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ReliefWeb - Updates

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    Source: World Food Programme
    Country: Niger, Nigeria

    Un soleil de plomb s'abat sur Nuguigmi, à près de 1500 km de la capitale Niamey. A bord de l'appareil qui nous transporte, nous apercevons des populations rassemblées sur un large espace. Elles ont abandonné leur domicile sur les iles du Lac Tchad, après une attaque de Boko Haram qui a fait des centaines de morts en avril dernier. La tempête de sable, soulevée à l'atterrissage, laisse présager de la dureté des conditions de vie de la population sur ce site.

    Nguigmi- Des milliers de personnes, (enfants femmes enceintes vieillards et jeunes hommes) sont éparpillés sur ce lieu d'accueil. Quelques arbustes clairsemés çà et là constituent les abris de fortune contre la canicule. Il n'y pas de tentes. Il n'y a pas d'eau potable. Les effets personnels sont amoncelés comme sur un dépotoir. Quelques enfants s'agrippent à leur mère tandis que d'autres, qui ont encore la force, se promènent. La désolation se lit sur les visages. «J'ai quitté l'île de karamga pour me réfugier à Nguigmi. L'attaque sur l'île a été d'une rare violence ; j'ai vu des corps ensanglantés et des morts autour de moi. C'est effroyable;» me confie Salem, 45 ans.

    Plus de 25 000 personnes ont quitté les îles pour regagner soit Bosso, soit Nguigmi, soit la ville de Diffa sur demande expresse du gouverneur de la région, pour des raisons de sécurité.. Ils sont regroupés dans des zones de transit. Ceux qui le désirent sont rapatriés vers leur pays d'origine, principalement le Nigeria. D'autres regagnent les camps de réfugiés. Les conditions de vie dans les centres de transit sont difficiles. Il faut parcourir une longue distance avant de s'approvisionner en eau. La chaleur est épouvantable et les populations dorment sur le sable.

    «Ça fait 4 jours que je vis à la belle étoile avec ma femme et mes 5 enfants. Il fait chaud, nous n'avons pas suffisamment de nourriture et je ne sais pas où je vais;» ajoute Salem les yeux remplis de larmes.

    Un peu plus loin le gouvernement nigérien organise une distribution de vivres. Une image m'attire. Une femme avec un nouveau-né dans la file d'attente. Je m'approche d'elle. Elle m'explique qu'elle vient d'accoucher la veille. Le bébé n'a même pas encore 24 heures d'existence. Elle n'a rien à manger et a choisi de venir prendre des vivres distribués par le gouvernement. Elle se rendra à l’hôpital après, dit-elle .

    Apres Nguigmi, je reviens à Diffa. Le centre de transit de la ville est bondé de monde. Femmes, enfants et jeunes sont entassés dans des camions. Ils veulent retourner au Nigeria. Là aussi j’assiste à une scène qui m’a marqué. Je vois une femme qui, se tordant de douleur est précipitamment descendue du camion assistée par la foule. Enceinte, le travail d’accouchement a commencé. Elle est immédiatement prise en charge par une équipe médicale installée dans le centre.

    Le Programme alimentaire mondial a décidé de fournir des suppléments nutritionnels à près de 2500 enfants et femmes enceintes ou allaitantes dans les zones de transit pour lutter contre la malnutrition.

    Déjà, l'organisation assiste près de 90 000 personnes refugiés déplacés et populations hôtes dans la région de Diffa.


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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Niger, Nigeria

    Highlights

    • As of 7 May, around25,700 people had left the Lake Chad villages islands at the request of the authorities. About 6,000 Nigerianshave chosen to return home.
    • Priority needs of newly displaced people include food, shelter and water.
    • The first relief efforts are ongoing.
    • The Prime Minister of Niger paid a visit to the displaced in Nguigmi to better understand their plight and offer support.
    • On 6 May, regional authorities and humanitarian actors conducted a rapid assessment mission inNguigmi.

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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Central African Republic, Côte d'Ivoire, Guinea, Liberia, Niger, Nigeria, Sierra Leone

    REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

    DES GROUPES ARMÉS ACCEPTENT L’ACCORD DE DÉSARMEMENT

    Le 10 mai, des groupes armés ont signé un accord pour mettre fin aux hostilités et entamer un processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion. L'accord a été signé entre 10 groupes armés et le Ministère de la Défense lors d'un forum de réconciliation nationale dans la capitale Bangui qui a cherché des moyens pour mettre fin à un conflit prolongé du pays depuis l’éviction du Président François Bozizé en 2013. Entre-temps, les groupes armés ont également convenu de libérer jusqu'à 10.000 enfants dans leurs rangs, selon l'UNICEF qui a facilité l'accord pour libérer les mineurs.

    GUINEE

    1 MANIFESTANT DE L’OPPOSITION TUÉ

    Un manifestant a été tué et 15 autres blessés au cours de la dernière manifestation de l'opposition, le 7 mai. L'opposition exige un changement du calendrier électoral dont ils disent favorise le parti au pouvoir. De nouvelles manifestations prévues pour le 11 mai ont été annulées pour donner une chance au dialogue avec le gouvernement.

    LIBERIA

    ANNONCE DE LA FIN DE L’ÉPIDÉMIE D’EBOLA

    Le 9 mai, l'OMS a déclaré la fin de l'épidémie de la maladie à virus Ebola au Libéria. L'annonce est venue après que le pays soit resté pendant 42 jours consécutifs - deux fois la période d'incubation maximale pour le virus - avec aucun nouveau cas confirmé. Le dernier cas signalé dans l'agglomération de Monrovia, le 20 Mars, est décédé le 27 Mars. La Présidente Ellen Johnson Sirleaf et l'OMS appellent à une vigilance continue, en notant que la tâche la plus difficile venait juste de commencer.

    NIGERIA/NIGER

    11 000 PERSONNES ARRIVENT AU NIGERIA DES ÎLES DU LAC TCHAD

    Selon l'Autorité Nationale de Gestion des Urgences du Nigeria (NEMA), au 11 mai, au moins 11 000 Nigérians étaient arrivés des îles du lac Tchad, où les autorités nigériennes ont exhorté les gens à évacuer en raison d'une opération militaire imminente contre Boko Haram. La NEMA relocalise les retournés vers leurs régions d'origine. Au 7 mai, un total de 25 700 personnes avait quitté les îles vers les villes de Nguigmi et de Bosso, au sud-est du Niger .

    SIERRA LEONE

    0 CAS MVE EN CINQ JOURS CONSÉCUTIFS

    Au 10 mai, il n'y avait pas eu de cas d'Ebola signalé pour cinq jours consécutifs (du 6 au 10 mai), selon le Centre National de Réponse Ébola. Un total de neuf cas confirmés a été signalé dans la semaine menant au 3 mai, deux de moins que la semaine précédente. Deux districts ont signalé des cas, comparativement à trois la semaine précédente. La dernière fois que seuls deux districts de la Sierra Leone aient signalé un cas confirmé, c’était en mai 2014.

    REGIONAL/ MALADIE A VIRUS EBOLA

    18 CAS SIGNALÉS, LE PLUS BAS EN 2015

    Un total de 18 cas ont été signalés en Guinée et en Sierra Leone dans les sept jours menant au 3 mai. Ce sont les chiffres les plus bas cette année. Les infections dans les deux pays sont maintenant géographiquement limités, avec seulement une préfecture en Guinée et deux zones en Sierra Leone signalant des cas. En tout, 26 593 cas confirmés, probables et suspects, dont 11 005 décès ont été enregistrés jusqu'à présent dans les trois pays les plus touchés.


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    Source: Médecins Sans Frontières
    Country: Niger, Nigeria

    MSF est l'une des rares organisations à venir en aide à cette population vulnérable

    Des milliers de personnes ont fui leur village dans les îles du lac Tchad, au sud-est du Niger, après que les autorités nigériennes ont annoncé qu'elles devaient quitter la zone suite à l'attaque meurtrière de Boko Haram sur l'île de Karamga le 25 avril dernier. Selon les données préliminaires de l'Organisation des Nations Unies, 25 000 personnes sont arrivées à N'guigmi et Bosso, deux villes situées près du lac. Environ 1 500 autres personnes se trouvent actuellement dans un centre de transit à Diffa, la capitale de la région.

    Les conditions dans lesquelles la population arrive sont critiques. La plupart d'entre eux ont dû marcher pendant des jours, laissant tous leurs biens derrière eux. « Les principaux besoins de la population sont l'eau, la nourriture, les soins de santé et le logement, explique Abdalla Hussein, coordinateur d'urgence de MSF à Diffa, et poursuit : Nous avons besoin de davantage d'aide en urgence car cette population est actuellement confrontée à une situation très précaire ».

    MSF est l'une des rares organisations qui vient en aide à cette population dans le centre de transit de Diffa. Depuis dimanche dernier, les équipes de MSF ont effectué plus de 900 consultations médicales, traitant principalement des cas de déshydratation, d'hypoglycémie et d'infections respiratoires. En outre, après avoir négocié avec les autorités, plusieurs patients ont pu être orientés vers l'hôpital de Diffa, où l'organisation était déjà à la tâche. MSF fournit également de l'eau potable et de la nourriture.

    À N'guigmi, MSF a traité certains réfugiés dans le centre de santé de la ville, où l'organisation travaillait déjà avec le ministère de la Santé avant la crise actuelle. Par ailleurs, nos équipes commencent à fournir une assistance médicale dans les deux camps où la population déplacée se concentre en ce moment : l'aéroport et Kimegana, une zone en rase campagne.

    Les équipes de MSF évaluent également s'il est nécessaire d'intensifier son aide dans les zones du nord de Bosso, où est également arrivée la population déplacée du lac depuis le début du mois.

    La plupart de la population ayant abandonné le lac sont des Nigérians qui avaient déjà fui le nord du pays en raison de la violence. Entre le 3 et le 6 mai, plusieurs milliers d'entre eux ont été rapatriés au nord du Nigeria par camion.

