions d'enfants de moins de cinq ans.

    « Un soutien agricole est essentiel pour restaurer les moyens de subsistance des personnes et contribuer à mettre un terme au cercle vicieux de la pauvreté et de la vulnérabilité au Sahel,» a déclaré Vincent Martin, le chef du bureau sous régional pour la résilience et les urgences en Afrique de l'Ouest et au Sahel (FAO) et Représentant de la FAO au Sénégal. « Pour les nombreuses familles qui vivent de l'agriculture de subsistance, une aide en temps opportun leur permettra de continuer à cultiver leur propre nourriture, d’assurer des revenus et de tirer parti des possibilités économiques locales. »

    La hausse de la violence a aggravé la situation déjà précaire de la région et généré des nouveaux pics de déplacements. Aujourd'hui, 4,5 millions de personnes ont été forcées à fuir leurs foyers, soit un triplement en moins de deux ans. En plus de la situation instable au Mali, où l'insécurité continue d'entraver le retour dans leurs foyers de quelque 200 000 Maliens déplacés, la violence en cours dans le bassin du Lac Tchad est responsable de plus de la moitié des personnes déplacées dans le Sahel.

    « Le monde n’a malheureusement pas encore pris conscience de l'ampleur de la crise en cours dans le bassin du Lac Tchad. 30 millions de personnes vivent dans des zones touchées par les actes de terrorisme insensés de Boko Haram. Leurs attaques aléatoires laissent des populations entières dans la peur, tandis que 2,5 millions de personnes ont déjà dû fuir leurs maisons, » a souligné Jan Egeland, le Secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), l'une des organisations qui assistent les personnes déplacées dans le nord-est du Nigéria.

    « La montée des besoins humanitaires dans le Sahel est le symptôme le plus visible de la triple crise de pauvreté, d’insécurité et de changement climatique qui affecte la région, » a conclu Lanzer. « En tant qu’humanitaires, nous remplirons notre rôle, en fournissant une aide alimentaire et sanitaire essentielles, en facilitant l’accès à l’eau et l’hygiène; en soignant les enfants de la malnutrition et en nous efforçant à ce qu’ils puissent continuer leurs éducation malgré les crises. Nous nous engageons également à travailler avec les pays et les organisations impliqués dans les programmes de développement et de stabilisation, sans lesquels l’aide humanitaire serait nécessaire indéfiniment. »

    Note aux rédactions

    L'appel humanitaire régional pour le Sahel 2016 est fondé sur des plans de réponses et les appels des neuf pays du Sahel confrontés à des crises alimentaires et nutritionnelles, aux catastrophes naturelles et à la violence: le Burkina Faso, le Cameroun, la Gambie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria, le Sénégal et le Tchad.

    L’appel régional 2016 intègre les actions de plus d'une centaine d’organisations partenaires dédiées à sauver des vies et protéger les communautés les plus vulnérables. Il s’inscrit dans une stratégie régionale pluriannuelle qui –en plus des secours vitaux- insiste sur les interventions précoces et le renforcement des partenariats avec les gouvernements et les organisations de développement.

    Une version en ligne du Plan de Réponse Humanitaire pour le Sahel 2016 est disponible à http://bit.ly/1U1CjSJ

    Pour obtenir des informations supplémentaires, veuillez contacter :

    Berenice Van Den Driessche, OCHA, vandendriessche@un.org, +221 77 333 91 95

    Sonia Nguyen, FAO, Sonia.Nguyen@fao.org, +221 77 333 12 89

    Tuva Raanes Bogsnes, NRC, tuva.bogsnes@nrc.no, +47 93231883


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    Source: UN Mine Action Service
    Country: Mali

    In northern Mali, many people are victims of explosive remnants of war (ERW), landmines and improvised explosive devices (IED). Since February 2012, 28 people have been killed and 136 injured by explosive remnants of war, while an additional 36 have been killed and 116 injured by improvised explosive devices since July 2013.

    Survivors of explosive incidents often sustain permanent injuries, which can require a significantly adapted lifestyle.

    One of the main pillars of action for UNMAS’ humanitarian response is to assist victims of incidents related to explosive hazards. This is done through coordination with humanitarian, development and governmental stakeholders, in order to improve the system of identification and referral of victims, as well as by supporting physical rehabilitation and socio-economic support to persons with disabilities via a key partner.

    Moreover, UNMAS centralizes information related to incidents and victims in line with international standards for data collection. This enables the production of statistics and detailed analysis which help to assess needs and to ensure a strategic humanitarian response.

    In September 2014, UNMAS started to support a project, implemented by Handicap International, to assist survivors of incidents caused by explosive hazards, as well as other persons with disabilities, in the regions of Gao and Timbuktu, which are heavily affected by explosive threats. This project aims at responding to their physical as well as socio-economic needs, including physiotherapy and rehabilitation services, and prosthetic devices, as well as economic and social insertion.


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    Source: UN Mine Action Service
    Country: Mali

    Au Nord du Mali, les restes d’explosifs de guerre, les mines et les engins explosifs improvisés font de nombreuses victimes. Depuis Février 2012, 28 personnes ont été tuées et 136 blessées par des restes d’explosifs de guerre (ERW).
    Les engins explosifs improvisés (EEI) ont fait aussi de nombreuses victimes civiles, soit un total de 36 personnes tuées et 116 blessées depuis juillet 2013.

