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ReliefWeb - Updates

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    Source: Oxfam
    Country: Mali
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    Activités humanitaires Oxfam Mali
    Réponse d’Oxfam au 05 Juin 2013


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    Source: Fédération Internationale des Ligues des Droits de I'Homme
    Country: Mali, Niger

    Nos organisations sont vivement préoccupées par la situation prévalant dans la bande sahélienne, particulièrement au Mali où, à l’approche des élections prévues le 28 juillet, la situation des droits de l’homme au Nord demeure très préoccupante, et au Niger, où les récentes attaques terroristes laissent craindre leur extension à l’ensemble de la sous-région.

    Dimanche 2 juin, les rebelles Touaregs du Mouvement nationale de libération de l’Azawad (MNLA) ont procédé à une vague d’arrestations au sein des populations civiles noires de Kidal, au prétexte de la recherche de militaires de l’armée malienne qui se seraient infiltrés dans la ville. Selon nos informations, ces arrestations auraient été accompagnées d’actes de harcèlement, de pillages des biens et autres formes d’intimidation à l’encontre des populations civiles.

    Ces arrestations, conduites en dehors de tout cadre juridique, constituent de graves violations de droits de l’Homme et nos organisations sont préoccupées par les conséquences qu’elles pourraient avoir sur la situation sociale et sécuritaire, encore très précaire dans cette ville du nord du Mali, traversée par des tensions intercommunautaires fortes.

    Selon un témoin sur place, des éléments du MNLA se livreraient à « du porte à porte pour interpeller les Songhaï, Bella et des individus d’autres ethnies noires ». Le 4 juin 2013 au moins 25 personnes ont ainsi été arrêtées puis expulsées de Kidal, transportées dans un camion en direction de Gao, principale ville au sud de Kidal.

    Ces événements interviennent dans un contexte national tendu, notamment après l’exécution le 26 mai 2013 de deux Touaregs à Gossi (région de Gao) attribuée aux groupes d’auto-défense Ganda Koy et Ganda Izo, et au moment où l’armée malienne semble se positionner aux abords de Kidal, dans la localité d’Anefis, en vue d’une probable offensive visant à reprendre le contrôle de la ville. Nos organisations condamnent les violations des droits de l’Homme qui continuent d’être commises dans cette région du Mali, quels qu’en soient leurs auteurs, et appellent l’ensemble des acteurs à respecter strictement le droit international humanitaire et leur engagement dans la recherche d’une solution durable pour l’instauration de l’Etat de droit sur l’ensemble du territoire.

    Dans le même temps, le Niger a été la cible d’attaques terroristes, notamment le jeudi 23 mai, quand un groupe armé a attaqué un camp militaire situé à Agadez puis le site d’extraction d’uranium d’Areva, à Arlit, causant la mort d’au moins 24 personnes et de nombreux blessés. Ces attaques ont été revendiquées par des groupes djihadistes déjà engagés au nord du Mali : le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et le groupe terroriste « Les signataires par le sang », groupe dissident d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), dirigé par Mokhtar Belmokhtar.

    Plus récemment, samedi 1er juin, 22 personnes se sont évadées de la prison de Niamey, dont plusieurs personnes emprisonnées pour terrorisme. Deux gardiens de prison ont été tués au cours de ces violences. Ces évasions font craindre l’accentuation de la circulation d’éléments terroristes au sein des pays de la région et la poursuite d’actions violentes.

    « La situation au Sahel est très préoccupante et doit faire l’objet de l’attention de tous », a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH.« Il ne faudrait pas, maintenant que le territoire malien est en grande partie sécurisé et contrôlé par l’administration malienne, laisser s’installer des éléments terroristes et risquer ainsi de compromettre durablement la stabilisation de cette région fragile. »

    Face à une menace terroriste désormais étendue à l’ensemble de la région sahélienne, nos organisations expriment leur préoccupation et appellent au renforcement de la coopération sous régionale, seule à même de fournir des réponses efficaces à ce problème grandissant. La nécessaire lutte contre le terrorisme doit être menée dans le strict respect des droits de l’Homme, en garantissant les libertés individuelles et en application des engagements internationaux des Etats concernés. Alors que de nombreux individus suspectés d’appartenir à des groupes terroristes ont été arrêtés au cours des derniers mois, cette lutte passe notamment par l’exercice d’une justice impartiale et équitable, en vue d’endiguer l’impunité qui a jusque là prévalu.


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    Source: Swedish Civil Contingencies Agency
    Country: Mali

    In early 2013, the MSB received a request from United Nations Mine Action Service, UNMAS on the need for EOD support to Mali. EOD stands for Explosive Ordnance Disposal and involves the clearing of explosive objects, such as mines, ammunition and other unexploded ordnance. Christofer Wärme , EOD team leader in Mali, tells us about his experiences.

    Since the end of January 2013 the MSB has therefore been supporting UNMAS with two EOD teams. The support need is based on the fact that since the beginning of 2012, insurgents have taken control of the Malian army’s arsenal (ammunition and weapons depot) and large areas have been contaminated with unexploded ordnance (UXO).

    The aim of the operation is to train local personnel in humanitarian Explosive Ordnance Disposal (humanitarian mine clearing involves clearing areas where people live and work, unlike, for example, only clearing a road or passage through an area).

    Christofer Wärme has been registered on the MSB’ Field Staff Roster since 2007. Today he is EOD team leader in Mali.

    – In brief, the work involves mapping contamination by UXO in affected areas, and also clearing UXO that poses a hazard for the population in the area. The security situation in Mali places great demands on operational format and must be considered in all operational activities, says Christofer.

    – We work in an environment where very high daytime temperatures require both physical and mental endurance. The work we do has very concrete results for the population in the area. It promotes a rapid recovery, saves lives and reduces injuries caused by UXO.

    Christofer's current deployment in Mali is his sixth with the MSB. Some things have changed since his first mission in 2007.

    – In mine action, where I primarily operate, there is now a very fast response capability in the form of rapid response teams. The MSB has created high capacity to provide personnel and equipment at short notice and we are now closer to the armed conflict. Personally, I feel that the MSB is now working in areas with a much higher safety risk, but at the same time places greater demands to ensure the appropriate security measures are taken to minimize personnel ending up in trouble.

    Safety is one of the reasons that the MSB is always available for our field staff, via a range of emergency preparedness services; and Christofer values that greatly.

    – I feel that the MSB always does its utmost in its ambition to support us, the field staff on site response personnel in place. The back-up the MSB delivers to its field staff, both individually and at project level, enables us to achieve the best results in the field.

    Christofer thinks the best aspect of the work is that he has been trusted and given a mandate to represent a respected actor in the field of humanitarian operations.

    – When a mission is successful and generates tangible results, where people's lives are changing for the better, both the personal me and the professional me are very satisfied, he says. Christofer sees no negative aspects with being deployed on a mission with the MSB but admits that family life at home in Sweden can suffer.

    – It requires an understanding and flexibility from relatives and loved ones, probably to a greater extent than in many other professions, he says.


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    Source: Food and Agriculture Organization
    Country: Burkina Faso, Central African Republic, Chad, Gambia, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, Senegal, Sudan
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    L'Essentiel

    • Le nord du Mali toujours en proie à la crise alimentaire

    • Afflux de réfugiés au Tchad suite aux troubles politiques en République centrafricaine et des affrontements au Soudan

    • Forte hausse des prix des céréales au Niger et au Nigéria suite aux inondations de 2012 et aux troubles sociaux au nord du Nigeria


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    Source: Food and Agriculture Organization
    Country: Cameroon
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    FOOD SECURITY SNAPSHOT

    • Abundant precipitation at the start of the main 2013 cropping season

    • Average crop gathered in 2012

    • Stable inflation rates forecast for 2013

    • Chronic food insecurity in northern parts of the country due to recurrent climatic shocks


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    Source: IRIN
    Country: Burkina Faso, Mali, Mauritania, Niger

    DAKAR/BAMAKO, 6 June 2013 (IRIN) - As international donors, notably France and the USA, as well as the Economic Community of West African States, push for July presidential elections in Mali, critics say doing so could foment factionalization in the north thus further destabilizing it, threaten ongoing negotiations over Kidal town, and hamper reconciliation and dialogue. IRIN spoke to analysts, citizen activists and would-be voters to glean their views.