    Depuis décembre dernier, MSF travaille dans la région de Diffa pour assister la population qui avait atteint la zone pour fuir les violences au nord du Nigeria et la population locale. MSF travaille actuellement dans les districts de Diffa et N'guigmi, soutenant plusieurs centres de santé, y compris un centre de santé maternelle et infantile dans la ville de Diffa.


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    Source: UN High Commissioner for Refugees
    Country: Chad, Nigeria

    POPULATION

    18,131 Estimated Nigerian refugees 5,268 refugee in Dar Salam site
    3,398 IDPs at Bagasola, in the Lake Region.

    HIGHLIGHTS

    • Several attacks directed mainly at two islands (Tchoukoutalia and Ngouboua) of the Lake, were registered during the first half of April 2015 .

    • Attacks of Boko Haram on the Lake Region prompted the implementation of new security measures. Henceforth, at least two cars convoy are required for mission on the route N’Djame-na-Bol-Bagasola.

    • Informed of the presence of 500 refugees from Dar Es Salam site to the municipality of Diffa, a joint UNHCR-CNARR mission assessment accounted only for 38 refugees heading to Maiduguri.

    • Following a sensibilization campaign to the Parents and Teacher Association (PTA) the number of students experience the raised of 164% (from 224 to 592 children)


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    Source: UN High Commissioner for Refugees
    Country: Japan, Mali, Mauritania

    HIGHLIGHTS

    • On 27 April, UNHCR started the biometric enrolment of the population living in Zone 1 (Blocks 1 to 5), in Mberra Camp.

    • UNHCR is currently completing the verification exercise for individuals registered as refugees in UNHCR’s database and presumed to be Mauritanian nationals.

    • In April, UNHCR prepared the implementation of its new health strategy for urban refugees and asylum seekers in Nouakchott and Nouadhibou. Consultation meetings were organized with refugees, the authorities and partner agencies.

    • The April General Food Distribution took place between 15 and 21 April. All the refugees present at the distribution received food rations. Individuals with specific needs who could not attend the distribution received targeted assistance.


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    Source: UN High Commissioner for Refugees
    Country: Cameroon, Nigeria

    Principaux défis par secteurs

    WASH

    • Accès à l'eau : standard non atteint Déficit Eau (gap) : 207 m3

    • Assainissement : Le rythme de construction des infrastructures d’assainissement ne suit pas l’augmentation de la population

    • Pénurie de bois sur le marché local pour la construction des latrines/douches

    Réponses

    • UNHCR: Finition des essais de pompage sur 10 forages réalisés, les pompes seront installées dans les jours qui suivent.

    • UNHCR : Construction en cours de 10 forages dans les villages hôtes autour du camp de Minawao

    • Plan Cameroun: construction de 300 latrines en cours dont 189 déjà opérationnelles

    • MSF-SUISSE: construction de 350 latrines familiales dont 10 tranchées de défécation opérationnelles

    • 11 fosses à ordures en cours de construction


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    Source: UN High Commissioner for Refugees
    Country: Mali, Mauritania


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    Algiers, Algeria | AFP | 5/14/2015 - 02:55 GMT

    Mali's Tuareg-led rebel alliance will Thursday initial a peace accord that was drawn up with the government to bring stability to the conflict-hit west African nation, Algerian mediators and the rebels said.

    The Coordination of Azawad Movements (CMA) said it would initial the document to "honour previous commitments".

    "This decision also follows commitments made by the international mediation and accepted by the Malian side (government) to undertake discussions on the demands and comments by the CMA after initialling and before signing the final document," it said.

    The CMA said it would not be present at the actual signing on Friday.

    In diplomatic language, "initialling" a deal is an agreement in principle that there is no need for further discussion on the details. But because it stops short of signing the document, it means the deal cannot be implemented.

    Abdelaziz Benali Cherif, a spokesman for Algeria's foreign ministry, had earlier confirmed the CMA would signal its commitment to the document, thrashed out over months under UN auspices, in Algiers on Thursday.

    The agreement is due to be signed officially on Friday in Bamako in the presence of around a dozen heads of state and government.

    Mali was upended by a coup in 2012 which opened the door for Tuareg separatists to seize the towns and cities of the vast northern desert with the help of several Islamist groups.

    The country has since returned to democracy but remains deeply divided between its northern Tuareg and Arab populations and the southern sub-Saharan ethnic groups they accuse of marginalising them.

    The Malian government and a coalition of armed groups known as the Platform have already initialled the peace accord.

    But the CMA has said it will not accept a deal without an amendment recognising "Azawad", the name used by the Tuareg for the northern part of Mali, as a "geographic, political and juridical entity".

    The CMA issued a statement early on Wednesday lamenting its failure to secure the amendments it was seeking but resolved to initial the document before the opening of "intermediate discussions between initialling and signature".

    The alliance said it could "only deplore the current blockages due to the obstinacy of the Malian government in trying to impose a settlement plan that does not have the support of the people of Azawad", ruling out taking part in Friday's ceremony.

    Experts have pointed to fissures within the CMA, however, and two of its five groups are likely to rubber-stamp the deal on Friday, according to the mediation source.

    amb-sd-sst/mtp/as

    © 1994-2015 Agence France-Presse


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    Source: IRIN
    Country: Cameroon, Nigeria

    MAROUA, CAMEROUN, 13 mai 2015 (IRIN) - Dans le nord du Cameroun, des dizaines de milliers d’enfants - parmi lesquels de nombreux réfugiés en provenance du Nigéria voisin – sont déscolarisés en raison des attaques transfrontalières de Boko Haram.

    « Le gouvernement et les agences d’aide humanitaire sont aux prises avec une situation d’urgence complexe », a dit Middjiyawa Bakari, le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, au Cameroun.

    « Il demeure essentiel de dégager suffisamment de salles de classe, de professeurs et de formes d’aide variées pour les enfants déplacés à l’intérieur de leur propre pays », a-t-il dit.

    Au nombre de ces enfants privés d’éducation, on comptabilise près de la moitié des 62 000 enfants déplacés à l’intérieur de leur propre pays du fait des attaques de l’insurrection nigérienne, qui a entraîné la fermeture de plus de 120 écoles depuis septembre.

    Une partie des 74 000 Nigériens ayant fui le Cameroun depuis mars figure également parmi eux.

    D’après le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), 60 pour cent de ces nouveaux arrivants sont des enfants.

    Au moins 18 attaques de Boko Haram ont été signalées dans le nord du Cameroun depuis le début de l’année. Près de 100 000 Camerounais ont fui leur foyer, rapporte le HCR.

    Les trois départements les plus gravement touchés sont ceux de Logone-et-Chari, Mayo-Sava et Mayo-Tsanaga, à la frontière avec le nord-est du Nigéria - là où les rebelles islamistes sont les plus actifs. Dans ces régions, 60 pour cent des écoles ont été abandonnées, 30 pour cent sont désormais investies par des personnes déplacées, et 10 pour cent ont été détruites ou pillées au cours d’attaques, d’après un rapport publié le mois dernier par le HCR.

    Un fardeau supplémentaire

    Dans les zones où les écoles sont restées ouvertes, les autorités encouragent la famille et les proches des enfants déplacés à les y inscrire afin qu’ils terminent leur année scolaire. Mais les défis sont nombreux. Moumine Aloa, le directeur de l’école primaire publique Maroua Doualare I - où sont inscrits plus de 200 enfants déplacés - a dit à IRIN : « Ces enfants viennent ajouter aux difficultés que nous rencontrons déjà, car les déplacés ont des besoins plus spécifiques et plus urgents que les autres élèves. Ils sont nombreux à se présenter sans livre, bulletin scolaire ou test de niveau. Leur niveau scolaire est très faible », a-t-il dit.

    Après une déscolarisation de plusieurs mois, les enfants ont souvent besoin d’heures de cours supplémentaires et parfois de soins psychosociaux pour parvenir à suivre en classe avec les autres élèves.

    Une autre difficulté tient au fait que bon de nombre de familles ayant pris la fuite ont perdu leurs moyens de subsistance, et n’ont pas de quoi s’acquitter des frais de scolarité.

    D’autres n’ont plus les papiers nécessaires à l’inscription. Le HCR estime que 59 pour cent des Camerounais déplacés ont perdu des documents importants.

    Environ 38 pour cent des enfants déplacés ont été séparés de leur famille, et vivent à présent avec des proches qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas les envoyer à l’école.

    Nombre d’enfants déplacés sont contraints de travailler pour survivre.

    C’est le cas de Soulemanu Abba, 15 ans, qui a raconté à IRIN : « C’était facile pour moi d’aller à l’école lorsque je vivais à Fotocol [son village] parce que mes parents et amis étaient présents, et avaient suffisamment d’argent pour financer mes études. Mais depuis que je suis arrivé ici, je dois travailler pour gagner de quoi me nourrir ».

    « Certaines classes accueillent plus de 200 élèves » M. Abba a fui son domicile en octobre 2014, et vit désormais à Maroua où il vend de l’essence avec son oncle.

    Son histoire est emblématique.

    « J’aimerais pouvoir continuer l’école, parce que ce n’est le métier que j’imaginais pour gagner ma vie », a dit Mouktar Ismaila, 17 ans, qui conduit une moto taxi. « Beaucoup d’entre nous ont abandonné l’école, certains fuient Boko Haram et d’autres ne veulent tout simplement pas aller à l’école. »

    « De nombreux élèves abandonnent l’école pour devenir des hommes, et c’est malheureux que la plupart d’entre eux perdent l’occasion unique de terminer l’école et de devenir des figures importantes de leur communauté », regrette M. Aloa, le directeur d’école.

    L’éducation chez les réfugiés

    À Minawao, le plus grand camp d’accueil pour réfugiés nigériens, on ne compte que trois écoles primaires et 21 salles de classe pour plus de 6 600 enfants en âge d’être scolarisés au primaire.