    Les victimes survivant à ce type d’incidents ont souvent des blessures graves avec lesquelles elles devront vivre toute leur vie.

    L’un des piliers d’action du projet humanitaire d’UNMAS au Mali est l’assistance aux victimes d’incidents impliquant des engins explosifs. Cela passe par la coordination avec les acteurs humanitaires, étatiques et de développement afin d’améliorer le processus d’identification et de référencement de ces victimes, mais aussi par l’appui à un projet de réhabilitation physique et de support socio-économique des personnes en situation de handicap.
    D’autre part, UNMAS centralise toute l’information relative aux accidents et aux victimes, selon des critères internationaux de collecte de données. Cela permet la production de statistiques et d’études précises qui sont ensuite utilisées pour évaluer des besoins et assurer une planification stratégique de la réponse humanitaire.

    Depuis septembre 2014, UNMAS finance un projet, mis en œuvre par Handicap International, qui permet d’assister les personnes ayant survécus a des incidents impliquant des engins explosifs, ainsi que d’autres personnes en situation de handicap, dans les régions de Gao et de Tombouctou, lourdement touchées par les menaces explosives.

    Ce projet vise à répondre aux besoins physiques et socioéconomiques des personnes prises en charge, telles que les soins en physiothérapie, la réhabilitation et l’appareillage prosthétique, ainsi que l’insertion économique et sociale


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    Source: IRIN
    Country: Cameroon, Chad, Niger, Nigeria

    KADUNA/DAKAR, 9 décembre 2015 (IRIN) - Boko Haram se traduit par « l’éducation occidentale est interdite », il n’est donc peut-être pas surprenant qu’un nombre disproportionné d’enseignants soient victimes de ce mouvement extrémiste. Des centaines ont été tués et bien d’autres ont dû fuir les violences.

    lire l'article complet ici


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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Cameroon, Central African Republic, Chad, Congo, Democratic Republic of the Congo


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    Source: Belgian Technical Cooperation
    Country: Mali

    Le 18 novembre 2015, cartographes, géographes et tous ceux qui aiment les cartes ont célébré la journée internationale des Systèmes d'Information Géographique (SIG). Ce fut une première dans l'histoire du Mali !

    La CTB a participé à la célébration de cette journée en collaboration avec le département d'histoire et de géographie de l'université de Bamako et d'autres organisations actives au Mali (UN OCHA, Action Contre la Faim, ACTED, l'Institut de Géographie du Mali, etc.). Elle s'est poursuivie par une exposition des cartes et produits SIG faits par des organisations participantes, ainsi que des présentations techniques et théoriques sur des sujets divers tels que l'utilisation du GPS ou le travail de l'Institut de Géographie du Mali.

    Pour la CTB, cette journée fut l'occasion de montrer comment le Projet d'Appui au Développement de l'Élevage du Zébu Maure (PRODEZEM) utilise les smartphones pour la collecte des données géo-référencées relatives aux infrastructures d'élevage dans le cercle de Nara.

    Cette collecte des informations servira à limiter les erreurs en permettant de mieux comprendre la distribution et le bon fonctionnement des infrastructures d'élevage, comme les parcs de vaccinations, les aires d'abattage et les banques d'alimentation pour bétail dans le cercle de Nara. Grace à ces informations, le PRODEZEM pourra, tout en gagnant du temps, mieux déterminer les besoins de la population et ainsi adapter son programme.


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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Mali


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    Source: African Union
    Country: Cameroon, Chad, Niger, Nigeria

    Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA), en sa 560ème réunion tenue le 26 novembre 2015, a suivi une communication de la Commission sur les efforts en cours visant à neutraliser le groupe terroriste Boko Haram, y compris l'opérationnalisation de la Force multinationale mixte (FMM) créée par les États membres de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) et le Bénin. Le Conseil a également suivi les déclarations faites par le représentant du Niger, pays assurant la présidence de la CBLT, ainsi que par ceux du Cameroun, du Nigéria et du Tchad. Le Conseil a pris note des déclarations faites par les États-Unis d'Amérique, la France et le Royaume-Uni, en tant que membres du Conseil de sécurité Nations unies, ainsi que par le Secrétariat des Nations unies et l'Union européenne (UE).

    Le Conseil a rappelé ses prises de position antérieures sur le groupe terroriste Boko Haram, y compris le communiqué de presse PSC/PR/BR(DXVIII) adopté lors de sa 518ème réunion tenue le 25 juin 2015.

    Le Conseil a reconnu les progrès accomplis sur le terrain dans la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram. À cet égard, le Conseil a relevé la reprise de localités qui étaient auparavant sous le contrôle de ce groupe et d'autres opérations connexes pour éliminer la menace qu'il pose. Le Conseil a, cependant, exprimé sa préoccupation face à la capacité persistante du groupe terroriste Boko Haram à perpétrer des attaques contre des civils, ainsi que contre les forces militaires et de sécurité, et à détruire des infrastructures et des moyens de subsistance, tels qu’illustrés par les incidents survenus en divers endroits au Cameroun, au Niger, au Nigéria et au Tchad. Le Conseil a fermement condamné ces attaques lâches et a, une fois encore, exprimé la solidarité de l'UA avec les pays touchés et leurs Gouvernements.