    It is clear why certain outsiders are pushing for elections, said Jamie Bouverie in Africa Report: France needs to put in place a legitimate authority to enable it to declare the Mali problem over; the US requires a democratically elected authority to restart its aid and investments; and the UN requires a legitimate partner for MINUSMA, its stabilization mission.

    “Conducting elections is the only realistic way,” said Paul Melly, associate fellow at think tank Chatham House. “If there were no restoration of democratic structures, the country would not get international aid and would struggle to cooperate with others countries.”

    Some Malians agree. Maimouna Dagnoko, a trader in Bamako, told IRIN: “The government must do all it can to hold these elections in July. Only through them can we put in place a legitimate authority which can take charge. The longer the transition government persists, the further we sink into the abyss.”

    But while all agree that elections are needed, many say rushing them will further destabilize Mali. Inter-communal violence, suicide attacks and roadside bombs recur in the north, while France plans to bring its troop count down to 1,000 (from 4,000 in April) by election month, creating a security vacuum, some say. While MINUSMA is set to fully deploy in July it will take time to establish itself.

    “What makes elections highly complicated is the situation in the north - not only Kidal, which gets most of the attention, but in Ménaka, Gao and Timbuktu, which have not been sorted out,” said Yvan Guichaoua, international politics lecturer at the University of East Anglia, mentioning the continuation of exactions against light-skinned people in parts of the north - inter-communal violence between the Movement for the National Liberation of Azawad (MNLA) and Arab fighters in Ber (Timbuktu Region) and Anefis (in Kidal Region). “Distrust between communities is still very high. Just think back to the 1992 national pact, which was ambitious but still led to three more years of communal violence.”

    The Kidal question remains controversial: Malian troops this week wrested control of Anefis, midway between Gao and Kidal town, as part of a military offensive that is assumed to aim to take back Kidal Region from the MNLA. This offensive will have stymied the Burkina Faso-led negotiations currently under way between members of the MNLA, the High Council of Azawad (formerly of MNLA and then Ansar Dine) and the Malian authorities.

    No “game-changers”

    One problem is that while the Bamako political landscape has changed a bit since the March 2012 military coup, newcomers have by and large not shown any more concern for addressing the country’s core problems than their predecessors, said Guichaoua. “The godfathers of Malian politics are still in the game - there are no game-changers there,” he told IRIN.

    Elections must be a beginning not an end, he added. If they are rushed, then after them, the problems of alienation in the north, the collapse of the Malian state, an inability to provide quality basic services such as health and education, and impunity for abuses that took place both recently and in previous conflicts over the north, will all persist.

    Truth and reconciliation

    All analysts IRIN spoke to stressed the importance of community and national-level reconciliation and dialogue. “For generations, tensions between nomadic Tuaregs and other ethnic groups have caused deep wounds that can only be healed through a truth and reconciliation process,” said academics Greg Mann and Bruce Whitehouse in a March article. “The scope of this process should not be restricted to events in northern Mali, but should encompass misdeeds committed throughout the country, including by the previous government and the soldiers who overthrew it a year ago.”

    But the Commission for Dialogue and Reconciliation (already set up) has yet to gain momentum, and its mandate is overly broad, said Guichaoua. Further, several communities, including the Bella and those represented by COREN (a northern Malian group calling for unity amid rebellion) do not recognize it.

    One risk is that, once elected, no politician will want to adopt a transformative agenda that might destabilize their hold on power, he said.

    The general feeling among many southern Malians is that they are tired of Tuareg rebellions, and have little appetite for further reconciliation moves, said University of Ghent history lecturer Baz Lecocq.

    Mali has rarely done truth and reconciliation well, so there is a dearth of models to draw on. One successful attempt discussed at a gathering of Mali experts at the School of Oriental and African Studies in London last week was in 1996 in Bourem in the Gao Region, where leaders from various communities joined forces to put an end to mutual distrust and violence. There are few present-day examples, though some community-level dialogue is going on in Burkina Faso’s refugee camps, according to one analyst. “But just because there is no clear bottom-up approach at present, does not mean there should be a top-down one,” said Guichaoua, “It is unlikely to reap long-term dividends.”

    Legitimacy

    Election supporters say elections are the only way to restore some sort of legitimacy for Mali. “Elections will not solve everything… but not having a democratic process will not make it any easier,” said Chatham House’s Melly.

    Elected officials have long struggled with legitimacy in Mali - both in the south and the north, where only 40 percent of the electorate on average turns out to vote, said Gregory Mann, lecturer in African studies at Columbia University in a blog conversation with academics and Mali experts Bruce Whitehouse, Baz Lecocq and Bruce Hall. And this support for politicians grows weaker still when the state is unable to deliver basic services.

    “We tend to think of this as a problem between Bamako and Kidal… but what seems much more problematic for the future is the fact that the health service collapsed, that the state completely delegitimized itself, and its infrastructure was destroyed in 2012,” said Bruce Hall, who lectures on African history at Duke University in the USA.

    International diplomats and local authorities should be wary of partial credibility, said Guichaoua. “Either you are legitimate or you are not… What if a candidate who has lost, tries to inflame the situation and argue elections have been manipulated or rigged. You need something serious if you don’t want to pay the price afterward.

    “Veneration for elections on the part of the international community has led to failures in the past… [he mentioned the Democratic Republic of Congo] “Why not wait a bit?… “We faced a pretty dramatic crisis over the past 15 months, and this could have been an eye-opening experience. If we let things go on as usual, what will the next crisis be?”

    Logistics

    Putting questions of security and sustainable peace aside, no one can agree if it is even feasible to hold elections in July. It is not an ideal month, given the start of the Ramadan fast, and the rains which will prevent many rural voters from participating - something that could lead northern pastoralists not to see the elections as legitimate. “Even under the best of circumstances, July is a terrible time for elections in Mali,” said Baz Lecocq.

    Much of the voting in villages in the north takes place through mobile voting booths, which would probably be blocked by the rains. “If you want low voter turnout, organize elections in July,” he said, noting that July elections in the past have led to low voter turnout.

    Figuring out a way to enable the 174,129 refugees in Burkina Faso, Niger and Mauritania to vote is crucial, said Guichaoua, not to mention the many unregistered refugees who are getting by in capital cities such as Ouagadougou, Niamey and Nouakchott. “How do you identify these people?” he asked.

    The UN Refugee Agency (UNHCR) will allow the Malian authorities to conduct voter registration in the camps on a voluntary basis, it said in a communiqué.

    Youssouf Kampo, a member of the national independent election commission, is optimistic: “We are in full preparation… Materials are already in place, except in some parts of Timbuktu and Gao, where they were destroyed. Voting booths, ballot boxes, ink and others things are all in place. I believe we will succeed in time.”

    Gal Siaka Sangaré, a member of the government’s General Office on Elections (DGE), told IRIN they are making progress towards biometric voter registration despite some technical glitches. “We have to respect the 28 July date and pray to God that it all works out,” he said.

    aj/ob/cb


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    Source: IRIN
    Country: Mali

    SÉVARÉ/BAMAKO, 6 juin 2013 (IRIN) - Selon les organisations non gouvernementales (ONG), un nombre croissant de femmes et de filles, dont certaines n'ont pas plus de 13 ans, ont recours au commerce du sexe pour survivre au Mali, où 14 mois d'occupation et de conflit ont chassé de chez eux 475 000 habitants du Nord.

    L'ONG Danaya So (Maison de la confiance en bambara, une langue locale) a recensé 3 800 travailleuses du sexe dans les villes de Mopti et Sévaré, au centre du Mali, ainsi qu'à Bamako. La directrice de l'organisation, Kadidjatou Coulibaly, estime cependant que les chiffres réels sont bien supérieurs.

    À Mopti, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a recensé 41 filles de 15 à 18 ans qui se prostituent pour survivre. « Sur [ces] 41 [travailleuses du sexe] recensées, presque toutes ont perdu leurs parents ou leur mari, disparus ou tués dans des affrontements », a dit Aminata Dicko Sangaré, administratrice du programme Protection de l'UNICEF au Mali.

    Mme Coulibaly se rend trois fois par semaine dans les maisons closes ou les établissements dans lesquels travaillent les jeunes filles. Elle tente de les sensibiliser aux risques du travail sexuel pour la santé et de leur trouver d'autres sources de revenus. La plupart des travailleuses du sexe sont de jeunes célibataires séparées de leur famille.

    Mme Coulibaly dit avoir beaucoup plus de travail depuis l'occupation islamiste d'avril 2012.