    « Au-delà du fait que l’éducation est un droit humain fondamental pour tous les enfants, il est particulièrement important que les enfants réfugiés aillent à l’école parce ça permet de créer un sentiment de normalité, et de leur donner prise sur leur propre vie en améliorant leur capacité à transformer les obstacles en opportunités », a dit Isaac Luka, un juriste représentant des réfugiés.

    Mais faute d’une école pour les accueillir, environ 40 pour cent des enfants en âge d’être scolarisés au primaire ou au secondaire passent leurs journées à s’affairer autour du camp, cherchant à gagner de quoi vivre, rapportent les autorités du camp.

    « Les écoles sont surpeuplées », a dit Samuel Cameroun, qui travaille comme gérant adjoint au camp. « Certaines classes accueillent plus de 200 élèves, avec deux professeurs devant faire face à des enfants issus d’environnements très difficiles. Les agences d’aide humanitaire y mettent du leur, en construisant des salles de classe et des environnements adaptés aux enfants et en distribuant des fournitures scolaires, mais elles ne sont pas assez nombreuses au vu des besoins croissants. »

    Le gouvernement a récemment dépêché 17 professeurs supplémentaires au camp, et recruté 34 nouveaux professeurs parmi les réfugiés, mais on compte encore 150 élèves pour chacun d’entre eux.

    John Duige, un réfugié nigérien de 61 ans travaillant bénévolement comme professeur d’école primaire au camp de Minawao, a dit à IRIN : « J’ai l’obligation d’aider ces enfants […] il faut qu’ils aient l’opportunité d’étudier au Cameroun maintenant ».

    C’est un travail difficile : la plupart des enfants réfugiés n’étaient pas scolarisés au Nigéria, et rares sont ceux qui parlent ou comprennent l’anglais. Ils parlent des dizaines de dialectes différents, si bien qu’il est presque impossible de trouver une langue commune dans laquelle enseigner.

    Le HCR et l’UNICEF ont mis sur pied des tentes d’accueil adaptées gérées par des ONG locales, où une variété de jeux et d’exercices éducatifs complémentaires sont proposés aux enfants.

    « L’éducation est une priorité pour la plupart des agences d’aide humanitaire, mais les enfants ont besoin de bien plus que cela pour oublier les traumatismes et les images d’atrocités qu’ils ont en tête », a dit M. Cameroun. « Ils ont besoin de davantage d’aires de jeu, de salles de classe et de soins psychosociaux dispensés par le biais d’activités organisées. »

    mkn/jl/am - xq/amz


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    Alger, Algérie | AFP | 14/05/2015 - 00:12 GMT

    La rébellion à dominante touareg paraphera jeudi à Alger l'accord pour la paix au Mali du 1er mars, ont confirmé mercredi le ministère algérien des Affaires étrangères et les rebelles, qui ont cependant exclu de signer le document le lendemain à Bamako.

    La Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, rébellion) a annoncé dans un communiqué "sa décision de parapher" le document, expliquant ainsi "honorer les engagements antérieurement pris".

    "Cette décision fait aussi suite aux engagements pris par la médiation internationale et acceptés par la partie malienne (le gouvernement, NDLR) d'engager des discussions sur les demandes et observations de la CMA après le paraphe et avant la signature du document final", affirme la rébellion, précisant que celles-ci "porteront également sur les modalités d'application".

    "Quant à la date du 15 mai 2015, arrêtée pour la signature proprement dite et fixée sans avoir consulté la CMA, elle n'engage pas celle-ci qui, d'ores et déjà, informe qu'elle ne sera pas présente" à la cérémonie prévue vendredi à Bamako, souligne la rébellion, levant les derniers doutes sur sa position attendue.

    Auparavant, le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Chérif, avait confirmé à l'AFP que la CMA parapherait jeudi l'accord d'Alger, deux mois et demi après le gouvernement malien et ses alliés.

    Un responsable rebelle et une source de sécurité régionale avaient indiqué mardi à l'AFP à Bamako que des délégations des groupes de la CMA se rendraient mercredi à Alger pour parapher "en principe" cet accord, malgré les violations répétées du cessez-le-feu depuis le 27 avril.

    Une source au sein de la médiation internationale à Bamako a précisé mercredi à l'AFP que les délégations étaient attendues dans la soirée à Alger, de même que le chef de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), Mongi Hamdi.

    L'accord, qui doit être signé officiellement vendredi à Bamako en présence d'une dizaine de chefs d'Etat et de gouvernement, le sera probablement par deux des cinq groupes de la CMA, a estimé cette source.

    Le document a été paraphé à Alger le 1er mars par le camp gouvernemental mais pas par la rébellion qui, après avoir "consulté sa base", avait indiqué ne pas pouvoir l'avaliser en l'état.

    Dans un communiqué publié tôt mercredi, la CMA rappelle avoir réclamé en vain des amendements, mais s'être résolue à accepter lors de discussions le 26 avril avec M. Hamdi de parapher le document avant l'ouverture de "discussions intermédiaires entre la période qui sépare le paraphe et la signature".

    Les ministres algérien et français des Affaires étrangères avaient appelé mardi à cette signature "dans l'intérêt de la paix au Mali et dans la région", selon Laurent Fabius, qui s'exprimait à Alger avec son homologue algérien Ramtane Lamamra.

    Le texte prévoit la création d'Assemblées régionales dotées de pouvoirs importants, élues au suffrage universel direct, mais, comme le souhaitait Bamako, ni autonomie ni fédéralisme et ne reconnaît l'"Azawad", nom par lequel les rebelles désignent le nord du Mali, que comme une "réalité humaine", sans contenu politique.

    La CMA réclame la "reconnaissance officielle de l'Azawad comme une entité géographique, politique et juridique", la création d'une assemblée interrégionale couvrant cette zone, et un quota de "80% de ressortissants de l'Azawad" dans les forces de sécurité.

    Le nord du Mali est tombé au printemps 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

    Les jihadistes ont été dispersés et partiellement chassés de cette zone par une opération militaire internationale lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, et toujours en cours. Mais des zones entières échappent encore au contrôle du pouvoir central.

    amb-sd-sst/jr

    © 1994-2015 Agence France-Presse


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    Source: UN General Assembly
    Country: Central African Republic, Democratic Republic of the Congo, Haiti, Israel, Lebanon, Liberia, Mali, South Sudan, Sudan, Syrian Arab Republic

    AG/AB/4155

    Première partie de la reprise de session,
    38e séance – matin
    ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
    COUVERTURE DES RÉUNIONS

    La Cinquième Commission chargée des questions administratives et budgétaires a examiné, ce matin, les projets de budget de neuf opérations de maintien de la paix pour l’exercice allant du 1er juillet 2015 au 30 juin 2016.

    A été passé au crible le financement des opérations de l’ONU au Darfour, en Haïti, au Liban, au Libéria, au Mali, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, au Soudan du Sud, et entre Israël et la Syrie. Au nom du Groupe des États d’Afrique, le représentant du Togo a noté que l’ensemble des 13 opérations en cours devraient mobiliser un budget de 8,5 milliards de dollars, soit une augmentation de 0,4% par rapport à l’exercice 2014/2015. Mais face aux réductions proposées malgré l’expansion des mandats ou l’aggravation des défis liés à la complexité des situations sur le terrain, le représentant a jugé « regrettable » que le Secrétaire général de l’ONU continue de présenter aux États des réductions de coûts « injustifiées » et des coupes budgétaires « généralisées », alors que la mise à disposition des ressources est « cruciale » pour une bonne exécution des mandats.

    C’est exactement ce qu’ont plaidé les délégations à propos de la Mission de l’ONU en Haïti pour laquelle le Secrétaire général propose un budget de 386 millions de dollars, soit une diminution de 22% par rapport à l’exercice 2014/2015. Le représentant haïtien a réitéré la demande de son Président de maintenir l’aide substantielle des Nations Unies pour consolider le climat de sécurité, pendant tout le cycle électoral prévu cette année « au moyen d’une présence visible et robuste des composantes militaires et policières de la Mission ». Ses homologues du Canada, du Brésil, de la Colombie et du Guatemala ont argué qu’une réduction viable des effectifs exige une bonne prise en compte de la situation et de la capacité de l’État haïtien à assurer la sécurité de sa population. La décision des États ne devrait pas compromettre les acquis engrangés depuis 2010, ont-il argué.

    Leur homologue chinois dont le pays, a-t-il rappelé, contribue à hauteur de 6,3% au budget des opérations de maintien de la paix, a relevé que les Missions au Darfour, en RDC et au Soudan du Sud ont un budget supérieur à 1 milliard de dollars et que celles déployées au Mali et en République centrafricaine, un budget proche du milliard. Compte tenu de l’augmentation des fonds et des besoins nécessaires, il a jugé « essentiel » de renforcer encore la reddition de comptes dans l’exécution des budgets.

    L’examen du budget de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD), entre Israël et la Syrie, a donné lieu à un échange entre les représentants de ces pays. Le délégué syrien a fait remarquer que si la Force est toujours là, après 40 ans, c’est bien parce qu’Israël refuse de se retirer du Golan. Il devrait donc prendre à sa charge le financement de la Force. Le délégué israélien a dit ne pas avoir de leçons à recevoir « d’un gouvernement qui bombarde son propre peuple », avant que le Président de la Cinquième Commission n’appelle les deux intervenants à s’en tenir aux aspects budgétaires et administratifs.

    Même si l’Opération « Sangaris » est menée par la France en sa capacité nationale dans un cadre distinct de l’opération de l’ONU en République centrafricaine, la représentante française a tout de même tenu à rappeler que son gouvernement a agi immédiatement lorsqu’il a pris connaissance des allégations d’abus sexuels qui auraient été commis par ses soldats. Ainsi, la justice a été saisie aussitôt, le 29 juillet 2014, et une enquête préliminaire a débuté le 1er août 2014. Le 7 mai 2015, le Procureur de la République a indiqué que l’affaire a été transmise à des juges d’instruction. Si les faits sont avérés, les peines seront « exemplaires », a assuré la représentante en paraphrasant son Président.