    Le Conseil a félicité les États membres de la CBLT et le Bénin pour leurs efforts continus en vue d’opérationnaliser pleinement la FMM. À cet égard, le Conseil s’est félicité des conclusions de la Session spéciale du Comité des chefs d'État-major des États membres de la CBLT et du Bénin, tenue à N'Djamena (Tchad), le 20 août 2015, y compris le déploiement effectif des contingents promis dans la zone de responsabilité, le transfert d'autorité au commandement de la FMM et la poursuite de la dotation du Quartier général de la FMM en personnel. Le Conseil a également pris note avec satisfaction des autres mesures prises en vue d’opérationnaliser pleinement la FMM, telles que la Conférence des Directeurs des Communications et des Transmissions des États membres de la CBLT et du Bénin et la première réunion inaugurale entre le Commandant de la Force de la FMM et les Commandants de secteur, tenues à N'Djamena, respectivement le 5 et le 13 novembre 2015.

    Le Conseil a exhorté les États membres de la CBLT et le Bénin à persévérer dans leurs efforts et à renforcer leur coopération dans le cadre de la FMM, en gardant à l'esprit les dispositions pertinentes du Concept d'opérations (CONOPS) stratégique adopté à Yaoundé, au Cameroun, le 7 février 2015, tel qu’approuvé par le Conseil dans le communiqué PSC/PR/COMM.(CDLXXXIX)-Rev.1 adopté lors de sa 489ème réunion tenue le 3 mars 2015, et par le Sommet extraordinaire des États membres de la CBLT et du Bénin, tenu à Abuja, le 11 juin 2015.

    Le Conseil a félicité la Commission pour les mesures prises, conformément aux dispositions pertinentes du communiqué PSC/PR/COMM.(CDLXXXIX)-Rev.1, en appui à l’opérationnalisation de la FMM. À cet égard, le Conseil a noté le déploiement d'une équipe de démarrage auprès du Quartier général de la FMM à N'Djamena et la création ultérieure de l'Équipe d’appui de l'UA (AUST), la fourniture d'équipements de communication, afin de faciliter la coordination entre le Quartier général (QG) et les QG de secteurs de la FMM, ainsi qu' entre le QG de la FMM et la Commission de l'UA, l'achat de véhicules et le recrutement du personnel pour faire fonctionner le QG de la FMM.

    Le Conseil a également pris note des mesures prises pour s'assurer que la FMM respecte pleinement le droit international humanitaire et les droits de l’homme dans la conduite de ses opérations, y compris le détachement, pour une période de deux mois, par le Bureau du Haut-Commissaire des Nations unies pour les Droits de l'homme, à la demande de la Commission, d'un fonctionnaire principal chargé des droits de l'homme, qui a fourni des conseils sur la mise en place d'une composante droits de l'homme, y compris sa structure et ses effectifs, le respect par le personnel en uniforme déployé sur le terrain des normes internationales en matière des droits de l'homme et du droit humanitaire, et sur l’intégration des droits de l'homme dans toutes les activités entreprises. Le Conseil a appelé à la poursuite et au renforcement de ces efforts, en gardant à l'esprit que le respect scrupuleux des droits de l’homme et du droit international humanitaire est une condition sine qua non de la neutralisation effective du groupe terroriste Boko Haram.

    Le Conseil a, en outre, pris note des mesures prises par la Commission pour obtenir de l'UE des fonds supplémentaires pour un montant de 50 millions d'euros, dans le cadre de la Facilité pour la paix en Afrique, afin d’apporter un appui dans divers domaines, y compris les systèmes de commandement, de communication, de contrôle et d'information (C3IS), la mise en place d’infrastructures tant au niveau du QG que des QG de secteurs de la FMM, le transport au sol, la mobilité aérienne, y compris des matériels pour faciliter les activités de collecte de renseignements, de surveillance et de reconnaissance, les ressources humaines et le soutien médical. Le Conseil, après avoir exprimé sa profonde gratitude à l'UE pour cet appui fourni dans l'esprit du partenariat Afrique-UE, attend avec intérêt la signature urgente d'un Accord, afin d’ouvrir la voie au décaissement des fonds promis. Le Conseil a prié la Commission, une fois les procédures nécessaires avec l'UE finalisées, d'assurer la fourniture efficace et rapide de l'appui prévu et de prendre toutes les mesures administratives requises à cet effet, et de continuer à coordonner étroitement ses efforts avec les pays membres de la CBLT et le Bénin.

    Le Conseil a noté avec gratitude l’appui apporté par les partenaires internationaux à la FMM. Le Conseil a réitéré ses remerciements aux États-Unis d’Amérique, à la France et au Royaume-Uni, pour leur appui précieux, et a exhorté les autres partenaires à contribuer également aux efforts en cours. À cet égard, le Conseil a prié la Commission de réactiver ses plans pour la tenue, au plus tard en février 2016, avec le soutien des Nations unies, de la Conférence envisagée de donateurs pour mobiliser des ressources additionnelles pour la FMM, y compris des financements, de la logistique et des équipements.