    « J'ai entendu parler pour la première fois de viols perpétrés par des rebelles en mai, deux semaines après l'occupation de Gao, Kidal et Timbuktu. Presque immédiatement après, nous avons reçu le premier groupe de femmes. »

    En un an, le nombre de femmes vivant dans des maisons closes à Sévaré et Mopti a doublé, a dit Mme Coulibaly. Les travailleuses du sexe se font également plus visibles dans la rue, dans les bars et dans certains hôtels.

    Fin 2012, le personnel du centre médical de Sévaré observait une hausse du VIH\SIDA chez les donneurs de sang, a rappelé Sylvia Mollet, qui travaille avec le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme à Bamako.

    Le cas de Maimouna

    En avril 2012, Gao a été occupée par les rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) puis par les islamistes. Une semaine plus tard, Maimouna*, jeune fille de 17 ans originaire de cette ville, a parcouru 570 km pour se rendre à Sévaré, dans le centre du Mali.

    « Je suis arrivée ici et il y avait beaucoup d'hommes, principalement des soldats maliens qui avaient fui les attaques rebelles dans les villes du Nord », a dit Maimouna, avant d'ajouter qu'ils étaient vite devenus ses clients.

    Elle prend maintenant 3 à 5 clients par nuit pour pouvoir s'acheter de la nourriture et des vêtements et payer son loyer. Elle gagne en moyenne deux dollars par nuit. « Je ne veux pas faire ça, mais je n'ai pas le choix. C'est vraiment mal, mais pour l'instant, c'est le seul moyen que j'ai de gagner de l'argent », a-t-elle dit à IRIN.

    Selon Danaya So, les femmes seules sans parents qui n'ont nulle part où aller sont les plus vulnérables. Le conflit a séparé de nombreuses familles, a dit Marie Denou, coordinatrice de projet de l'ONG à Bamako. Les hommes travaillent dans une ville et leurs femmes et enfants vivent dans une autre, ce qui les rend vulnérables.

    De nombreuses mineures non accompagnées ne disent pas à leurs parents comment elles gagnent leur vie et elles ne peuvent attendre aucun soutien de la part de leur famille, a dit Mme Coulibaly. « Elles disent qu'elles travaillent sur le marché ou qu'elles font le ménage chez des particuliers. Si leur famille découvrait comment elles gagnent leur vie, elles ne pourraient pas rentrer chez elles ».

    « La pression exercée sur les jeunes femmes pour aider à subvenir aux besoins de leur famille est très forte et il n'est pas rare qu'une mère ou une parente les pousse à faire le trottoir », a dit Mme Mollet, du Fonds mondial.

    Risques

    Nombre de ces femmes ne se considèrent pas comme des travailleuses du sexe. Elles appellent les hommes avec lesquels elles couchent leurs petits amis, ce qui peut favoriser la propagation du VIH et d'autres maladies sexuellement transmissibles, a dit Mme Mollet. « L'homme peut refuser de mettre un préservatif sous prétexte d'être leur petit ami », a-t-elle dit à IRIN.

    Danaya So organise des réunions chez les travailleuses du sexe pour parler des dangers des maladies sexuellement transmissibles et des manières de se protéger. Avant le début de chaque séance, les jeunes femmes, qui ont toutes moins de 25 ans, bavardent, se font des tresses et jouent avec leurs smartphones de contrefaçon chinoise. « C'est mon petit ami qui me l'a acheté », a dit Fatima*, 20 ans. « Nous couchons ensemble et il me donne de l'argent pour acheter à manger et d'autres choses dont j'ai besoin. Comme il est soldat, il est payé, même si ce n'est pas assez. »

    L'UNICEF et l'ONG Catholic Relief Services vont bientôt verser de l'argent aux femmes provenant du Nord qui se livrent à la prostitution pour couvrir leurs besoins essentiels.

    Bien que personne ne puisse en être certain, nombreux sont ceux qui s'attendent à une multiplication des travailleuses du sexe avec l'arrivée des troupes internationales de maintien de la paix. Il y a déjà 6 000 soldats étrangers au Mali et 5 000 de plus devraient arriver ces prochaines semaines pour venir en aide à la MINUSMA, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali.

    De nombreux Maliens sont de plus en plus vulnérables. « La situation de ceux qui étaient déjà en difficulté avant la crise est bien pire 14 mois plus tard », a dit Mme Mollet. « Ils ont tout perdu, même leurs parents parfois ».

    *nom d'emprunt

    kh/aj/cb-ld/amz

    [FIN]


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    Source: Institute of Development Studies, Oxfam
    Country: Bangladesh, Bolivia, Burkina Faso, Ethiopia, Guatemala, Indonesia, Kenya, Mozambique, Pakistan, Viet Nam, World, Zambia
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    SOUS PRESSION : LA TOILE DE FOND

    Sous pression relate les pressions cumulées exercées par les hausses des prix des produits alimentaires sur la vie de tous les jours dans les pays en développement et la façon dont elles modifient les comportements, les relations et l’organisation sociale de manière importante pour le développement. La « crise alimentaire » a beau ne plus faire les gros titres, elle n’a pas pour autant disparu : les prix des produits alimentaires continuent d’augmenter et, par moments, à flamber ; le fait que cela engendre des privations n’est pas mis en doute. Dans un avenir prévisible, les politiques et les pratiques de développement devraient continuer à se concentrer sur les effets des fluctuations des prix alimentaires sur les personnes qui vivent dans la pauvreté dans les pays en développement. Sous pression cherche à aider les décideurs à réfléchir à la réponse à donner à la volatilité des prix des produits alimentaires en concentrant leur attention sur les aspects suivants :

    • la manière dont les personnes et les sociétés s’adaptent aux fluctuations des prix des produits alimentaires ;

    • les mesures utiles qui pourraient être prises dès maintenant ;

    • les aspects de l’adaptation qui doivent être mieux surveillés ;

    • les aspects de ces changements complexes qui doivent être mieux compris.

    Sous pression résume les conclusions de la première année d’une étude de quatre ans employant des méthodes mixtes intitulée « Vivre dans un contexte de volatilité des prix alimentaires». Cette étude a pour objectif d’étudier les impacts de la volatilité des prix alimentaires sur le bien-être et, plus précisément le travail, les soins dispensés, la vie de famille, les relations sociales et les systèmes de soutien. Sous pression fait ressortir les principaux thèmes de recherches qualitatives de niveau local menées en 2012 dans 23 zones réparties entre les 10 pays étudiés. Il présente ces conclusions avec comme toile de fond l’évolution de la sécurité alimentaire mondiale et nationale au cours des cinq dernières années. Des rapports séparés sur les conclusions des recherches pour chaque pays en 2012 sont disponibles, en plus d’un compte rendu détaillé de la méthodologie de recherche. On trouvera un complément d’information sur http://policy-practice.oxfam.org.uk/our-work/foodlivelihoods/food-price-...


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    Source: IFRC
    Country: Malawi
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    Period covered by this Ops Update: 28 November 2012 to 30 May 2013. This update represents a sixmonth summary of the operation.
    Appeal target (current): CHF 1,025,311 Appeal coverage: 61% Appeal history:

    • This Emergency Appeal was initially launched on 17 October 2012 for CHF 1,025,310 for 9 months to assist 3,500 households (17,500 beneficiaries).

    • CHF 100,000 from the Disaster Relief Emergency Fund (DREF) was initially allocated from the Federation’s DREF to support the national society to respond (however availability of this fund was delayed due to closing down of the previous DREF operations.)

    • Operations update no. 1 was issued on 31 October 2012 while Operations Update no. 2 was issued on 27 November 2012

    Summary:

    This Emergency Appeal operation has enabled Malawi Red Cross Society (MRCS) to respond to the food security needs of 9,000 affected beneficiaries with distribution of food, mitigating their vulnerable situation as a result of failed crops. 24 MRCS volunteers and staff were trained in Sphere’s minimum standards in food security to carry out the programme activities, including relief food distribution, community mobilization, vulnerability assessments, and monitoring and reporting. Additionally, 20 volunteers have been trained in community-based first aid and are now engaged in providing community-based health and first aid (CBHFA) services as well as health promotion campaigns, education and sensitization activities in targeted communities. To date, 3,500 people have been reached through these health and hygiene awareness raising campaigns.

    This operations update outlines the key activities implemented so far. A request for an extension of this operation is in process of being drafted to allow time for the planned activities to be completed. At this stage, the operation will end by end of June. A final report will be issued three months after the end of the operation (by 30 September 2013).