    Les propositions budgétaires du Secrétaire général ont été présentées par le Contrôleur des Nations Unies, Mme Bettina Tucci Bartsiotas. Les rapports du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (CCQAB) l’ont été par son Président, M. Carlos Ruiz Massieu.

    La prochaine réunion de la Cinquième Commission sera annoncée dans le*Journal des Nations Unies*.

    FINANCEMENT DES OPÉRATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX

    Rapport du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (CCQAB) sur le financement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA)(**A/69/839/Add.12**)

    Pour l’exercice allant du 10 avril au 30 juin 2014, le CCQAB recommande d’ouvrir un crédit de 59 152 900 dollars qui correspond aux dépenses engagées durant cette période. Il recommande de porter au crédit des États Membres le solde inutilisé, soit 399 100 dollars, ainsi que les intérêts créditeurs d’un montant de 11 200 dollars.

    S’agissant de l’exercice allant du 1er juillet 2015 au 30 juin 2016, le Comité consultatif recommande d’allouer des crédits d’un montant de 828 941 200 dollars, si le Conseil de sécurité décide de proroger le mandat de la Mission. Cette somme est inférieure aux 843 608 300 dollars demandés par le Secrétaire général, du fait des recommandations du CCQAB portant notamment sur les ressources humaines. Le Comité recommande par exemple que les deux postes de spécialiste de la déontologie et de la discipline demandés soient créés comme emplois de temporaire.

    D’autres réductions de dépenses pourraient se faire au titre des voyages, recommande le Comité qui est d’avis que la MINUSCA devrait regrouper les voyages et envisager d’autres moyens de communication. Il recommande notamment une réduction de 10% (soit 179 700 dollars) des ressources demandées au titre des déplacements non liés à la formation en dehors de la zone de la Mission.

    Parmi ses autres observations, le Comité consultatif note que le montant de 3 millions de dollars prévu pour un système de drones n’est pas mentionné dans le projet de budget. Par ailleurs, il encourage la MINUSCA à poursuivre ses efforts pour augmenter le nombre de fonctionnaires ayant une bonne connaissance du français dans toutes les composantes de la Mission.

    Rapport du CCQAB sur le financement de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) (A/69/839/Add.5**)**

    Le Comité rappelle que le budget initial pour l’exercice 2013/14, d’un montant brut de 1 359 359 100 dollars, avait dû être revu à la hausse avec des crédits additionnels d’un montant de 90 524 500 dollars du fait de la décision du Conseil de sécurité de proroger le mandat de la Mission jusqu’au 31 mars 2014 et de mettre à sa disposition, dans les limites de l’effectif maximum autorisé de 19 815 hommes, à titre exceptionnel, une brigade d’intervention. L’Assemblée générale avait ainsi ouvert un crédit d’un montant brut de 1 453 358 000 dollars.

    Le montant total brut des dépenses engagées pendant cet exercice s’est élevé à 1 432 275 100 dollars, ce qui représente un solde inutilisé de 1,6% du montant total des crédits ouverts. Le CCQAB recommande que ce solde inutilisé de 21 082 900 dollars, ainsi que les autres recettes et ajustements de l’exercice clos le 30 juin 2014, d’un montant de 14 616 000 dollars, soient portés au crédit des États Membres.

    Pour ce qui est du budget en cours, pour l’exercice allant du 1er juillet 2014 au 30 juin 2015, le CCQAB recommande d’autoriser des dépenses d’un montant maximum de 38 577 700 dollars, montant qui viendra s’ajouter au crédit de 1 397 036 000 dollars qu’elle a ouvert à cet effet pour le même exercice dans sa résolution 68/287.

    Le CCQAB se félicite des progrès accomplis dans la réalisation de l’examen des besoins en personnel civil ainsi que des mesures engagées pour renforcer les capacités nationales. Il formule des recommandations relatives au Bureau d’appui à Mbandaka, à la gestion de la chaîne d’approvisionnement et à la plateforme logistique d’Entebbe.

    Pour l’exercice allant du 1er juillet 2015 au 30 juin 2016, le CCQAB recommande que le montant total des crédits proposé par le Secrétaire général soit réduit de 7 396 800 dollars. En conséquence, il recommande que, si le Conseil de sécurité décidait de proroger le mandat de la MONUSCO, l’Assemblée générale ouvre un crédit de 1 362 393 500 dollars.

    Rapport du CCQAB sur le financement de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) (A/69/839/Add.4**)**

    Le budget initial pour l’exercice 2013/14, d’un montant de 576 619 000 dollars, est supérieur au montant brut des dépenses totales qui se sont élevées à 540 751 00 dollars. Le Comité consultatif recommande de porter au crédit des États Membres le solde inutilisé, soit 36 443 900 dollars, ainsi que les autres recettes et ajustements de l’exercice clos le 30 juin 2014, soit 8 910 000 dollars.

    Pour l’exercice allant du 1er juillet 2014 au 30 juin 2015, le CCQAB note que le montant des dépenses serait moins important que prévu: les dépenses devraient atteindre 476 221 400 dollars, laissant un crédit inutilisé de 23 859 100 dollars, soit 4,8% du crédit approuvé.

    En ce qui concerne le projet de budget 2015/2016, le CCQAB recommande à l’Assemblée générale d’ouvrir un crédit d’un montant de 386 220 600 dollars, au cas où le Conseil de sécurité déciderait de proroger le mandat de la Mission au-delà du 15 octobre 2015.

    Parmi ses observations concernant le budget 2015/2016, le CCQAB indique qu’il ne s’oppose pas à la proposition du Secrétaire général de supprimer 268 postes ou emplois. Il conseille une diminution des crédits demandés répartie comme suit: 105 168 dollars au titre de l’informatique et des communications, 94 400 dollars au titre des services de consultants et 141 600 dollars au titre des frais de voyage.

    Rapport du CCQAB sur le financement de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) (A/69/839/Add.11**)**

    Alors que le budget initial pour l’exercice 2013/14 était de 476 277 000 dollars, les dépenses de l’exercice se sont élevées à 447 845 300 dollars, ce qui laisse un solde inutilisé de 28 431 700. Le CCQAB note que l’épidémie d’Ebola survenue au Libéria au cours du dernier trimestre de l’exercice considéré a eu un effet sur l’exécution du budget 2013/14 de la MINUL. Il recommande que le solde inutilisé de 28 431 700 ainsi que les autres recettes et ajustements d’un montant de 5 100 800 dollars soient crédités aux États Membres.

    En ce qui concerne l’exécution du budget en cours 2014/2015, le CCQAB note que, au 30 mars 2015, cinq demandes d’indemnités payables en cas de décès ou d’invalidité étaient en attente de règlement. Il recommande d’autoriser des dépenses d’un montant maximum de 9 959 400 dollars s’ajoutant au crédit de 427 267 000 dollars déjà ouvert par l’Assemblée générale. Le Secrétaire général devrait être également prié de fournir des informations détaillées sur les dépenses déjà engagées dans le cadre du rapport sur l’exécution du budget de la MINUL au titre de l’exercice allant du 1er juillet 2014 au 30 juin 2015.

    Pour ce qui est du budget 2015/2016, le CCQAB recommande d’ouvrir un crédit d’un montant brut de 352 862 500 dollars, si le Conseil de sécurité décide de proroger le mandat de la Mission au-delà du 30 septembre 2015, ce qui représente une réduction par rapport aux 355 208 800 dollars demandés par le Secrétaire général. Parmi les réductions possibles, il estime que celle des effectifs de la MINUL devrait aboutir à une nouvelle réduction des besoins de voyage. Il recommande par conséquent une réduction de 15% des ressources demandées au titre des voyages à l’extérieur non liés à la formation pour l’exercice 2015/16.

    Rapport du CCQAB sur le financement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) (A/69/839/Add.2**)**

    Avec un budget initial de 450 464 700 dollars, soit 83 690 200 dollars pour la période du 25 avril au 30 juin 2013 et de 366 774 500 dollars pour la période du 1er juillet au 31 décembre 2013, la MINUSMA avait été dotée de 602 millions de dollars pour l’exercice 2013/14. Les dépenses se sont élevées à 592 792 000 dollars, laissant un solde inutilisé de 9 208 000 dollars. Le CCQAB recommande que le solde inutilisé et autres recettes relatifs à l’exercice clos le 30 juin 2014, soit 5 553 000 dollars, soient crédités aux États Membres.

    Pour l’exercice budgétaire en cours 2014/2015, le Comité consultatif note que le Secrétaire général a demandé des ressources supplémentaires d’un montant de 80 336 300 dollars qui, si elles sont approuvées, porteraient le montant total des ressources à 911 038 000 dollars.

    Pour ce qui est du projet de budget pour l’exercice allant du 1er juillet 2015 au 30 juin 2016, le CCQAB recommande à l’Assemblée générale d’ouvrir un crédit d’un montant brut de 934 430 400 dollars si le Conseil de sécurité décide de proroger le mandat de la Mission, ce qui représente une réduction par rapport au montant demandé de 936 074 400 dollars.

    Les réductions proposées par le CCQAB concernent notamment la proposition de créer un poste de chauffeur pour laquelle le Comité consultatif n’est pas convaincu de la nécessité. Il recommande plutôt que cette fonction soit assurée par le personnel de transport existant. En outre, le CCQAB recommande de ne pas approuver la proposition de créer un poste de spécialiste des questions politiques de la classe P-3 à Bamako, alors qu’il n’en faut qu’un seul dans chacune des deux autres localités (Gao et Kidal).

    Le CCQAB formule d’autres recommandations qui justifient des réductions des dépenses. Estimant que certaines fonctions pourraient être exercées en recourant à des compétences internes, il recommande de diminuer de 10% (74 300 dollars) le montant des ressources proposées au titre des services de consultants pour l’exercice 2015/16 à la MINUSMA, en sus de la réduction de 220 800 dollars proposée à cet égard.

    En outre, estimant que les voyages devraient être combinés, il recommande de diminuer de 10% (195 800 dollars) les ressources proposées au titre des voyages en dehors de la zone de la Mission à des fins autres que de formation pour l’exercice 2015/16 de la MINUSMA, en plus de la réduction de 331 200 dollars préconisée au titre des voyages.