    Le Conseil a noté avec satisfaction l'adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies, le 28 juillet 2015, de la Déclaration présidentielle S/PRST/2015/14 dans laquelle il a, entre autres, réitéré sa ferme condamnation de toutes les attaques terroristes et autres exactions perpétrées par Boko Haram; félicité la CBLT et le Bénin pour leurs efforts continus visant à opérationnaliser pleinement la FMM; appelé la communauté internationale et les donateurs à appuyer la FMM, invité le Secrétaire général à soutenir le projet de la Commission sur la tenue de la Conférence de donateurs, demandé aux États membres de contribuer généreusement au Fond d’affectation spéciale de l’UA, et prié le Secrétaire général de mobiliser énergiquement la communauté internationale et les donateurs en faveur de cette initiative; et, après avoir rappelé que Boko Haram a été désigné comme associé à Al-Qaeda par le Comité créé en application des résolutions 1267 (1999) et 1989 (2011), exprimé sa volonté d'envisager de dresser une liste des personnes, groupes, entreprises et entités qui apportent un appui à Boko Haram. Le Conseil a formé l’espoir que le Conseil de sécurité continuera à prêter une attention soutenue à cette question, et attend avec intérêt l’appui que le Secrétariat des Nations unies pourrait, en tant que de besoin, apporter aux activités de la FMM.

    Le Conseil a félicité la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) et la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) pour leur contribution aux efforts en cours contre le groupe terroriste Boko Haram. Le Conseil attend avec intérêt l’organisation du Sommet conjoint envisagé CEEAC/CEDEAO, afin de renforcer la coordination entre les deux organisations dans la lutte contre Boko Haram.

    Le Conseil a appelé à une plus grande mobilisation internationale pour assister les populations affectées par les attaques perpétrées par le groupe terroriste Boko Haram, ainsi que les pays abritant des réfugiés fuyant les atrocités commises par ce groupe.

    Le Conseil souligne, encore une fois, la nécessité de compléter les opérations militaires et sécuritaires contre le groupe terroriste Boko Haram par des efforts nationaux et régionaux soutenus, afin d’améliorer les moyens de subsistance, de promouvoir l'éducation et la création d'emplois, ainsi que d'assurer la protection des droits de l'homme, en particulier ceux des femmes et des jeunes filles. Le Conseil a appelé à des efforts renouvelés à cet égard de la part des États membres de la CBLT et du Bénin, avec l'appui de l’ensemble de la communauté internationale. Le Conseil a réitéré sa demande à la Commission d'entrer en contact avec la CBLT, afin d’identifier des mesures pratiques à travers lesquelles l'UA et ses structures compétentes pourraient contribuer à ces efforts.


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    Source: UN News Service
    Country: Cameroon, Central African Republic, Chad, Democratic Republic of the Congo, Niger, Nigeria, World

    8 décembre 2015 – Le groupe terroriste Boko Haram et les rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) continuent de menacer la stabilité de l'Afrique centrale, a prévenu mardi le Représentant spécial du Secrétaire général pour cette région, Abdoulaye Bathily.

    « Boko Haram continue de représenter une menace pour la stabilité, la paix et la sécurité de la région. Le groupe a accru ses attaques contre des cibles civiles et militaires dans la région du bassin du lac Tchad, notamment au Cameroun et au Tchad, entraînant une détérioration supplémentaire de la situation sécuritaire, économique, humanitaire et en matière de droits de l'homme », a dit M. Bathily lors d'un exposé devant les membres du Conseil de sécurité.

    « Boko Haram a été affaibli à la suite de l'intensification de la campagne militaire par les pays du bassin du lac Tchad et a commencé à avoir recours à des attaques contre des cibles vulnérables », a-t-il ajouté, souhaitant que le Sommet conjoint des chefs d'Etat et de gouvernement d'Afrique centrale et d'Afrique de l'Ouest, destiné à explorer les voies concrètes pour répondre aux causes profondes du terrorisme et de la radicalisation, ait lieu sans tarder.

    Selon M. Bathily, le soutien des partenaires internationaux reste crucial dans la lutte contre le terrorisme, la radicalisation et la violence armée.

    S'agissant des rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur, il a souligné que si les tueries et les attaques par ce groupe armé ont diminué, ce dernier continue « à poser une menace à la sécurité régionale, en particulier pour les populations en République centrafricaine et en République démocratique du Congo ». « Les groupes armés espèrent que la lassitude et des priorités concurrentes vont affaiblir notre détermination à finir le travail. Nous ne devons pas tomber dans ce piège », a-t-il ajouté.

    Concernant la République centrafricaine, il a noté que la récente éruption de violence survenue en septembre a entraîné une nouvelle vague de déplacements et des violations flagrantes des droits de l'homme, notamment dans la capitale, Bangui.

    M. Bathily a souligné que la visite du Pape François les 29 et 30 novembre dans ce pays a été opportune et a été perçue comme un symbole d'espoir.

    « Il est plus crucial que jamais d'accélérer le rythme de la mise en œuvre des recommandations du Forum de Bangui pour la réconciliation nationale », a souligné le Représentant spécial. « Il est également crucial que les élections présidentielle et législatives se déroulent de manière pacifique afin d'achever la transition ».