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    06/06/2013 20:25 GMT

    BAMAKO, June 6, 2013 (AFP) - Mali's army on Thursday reinforced its positions at Anefis, a strategic access point for the rebel-held northeastern town of Kidal, after a day of heavy fighting, military sources said.

    "We are reinforcing and consolidating our positions at Anefis while waiting for favourable conditions to pursue the operation" towards Kidal, army spokesman Lieutenant-Colonel Souleymane Maiga told AFP.

    "Since yesterday (Wednesday), the whole Anefis sector has been under the total control of the army," a regional military source confirmed.

    "The Malian soldiers who entered Anefis have not left the zone for Kidal," the source added. Anefis is about 100 kilometres (60 miles) from Kidal.

    Colonel Thierry Burkhard, a spokesman for the French army general staff in Paris, told AFP a "liaison detachment" of 15 to 20 French soldiers and a "protective detachment", for a total of 100 men, had arrived in Anefis on Wednesday evening, taking up positions near the Malian contingent.

    Kidal, a town prized by the Tuaregs, has been occupied by the rebel National Movement for the Liberation of Azawad (MNLA) since the end of January.

    But Mali's army has declared its intention to recapture the town before a presidential election due across the divided west African country on July 28.

    The MNLA said from neighbouring Burkina Faso that its fighters would not lay down their arms "before the definitive resolution of the status of Azawad" -- the Tuareg name for Mali's northern region.

    It said in a joint statement with another Tuareg group, the High Council for the Unity of Azawad (HCUA), that it "reserves the right to respond to aggression by the Malian army and its militias".

    The two groups voiced "great regret" that France had called for armed groups to lay down their weapons at the height of the fighting in Anefis.

    "The MNLA and the HCUA are honouring their commitments to the international community and remain willing to take part in political negotiations with the goal of finding a negotiated solution that is lasting, just and fair."

    Wednesday's fighting at Anefis erupted after more than 100 black inhabitants were expelled from Kidal, while many others were arrested by the lighter-skinned Tuaregs of the MNLA in an act denounced as "ethnic cleansing" by the Bamako government.

    In a new casualty toll issued Thursday, the army said that the fighting left 30 dead on the rebel side and two Malian soldiers wounded.

    The MNLA challenges these figures, stating that one fighter was killed and two were wounded on its side, while one vehicle was destroyed.

    Spokesman Mahamadou Djeri Maiga said Thursday that "the Malian army lost six vehicles which we blew up with many men inside. There were several dead on their side."

    "If the abuses continue, the army will have to pursue its march on Kidal, then move up to Tessalit," further north, Lieutenant-Colonel Maiga said, but he added that "we are aware that a chance has to be given to dialogue".

    The Bamako government on Wednesday night announced "its readiness for dialogue to recover the national unity and integrity of the territory".

    It added in a statement that the "objective sought" by the military offensive is "to bring back peace and security to the whole of the national territory, to promote the return of the administration".

    It also aims to ensure that the presidential poll is held "in a secured environment on the planned date".

    Malian authorities and representatives of the Tuaregs occupying Kidal are due to meet Friday in Burkina Faso's capital Ouagadougou for direct negotiations mediated by Burkinabe authorities, despite the clashes on Wednesday.

    The Malian army in January received help from a French-led military intervention to fight Tuaregs and Al-Qaeda-linked Islamic extremists who had seized the main cities in the north, but pulled back out into the desert.

    The French then let the MNLA back into Kidal, raising fears in Bamako, 1,500 kilometres to the southwest, that Paris wants to let the Tuareg rebels keep Kidal as part of an eventual deal for self-rule for the northern desert territory they call Azawad.

    str-stb/ft/gd/bm

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: Geneva Centre for Security Policy
    Country: Mali
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    GCSP Policy Paper 2013/4

    Points clés

    • Au Mali, l’insécurité sera toujours de mise au moins dans un avenir proche. Des solutions politiques ne peuvent être attendues tant qu’un gouvernement élu ne sera pas au pouvoir à Bamako. Même alors, le succès dans les des négociations relatives au statut du Mali du nord s’avérera être particulièrement problématique.

    • Le Mali a besoin d’un dialogue national plein et entier et d’un genre de comité de la transparence et de la réconciliation, susceptible de pouvoir dépasser les crimes commis pendant l’occupation et la reprise du Nord.

    • Bien que les groupes militants aient subi de sévères pertes, ils pourraient encore effectuer durablement de nombreuses activités inscrites dans le catalogue des guerres asymétriques.

    • Le débat sur le retour ou non de la Françafrique n’a pas d’impact sur la situation au Mali. Les troupes françaises sont au Mali. La France s’est engagée à prendre part et à jouer un rôle militaire dans le futur, que ce soit dans le cadre d’un mandat des Nations-Unies avec la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA), ou plus probablement par le biais d’ une force de réaction rapide désignée pour le Mali.

    • Une organisation régionale devrait prendre l’initiative en traitant des questions transfrontalières, que ce soient les crimes transnationaux ou le militantisme islamique. Tandis que la CEDEAO est d’habitude considérée comme l’organisation la plus pertinente pour le Mali en termes d’Etats membres, la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (Cen-Sad) semble beaucoup plus appropriée pour traiter ces défis transfrontaliers.

    • La gestion de crise internationale sera poursuivie selon l’expérience et la volonté politique des organisations impliquées et ce sur une base modulable. Il y aura une mission hybride (ONU et organisation régionale réunies), une mission de formation de l’Union européenne, et une organisation régionale chargée de s’occuper des processus politiques.


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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Niger, Nigeria
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    FAITS SAILLANTS

    • La majorité des ménages arrivés à Diffa sont dans des familles d’accueil.

    • Au 03 juin, 301 cas et 9 décès de choléra avaient été enregistrés.

    • Le retour des troupeaux met la pression sur le pâturage.


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    Source: Governance and Social Development Resource Centre
    Country: Algeria, Egypt, Libya, Mali, Mauritania, Morocco, Sudan, Tunisia, Western Sahara

    Question

    Border insecurity in North Africa: What does the literature say about border insecurity across North Africa (Morocco, Mauritania, Algeria, Tunisia, Libya (Mahgreb); Egypt, Sudan and Western Sahara)?

    Helpdesk response

    The literature on border security in North Africa has several key themes: security and terrorism; migration; and goods trafficking. These issues are all intertwined. Migration and trafficking tend to follow the same geographical routes, which or may not also include weapons smuggling for extremist groups. In addition, radicalists’ movements across borders frequently interact with trafficking for profit. All countries in this region are described as having ‘porous borders’, particularly those which border the desert.

    Governments in this region struggle to control remote and vast border regions. These areas are often dominated by networks of stateless groups, including ethnic clans and ideological groups.

    The lack of state authority at desert borders far from the capital means borders are very open to trafficking and illegal migration. Smuggling and migration follow many of the same routes from South to North, and West to East across the Sahara. Key commodities are drugs, cigarettes and weapons. The low levels of employment, socio-economic prospects and opportunities for legitimate trade mean that there are few incentives to desist from smuggling.

    A large section of the literature discusses legal and illegal migration from North Africa into Europe. This report discusses the routes up from Sub-Saharan Africa and the attempts by both Europe and North Africa to close their shared border.


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    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Central African Republic, Chad, Mali, Sudan

    LES TITRES

     UNHCR speeding relocation of Darfur refugees away from Tissi border (UNHCR, 04/06/13)

     Tchad : les populations du Sahel souffrent quotidiennement du manque d'eau (CARE, 31/05/13)

     Misseriya and Salamat peace parley begins in Zalingei, Central Darfur (Radio Dabanga, 03/06/13)

     Malnutrition et obésité en Afrique inquiètent la FAO (Jeune Afrique, 04/06/13)

     Making the right choices in emergencies (IRIN, 06/06/13)

     Analyse: L’UA prépare ses troupes de choc (IRIN, 04/06/13)

     Africa: Lancet Highlights Importance of Maternal, Child Nutrition (AllAfrica.com, 06/06/13)

     Le Tchad refute l’utilisation des enfants soldats (Le Progrès, 04/06/13)

     Les gouvernements africains invités à revoir leurs lois sur la protection des communications privées (Agence Ecofin, 06/06/13)


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    Source: Agence France-Presse
    Country: Mali

    06/06/2013 17:59 GMT

    BAMAKO, 6 juin 2013 (AFP) - L'armée malienne a renforcé jeudi ses positions à Anefis, à une centaine de kilomètres au sud de Kidal (nord-est du Mali), au lendemain de combats meurtriers avec des rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), a appris l'AFP de sources militaires.