    Rapport du CCQAB sur le financement de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD) (A/69/839/Add.**1)**

    Les mesures qu’il appartient à l’Assemblée générale de prendre en ce qui concerne le financement de la FNUOD pour la période allant du 1er juillet 2013 au 30 juin 2014 sont indiquées au paragraphe 38 du rapport sur l’exécution du budget (A/69/586, Corr.1). Le CCQAB recommande que le solde non utilisé de 1 311 300 dollars, ainsi que les autres recettes et ajustements, d’un montant de 710 800 dollars, soient portés au crédit des États Membres.

    Les mesures qu’il appartient à l’Assemblée générale de prendre en ce qui concerne le financement de la FNUOD pour l’exercice allant du 1er juillet 2015 au 30 juin 2016 sont indiquées au paragraphe 44 du projet de budget (A/69/732). Le CCQAB recommande à l’Assemblée générale d’ouvrir un crédit de 52 261 222 dollars au titre du maintien de la FNUOD pour la période de 12 mois allant du 1er juillet 2015 au 30 juin 2016.

    Rapport du CCQAB sur le financement de la Force des Nations Unies au Liban (FINUL) (A/69/839/Add.8)

    Les décisions que l’Assemblée générale est invitée à prendre en ce qui concerne le financement de la FINUL pour l’exercice allant du 1er juillet 2013 au 30 juin 2014 sont indiquées au paragraphe 45 du rapport sur l’exécution du budget (A/69/606). Le Comité consultatif recommande que le solde inutilisé de 722 300 dollars, et le montant de 9 302 300 dollars correspondant aux recettes et ajustements divers soient portés au crédit des États Membres.

    Les décisions que l’Assemblée générale est invitée à prendre en ce qui concerne le financement de la FINUL pour l’exercice allant du 1er juillet 2015 au 30 juin 2016 sont indiquées au paragraphe 65 du projet de budget (A/69/731). Compte tenu de la recommandation qu’il a formulée ci-dessus aux paragraphes 23, 36 et 37, le CCQAB recommande que l’Assemblée générale ouvre un crédit de 514 059 300 dollars.

    Rapport du CCQAB sur le financement de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS)(A/69/839/Add.15).

    Les décisions que l’Assemblée générale est appelée à prendre au sujet du financement de la MINUSS pour l’exercice allant du 1er juillet 2013 au 30 juin 2014 sont énoncées à la section V du rapport sur l’exécution du budget (A/69/677). Le CCQAB recommande que le montant du solde inutilisé, soit 5 271 500 dollars et des recettes et ajustements divers, 19 887 200 dollars, soit porté au crédit des États Membres.

    Les décisions que l’Assemblée générale est appelée à prendre au sujet du financement de la MINUSS pour l’exercice allant du 1er juillet 2015 au 30 juin 2016 figurent à la section IV du projet de budget (A/69/800). Compte tenu des recommandations qu’il a formulées aux paragraphes 25, 30, 35, 38, 42, 48, 50 et 51, le CCQAB recommande l’ouverture d’un crédit de 1 milliard 095 219 100 dollars.

    Rapport du CCQAB sur lefinancement de l’Opération hybride « Union africaine-Nations Unies » au Darfour**(A/69/839/Add.6)**

    Les décisions que l’Assemblée générale est appelée à prendre au sujet du financement de la MINUAD pour l’exercice allant du 1er juillet 2013 au 30 juin 2014 sont indiquées dans la section V du rapport sur l’exécution du budget (A/69/673). Le Comité consultatif recommande que le solde inutilisé de 70 757 000 dollars de l’exercice allant du 1er juillet 2013 au 30 juin 2014 soit porté au crédit des États Membres, de même que le montant des autres recettes et ajustements, soit 46 211 200 dollars, dégagé pour le même exercice.

    Les décisions que l’Assemblée générale est appelée à prendre à propos du financement de la MINUAD sur l’exercice allant du 1er juillet 2015 au 30 juin 2016 sont indiquées dans la section IV du projet de budget (A/69/808). Compte tenu des recommandations qu’il a formulées aux paragraphes 31, 32, 43, 44 et le CCQAB recommande à l’Assemblée d’ouvrir un crédit de 1 milliard 133 268 800 dollars.

    Déclarations

    Au nom du Groupe des États d’Afrique, M. KODJOVI DOSSEH (Togo) a noté que le projet de budget annuel 2015/2016 du maintien de la paix atteint 8,49 milliards de dollars soit une augmentation de 0,4% par rapport au montant initial de 8,46 milliards. Il a précisé que l’affectation des ressources nécessaires est cruciale pour permettre aux missions de mettre en œuvre leur mandat. Le représentant s’est inquiété que des réductions injustifiées continuent d’être présentées aux États Membres. Cette tendance à vouloir imposer des réductions à toutes les missions risque de mettre en péril la mise en œuvre des mandats, a-t-il prévenu. Le Groupe des États d’Afrique accorde une grande importance aux questions transversales, dont l’appui aux missions, la mise en œuvre du progiciel de gestion intégré Umoja, les questions de contrôle et de déontologie. « Nous souhaiterons aussi des détails sur les cas d’abus et d’exploitation sexuelle ainsi que sur la situation des dénonciateurs d’abus. » Il a demandé que le Chef de Cabinet du Secrétaire général vienne s’expliquer sur des questions restées sans réponse et impliquant de hauts fonctionnaires de l’Organisation.

    M. XAVIER LASSO MENDOZA (Équateur), qui parlait au nom de laCommunauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), a réaffirmé sa solidarité avec le peuple et le Gouvernement d’Haïti, soulignant les progrès importants accomplis par la MINUSTAH pour soutenir les efforts de consolidation de la stabilité et de l’état de droit, ainsi que la reconstruction après le tremblement de terre de 2010. Les pays de la CELAC sont les plus gros fournisseurs de personnel militaire et de police à la MINUSTAH, a-t-il souligné avant de mentionner également l’aide apportée par ces pays sur les plans bilatéral et régional ainsi que par le biais des Nations Unies. Notant que le projet de budget de la Mission était inférieur de 22,1% à celui de l’exercice en cours, il a exprimé son intention d’examiner cette proposition en gardant en vue les ressources nécessaires pour l’accomplissement du mandat.

    La CELAC est opposée à toute réduction arbitraire du budget de la MINUSTAH qui ne soit pas justifiée sur le plan technique, a dit le représentant. Il a rappelé que les budgets des opérations de maintien de la paix doivent être basés sur des critères techniques, en prenant en compte la situation sur le terrain et le mandat tel qu’il a été approuvé par le Conseil de sécurité. Nous réitérons la nécessité de doter la MINUSTAH de ressources nécessaires, a-t-il insisté, notamment afin de fournir un soutien technique, logistique et en matière de sécurité pendant le processus électoral. Le représentant a souligné l’importance des programmes communautaires de réduction de la violence et des projets à impact rapide, appelant à les financer de manière appropriée. Ces outils, qui permettent notamment d’améliorer les relations entre la MINUSTAH et la population locale, doivent être utilisés conformément aux priorités du Gouvernement haïtien, a-t-il dit.

    Intervenant aussi au nom de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, M. CONRAD LAMONT SHECK (Canada) a dit l’intérêt particulier accordé par son Groupe au projet de budget de la MINUSTAH. Les changements politiques récents, notamment l’adoption d’un calendrier en vue des élections législatives et locales, qui n’ont déjà que trop tardé, et en vue des élections présidentielles, constituent un pas en avant dont il faut se réjouir. Le représentant a espéré que ces processus électoraux seront couronnés de succès, puisqu’ils s’avèreront essentiels à la stabilité, à la prospérité et au développement démocratique. Il s’est inquiété que le projet de budget propose de limiter les effectifs militaires à 2 370, contre 13 000 à son plus haut niveau, et les effectifs de police à 2 600. « Nos délégations demeurent convaincues que, pour réduire progressivement les effectifs de l’ONU en Haïti, il faut continuer à prendre en compte la situation sur le terrain et la capacité de l’État haïtien à assurer la sécurité de sa population », a plaidé le représentant.

    Constatant une diminution de 22% par rapport à l’exercice précédent, le représentant a prévenu que son Groupe sera très attentif aux hypothèses de planification pour obtenir des garanties sur l’amélioration du rapport coût-efficacité dans la mise en œuvre du plan de consolidation conditionnel de la MINUSTAH. Il a jugé indispensable que la MINUSTAH puisse s’acquitter de tous les éléments de son mandat. Le rapport du Secrétaire général montre que la situation a continué de s’améliorer grâce à la MINUSTAH et à l’équipe de pays de l’ONU. « Nos délégations demeurent cependant convaincues que, pour garantir le succès global de ces efforts, il faut avant tout réaliser des progrès importants dans les domaines de la sécurité et de la stabilité, de la gouvernance intérieure et de la légitimité institutionnelle ainsi que de la primauté du droit et du respect des droits des personnes. Il a voulu que l’on fasse en sorte que les décisions des États Membres ne viennent pas compromettre les acquis, en particulier, la capacité de la Mission de contribuer à la stabilité et à la sécurité pendant des évènements nationaux aussi importants que les élections.

    Le représentant a pris note des préoccupations exprimées sur le rythme des changements proposés pour la Mission. Il s’est dit intéressé tout particulièrement par les enjeux liés à l’utilisation des ressources aériennes. Il a demandé pourquoi un avion de la MINUSTAH est utilisé pour les évacuations médicales.