    S'agissant des cas de piraterie dans le golfe de Guinée, notamment le long de la péninsule de Bakassi, leur nombre a augmenté. « Outre les habituels actes de brigandage, les pirates ont commis des viols, un phénomène nouveau et dérangeant », a déclaré le Représentant spécial.

    « Malheureusement, il n'y a pas eu beaucoup de progrès dans la mise en œuvre des décisions du Sommet de Yaoundé de 2013, qui incluent la complète opérationnalisation du Centre de coordination interrégional sur la sécurité maritime dans le golfe de Guinée, ainsi que celle des deux branches sous régionales en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale », a-t-il ajouté. « J'encourage l'Union africaine à organiser dès que possible un Sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement sur la sécurité maritime et le développement pour l'Afrique, qui devait initialement se tenir en novembre à Lomé ».


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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Cameroon, Chad, Niger, Nigeria

    Violence related to the Boko Haram insurgency in the Lake Chad Basin which straddles Cameroon, Chad, Niger and Nigeria, has received growing attention since the conflict intensified in 2013. Less reported however and often overshadowed by pressing security and political considerations is the magnitude of the grave humanitarian consequences.

    MASS DISPLACEMENT

    Attacks by the Boko Haram insurgency as well as counter-insurgency measures have displaced more than 2.5 million people. This is fast becoming Africa’s largest displacement crisis.

    Population movements in the region are dynamic and have grown in complexity: some people have been displaced several times; others have sought refuge in neighbouring countries, or they have returned to their countries of origin.

    Up to 80% of the internally displaced have sought refuge with host communities, who are generously sharing their meagre resources thereby weakening their own coping mechanisms and resilience.

    Displaced people and host communities are in need of emergency relief and protection.

    HIGHLY VULNERABLE COMMUNITIES

    The Lake Chad Basin embodies the Sahelian paradigm. Cycles of droughts and floods, which repeatedly affected the region over the last decades, have hit the poorest communities and translated into persistently high levels of vulnerability. The region is prone to epidemics that often turn into health emergencies. Violence and displacement are taking their toll on communities’ livelihoods – whose resources are already stretched. Insecurity has prevented farming, fishing and the highly important crossborder trade, making communities in ever-greater need of humanitarian assistance.

    The combined effect of large scale displacement, pervasive insecurity and underlying severe vulnerabilities is translating into record numbers of people in need of urgent humanitarian assistance.

    THE PROTECTION OF MILLIONS IS AT STAKE

    Women and children, who represent the large majority of the displaced, bear the brunt of the violence. Women and girls kidnapped by Boko Haram have been subjected to physical and psychological abuse, forced labour, forced marriage and sexual slavery. Boys have been forcibly enrolled as combatants. As counter insurgency operations intensify, too many civilians are caught in the conflict. Improvised Explosive Devices and other Explosive Remnants of War pose great danger to the displaced and host communities in affected areas. Protection must be central to the humanitarian response.

    Resources and funding are urgently needed to address the issue of protection. Safe spaces for women and children, access to health and psychological support, and training of healthcare staff need further resources.


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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Burkina Faso, Mali, Mauritania, Niger

    Almost four years after the escalation of conflict in the North, new momentum is required to avoid that Mali deteriorates into a protracted crisis. The signature of the Agreement for Peace and Reconciliation in June 2015 has opened a unique window of opportunity. If it is not seized, it will soon be too late. Communities whose lives were shattered by the conflict expect to see peace dividends as soon as possible.

    PERSISTING HUMANITARIAN NEEDS

    A majority of communities affected by the conflict still struggle to access food, water, health care, education, protection and livelihoods opportunities. In some areas, the persisting insecurity continues to prevent the deployment of State and development actors. For many families, humanitarian actors are the sole providers of essential services.

    The conflict has further exacerbated the vulnerabilities of communities. Their capacity to withstand shocks had already been eroded by repetitive droughts, floods, epidemics and chronic poverty - Mali ranks 176 out of 187 countries in the Human Development Index. Emergency actions remain necessary to save lives and facilitate recovery, as it will take years for the Government and its development partners to address the root causes of chronic food insecurity, malnutrition and structural problems in the deliveryof basic social services.

    PROTECTION CONCERNS

    In northern and central Mali, criminality and terrorist acts pose significant threats to civilians. Various armed groups still effectively control large swaths of territory exposing unemployed and idle youths to recruitment risks. The lack of access to essential resources – such as water or land – contributes to inter-community tensions and risks fuelling renewed violence. Conditions for a safe and dignified return – such as security and access to essential services – have yet to be met in many areas. While the majority of internally displaced people have returned to their communities in northern and central Mali, they need ongoing support to restart their lives. Most refugees remain in neighbouring countries and condition their return on a durable peace and aid availability.

    HUMANITARIAN ACCESS

    Despite the Peace Accord, violence and criminality against aid workers and humanitarian assets have increased in the last months. Nonetheless, hundreds of humanitarian staff, in particular NGO personnel, are on the front-line delivering aid to the most vulnerable people in hard-to-reach or insecure areas. Despite recurring interruptions to their operations – mainly due to sporadic violence and logistical constraints - humanitarian organizations have adapted their modes of work in order to stay and deliver.