    Les autorités maliennes et la rébellion se sont toutefois déclarées prêtes au dialogue qui doit être lancé vendredi à Ouagadougou sous les auspices du Burkina Faso.

    "On est en train de renforcer et consolider nos positions à Anefis en attendant des conditions favorables à la poursuite de l'opération" vers la ville de Kidal, a indiqué le porte-parole de l'armée malienne, le lieutenant-colonel Souleymane Maïga.

    "Depuis hier (mercredi), tout le secteur d'Anefis est sous le contrôle total de l'armée", a confirmé une source militaire régionale, ajoutant: "les soldats maliens entrés à Anefis n'ont pas quitté la zone pour Kidal".

    A Paris, le porte-parole de l'état-major des armées française, le colonel Thierry Burkhard, a indiqué qu'un "détachement de liaison" de quinze à vingt militaires français et un "détachement de protection", soit au total une centaine d'hommes, étaient arrivés mercredi soir à Anefis, prenant position à proximité du contingent malien.

    Mahamadou Djéri Maïga, vice-president du MNLA, a déclaré à l'AFP à Ouagadougou que les combattants de son mouvement se trouvaient "dans les périphéries" d'Anefis, "se préparant à une contre-offensive". "On a quitté la ville pour éviter que l'armée malienne massacre les populations de notre territoire", a-t-il assuré.

    Les combats ont fait "30 morts" du côté de la rébellion et deux soldats maliens ont été blessés, selon un nouveau bilan communiqué jeudi par le porte-parole de l'armée malienne.

    Un bilan contesté par le MNLA: "de notre côté, nous avons un mort, deux blessés et un véhicule détruit, mais l'armée malienne a perdu six véhicules que nous avons explosés avec de nombreux hommes à l'intérieur, il y a plusieurs morts de leur côté", a affirmé Mahamadou Djéri Maïga.

    La ville de Kidal, berceau des Touareg, est contrôlée par le MNLA depuis fin janvier et l'armée malienne a affiché sa volonté de la reconquérir avant le premier tour de la présidentielle prévu dans tout le Mali le 28 juillet.

    Des arrestations et expulsions de la ville de membres des communautés noires par le MNLA, qualifiées "d'épuration raciale" par le régime de transition à Bamako, ont précipité la décision de l'armée de prendre l'offensive contre la rébellion touareg dans la région.

    "Si les exactions continuent, l'armée va devoir continuer sa marche sur Kidal, puis monter sur Tessalit", plus au nord, a mis en garde le lieutenant-colonel Maïga. Mais, a-t-il ajouté, "nous sommes conscients qu'il faut donner des chances au dialogue".

    Dans un communiqué publié mercredi soir, le gouvernement malien a fait part de "sa disponibilité au dialogue pour recouvrer l'unité nationale et l'intégrité du territoire".

    Il a assuré que "l'objectif recherché" par l'offensive de son armée dans le Nord-Est était "de ramener la paix et la sécurité sur l'ensemble du territoire national, favoriser le retour de l'administration et le bon déroulement" de la présidentielle "dans un environnement sécurisé et à la date indiquée".

    Le MNLA s'est également dit prêt à participer aux négociations qui doivent débuter vendredi à Ouagadougou sous l'égide de la médiation burkinabè et aboutir à un dialogue direct entre Bamako et groupes touareg en vue d'un compromis sur Kidal.

    Au moment où "on fait la guerre sur le terrain", "on est disponible aux côtés de la médiation et de la communauté internationale pour discuter des problèmes du territoire de l'Azawad (nord du Mali, ndlr) et trouver une entente avec Bamako", a souligné le vice-président du MNLA.

    bur/stb/lbx

    © 1994-2013 Agence France-Presse


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    Source: UN High Commissioner for Refugees
    Country: Niger
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    Source: Famine Early Warning System Network
    Country: Niger
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    KEY MESSAGES

    • Cereal prices reached a five-year high in April, with the sharpest increases in the Maradi and Diffa regions, where millet and sorghum prices are 30 to 50 percent above the seasonal average. These increases are due to the tightening of market supplies as imports from Nigeria, an important component of cereal availability this time of year, have declined.

    • Aside from exceptionally high prices, other food security drivers are in line with normal seasonal trends, the combined positive effects of which should keep food insecurity in most parts of the country at IPC Phase 1: « Minimal » levels between now and September.

    • However, food security has deteriorated in the Diffa region, where reduced household income stemming from the combined effects of pepper production shortfalls and decreasing livestock prices will keep food insecurity at IPC Phase 2: Stress levels through September.


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    Source: Human Rights Watch
    Country: Mali

    Kidal Offensive Heightens Need for Discipline, Accountability by All Sides

    (Johannesburg, June 7, 2013) – Renewed abuses by ethnic Tuareg rebels and Malian army soldiers are a step backward for human rights protection in northern Mali, Human Rights Watch said today. On June 5, 2013, army forces began a military offensive to recapture the Kidal region.

    On June 1 and 2, forces of the Tuareg National Movement for the Liberation of Azawad (MNLA), which still controls parts of the Kidal region, arbitrarily detained about 100 people, most of them darker-skinned men from non-Tuareg ethnic groups. Witnesses told Human Rights Watch that the MNLA robbed, threatened, and, in numerous cases, severely beat the men.

    Since early May, Malian soldiers have committed serious abuses, including torture and other mistreatment against at least 24 rebel suspects and villagers in the Mopti region, witnesses and victims told Human Rights Watch. The majority of those held were ethnic Tuareg or Bellahs, a Tuareg caste.

    “The recent abuses by both sides and renewed fighting around Kidal underscores the urgent need for Malian soldiers and rebel combatants to respect the laws of war, minimize civilian harm, and ensure the humane treatment of detainees,” said Corinne Dufka, senior West Africa researcher at Human Rights Watch. “Civilians across the ethnic divide have already suffered enough.”

    Malian authorities should accelerate redeployment of gendarmes, police and Justice Ministry personnel throughout the north to deter abuses by government soldiers, Human Rights Watch said. The MNLA should end abuses against civilians and hold those responsible to account.

    Kidal remains the only region of Mali that is not fully under government control since the French-led military operation in January drove armed rebel and Islamist groups from the north. Since May, the Malian army had appeared poised to retake the town of Kidal in advance of planned July elections. The army has been conducting patrols and other military operations throughout the north, where the security situation remains precarious on account of periodic infiltration by armed Islamist groups, as well as criminal banditry.

    The recent abuses in northern Mali and renewed fighting could intensify already elevated ethnic tension ahead of the July elections, Human Rights Watch said. The government has said Kidal must be under government control before the elections and the MNLA has said it will resume fighting if the Malian army tries to recapture Kidal. Negotiations to reach a political solution to the standoff in Kidal are underway. Human Rights Watch had earlier called on all warring parties to abide by the laws of war in the event of a Malian military offensive against opposition armed groups in the Kidal region.

    Enhanced civilian protection along with robust measures by the Malian government to investigate and prosecute abuses by all sides is crucial for improving human rights in northern Mali, Human Rights Watch said.

    “There are real security threats in Mali, but brutalizing detainees and civilians is not the way to address them,” Dufka said. “The military command should fulfill its pledges to hold soldiers to account for their unlawful actions and counter this wave of indiscipline within the Mopti region.”

    MNLA Abuses

    The MNLA reported to the media that in the first few days of June it had detained in Kidal approximately 100 men it suspected of being government spies, but that all but 10 have since been released. The MNLA human rights representative, Moussa Ag Acharatoumane, told Reuters that those still held are “considered prisoners of war and are being interrogated. Civilians who were picked up during the sweep have been released.”

    Seven of the men who had been held for about 24 hours by the MNLA told Human Rights Watch by phone that MNLA fighters detained non-Tuareg men, robbed them of money, cell phones and other possessions, and beat them. One had suffered a broken rib; another victim said he saw one man “kicked so hard they broke his arm and another one beaten until he lost consciousness.” Ibrahim Harouna Touré, the head of a Gao-based human rights group, told Human Rights Watch that he had spoken with 25 non-Tuareg men detained by the MNLA in Kidal, all of whom were put on a truck by the rebels and told to leave. He said eight of them needed out-patient medical care for the injuries they received while in MNLA custody.