    M. GUO XUEJUN (Chine) a indiqué que son pays contribuait à hauteur de 6,3% au budget du maintien de la paix et était le onzième pays fournisseur de contingents militaires et de police. Il a jugé indispensable que l’on dote les missions des ressources adéquates et s’est opposé à toute réduction non justifiée. Le représentant a noté que parmi les neuf missions examinées aujourd’hui, trois ont un budget de plus d’un milliard de dollars et deux autres approchent cette somme. Compte tenu de l’augmentation des fonds et des besoins nécessaires, il a jugé essentiel de renforcer encore le contrôle et la reddition de comptes dans l’exécution des budgets. Il faut que le processus de budgétisation respecte la souveraineté et les préoccupations des pays qui appuient les missions. Il a particulièrement soulevé la question du remboursement des pays fournisseurs de troupes. Le maintien de la paix n’est pas une participation au combat, a-t-il aussi insisté pour souligner l’importance qu’il y a à mieux protéger le personnel des missions. Il a également mis l’accent sur l’importance des projets à impact rapide.

    M. DENIS RÉGIS (Haïti) a indiqué que son pays était parvenu à un tournant décisif du processus de consolidation de la démocratie et de l’état de droit, étant à la veille des élections générales « trop longtemps différées ». Il a assuré que le Gouvernement haïtien avait pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir la tenue d’élections libres, crédibles, transparentes et inclusives, le calendrier électoral ayant été fixé pour août et octobre 2015. Le climat de confiance rétabli permet d’augurer du succès du processus électoral en cours qui s’achèvera avec l’entrée en fonctions d’un nouveau président en 2016. Le représentant a souligné le rôle essentiel de la MINUSTAH pour aider les autorités haïtiennes à instaurer un environnement sûr et stable, en appuyant les institutions garantes de l’état de droit et celles chargées de faire appliquer le droit.

    Notant que la MINUSTAH doit continuer à reconfigurer sa taille et sa composition afin de devenir une mission d’assistance plus petite et plus ciblée, il a espéré que la Mission pourrait se concentrer sur l’appui à la Police nationale haïtienne (PNH) pour permettre à l’État d’atteindre l’objectif de 15 000 agents de police en décembre 2016 et d’assurer leur déploiement géographique dans tout le pays. Il a rappelé la position de son gouvernement quant à la reconfiguration de la Mission qui devrait refléter « la situation sur le terrain », ce qui rejoint la proposition du Secrétaire général exprimée dans son rapport au Conseil de sécurité en août 2014. C’est pourquoi il a estimé que les effectifs de la Mission, tant militaires que civils, doivent être maintenus à des niveaux suffisants pour éviter tout vide sécuritaire qu’entrainerait un retrait prématuré. Le budget proposé pour 2015/2016 est en adéquation avec le processus de reconfiguration de la MINUSTAH, a estimé M. Régis en soulignant la contribution financière de son propre pays conformément à l’Accord sur le statut des montants non budgétisés, qui est estimée à 16 186 700 dollars.

    Le Gouvernement haïtien salue la démarche du Secrétaire général de calculer les coûts en fonction des projections de gains d’efficacité. La MINUSTAH entend redéployer 2028 postes et fonctions et il importe, a dit le représentant, que ces changements tiennent compte non seulement des progrès réalisés mais aussi des défis actuels et futurs, notamment en lien avec le processus électoral en cours. M. Régis a aussi réitéré l’importance d’une transition planifiée et bien ordonnée, saluant les efforts de préparation du personnel à cet égard, notamment grâce à l’organisation de salons de l’emploi. Au chapitre des infrastructures et de la logistique, il a noté que la Section de l’ingénierie poursuivrait ses opérations dans quatre régions principales. Il a aussi noté avec intérêt le désir du Secrétaire général de renforcer la collaboration de la Mission avec les organisations régionales. En ce qui concerne les droits de l’homme, M. Régis a assuré de la détermination du Gouvernement de poursuivre la mise en place des institutions chargées de ces questions.

    Soulignant que toute OMP est unique, M. Régis a rappelé la nécessité de doter chacune d’elles d’un « budget autonome et distinct », en adaptant la transition aux objectifs et circonstances spécifiques, ainsi qu’aux besoins du pays hôte. Compte tenu de la nécessité de créer et de maintenir des conditions suffisantes de sécurité, il a insisté pour que la MINUSTAH puisse concentrer l’utilisation de ses ressources, y compris la police civile, sur le renforcement de la sécurité et la protection durant la période électorale, assurant du même coup la préservation des gains réalisés dans la mise en place des conditions propices à une stabilité durable. Enfin, il a réitéré la demande du Président d’Haïti, M. Michel Martelly, de maintenir l’aide substantielle des Nations Unies pour consolider le climat de sécurité, et ce, pendant tout le cycle électoral « au moyen d’une présence visible et robuste des composantes militaires et policières de la MINUSTAH ».

    M. OMAR CASTAÑEDA SOLARES (Guatemala) a souligné le soutien qu’a fourni son pays à la MINUSTAH au cours des 10 dernières années, notamment en contribuant aux troupes, tout en notant que le soutien constant de la communauté internationale avait permis à Haïti de réaliser des progrès importants sur les plans économique et social. Notant la réduction budgétaire prévue pour 2015/2016, il a appelé à la prudence, arguant qu’il fallait tenir compte des changements intervenus sur le plan de la sécurité depuis quelques mois qui ont d’ailleurs entraîné la mort d’un Casque bleu chilien. Il a aussi mentionné l’augmentation de la violence urbaine. Le représentant a également rappelé que trois élections étaient prévues au cours de l’année 2015, devant se dérouler sur une période de six mois. Malgré les progrès réalisés par la Police nationale haïtienne, il a estimé que celle-ci n’avait pas encore les ressources suffisantes pour prendre en charge complètement la sécurité, en particulier pendant les élections.

    Il a aussi exprimé sa préoccupation face à la réduction prévue de contingents militaires, expliquant que celui-ci ne pourrait pas apporter le soutien nécessaire en termes de logistique et de sécurité. En même temps, a noté le représentant, les conditions en matière de sécurité se sont améliorées suffisamment pour envisager une réduction supplémentaire de contingents de la Mission, ce qui sera discuté en octobre 2015. Il a demandé de tenir compte des requêtes du Président d’Haïti à cet égard. Enfin, le représentant a demandé un niveau suffisant de ressources pour poursuivre les programmes de réduction de la violence et les projets à impact rapide.

    M. SÉRGIO RODRIGUES DOS SANTOS (Brésil) a dit qu’un retrait viable de l’ONU en Haïti dépend d’un transfert adéquat des responsabilités entre les équipes de paix des Nations Unies et les autorités nationales. Il a salué l’amélioration d’ensemble de la situation dont la diminution du nombre des cas de choléra, l’augmentation des effectifs de la police et plus récemment la loi électorale de janvier 2015 précisant le cadre des élections locales et législatives qui doivent se tenir cette année. Face au retrait progressif de l’ONU, le représentant a voulu mettre en garde contre la persistance de problèmes délicats qui risquent d’influencer de façon négative la situation sécuritaire et menacer les acquis engrangés depuis 2010. Le processus de réduction des effectifs doit correspondre aux réalités, y compris la situation économique et sociale. Le représentant a demandé que le niveau de ressources de la MINUSTAH tienne compte de la nécessité d’appuyer les prochaines élections, du renforcement de la police et de l’état de droit et de l’amélioration du système pénitentiaire.

    Il s’est particulièrement inquiété de la diminution prévue de 53% des moyens de la composante militaire, en jugeant essentiel que les forces de maintien de la paix aient les moyens de faire face à toute éventualité. Après avoir souligné l’importance des programmes de réduction de la violence communautaire et des projets à impact rapide, le représentant s’est opposé fermement à tout ajustement financier s’appuyant sur des principes arbitraires, dont la prétendue nécessité d’appuyer les autres missions.

    M. ISMAIL BASSEL AYZOUKI (République arabe syrienne) a rappelé que la FNUOD avait été créée il y a 40 ans, à cause de l’occupation du Golan syrien par Israël en 1967 et le refus de ce dernier d’appliquer les résolutions du Conseil de sécurité qui réclament le retrait complet des troupes israéliennes. Il a donc jugé que le financement de cette opération devrait incomber à Israël. Il a appelé le Secrétaire général à la neutralité dans l’établissement de ses rapports qui doivent, a-t-il insisté, refléter la réalité. Le rapport actuel, a-t-il estimé, ignore la dégradation de la situation sécuritaire du fait des actes terroristes contre la FNUOD. Le rapport ignore l’appui d’Israël aux groupes affiliés à Al-Qaida qui s’attaquent notamment à la Force. Les Forces israéliennes, a encore accusé le représentant, ont violé l’intégrité territoriale de la Syrie. Se plaignant de ce que le retrait des forces de la FNUOD ait laissé le champ livre à des positions terroristes, il a demandé le retour de ces forces à leur position initiale aussi rapidement que possible.

    Le représentant n’a pas apprécié que le Secrétariat qualifie le conflit syrien de « conflit civil » alors que, a-t-il affirmé, il s’agit d’une guerre contre le terrorisme. Le rapport parle aussi d’« opposition armée » en évoquant des groupes qui ne sont que des groupes terroristes, a-t-il argué. Le rapport ignore en outre l’enlèvement des membres du personnel de la FNUOD, s’est inquiété le représentant en exigeant un correctif expliquant les raisons des dépenses prévues pour recruter un remplaçant. Rappelant que la FNUOD est l’une des plus anciennes et l’une des plus petites opérations de maintien de la paix en termes de personnel et de budget, il s’est opposé à la proposition de supprimer des postes. Il faut au contraire faire revenir à leur poste les membres du personnel qui ont été retirés. Pour le représentant, les missions présentes dans la région ne doivent pas intervenir dans les mandats des unes et des autres. La FNUOD n’a qu’un mandat militaire tandis que les autres sont des missions civiles. Le représentant a rappelé l’appui que son pays a toujours fourni à la FNUOD et a demandé la fin de l’occupation du Golan syrien. Il n’a pas manqué de saluer les pays fournisseurs de contingents et a exprimé son intention de négocier ce dossier.