    PROTRACTED REFUGEE SITUATION

    Almost four years after the conflict erupted back home, more than 138,000 Malian refugees still remain in displacement in neighbouring Burkina Faso, Mauritania and Niger. While most are living in camps, their prolonged presence puts a strain on already scarce resources of the host communities.
    Recently, around 4,000 Malians fled to Niger saying they were escaping due to lawlessness, extortion, community rivalry and food shortages among other threats.


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    Source: Peace Direct
    Country: Senegal

    The Casamance region of Senegal is trapped in a state of non-peace. Tomas Serna reflects on the situation, and asks how civil society might be key to dialogue and peaceful negotiation.

    The armed struggle in Casamance was ignited in March 1982 by the violent and counter-productive repression of a peaceful demonstration of women by the Senegalese authorities. Women were attacked, elders were injured and holy shrines were targeted. In local cultures, especially in the Diola culture, neither women nor children must be harmed. The subsequent violent reaction initiated the oldest of the ongoing conflicts in West Africa.

    Casamance: caught between war and peace

    The conflict in Casamance has sentenced its population to neither war nor peace

    After three decades of alternating between war and latent violence, thousands of people have died in Casamance. On top of this, tens of thousands of people have been displaced, the local economy has collapsed and considerable territories have become uninhabitable, occupied by separatist guerillas or by planted mines. This never-ending conflict in Casamance remains latent or ‘low intensity’ – sentencing the population to a setting that is neither peace nor war. Jean Claude Marut sums it up: “The Movement of Democratic Forces of Casamance (MFDC) has lost the war, but Senegal has yet to win the peace.”

    Indeed, the Senegalese army is omnipresent. It provides security on the main roads of Senegal, and weapons are increasingly rare, even within the border areas occupied by separatists; only a few ‘highway robbers’ threaten an almost general calm. There is not a state of war as such. So best can we describe the situation of non-peace in Casamance?

    Non-peace: ‘see nothing, hear nothing, say nothing’

    The current political setting in Senegal seems to be conducive to negotiations

    For many years, the people of Casamance have lived in anxiety, with fears of reprisals and corrections by the authorities or combatants. The maxim of the three wise monkeys prevails: Good may come to your family if you “see nothing, hear nothing, say nothing”.

    So far, witnesses of atrocities by both sides prefer to have seen nothing, heard nothing and said nothing. They do not listen to the conflict and they do not pronounce their discontent. The hard years of the past and these series of violent events remain latent, in individual and collective memories. At present, Senegal – an emerging and competitive state on the African scene – is not contemplating regret or reconciliation, truth or justice. At least not yet. For now, the issue does not arise in public debate.

    At the European Conference on African Studies ECAS held at the University of Paris in July 2015, a panel was questioned about levers for peace in Casamance. All speakers underlined the lack of public debate on the issues of peace and conflict in Senegal. Indeed, the work of a young journalist, “Tales of a forgotten conflict” – published in June this year – is unavailable in Senegal. The authors of books on the Casamance conflict are also hesitant, as if they too are playing the three monkeys of wisdom.

    In the absence of a public debate, Casamance remains isolated from the rest of Senegal. This isolation is not just geographical. The misunderstanding of the social and cultural characteristics of Casamance and its mismanagement in Senegal is accountable for the length of the conflict and probably also of the failure of various attempted peace initiatives. Discrete negotiation efforts have all failed. In the absence of a sub-regional facilitator, all existing initiatives for dialogue with the separatists have struggled to be endorsed. But the current political setting in Senegal seems to be the most conducive yet for engaging in negotiations.

    Civil society potential: igniting public debate

    Civil society has the ability to fuel a peaceful, free and democratic public debate

    Civil society in Casamance is well organised, prepared and competent. It might offer a more nuanced and contextualised understanding of the armed groups and their expectations. It could contribute to the peace process as a facilitator of dialogue and negotiation, as is the case in other conflicts. But the peacebuilding agenda and the strong financial support received from international partners have jeopardised the capacity of these organisations to stand as carriers of neutral initiatives. This support has been a major obstacle to preserve the confidence of the separatists.

    Hence civil society peacebuilders have difficulties in contributing to the transformation of this long armed conflict. Nonetheless they may have the ability to fuel a necessary public debate: a peaceful, free and democratic one, respectful of all opinions. However to speak freely about the conflict in Casamance still remains complicated and even risky. Comments are quickly deformed, intentions get damaged, misinterpretations are the rule, and slander and defamation multiply in the realm of rumour. “As soon as you speak openly it looks like you fall into the crocodile’s den”, says my journalist friend. For now, the Caimans of war and non-peace continue to define the setting in Casamance.


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    Source: UN High Commissioner for Refugees
    Country: Burkina Faso, Mali, Mauritania, Niger

    Background

    At a time when UNHCR is accountable for the protection of around 60 million persons, the highest number in its history, the presence of more than 200,000 refugees and internally displaced persons (IDPs) from northern Mali seems of relatively minor significance. However, regardless of the overall size of this population, there is consensus that no individual should be left behind, and that a coherent and realistic strategy should be developed to reach solutions for displaced Malians.