    A Gao-based truck driver told Human Rights Watch that MNLA fighters apprehended him in Gao and robbed him of about 300,000 CFA (US$600). They took him to a building that was being used as a detention center where MNLA members beat him and many others: “They hit me with the butts of their guns until I could no longer walk. … [They hit me] on my stomach, head, and neck…. One rib on my left side is broken.” While he was detained, MNLA fighters told him, “You blacks, Kidal is not for you. It is for us. …If you’re not with us, we’re going to make you leave our town.”

    An ethnic Peuhl truck driver described how he and a dozen other drivers were badly beaten and robbed when MNLA fighters surrounded the parking lot where they were asleep in their trucks. He told Human Rights Watch:

    A few of them attacked each truck. One hit me twice with his “kalash” [assault rifle] and told me, “We don’t need black people in the Azawad,” One of us was hit hard in the face, another in the neck, another was coughing blood…. They robbed us – from me they took 40,000 CFA. They tore all our Malian ID cards saying we had no need for them.

    A Bambara trader on his way to Gao said that MNLA fighters detained him and three other men after they crossed into Mali from Algeria. Before they were taken to Kidal, the four were robbed at gunpoint by the fighters. The trader said, “I gave him all I had, but he pointed his gun and told me he wanted more. …When I told him I didn’t have it, he whacked my head several times with his gun.” The trader said the MNLA held the men overnight with 17 others, many of whom told him that they had been beaten and showed signs of physical abuse. The next morning, the MNLA put all of the men on a truck to Gao.

    Malian Army Abuses

    Human Rights Watch spoke by phone with 12 victims and witnesses to several incidents of abuse involving Malian army soldiers in the Mopti region in May. Most victims were ethnic Tuareg or Bellah. While Malian authorities acted swiftly to investigate and arrest four members of a pro-government militia implicated in the May 26 killing of two Tuareg shepherds in the town of Gossi, they have yet to investigate the incidents described below.Victims told Human Rights Watch that from May 6 to 8, army patrols detained, severely beat, and tortured nine men who were taken into custody in two separate groups from villages and nomadic camps between the towns of Sourango, 30 kilometers south of Léré, and Tenenkou. Four of the men were between 58 and 70 years old.

    The men said the soldiers repeatedly made death threats and used racial slurs, and on several occasions paraded, abused, and humiliated them in front of the local population. One detainee said that the group he was with “stopped in six villages, where people cheered and gave presents to the soldiers.” Another man said soldiers threw detainees to the ground in front of groups of villagers “like a soccer ball.” The soldiers accused them of being rebel or Islamist fighters and at times tried to get them to confess. Several of the men said that when they were apprehended, soldiers robbed them of money, livestock, and other belongings.
    Soldiers severely beat the nine men over two days in and around the towns of Toguéré Koumbé and Dioura.

    Several detainees said that the soldiers pummeled them with fists and gun butts; kicked them in the face, neck, and stomach; choked them with ropes; and tied them to trees, including four for over 12 hours. One man said the skin on his back had been “ripped open raw” when he was kicked in the stomach while tied to a tree. The men said they suffered broken ribs, vomited blood, and were heavily bruised, including on their faces and heads. Three said they lost consciousness from the abuse. One said that “the oldest among us almost died of strangulation. …It was only when the soldiers saw he was losing consciousness that they let him go.” Two men said they noted the presence of an army lieutenant during some of the mistreatment, and believed that the soldiers were following orders from their superiors.
    All the men said the abuse stopped only after they were handed over to gendarmes in Niono and later Ségou. One man, detained on May 8 with four others, told Human Rights Watch:

    From the moment of arrest they whacked us with their guns and kicked us with their rangers [boots]. On the first night they tied us to trees where we remained from 4 p.m. to 9 a.m. the next morning. Every few hours groups of two or three [soldiers] came by to beat us and kick us in the stomach, causing cuts and deep scratches in our backs from the tree bark. The officer in charge told his soldiers to make us say the names of the chief of the MNLA or al-Qaeda. The next day in Dioura they punched and kicked us and slammed our heads against the pickup truck the entire way until they handed us to the gendarmes. Only then did the abuse stop.

    Several victims and witnesses from three nomadic camps of Tuareg and Bellah within the same area said that, between May 26 and 28, soldiers on patrol severely beat 14 pastoralists, including three children. They said the soldiers had stolen several of their animals and watched as local men, working with the army as guides, rounded up and walked away with many cows, goats, and sheep taken from the villagers.

    A shepherd, 28, was one of nine people, including three children – ages 9, 12, and 17 – who were severely beaten by soldiers as they searched their camp for arms. He told Human Rights Watch that soldiers had arrived at his camp aboard four trucks:

    [They] yelled for us to get on the ground, tied our hands and feet behind our backs with rope, and then hit all of us, even the children, with the gun butts everywhere on our body and kicked our faces. Some of us were bleeding from the nose and mouth. They told us: “You are Islamists, criminals, where are your weapons? Now you are dead.” Then they loaded up two cows and two men from the village, and left.”

    Another shepherd hid as he saw a convoy of four vehicles full of soldiers heading toward a nearby camp of pastoralists on either May 25 or 26. He said that after seeing the vehicles leave, “I found five men really suffering. The eldest, who was around 70, had been beaten up so badly he was unconscious. The four others were coughing blood, their faces were swollen and bruises were starting to appear. They said they’d been kicked again and again with their rangers [boots].”

    Two witnesses said that on about May 25, soldiers conducting a search in a village northeast of Douentza shot an elderly man in the foot twice to force him to confess to the location of weapons. One witness said:

    They arrived in a vehicle convoy to search for weapons. ...They went to [the man’s] house and demanded that he show them the weapons. When he refused, a soldier shot him with a pistol in the foot. He fell to the ground. They asked him again, and again he said they didn’t have any. The soldier shot him in the right foot. The old men then pointed out a house to the soldiers. After searching the house they found a lot of weapons and ammo. The soldiers took it all away. The old man was on the ground bleeding. The soldiers lifted him into the car up and left with him.”

    The elderly man’s whereabouts remain unknown, but friends of the family told Human Rights Watch that they were told by state officials in Douentza that the man had subsequently died.


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    Source: Amnesty
    Country: Mali
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    Civilians are among dozens of people who have been tortured, killed and disappeared, including while in detention, since the launch of the French army’s intervention in the country five months ago, Amnesty International said in a new briefing published today.

    The briefing Mali: Preliminary findings of a four-week mission: Serious human rights abuses continue issued in the run-up to the deployment of a UN peacekeeping force in Mali next month, is the result of a research mission carried out in May and June in the country.

    “The Malian security forces’ human rights record since January is, simply, appalling. They continue to violate human rights with apparently no fear of being held accountable,” said Gaëtan Mootoo, Amnesty International researcher and member of this research mission.

    During the visit, Amnesty International documented dozens of cases of detainees being tortured or ill-treated after being arrested for having alleged links with armed groups. The organization also documented more than 20 cases of extrajudicial-executions or enforced disappearances.

    Mohamed Lemine and Mohamed Tidjani were arrested by the Malian security forces on 28 January this year, the day the French and Malian armies entered the city of Timbuktu.

    Their bodies were found a few days later and a relative told Amnesty International: “Both wore the same clothes and shoes they had on the day of their arrest, Mohamed Lemine had a white boubou [robe] and black pants while his friend was wearing a boubou. We preferred not to displace the bodies and recovered the tomb with sand.”

    Amnesty International’s delegates were able to speak to more than 80 of the 200 detainees held in the capital Bamako, most of them charged with acts of terrorism and other offences.

    Many of them said they were tortured or ill-treated and some were reportedly denied medical treatment. A number of them had marks and scars of burnings and cuts – including on their backs, chests and ears. At least five detainees died in the facility in April 2013, most of them apparently as a result of the appalling conditions of detention and lack of medical care.

    Akassane Ag Hanina was arrested in the city of Timbuktu and arrived at Bamako’s Maison centrale d’arrêt on 4 April 2013, where he died seven days later. Before his death, he told other detainees he had been beaten up by the military in Timbuktu.

    One of Ag Hanina’s co-detainees told Amnesty International: “He told the prison guards that he was ill but never got any medical treatment. The night before he died, we asked for help, but no one came until the morning. When they arrived, he was dead.”

    When Amnesty International visited the detention center, several child soldiers, some as young as 13 years old, were being held with adults.