    Malgré la persistance d’une situation politique complexe, M. MIGUEL CAMILO RUIZ BLANCO (Colombie) a cité des avancées intéressantes dans le renforcement des institutions haïtiennes et de la démocratie. « J’en veux pour preuve la convocation de trois élections en 2015 », a-t-il dit. Il a espéré que la MINUSTAH sera à la hauteur du défi logistique que constituera un processus électoral complexe. Il faut faire en sorte que les réductions proposées du budget de la MINUSTAH ne viennent pas saper les capacités de la Mission ou mettre en péril les acquis engrangés depuis 2010. Le représentant a demandé que le budget 2015/2016 soit crédible et cohérent pour permettre l’exécution de toutes les tâches et mandats confiés à la Mission.

    Mme VANESSA GOURET VERSCHUEREN (France) a donné des informations relatives aux allégations d’agressions sexuelles qui auraient été commises par des soldats de l’opération Sangaris en République centrafricaine. Même si cette opération est menée par la France en sa capacité nationale dans un cadre distinct des opérations de maintien de la paix de l’ONU, la représentante a tout de même voulu partager des informations avec la Commission « dans un esprit de transparence ». La France prend avec le plus grand sérieux ces allégations, a-t-elle assuré en rappelant que le Gouvernement a agi immédiatement lorsqu’il a eu connaissance des faits. Ainsi, la justice a été saisie aussitôt, le 29 juillet 2014, et une enquête préliminaire a débuté le 1er août 2014. Le 7 mai 2015, le Procureur de la République a indiqué que l’affaire était transmise à des juges d’instruction. La justice doit maintenant faire son travail, a-t-elle expliqué, avant de préciser que le Président de la France et d’autres hauts fonctionnaires avaient déclaré que si les faits étaient prouvés, les peines seraient « exemplaires ».

    Droits de réponse

    Le représentant d’Israël a regretté que son homologue syrien ait tenté de réécrire l’histoire et de substituer ses fantasmes à la réalité. « La terreur c’est lorsqu’un gouvernement attaque son propre peuple avec des bombes au chlore », a-t-il tranché. Il a rappelé les efforts de son pays en faveur du maintien de la paix, en précisant qu’Israël fait effectivement partie des 22 États qui ont réglé la totalité de leurs contributions dues à ce titre. La Syrie, a conclu le représentant, n’a aucune crédibilité pour donner des leçons. Toute tentative de politiser le processus budgétaire doit être condamnée.

    Le représentant de la Syrie a rappelé que sa précédente intervention reflétait la position de son pays sur la gestion de la FNUOD. Il a répété que la Force existe depuis 40 ans à cause d’une seule raison: l’occupation par Israël de territoires syriens. Le représentant d’un pays responsable d’horreurs sans précédent en Palestine ne peut s’exprimer de la sorte, a-t-il commenté.

    À l’intention des organes d’information • Document non officiel.


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    Source: Afrique Verte
    Country: Mali

    Pour les « Prix Producteurs » Les prix collectés ce mois d’avril 2015, nous indiquent que :

    • Riz Local : le prix le plus cher est enregistré à Tombouctou avec 340 FCFA/kg (Adny11) suivi de Baguinéda avec 325 et le plus bas prix est enregistré à Siengo avec 315 F. Pour la variété Gambiaka : le plus cher est enregistré à Siengo avec 315 FCFA/kg suivi de Niono et Sofara avec 310 FCFA/kg et le moins cher reste Kléla avec 300 FCFA/kg. La variété BG est à 300 FCFA à Sofara.

    • Riz étuvé : il est vendu à 400 FCFA/kg à Niono, Siengo 375 et Kléla 250 F.

    • Paddy : les prix des différentes variétés varient de 150 et 179 FCFA/kg le prix le plus bas est enregistré à Niono et le plus élevé à Tombouctou.

    • Les Semences : les prix ont évolué entre 275 à Siengo à 335 FCFA/kg enregistré à Baguinéda.


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    Source: International Committee of the Red Cross
    Country: Cameroon, Chad, Niger, Nigeria

    The armed conflict between Boko Haram and various armed forces is spreading from Nigeria into the surrounding countries of Niger, Cameroon and Chad. This is one of the worst humanitarian crises facing Africa now. The violence has forced over a million people out of their homes, seeking shelter wherever they can find it.

    32 year old Maryam Mohammed abandoned everything she owned when she grabbed her children and left her home town of Michika in north-eastern Nigeria nearly eight months ago.

    “We have to leave the town because they are shooting and killing people,” Maryam explains. Maryam waited until the fighters were asleep before daring to step outside and run. Taking paths through the bush instead of the road, she walked for four days with her children and her baby strapped on her back.

    Maryam and her family are among the hundreds of thousands of people seeking safety in Yola, eastern Nigeria. The displaced population now outnumbers the town’s population of 200,000. While the ICRC is providing food and other essential items, this sudden population explosion is stretching scarce water and food supplies as well as straining the sanitation and health system.

    Maryam would like to return home: “There’s no place like your home. We want to go back to Michika but there is no house, no property, nothing.”

    Further north, across the border in Niger, the hospital in Diffa is flooded with victims of the violence. Ousman Oumarou was wounded during an attack at Lake Chad's Karamga island just across the border in Nigeria. “Fighters came and found us and started shooting. I was hit in the shoulder. The military brought me here where the Red Cross has treated me.”

    In the chaos of the fighting, Oumarou has lost his family. “I have no idea where my wives and children are but at least I feel better since coming to the hospital.”

    Like Oumarou, many families have been split up by the conflict, fleeing in different directions and many children have become separated from their parents. ICRC and Nigerian Red Cross staff have registered unaccompanied minors in internally displaced communities in Yola, Maiduguri, Jos and Kano and the number of children waiting to be reunited with their parents is growing. The ICRC and the Nigerian Red Cross is working hard to reunite families.

    The President of the International Committee of the Red Cross is heading today (Thursday 14 May) to the Lake Chad region to see first hand how people are being affected by the fighting. For many months, the ICRC has been one of the few international humanitarian organisations on the ground in the region. With the rainy season approaching, the ICRC is concerned about the outbreak of disease as sanitary conditions deteriorate.

    To see what ICRC is doing in the Lake Chad region:

    https://www.icrc.org/en/nigeria-lake-chad-responding-regional-crisis

    For further information, please contact:

    Dénes Benczédi, ICRC Abuja, tel: +234 706 418 90 02 or +234 703 595 41 68
    Oumarou Daddy Rabiou, ICRC Niamey, tel: +227 96 66 12
    Ewan Watson, ICRC Geneva, tel: +41 79 244 64 70


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    Source: Croix-Rouge Burkinabé
    Country: Burkina Faso

    Près de quatre mois après le lancement de la phase 1 du projet « Eau, Hygiène et Santé Communautaire » (EHSC) dans l’aire sanitaire de Youga, la Croix-Rouge burkinabè et celle monégasque ont initié du 26 au 30 mars 2015 un séminaire de formation afin de renforcer les compétences des membres de l’équipe projet. Etaient également de la partie, les volontaires du comité provincial de la Croix-Rouge de Zabré et ceux communautaires, le point focal WASH de ladite commune et une représentante de la Coordination des femmes.

    En dépit des efforts consentis par les différents acteurs pour l’accès des populations à l’eau potable et aux services d’assainissement adéquats, les maladies hydriques persistent dans les pays africains en particulier ceux du sahel. Fidèle à l’une de ses missions qui est d’améliorer les conditions de vies des plus vulnérables, la Croix-Rouge burkinabè a initié bon nombre de projets dans divers domaines parmi lesquels le WASH « Eau, Hygiène et Santé Communautaire ». Lancé le 9 décembre 2014 dans l’aire sanitaire de Youga, ce projet viendra au secours de 714 ménages dans les 7 villages concernés d’ici à 2017. Ceci, grâce à la collaboration de la Croix-Rouge de Monaco et à l’appui financier de la societé minière Endeavour qui a injecté environ 165 millions de F CFA. Cependant, la réussite du WASH ne saurait se faire sans le renforcement des capacités des acteurs à la base. C’est dans ce cadre que durant 5 jours, 21 acteurs ont pris part à un séminaire de formation sous la houlette de trois encadreurs. Il s’agit de Sévérin Wangré Chef du projet WASH, de Mme Annabelle Palenfo, représentante de la Direction Régionale de l’Eau et de Noël Yaméogo. Retour sur la substance de ce séminaire.

    Pertinence des modules abordés

    Répartis en trois groupes le premier jour, les participants ont eu droit à trois modules dont deux ont été présentés par Sévérin Wangré, et l’autre par Mme Annabelle Palenfo. Le module « introductif » a consisté à une définition de concepts clés tels que « Hygiène, santé, chlore, assainissement, eau potable, latrine, diarrhée… ». Ceci étant fait, M. Wangré a abordé plus tard les sources de pollution de « l’or bleu » et les sources d’eau potable. De même un zoom a été fait sur les techniques de traitement de l’eau à domicile et les bonnes règles de l’hygiène de l’eau. Quant à Mme Palenfo, elle a présenté le Programme National d’Approvisionnement en Eau Potable et d’Assainissement (PN AEPA). De son exposé, l’on retiendra que le programme a permis à la région du Centre-est d’atteindre un taux d’accès en eau potable de 72% en 2014 alors que celui-ci n’était que de 50,6% en 2005.

    Au 2e jour de la formation, les participants ont eu droit à quatre modules qui ont porté sur l’hygiène alimentaire, l’hygiène corporelle et vestimentaire, les maladies liées à l’eau et l’hygiène et enfin le lavage des mains dont une démonstration a été faite sur place. L’homme est le principal agent-pollueur de l’environnement et cela a un effet « boomerang » car il reçoit en retour de son cadre de vie toutes sortes de maladies.

    72 heures après le lancement du séminaire, l’on est enfin dans la phase pratique où les compétences théoriques sont renforcées par des exercices et des activités extra-muros. A travers une simulation de sensibilisation, des groupes de fortune constitués ont fait la promotion de l’hygiène, un travail qui a été plus tard sanctionné par le seul formateur du jour, Sévérin Wangré. Une sortie terrain a également permis aux participants d’apprécier l’hygiène autour d’un forage, d’une latrine et dans un ménage. A l’issue, de cette activité, place aux définitions conceptuelles telles que l’hygiène du milieu, les problématiques liées à cette hygiène et le péril fécal.