    In early 2012, fighting broke out in northern Mali. With no more than two million inhabitants, northern Mali is a vast area but only sparsely populated. What started as a secessionist insurrection, later became a terrorism- war, followed by international community military intervention that helped Mali to keep its territorial integrity, the 2013 elections – a painfully slow re-establishment of security, state authority and social services in the affected areas.

    Four years on, statistics show that more than 137,000 Malian refugees are still living in neighbouring Mauritania, Burkina Faso, and Niger, while more than 60,000 Malians remain internally displaced (http://data.unhcr.org/SahelSituation/regional.php).

    Since the inception of the crisis, more than 16,000 refugees returned to Mali (source: UNHCR) while more than 420,000 IDPs returned (source: Malian Government). However, while the occurrence of armed conflicts has decreased in Mali during the second half of 2015, the security situation remains volatile due to sporadic clashes and terrorist activities resulting in new displacements inside Mali and towards neighbouring countries.

    As such, UNHCR believes that the current stalemated political and security situation prevailing in the country of asylum would tend to convert Malian refugees into rather a “protracted situation” in the countries of asylum, thus obliging UNHCR and the other partners to:

    • Maintain a limited emergency capacity to accommodate new waves of refugees and/or IDPs;
    • Cater for what appears to be a stable refugee population while a closer analysis (for example of the refugee situation in Niger) shows that 20% of the caseload has arrived after the 2013 presidential elections; In this respect, it is imperative to maintain the positive protection environment in the countries of asylum by respecting the principle of non-refoulement, maintaining international border open, ensuring freedom of movement for refugees..etc.
    • Face a steadily eroding funding base for the three countries of asylum and make up for partners that withdraw because of lack of funding or serious challenges, such as WFP which can no longer guarantee the provision of sufficient food in Burkina Faso and Mauritania, or UNICEF which withdrew from the camps in Niger;
    • Accommodate the costs of a small-scale return programme and reintegration to Mali despite the fact that the overall conditions for the promotion of a voluntary repatriation programme are not yet there.
    • With the stabilisation of the Mali emergency and the arising of new emergencies inside and outside West Africa, UNHCR de-activated the “Mali Emergency” in summer 2015. Thus, the situation calls for a re-examination of UNHCR’s regional strategy and its activities in the concerned countries.

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    Source: UN High Commissioner for Refugees
    Country: Cameroon, Chad, Niger, Nigeria

    GENEVA, Nov 19 (UNHCR) – Violent clashes between Government forces and Boko Haram rebels in the north of Nigeria have forced millions of civilians from their homes. Some 2.2 million people have been displaced internally, while over 175,000 more have sought safety in neighbouring Cameroon, Chad and Niger. Since taking office in May, the new Nigerian Government has stepped up the counter-insurgency effort, but the humanitarian crisis shows no sign of abating. UNHCR and partner agencies have redoubled their response to the Nigeria refugee crisis in the neighbouring countries. UNHCR has also taken measures to strengthen its collaboration in the protection of internally displaced people, or IDPs, inside Nigeria. Angèle Dikongué-Atangana is the UNHCR Representative to Nigeria and the Economic Community of West African States (ECOWAS). Based in Abuja, she spoke to UNHCR global web editor Tim Gaynor during a recent visit to Geneva.

    What's the current situation in Nigeria? There has been an insurgency going on since 2009 in the north-eastern part of Nigeria. Due to the insurgency, the Government declared a state of emergency in May 2013. This came to an end in November 2014 simply because constitutionally it couldn't be taken beyond that. Now President Muhammadu Buhari has taken office and has continued the counter-insurgency.

    The insurgency and counter-insurgency have now generated at least 2.2 million internally displaced people, who are mostly scattered in Borno, Adamawa and Yobe states and their neighbours. And it has generated 177,000 refugees in neighbouring Cameroon, Chad and Niger. It is not only driving displacement, it has also killed at least 20,000 people so far. Thousands of children have been abducted, especially girls, including the famous 200-plus Chibok schoolgirls, who were taken in April 2014 and who are still missing. And some of these abductees have been released.

    This new Government has stepped up the fight against the insurgency. This has brought about the release of some of the abductees. These people are traumatized. They need psychosocial support. They are literally destitute. They have nothing to recover.

    What is your biggest challenge? My biggest challenge has really been to design a program and to get the means required to really respond to the needs of the IDPs and refugees – because their needs are enormous. They lack food, bedding and cooking equipment. Most of them have nothing. They flee in circumstances such that they can't take anything along with them. They reach the places that they are going barefoot and empty-handed. Some have run to health centres and schools for accommodation, so the school system has been disrupted in the whole of the north-east.

    The IDPs are depending on assistance to eat. Protection issues are rampant because the insurgency and counter-insurgency are continuing. On September 11, 2015, we had an IDP camp attacked and seven IDPs killed and others injured, including aid workers.

    So far since July 2015, some 17,000 people have come back from Cameroon, not counting the 13,000 who came back previously from Niger. So, we have at the same time internal displacement going up. The people returning are adding to the internal displacement because the conditions are not conducive to their sustainable return to their places of origin. The situation is really enormous. The needs are enormous. The magnitude is exceptional. Which means that no matter what means the state provides, they would still come up short. So we need to rally around the international community to come to the aid of these displaced people.