    The authorities in Mali recognized that some human rights violations had been committed and said a number of cases were being investigated, but so far no one has been brought to justice.

    “Ensuring that all those responsible for human rights abuses face justice will not be an easy task but it’s the key to a lasting stabilization and rebirth of a country torn apart for more than 18 months,” said Mootoo. The organization is also concerned that French military, as well as West African (AFISMA) troops – including forces from Chad and Niger – handed over prisoners to the Malian authorities when they knew or should have known the detainees were at real risk of being tortured or ill-treated.

    During the mission, Amnesty International’s delegates also collected testimonies of abductions and arbitrary killings committed by the armed opposition group Mouvement pour l’unicité du djihad en Afrique de l’ouest (MUJAO, Movement for Oneness and Jihad in West Africa) against civilians accused of supporting the French and Malian armies.

    Armed opposition groups, including MUJAO and the Tuareg Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, National Movement for the Liberation of Azawad) were also accused of sexually abusing women and girls and using children to carry weapons, control checkpoints and cook. Some children were also sent to the front line.

    “In the run up to the deployment of the UN Stabilization Mission in Mali, it is essential to ensure that the Malian army and any other armed forces respect and protect human rights so people living in the north of the country can be reassured they will be safe,” said Mootoo.


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    Source: Human Rights Watch
    Country: Mali

    (Johannesburg, le 7 juin 2013) – De nouvelles exactions commises par les rebelles touaregs et les militaires de l’armée malienne constituent un revers pour la protection des droits humains dans le nord du Mali, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Le 5 juin 2013, l’armée nationale malienne a lancé une offensive militaire pour reprendre le contrôle de la région de Kidal.

    Les 1er et 2 juin, les forces du Mouvement national touareg pour la libération de l’Azawad (MNLA),qui contrôlent toujours certaines zones de la région de Kidal, ontarrêté arbitrairement une centaine de personnes, dont la plupart étaient des hommes à la peau plus sombre appartenant à des groupes ethniques non touaregs. Des témoins ont affirmé à Human Rights Watch que les forces du MNLA avaient dévalisé, menacé et, dans de nombreux cas, violemment brutalisé ces hommes.

    Depuis le début du mois de mai, les militaires maliens ont commis de graves exactions, notamment des tortures, contre au moins 24 hommes, rebelles présumés ou simples villageois, dans la région de Mopti, selon des récits de témoins et de victimes recueillis par Human Rights Watch. La majorité de ces personnes étaient des Touaregs ou des Bellahs, une caste touarègue.

    «Les exactions commises récemment par les deux camps et la reprise des combats près de Kidal mettent en évidence la nécessité urgente que les militaires maliens et les combattants rebelles respectent les lois de la guerre, minimisent les dommages subis par les civils et s’assurent que les prisonniers soient traités humainement», a déclaré Corinne Dufka, chercheuse senior sur l’Afrique de l’Ouest à Human Rights Watch. «Les civils des deux côtés de la fracture ethnique ont déjà suffisamment souffert.»

    Les autorités maliennes devraient accélérer le redéploiement de gendarmes, de policiers et de personnels du ministère de la Justice dans toute la région nord du pays afin de dissuader les militaires gouvernementaux de commettre des abus, a déclaré Human Rights Watch. Le MNLA devrait, quant à lui, mettre fin aux exactions contre les civils et faire rendre des comptes à ceux qui en ont commis.

    Kidal est la seule région du Mali dont le gouvernement n’a pas totalement récupéré le contrôle à la suite de l’opération militaire menée par la France en janvier, qui a permis de chasser les rebelles armés et les groupes islamistes du nord du pays. Depuis mai, l’armée nationale malienne semblait s’apprêter à reprendre la ville de Kidal, avant les élections prévues pour le mois de juillet. L’armée a effectué des patrouilles et d’autres opérations militaires dans toute la région du nord, où la situation en matière de sécurité demeure précaire en raison d’infiltrations régulières par des groupes islamistes armés, ainsi que du banditisme.

    Les exactions commises récemment dans le nord du Mali et la reprise des combats pourraient exacerber encore les tensions ethniques qui sont déjà fortes, à l’approche des élections de juillet, a averti Human Rights Watch. Le gouvernement a déclaré que Kidal devait repasser sous son contrôle avant les élections, et le MNLA a affirmé qu’il reprendrait le combat si l’armée malienne tentait de reprendre Kidal. Des négociations pour trouver une solution politique et sortir de l’impasse à Kidal sont en cours. Human Rights Watch avait récemment appelé toutes les parties belligérantes à respecter les lois de la guerre au cas où l’armée nationale malienne lancerait une offensive contre les groupes armés d’opposition dans la région de Kidal.

    Une meilleure protection des civils, ainsi que des mesures fermes de la part du gouvernement malien pour enquêter sur les exactions commises par les deux camps et poursuivre leurs auteurs en justice, sont des conditions essentielles à une amélioration de la situation en matière de droits humains dans le nord du Mali, a affirmé Human Rights Watch.

    « Le Mali est confronté à de réelles menaces sécuritaires, mais brutaliser des détenus et des civils n’est pas un bon moyen d’y faire face », a conclu Corinne Dufka. « Le commandement militaire devrait honorer ses engagements à amener les soldats ayant commis des actes illégaux à rendre des comptes et à contenir cette vague d’indiscipline dans la région de Mopti ».

    Exactions commises par le MNLA Le MNLA a informé les médias qu’il avait arrêté dans la région de Kidal, dans les premiers jours de juin, une centaine d’hommes qu’il soupçonnait d’être des espions à la solde du gouvernement mais qu’il les avait libérés depuis lors, à l’exception de dix d’entre eux. Le représentant du MNLA pour les questions de droits humains, Moussa Ag Acharatoumane, a déclaré à l’agence Reuters que les hommes encore détenus étaient « considérés comme des prisonniers de guerre et soumis à des interrogatoires. Les civils qui ont été emmenés lors de l’opération ont été remis en liberté».

    Sept hommes, parmi ceux qui ont été détenus par le MNLA pendant environ 24 heures, ont affirmé par téléphone à Human Rights Watch que les combattants du MNLA avaient interpellé des hommes non touaregs, puis leur avaient volé de l’argent, des téléphones portables et d’autres biens, et brutalisé. L’un d’eux a eu une côte fracturée ; une autre victime a indiqué qu’il a vu un homme « frappé si violemment à coups de pied qu’ils ont cassé son bras, et un autre a été battu jusqu’à ce qu’il perde connaissance ». Ibrahim Harouna Touré, chef d’une organisation de défense des droits humains basée à Gao, a déclaré à Human Rights Watch s’être entretenu avec 25 hommes non touaregs qui avaient été détenus par le MNLA à Kidal, et qu’ils avaient tous été forcés de monter dans un camion par les rebelles avec l’ordre de partir. Il a précisé que huit d’entre eux avaient eu besoin de soins médicaux pour traiter des blessures reçues pendant leur détention par le MNLA.

    Un chauffeur de camion basé à Gao a dit à Human Rights Watch que des combattants du MNLA l’avaient appréhendé à Gao et lui avaient volé environ 300.000 CFA (600 dollars US). Ils l’ont emmené dans un bâtiment utilisé comme centre de détention, où des membres du MNLA l’ont roué de coups, ainsi que d’autres prisonniers: « Ils m’ont frappé à coups de crosse de fusil jusqu’à ce que je ne puisse plus marcher. … [Ils m’ont frappé] au ventre, à la tête, au cou…. J’ai une côte cassée du côté gauche». Pendant sa détention, les combattants du MNLA lui ont dit: « Vous, les noirs, Kidal c’est pas pour vous. C’est pour nous. …Si vous n’êtes pas avec nous, on va vous faire quitter notre ville».

    Un conducteur de camion membre de l’ethnie peuhle a décrit comment lui et une dizaine d’autres chauffeurs ont été sévèrement battus et détroussés lorsque des combattants du MNLA ont encerclé l’aire de repos où ils dormaient dans leurs véhicules. Il a dit à Human Rights Watch:

    Quelques-uns d’entre eux ont attaqué tous les camions. L’un d’eux m’a frappé à deux reprises avec sa « kalach»[fusil d’assaut] et m’a dit: « On n’a pas besoin des noirs en Azawad». L’un d’entre nous a été frappé violemment à la tête, un autre au cou, un autre crachait du sang…. Ils nous ont dévalisés – ils m’ont pris 40.000 CFA. Ils ont déchiré toutes nos cartes d’identité maliennes, déclarant que nous n’en avions pas besoin.