    Au 4e jour, l’honneur est revenu à M. Yaméogo de parler de Communication pour le changement de comportement, lequel comporte des étapes à savoir la connaissance, l’approbation, l’intention, l’application et la recommandation. Les attitudes que doit observer un animateur pendant et après une causerie ont été également inculquées aux participants. Pour le second module, Mme Palenfo a présenté la méthode participative dénommée SARAR ainsi que ces 5 outils. Mais au préalable, les notions telles que le genre, l’andragogie, le marketing et le développement social ont été passées en revue.

    Enfin le 5e jour a été consacré toujours aux méthodes participatives. Cette fois-ci, c’est le PHAST et l’ATPC qui ont fait l’objet d’une communication. Le premier est une adaptation de la méthodologie SARAR aux problèmes de l’eau, de l’assainissement et surtout aux comportements en matière d’hygiène, tandis que le second est une approche participative qui met l’accent sur l’engagement de la communauté à adopter un changement de comportement durable en matière d’hygiène et d’assainissement. Concernant le dernier module de ce séminaire, il a consisté à un exercice de chloration d’un puits.

    Satisfaction au rendez-vous

    A en croire la bonne ambiance qui régnait dans la salle à la clôture de la formation, l’on pouvait conclure qu’elle a été appréciée à sa juste valeur. Rappelons que pendant le séminaire, une évaluation était faite à la fin de chaque journée et l’on procédait toujours à la lecture et à l’amendement du rapport du jour précédent. En guise de recommandations, ils ont souhaité que le nombre de jours soit revu à la hausse pour les prochaines formations. En attendant, les participants ont à leur tour formé les 7 Comités Féminins d’hygiène et d’Assainissement Communautaire (CFHAC) composés de 70 membres ainsi que 21 enseignants du primaire et du CEG.

    Herman Frédéric BASSOLE Lefaso.net


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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Niger, Nigeria

    FAITS SAILLANTS

    • Plus de 2,5 millions de personnes sont touchées par l’insécurité alimentaire selon les résultats de l’enquête nationale sur la vulnérabilité des ménages conduite dans les zones rurales.

    • Environ 50 pour cent des vaccins nécessaires pour la lutte contre la méningite sont disponibles.

    • Le Fonds central d’intervention d’urgence (CERF) a alloué 6,7 millions de dollars au Niger.

    CHIFFRES CLÉS

    • Nb. de personnes déplacées des îles du Lac Tchad (Source Gouvernement au 7 mai) - 25 700

    • Nb de personnes touchées par l’insécurité alimentaire sévère et modérée (Source :
      Résultats enquête sur la vulnérabilité à l’insécurité alimentaire_mars 2015) - 2 588 128

    • Nb d’enfants planifiés en malnutrition aiguë en 2015 (Source : SRP 2015) - 1 038 858


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Nigeria

    Maiduguri, Nigeria | AFP | Wednesday 5/13/2015 - 21:59 GMT

    At least three soldiers, six vigilantes and dozens of Boko Haram insurgents have been killed during clashes in the restive northeast Nigerian city of Maiduguri, sources said on Thursday.

    The Islamist militants launched an attack on the Borno state capital on Wednesday evening but were repelled by Nigerian troops after intense fighting, residents and the army said.

    The assault was the first on Maiduguri for three months and came after sweeping offensives against Boko Haram strongholds by a regional military coalition of Nigeria, Niger, Chad and Cameroon.

    "Three soldiers were killed during a fight with the terrorists while six of our members were killed by three female suicide bombers," civilian vigilante official Yusuf Sani said on Thursday.

    "The terrorists suffered serious casualties," he said, without specifying a figure, adding that 12 vigilantes were injured by the shrapnel of the detonated bombs.

    An army official, who did not want to be identified because he is not authorised to speak to the media, confirmed Sani's account.

    "We rounded them and killed many of them... I cannot tell you the number of we killed them," he added.

    The army imposed a dusk-to-dawn curfew on Thursday in the aftermath of the attack.

    Streets were deserted and only soldiers and police were seen patrolling. Schools, markets and public buildings, including hospitals, were also closed, an AFP reporter in the city said.

    Army spokesman Colonel Tanko Gusau said the lock-down was ordered "to protect lives and properties of innocent and law-abiding people of Maiduguri".

    The attack saw dozens of militants armed with heavy guns and rocket-propelled grenades storm the northern outskirts of the city near the Giwa military base.

    Shots were fired and explosives detonated indiscriminately, locals said.

    The army said female suicide bombers had detonated explosives before the attack.

    Sources said the assailants had made attempts to overrun the military facility, which was attacked on March 14 last year, freeing hundreds of detained Boko Haram suspects.

    A member of the civilian vigilantes‎, who assist the military with security and intelligence, said the attack could have been a reprisal for losses incurred in a Tuesday offensive on their camp some 40 kilometres (25 miles) outside Maiduguri.

    str-abu/ade/phz/har

    © 1994-2015 Agence France-Presse


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    Algiers, Algeria | AFP | Thursday 5/14/2015 - 14:41 GMT

    by Amal Belalloufi

    Mali's main Tuareg-led rebel alliance initialled a peace agreement with the government Thursday but demanded changes before signing a deal to end decades of conflict in the west African nation.

    The international community is trying to persuade at least some Mali rebels to sign an accord in Bamako on Friday following months of UN-backed negotiations and numerous ceasefire violations.

    But the Tuareg-led Coordination of Azawad Movements (CMA) wants more concessions before inking a firm deal.

    "Initialling is a sign of good faith to move towards a final, comprehensive and lasting solution but further adjustments are needed before signing," rebel representative Almou Ag Mohamed said in Algiers.

    The government and a coalition of armed groups from the north known as the Platform have already initialled the peace accord, negotiated under the auspices of the UN and Algerian-led mediation over eight months.

    But the CMA has said it will not accept a deal without an amendment recognising "Azawad", the name used by the Tuareg for the northern part of Mali, as a "geographic, political and juridical entity".

    The CMA said it would not participate in a signing ceremony in the capital Bamako on Friday which is to be attended by a dozen heads of state.

    "Mission accomplished but not over," Algerian Foreign Minister Ramtane Lamamra said after the deal was initialled.

    He said he was "aware that the situation on the ground does not lead to optimism but it requires international mediation to appeal to everyone's sense of responsibility".

    Lamamra said he had received a message from Malian President Ibrahim Boubacar Keita who he said was "reaching out (to the rebels) and is ready discuss with them at any time the future of the country, the future of the northern regions and the rigorous implementation of the agreement "

    • Further talks expected -

    Another CMA member, Sidi Brahim Oud Sidat, said there would be further negotiations on the alliance's political and security demands.

    "Once these requests are met, we will sign the agreement."

    A source close to the international mediators said earlier this week that two of the CMA's five groups were expected to sign the deal on Friday, with experts pointing to fissures within the alliance.

    Mali was shaken by a coup in 2012 which cleared the way for Tuareg separatists to seize the towns and cities of the vast northern desert.

    Militants linked to Al-Qaeda then overpowered the Tuareg to take control of northern Mali for nearly 10 months, imposing a brutal interpretation of Islamic law with punitive amputations and executions.

    A French-led military offensive ousted the militants but the Tuareg rebels and Islamist militants remain active throughout the northeast of the country.

    French President Francois Hollande called on "all parties" to sign the Algiers agreement, according to a statement from his office.

    Mali is still deeply divided with the Tuareg and Arab populations of the north accusing sub-Saharan ethnic groups in the more prosperous south of marginalising them.

    Northern Mali has seen an upsurge in attacks by pro-government militias and various factions of the Tuareg-led rebellion, leaving many dead on both sides.

    The peace agreement calls for the creation of elected regional assemblies but not autonomy or federalism, in deference to the concerns of the government about separatism.

    amb/dr/hkb

    © 1994-2015 Agence France-Presse


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    Source: World Food Programme
    Country: Niger

    COUNTRY STRATEGY

    WFP supports government efforts to reduce high rates of food insecurity and malnutrition in the country resulting from recurring (natural, economic and security) shocks and structural challenges linked to rain-fed subsistence agriculture, rapid land degradation and widespread malnutrition among others. The implementation of a three-year, multi-sectorial, integrated community-based approach to household and community resilience building, is aimed at reducing the impact of seasonal stresses and preventing a peak in acute malnutrition and mortality via WFP’s Protracted Relief and Recovery Operation (PRRO). In addition, WFP also responds to the growing refugee and displaced people crises from Mali and northern Nigeria covered under two regional emergency operations (EMOP). WFP also manages the UN Humanitarian Air Service (UNHAS). WFP has been present in Niger since 1968.


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    Source: World Food Programme
    Country: Senegal

    COUNTRY STRATEGY:

    WFP supports the government's efforts to meet objectives of the Millennium Development Goals (MDG) 1, MDG2, MDG3, MDG4, MDG5, MDG7 and MDG8. Further adjustments to WFP's programme strategy were made in light of the Plan Senegal Emergent (PSE), adopted in February 2014, which outlines the government’s priorities for poverty reduction, social protection and economic growth in 2014–2018. The PRRO (2015-2016) adopts a twin-track approach to address acute food insecurity in communities affected by shocks, combined with recovery and resilience support. It aims to treat global acute malnutrition where prevalence exceeds 10 percent and preventing it where it exceeds 15 percent; and to strengthen national preparedness and response capacities with integrated early-warning systems and response tools.

    The CP (2012-2016) lays the groundwork for gradual hand-over to the government by strengthening national capacity at the central and local levels. It focuses on rehabilitating environmental and productive infrastructures to improve household food security and assist vulnerable groups in rural areas in coping with climate shocks. It provides nutritional support to children under the age of five and pregnant and lactating women (PLW), as part of a programme to address acute malnutrition and offer nutritional education. It provides support for the provision of school feeding to children in maternal and primary schools. WFP has been present in Senegal since the 1960s.


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