    It's now mid-November and funding is running at 32 percent of your needs for this year. How will this shortfall impact your work going into 2016? I am very concerned going into next year. The needs are there but the funding is missing. As well as protection, we are building the capacity of humanitarians and Government agencies to face the exceptional magnitude of the situation that is besieging the country. If we don't have the means, we will not be able to accommodate displaced people in decent shelters, which would mean that the schools would remain occupied, school disruptions would continue.

    At the moment, more than 10 million Nigerian children are assessed to be out of the school system. This is another problem. Having a situation where we are already facing terrorism, this is a very fertile ground for continued terrorism.

    Is it a problem that Nigeria can solve by itself? We need help from the international community to assist in solving the root causes of the situation, because humanitarian assistance alone will not do it. It definitely requires an international response, as it has the potential of becoming global. These refugees seeking protection abroad have also been caught in terrorism, because terrorism has now moved to Cameroon, Chad and Niger. The whole northern part of Cameroon is inaccessible to our colleagues. These places themselves have become unsafe. So it really is a situation that requires international attention.

    Where do you see this situation in a year's time? I acknowledge the resolve by the new administration to really tackle the insurgency situation. I would like to be very optimistic, but we have to be mindful that this is a situation that has been going on for six years, and it has been left – somewhat – to fester. I feel that, if the kind of attention that it has got today had been brought four years ago, probably then we would have seen the results immediately. But now the terrorists have scattered around, they are fighting an unconventional war and so it is quite difficult to tell when we can come out of all of this. I hope that the situation will improve security-wise, but I'm really not optimistic that in a year's time we'll be out of it. But of course, we hope and pray for the best!


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    Source: UN High Commissioner for Refugees
    Country: Mali, Mauritania


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    Source: UN High Commissioner for Refugees
    Country: Cameroon, Chad, Niger, Nigeria


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    Source: UNOSAT
    Country: Mali

    Analysis with Pleiades Data Acquired 14 August 2015

    This map illustrates satellite-detected shelters and other buildings at the Mbera refugee camp in South Eastern Mauritania. As of 14 August 2015 a total of 11,327 shelters were detected, consisting of 497 administrative buildings, 2,968 improvised shelters and 7,862 tent shelters. The camp covers a total of approximately 415.01 hectares. A variety of clinics, nutrition centers, schools, and other important features are also identified on the map, and based on information from UNHCR. This is a preliminary analysis and has not yet been validated in the field. Please send ground feedback to UNITAR - UNOSAT.


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    Source: Food and Agriculture Organization
    Country: Mali, Niger, Nigeria

    FOOD SECURITY SNAPSHOT

    • Preliminary forecast for 2015 harvest points to an average cereal production

    • Pastures and livestock conditions are generally good in most parts of the country

    • Cereal prices stable or declining, reflecting adequate regional supplies

    • Humanitarian assistance continues to be needed, including for Nigerian and Malian refugees

    Average cereal harvest expected this year

    Harvesting of the 2015 cereal crops is nearly complete. Several parts of the country witnessed erratic and below-average rains until July that resulted in replanting in some regions. Although precipitation improved significantly from the last dekad of July over the main producing areas, the erratic rains affected coarse grain yields in several parts of the southern producing regions. As a result, early forecasts point to an average cereal harvest in 2015, although official production estimates are not yet available.

    An above-average crop was gathered in 2014. The aggregate cereals production was estimated at some 4.8 million tonnes, about 14 percent higher than the 2013 output and 7 percent above the average of the previous five years. Production of millet, the most important staple crop, increased by 14 percent compared to 2013.

    Cereal prices are on the decline, reflecting ample regional supplies

    Niger is highly dependent on imports of coarse grains (millet, sorghum and maize) from its neighbours Nigeria and Benin to cover its cereal requirements. Reflecting ample regional supplies, cereal markets have been well supplied and prices remained mostly stable throughout 2015. The arrival of the new 2015 harvests has put downward pressure on prices at the end of the year. Millet and sorghum prices in Niamey in November 2015 were 6 percent and 12 percent below last year’s level, respectively.

    Continued assistance is still needed for vulnerable people, including refugees

    Niger hosts a large number of refugees, due to the continuing civil conflict in neighbouring Mali and Nigeria. The influx of refugees increased dramatically over the past few months following the deterioration of the security situation in northeastern Nigeria. Over 105 000 people are estimated to have left Nigeria for the Diffa Region of Niger, while an additional 37 000 Malian refugees are still living in Niger. The refugee crisis has exacerbated an already fragile food situation. Niger has been struck by successive severe food crises in recent years that resulted in depletion of household assets and high level of indebtedness. The food security situation has remained difficult in several parts of the country, due to the lingering effects of previous crises and the impact of recent years’ erratic rains on crops and pastures in some regions. Several segments of the population still need food and non-food assistance to restore their livelihoods and enable them to have better access to food. Over 657 000 people are estimated to be in Phase 3: “Crisis” and above, according to the last analysis of the Cadre Harmonisé (Harmonized Framework) conducted in the country.


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