    Un négociant d’ethnie bambara qui se rendait à Gao a déclaré que des combattants du MNLA l’avaient appréhendé avec trois autres hommes alors qu’ils venaient d’entrer au Mali en provenance d’Algérie. Avant d’être emmenés à Kidal, les quatre hommes ont été détroussés sous la menace de fusils par les combattants. Le commerçant a dit: « Je lui ai donné tout ce que j’avais, mais il a pointé son arme sur moi et m’a dit qu’il voulait davantage. …Quand je lui ai dit que je n’avais plus rien, il m’a frappé à la tête à plusieurs reprises avec son fusil». Le négociant a déclaré que le MNLA les avait détenus pendant la nuit avec 17 autres hommes, dont beaucoup lui ont dit avoir été passés à tabac et présentaient des marques de sévices physiques. Le lendemain matin, le MNLA a fait monter tous ces hommes dans un camion en direction de Gao.

    Exactions commises par l’armée nationale malienne Human Rights Watch s’est entretenu au téléphone avec 12 victimes et témoins de plusieurs incidents survenus en mai dans la région de Mopti et dans lesquels des militaires maliens se sont livrés à des exactions. La plupart des victimes étaient membres des ethnies touarègue ou bellah. Bien que les autorités maliennes ont agi avec promptitude pour enquêter et arrêter quatre membres d’une milice pro-gouvernementale impliqués dans le meurtre de deux bergers touaregs le 26 mai dans la ville de Gossi, elles n’ont toujours pas ouvert d’enquête sur les incidents décrits ci-dessous.

    Des victimes ont indiqué à Human Rights Watch que du 6 au 8 mai, des militaires en patrouille ont détenu, battu violemment et torturé neuf hommes qui avaient été appréhendés en deux groupes séparés dans des villages et des camps de nomades entre les villes de Sourango, à 30 kilomètres au sud de Léré, et Tenenkou. Quatre de ces hommes étaient âgés de 58 à 70 ans.

    Ces hommes ont affirmé que les militaires les avaient fréquemment menacés de mort, avaient proféré à leur encontre des insultes à caractère raciste et, à plusieurs reprises, les avaient exhibés, maltraités et humiliés sous les yeux de la population locale. L’un des hommes a dit que le groupe qui le détenait « s’était arrêté dans six villages, où les habitants avaient acclamé les militaires et leur avaient donné des cadeaux ». Un autre homme a affirmé que les militaires avaient jeté les détenus à terre devant des groupes de villageois « comme un ballon de football». Les militaires les ont accusés d’être des combattants rebelles ou islamistes et ont parfois tenté de les faire avouer. Plusieurs de ces hommes ont précisé qu’au moment où ils ont été appréhendés, les militaires avaient volé leur argent, leur bétail et d’autres biens.

    Les militaires ont violemment battu les neuf hommes au cours de deux jours dans et aux alentours des villes de Toguere, Koumbe et Dioura.Plusieurs détenus ont affirmé que les militaires les avaient roués de coups de poing et de crosse de fusil, de coups de pied au visage, au cou et au ventre; les avaient étouffés avec des cordes et attachés à des arbres, et en ce qui concerne quatre d’entre eux pendant plus de 12 heures. L’un des hommes a déclaré que la chair de son dos était « à vif » après qu’il eut reçu des coups de pied au ventre alors qu’il était attaché à un arbre. Les hommes ont affirmé qu’ils avaient eu des côtes cassées, avaient vomi du sang et étaient couverts de profondes ecchymoses, notamment au visage et à la tête. Trois d’entre eux ont dit avoir perdu connaissance sous les coups. L’un d’eux a déclaré: « Le plus âgé d’entre nous a failli mourir de strangulation. …C’est seulement quand les militaires ont vu qu’il perdait connaissance qu’ils l’ont relâché». Deux des détenus ont déclaré avoir remarqué la présence d’un lieutenant de l’armée pendant qu’on leur faisait subir certains sévices et ils estiment que les soldats obéissaient aux ordres de leurs supérieurs.

    Tous ces hommes ont indiqué que les sévices n’ont cessé que lorsqu’ils ont été remis aux mains des gendarmes à Niono et plus tard à Segou. L’un d’eux, arrêté le 8 mai avec quatre autres, a dit à Human Rights Watch:

    Dès notre arrestation, ils nous ont brutalisés avec leurs fusils et à coups de botte. La première nuit, ils nous ont attachés à des arbres de 4h00 de l’après-midi à 9h00 le lendemain matin. De temps à autre, des groupes de deux ou trois [soldats] venaient nous frapper et nous donner des coups de pied dans le ventre, ce qui nous occasionnait des coupures et de profondes éraflures dans le dos dues à l’écorce des arbres. L’officier qui commandait a ordonné à ses soldats de nous faire dire le nom du chef du MNLA ou d’al-Qaeda. Le lendemain à Dioura, ils nous ont donné des coups de poing et de pied et nous ont cogné la tête contre le fond de la camionnette pickup tout au long du chemin jusqu’à ce qu’ils nous remettent aux gendarmes. Ce n’est qu’à ce moment-là que les sévices ont cessé.

    Plusieurs victimes et témoins vivant dans des camps de nomades touaregs et bellahs dans la même région ont déclaré qu’entre le 26 et le 28 mai, des militaires en patrouille avaient violemment brutalisé 14 bergers, dont trois enfants. Ils ont précisé que les soldats leur avaient volé plusieurs animaux et avaient observé sans rien faire lorsque des hommes de la région, employés comme guides par l’armée, avaient rassemblé et emmené de nombreuses vaches, chèvres et brebis appartenant aux villageois.

    Un berger âgé de 28 ans fait partie d’un groupe de neuf personnes, comprenant trois enfants – âgés de 9, 12 et 17 ans – qui ont été durement brutalisés par des militaires qui fouillaient leur camp à la recherche d’armes. Il a dit à Human Rights Watch que les militaires étaient arrivés dans son campement à bord de quatre camions:

    [Ils] nous ont hurlé l’ordre de nous allonger au sol, nous ont lié les mains et les piedsderrière le dos avec de la corde, puis nous ont tous frappés, y compris les enfants, à coups de crosse de fusil partout sur le corps et nous ont donné des coups de pied au visage. Certains d’entre nous saignaient du nez et de la bouche. Ils nous ont dit: « Vous êtes des islamistes, des criminels, où sont vos armes? Maintenant, vous êtes morts». Puis, ils ont chargé dans les camions deux vaches et deux hommes du village et sont partis.

    Un autre berger s’est caché quand il a vu un convoi de quatre véhicules remplis de soldats se diriger vers un campement de pasteurs, le 25 ou le 26 mai. Après le départ des véhicules, a-t-il affirmé, « J’ai trouvé cinq hommes qui étaient vraiment en dans de grandes souffrances. Le plus âgé, qui avait environ 70 ans, avait été tellement brutalisé qu’il avait perdu connaissance. Les quatre autres crachaient du sang, leurs visages étaient tuméfiés et des hématomes commençaient à apparaitre. Ils ont dit avoir été roués de coups de pied par les militaires qui portaient des rangers ».

    Deux témoins ont déclaré que vers le 25 mai, des militaires qui effectuaient une fouille dans un village au nord-est de Douentza ont tiré à deux reprises dans les pieds d’un homme âgé pour le forcer à avouer où se trouvaient des armes. Un témoin a ainsi rapporté la scène:

    « Ils sont arrivés dans un convoi de véhicules, à la recherche d’armes. ...Ils sont allés dans la maison [de l’homme] et ont exigé qu’il leur montre les armes. Il a refusé et un soldat lui a tiré un coup de revolver dans le pied. Il est tombé à terre. Ils lui ont à nouveau demandé et il a de nouveau affirmé qu’ils n’en avaient pas. Le soldat lui a tiré une balle dans le pied droit. Le vieil homme a alors désigné une maison aux soldats. Fouillant la maison, les militaires ont trouvé de nombreuses armes et munitions. Ils les ont toutes emportées. Le vieil homme gisait à terre, ensanglanté. Les militaires l’ont mis dans une voiture et l’ont emmené ».

    Le sort de cet homme âgé reste inconnu, mais des amis de la famille ont indiqué à Human Rights Watch que des responsables du gouvernement à Douentza leur avaient dit qu’il était mort.


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